lundi 8 juin 2015

Santiago 4

April 13:  El Burgo Ranero. Depart de l'auberge et vite rattrapée par les americano-german-franco pelerins Cathleen, Torsten, Marleen, Lian( William) Quillian. Avons fait un bout de route ensemble et font par tronçons le Camino.  Ont vécu en Bruxelles, Genève, Chicago, Francfort etc et sont assez étonnants. Elle travaillait a l'ambassade d'Allemagne a Chicago. Elle peint aussi, huile et acrylique.
Avons déjeuné ens10 Avril : départ de Castrojeriz. Il est 7 h, pas de petit dej. ce matin. De la route à faire jusqu'au plus près de Carrion. 
La route commence par une montée assez dure qui me casse les pattes...3h30 pour faire 12 km sans avoir un déjeuner. Super one!
Je rencontre les français de Montpelier que j'ai rencontrés à Ages. Leur amis ont abandonné, trop dur pour la dame, bonne marcheuse mais qui ne mangeait rien...
La route jusqu'a Fromista est longue , jusqu'a une série d'écluses assez jolies. Je me restaure, il est 14 h et j'ai longuement marché avec Juanis, qui a un lourd bagage sur les épaules aussi. Ses filles lui font son travail: s'occuper de leur jeune soeur qui a une maladie la clouant sur un fauteuil roulant, 17 ans.... Je la laisse a Fromista, déjà 30 km, pour me rapprocher a Carrion de los Condes à 17 km plus loin.
La marche est le long de la route, sur une voie piétonne certes mais fastidieuse. Nous arrivons dans un petit village où je peux m'assoir, sortir mes pieds des chaussures, les masser et me reposer. Je repars et je trouve Barbara, Hongrie, qui a trés mal a une jambe: que des éclopés sur le Camino. Nous faisons qq km et nous arrêtons à l'auberge Amanecer, à Villarmentero. Super, nous sommes 2 clientes...Barbara et moi, Wwhoww!! Avons un bon diner, un bon feu de cheminée.  
Wilbert est le hollandais qui fait tourner l'auberge. Il perçoit la participation volontaire pour le petit dej et vit sur place.

11 Avril: petit dej. Pour nous avec tt ce que l'on peut souhaiter. Des céréales, miel, du pain maison, café, thé etc.
Nous partons un peu avant 8 h. Nous sommes a Cuerza a 14h 10 et Natty y est arrivée une heure avant. Nous avions fait une pause a Carillon pour un 2 eme petit dej., apres 2 h de marche, la routine! De là, Barbara, bien chargée dans son sac retourne qq objets en Angleterre, elle soulage ses jambes aussi. Je fais route pendant pres de 16 km avec Yoki, Malaisie qui vit en Angleterre depuis plus de 40 ans. Va avoir 61. Elle fait bcp de bénévolat et voyage en offrand des seances d'acuponcture pour les traitements paliatifs de cancer, HIV un peu partout dans le monde Nelle Zélande, Mongolie, où elle enseigne les soins aussi. Me donne des tuyaux aussi pour participer..
Finalement nous arrivons au village où s'est arretée Natty, je la trouve et passons 1h ensemble. Je continue environ 8 km de mieux. J'arrive avec Mits, Japon à l'étape des Templiers, il est pres de 17h30. L'auberge est privée, les chambres sont de 8 lits, un peu serrés mais ce n'est pas plein. On peut y diner et avoir le petit dej. Le matin si on veut. Pas mal d'allemands que je n'avais pas vus sur le Camino auparavant, et ils sont bruyants ....c'est pratiquement neuf avec bar, resto, épicerie intégrée.nemble, rencontré Joseph, PHA a Rome et tout en suivant.
Puis Cathleen étant fatiguée, j'ai pris mon rythme et finalement suis arrivée a Arcahueja. Plus près que je ne pensais. Mais la température aidant, contente de m'arrêter à l'albergue de la Torre. 
J'ai tout passé à la machine à laver....y compris sac a dos...
L'ordi tourne même lentement pour enregistrer les photos sur Picasa, mais je crois être tirée d'affaire.
Aprés un diner au riz, potage et dessert, tout le monde au lit. Demain sera une étape à Leon et au delà. Natty est toujours devant, ce qui veut dire qu'elle est en bus...April 12: Etape de Terradilla de Templiares a el Burgo ds Ranejo. L'auberge municipale est reputee être tres bonne. J'ai marche avec Quillian, fils de Catherine and Torsten. Americaine et allemand, ils vivent a Divoire a cote de Geneve. Polyglotes comme les enfants. Ils ont un bouquin super bien documente qui recommande l'auberge.
Soirée très sympa avec cours de "tortilla"par Jose Manuel. Très émouvant aussi, andalou et me donne une bonne chambre et compagnie.

Santiago 3

10 Avril : départ de Castrojeriz. Il est 7 h, pas de petit dej. ce matin. De la route à faire jusqu'au plus près de Carrion. 
La route commence par une montée assez dure qui me casse les pattes...3h30 pour faire 12 km sans avoir un déjeuner. Super one!
Je rencontre les français de Montpelier que j'ai rencontrés à Ages. Leur amis ont abandonné, trop dur pour la dame, bonne marcheuse mais qui ne mangeait rien...
La route jusqu'a Fromista est longue , jusqu'a une série d'écluses assez jolies. Je me restaure, il est 14 h et j'ai longuement marché avec Juanis, qui a un lourd bagage sur les épaules aussi. Ses filles lui font son travail: s'occuper de leur jeune soeur qui a une maladie la clouant sur un fauteuil roulant, 17 ans.... Je la laisse a Fromista, déjà 30 km, pour me rapprocher a Carrion de los Condes à 17 km plus loin.
La marche est le long de la route, sur une voie piétonne certes mais fastidieuse. Nous arrivons dans un petit village où je peux m'assoir, sortir mes pieds des chaussures, les masser et me reposer. Je repars et je trouve Barbara, Hongrie, qui a trés mal a une jambe: que des éclopés sur le Camino. Nous faisons qq km et nous arrêtons à l'auberge Amanecer, à Villarmentero. Super, nous sommes 2 clientes...Barbara et moi, Wwhoww!! Avons un bon diner, un bon feu de cheminée.  
Wilbert est le hollandais qui fait tourner l'auberge. Il perçoit la participation volontaire pour le petit dej et vit sur place.

Santiago 2eme

- 9 Avril : étape de Burgos à Hontanas ou Castroferiz. 30 ou 40 km
Départ a 7h de l'auberge. Je trouve la Castille bien monotone pour marcher: champs de blé ou d'orge à perte de vue.j'avance bien et dans les temps du guide. Les pieds me font souffrir de temps en temps. Dommage car à part ça, ça va bien. Nous sommes peu nombreux sur le chemin je trouve. Je fais de courts arrêts 10 mn environ et j'arrive a Hontanas avec un peu de pluie. Je fais un déjeuner copieux: bon potage aux asperges et des lentilles. Une fois restaurée, arrêt d'une heure, je repars avec des jeunes, Rachel et Gabriel Melbourne et Milan et nous sommes tous les 3, sous la pluie et heureux.
Je m'offre un hotel, pour 25 euros. El Manzano, en arrivant a Castroferiz, super, adieu les ronfleurs.
A voir comment sera Natty demain. Nous sommes au même village et a 20 h, elle n'a pas répondu à mon message.10 Avril : départ de Castrojeriz. Il est 7 h, pas de petit dej. ce matin. De la route à faire jusqu'au plus près de Carrion. 
La route commence par une montée assez dure qui me casse les pattes...3h30 pour faire 12 km sans avoir un déjeuner. Super one!
Je rencontre les français de Montpelier que j'ai rencontrés à Ages. Leur amis ont abandonné, trop dur pour la dame, bonne marcheuse mais qui ne mangeait rien...
La route jusqu'a Fromista est longue , jusqu'a une série d'écluses assez jolies. Je me restaure, il est 14 h et j'ai longuement marché avec Juanis, qui a un lourd bagage sur les épaules aussi. Ses filles lui font son travail: s'occuper de leur jeune soeur qui a une maladie la clouant sur un fauteuil roulant, 17 ans.... Je la laisse a Fromista, déjà 30 km, pour me rapprocher a Carrion de los Condes à 17 km plus loin.
La marche est le long de la route, sur une voie piétonne certes mais fastidieuse. Nous arrivons dans un petit village où je peux m'assoir, sortir mes pieds des chaussures, les masser et me reposer. Je repars et je trouve Barbara, Hongrie, qui a trés mal a une jambe: que des éclopés sur le Camino. Nous faisons qq km et nous arrêtons à l'auberge Amanecer, à Villarmentero. Super, nous sommes 2 clientes...Barbara et moi, Wwhoww!! Avons un bon diner, un bon feu de cheminée.  
Wilbert est le hollandais qui fait tourner l'auberge. Il perçoit la participation volontaire pour le petit dej et vit sur place.

Santiago, premiere partie





27 Mars: départ de Bordeaux. Changement à Bayonne et attente de prés de 2 h. Ca me donne le temps de voir Bayonne prés du pont St Esprit en attendant la connexion vers Cambo. Et de là, le bus a St Jean Pied de Port. Je pensais retrouver un village familier. Que nenni. Parfaitement étranger, plein de pèlerins. La ville est très jolie avec ses murailles d'enceinte. Il est relativement tôt, l'auberge est fermée et Natty et Gerardo dehors, mais pas à la gare...
Je vais me chercher un crédential et reçois un programme du camino et je commence à trouver cette faune des pèlerins que je ne connais pas. Puis je trouve mes Colombiens et je suis ravie. Ils ont l'air en pleine forme et prêts pour le chemin. Sauf que ils ont 8.5 kg sur le dos et n'ont pas l'intention de laisser quoi que ce soit à St jean pour le retour....Nous déjeunons au resto qu'ils ont eu l'occasion de tester hier et dont ils sont contents puis l'hotel étant ouvert , nous y allons déposer mon sac. Il pleut sur Dt Jean. Gérardo est fatigué et nous le laissons pour aller faire un petit tour avec Natty. Découvrir les gâteaux basques , le chocolat chaud local etc. Puis nous nous couchons tôt.
28 Mars: départ à 7 heure avec un bon petit déjeuner. La route va être longue et très longue pour tous. Nous partons avec entrain. Gerardo pense que nous devons suivre quelque marcheur au risque de nous perdre....
29 Mars: on ne suit plus personne aujourd'hui. En dépit de plusieurs suggestions faites à Gerardo, celui ci a DECIDE de marcher. Il fait l'étape jusqu'à Zubiri ou je les attends. Je les avais distancés afin qu'ils puissent parler entre eux et décider entre eux. Ils arrivent exténués. L'auberge est sympa. Ils ont deux lits normaux sans voisins au dessus. Nous allons diner en ville et Gérardo semble récupérer assez bien.
30 Mars: Lever a 6h pour faire un tour au petit dej. que prépare l'auberge privée. Le linge est propre, tout semble aller bien. Gérard charge son sac et sort......vers la gare de bus! Bon. Natty est décontenancée, peut être est il à la gare de bus, peut être part-t-il sur le chemin pendant que nous le cherchons a Zubiri, sans succés...
Durant la matinée, Natty reçoit l'info par des marcheurs que Gerardo a pris le bus le matin même. Le soir nous sommes a Pampelune. Nous questionons les Auberges en réseau, personne n'a Gerardo comme client. Nous allons à la gare routière, personne. Il est 20h et les messages internet commencent a arriver sur le tel. de Natty. De Bogota. Gerardo est a Madrid et il prend l'avion le lendemain matin pour Bogota. Tout va bien.
L'auberge est tenue par Cesar, a la japonaise, dans des box. Super sympa, propre, et petit dej. à volonté.
A l'auberge chacun prend des nouvelles du mari....
31 mars: Pampelune a Puente la Reina. 25 km...en passant par le col de l'Alto du Pardon. La montée est un peu rude, nous y arrivons quand même. L'arrivée a Puente est laborieuse, l'auberge ne fait pas a manger, nous allons prendre notre premiere bière locale et nous ne pensons qu'a nous reposer. La nuit va être longue au motif que les ronfleurs sont vaillants....
- 1 avril : Puente la Reina à Estella. A Estella, je tente un autre type d'hébergement: hotel modeste. Cette fois, c'est Natty qui ronfle et quand elle s'arrête, ce sont les jeunes dans la rue.... La ville est belle, de part et d'autre du rio. Finalement après être allée chercher Natty à l'entrée du village, nous avons pris les repas dans l'hotel. La cuisinière nous a  donné 4 oeufs bouillis pour le picnic des jours suivants. Super sympa, elle n'a pas voulu être payée.
- 2 avril: Estella a Los Arcos. L'étape n'est pas très longue, mais suffisante pour Natty. J'y arrive vers 14 h et je trouve le petit groupe d'aquarellistes attablé devant une bière. 
Je pars réserver la nuit a l'auberge et reviens pour une bière bienvenue. Le temps passe et 2 h après arrive Natty. Je commande 2 bières....et voila le début de la fin.. Apres l'installation a l'auberge, j'ai faim, rien d'ouvert ou seulement des tapas et il est 18h et plus. Je suis prise d'une malaise horrible, soudain avec une envie de vomir irrépressible mais je n'ai pas grand chose a vomir et je ne peux pas bouger. Natty achete du Doliprane, j'en prends 1 et je rentre a l'auberge pour me coucher sans demander mon compte. La nuit est bonne et reposante. Le lendemain, je suis fraiche comme un gardon.

- 3 Avril: Los Arcos a Logrono. Les espagnoles aquarellistes étaient déjà rendues a Sansol depuis la veille. Nous partons a 6h et j'arrive à Sansol quand les filles partent. J'y attends Natty qui se présente tardivement et aujourd'hui l'étape est longue.. A la sortie du village, nous trouvons partie des aquarellistes. Nanda a une douleur au genou tenace et a été évacuée a Logrono.
- 4 Avril: je marche seule aujourd'hui: Natty reste avec Nanda a Logrono. Elles prendront le bus dans le début PM.
En sortant de l'auberge , a 7 h, suis arrivée a 13h40. Bonne étape de plus de 30km. A la sortie de la ville, j'ai rencontre Théophile, 83 ans. Nous avons fait quelques km ensemble, m'a donné des tuyaux pour aller mieux, plus vite...puis j'ai continué mon chemin. Un peu monotone parfois sous un ciel couvert et venté. Bon pour marcher. Le mal des orteils me fait souffrir parfois et c'est décourageant. 
Puis un gars de Perpignan, Daniel, m'a rattrapée et j'ai bien fait 8km avec lui. Le temps passe sans se rendre compte et les km aussi...mais j'ai du mal à parler en marchant. Bref les 31 km se sont déroulés sans encombres. Je suis presque arrivée avant les filles ! L'auberge est des plus rustiques bien que dans un local neuf: dortoir de 92 lits! La cuisine minuscule nous a permis de faire une petite popote. Et la nuit a été tranquille: au lit a 20.30, avant les ronfleurs!

- 5 Avril: apres une bonne nuit a Najera, douche froide et pieds geles pour aller dormir, mais bon dinner ave Nanda et Natty. J'avais acheté une soupe de citrouille et Nanda aussi, ainsi nous l'avons partagée. Peu a peu les pèlerins changent: la semaine de Pâques se termine pour les Espanols et les rangs s'éclaircissent. 
Tant mieux, ils sont extravertis mais aussi très bruyants.
Natty se trouve en forme pour faire 5 km et plus si affinités et pour déjeuner a Azofra, puisque nous partons le matin le ventre vide.
Le démarrage est dur et la montée immédiate. Ca me casse les pattes aussitôt. Mais peu à peu, je monte. Une heure après je suis à Azofra. Nanda y est aussi: sa tendinite au genoux est supportable mais elle pense ne pas aller plus loin. après petit déjeuner, nous la laissons, elle dessine, je prends des photos du nid de cigognes qui viennent tous les ans. L'an dernier, les habitants ont dû déposer le nid , 500 kg, qui menaçait d'endommager le clocher de l'église. Les cigognes sont revenues et le nid ré déborde....
200 habitants dans le village, à peine. Peu d'emplois dans ce lieu agricole. Les jeunes partent à Logrono ou plus loin.
Les champs sont du blé et du blé ou de la vigne. Vigne très basse et sans support. Quelques petits jardins et arbres fruitiers. La route est assez facile et longue. 
Nous traversons le village de Ciruena, au bord de l'abandon; en revanche, mystère de financements faciles, un très important programme immobilier autour d'un golf. Ca ressemble à un éléphant dans un magasin de vaisselle....
Dépassé rapidement pour arriver a Santo Domingo. Une seule auberge. Dans un monastère réhabilité, très bien tenu, neuf, propre. Il est 13 h, c'est dimanche de Paques , peude magasins ouverts mais je trouve une épicerie pour le repas de midi et pour ce soir avec Natty. La cuisine est bien dimensionnée.
Natty arrive épuisée, Nanda s'est arrêtée a Ciruena pour la nuit.
Il fait très frais, le vent y est pour beaucoup et je regrette un peu de ne pas avoir marché jusqu'a Grañon, à 7 km plus loin.
Néanmoins, je suis arrivée à envoyer par mail les photos de l'Iphone sur Picassa! Reste à les ordonner et mettre les légendes. Tout s'arrange donc au moins partiellement.

- 6 Avril: departde St Domingo avec  Julian, 65 ans  Burgos. Avons marché bon rythme jusqu'a ce que le Morton me prenne a nouveau. Natty doit arriver en bus a mi-chemin et cependant je ne l'ai pas trouvée, elle m'attend a Belorano ou nous trouvons Janis de Barcelone. Ses filles ont pris sa place au travail et lui ont offert du temps pour faire le Camino! 
Nous faisons un bout de chemin et Natty est Ok pour marcher un peu, 4 km, qui vont se convertir en 8...
Arrivées à Tosantos, l'auberge paroissiale nous accueille. Tout baigne sauf qu'arrive un couple français, dont j'ai encore honte. Il commence à occuper l'espace sonore, puis spatial. Ils parlent tous les idiomes, arrivent de Norvege....etc. Très rapidement nous décidons de passer notre chemin jusqu'à 2 villages plus loin. Il fait beau, Natty est en forme et nous voila sur le chemin pour qq km encore, Espinosa del Camino sera notre prochaine halte.
Nous y rencontrons Tami ( Tamara San Francisco) et nous sommes 4 pèlerines avec Janis qui arrive un peu plus tard. Nous y déjeunons. C'est un peu l'arnaque alimentaire. Pas de commerce, il faut prendre ce qu'il y a.
La nuit y est bonne et la chambre bien chauffée car il fait froid dehors et le vent souffle. Mais nous avons un poêle a bois que le tenancier a chargé pour nous....

- 7 Avril: départ a 8.30 après un petit dej. frugal. Nous attaquons une montée où Natty excelle puis chacune reprend son rythme. Les paysages sont plus monotones qu'en Navarre à mon point de vue. Arrivée a 11.45 a San Juan Ortega. La rénovation du couvent est en cours, les photos ne sont pas très faciles à prendre. C'est très monumental. J'ai fait un long parcours seule, notamment le long d'un site où un charnier de 60 personne à été mis à jour lors des travaux de mise en valeur du Chemin de St Jacques. Le charnier date des premiers jours de la guerre civile en 1936. Il semble que 300 personnes aient été fusillées là. Ce n'est pas la premiere fois que je vois des plaques commémoratives, souvent très simples et émouvantes. J'ai pleuré sur un bout du chemin puis j'ai rencontré une italienne, aperçue à Tosantos hier. Nous sommes arrivées ensemble à San juan de Ortega, Maria Pie. Aprés avoir pris un café cortado, une barre de céréales je suis repartie. Tami m'a dit qu'elle est loin derrière. Nous avons RV à Agés.
Objectif du jour pour Natty, marcher qq 20 km et + si affinités.
Me voici à Ages et j ´attends au soleil. La voila qui arrive. Il est 15h déjà. Que veut elle faire? Nous cassons une petite croûte, des lentilles, demi-portion et je reste à nouveau un peu déçue par l'attitude des hôteliers: pas trop charmants, trop obséquieux et àq fond la pédale sur les prix. Comment je le sais? Lorsque l'on s'écarte du chemin, les prix sont locaux et au moins un tiers moins chers....c'est un peu déroutant et dérangeant pour moi.
En fait, comme je marche souvent seule, j'ai bien le temps de méditer...et de m'insérer dans cette mouvance jacobine. A tel point que par exemple, je suis fatiguée des gens trop bavards, des regroupements importants comme dans les auberges municipales ou paroissiales. Je suis plus attirée par des petits coins tranquilles. 
Après ce déjeuner léger, il est 4h30 lorsque nous reprenons la route. Nous avons décidé de repartir car il n'´y a pas d'alimentation ici, les gens sont peu aimables à mon point de vue et Natty après 2 h de halte est ok. Il nous reste environ 2 ou 3 km de plus à faire pour trouver une auberge et il fait bon mais nous nous sommes refroidies...
Natty est à fond dans son Iphone. C'est plutôt agaçant. Que faire? Elle met une heure et plus pour arriver...et je pense lui proposer un débriefing, savoir ce qu'on fait et comment. Car attendre n'est pas une solution et il faut bien tenir une feuille de route...il me semble. Elle passe son temps avec Whatsapp et la Colombie, met deux fois plus de temps pour arriver, mange un peu partout, porte son sac toute la journée et arrive sur les rotules.
Nous en parlons, nous allons voir comment ce sera demain. Elle est d'accord qu'elle devrait couper son portable mais ne le fait pas....
A Atapuerca, nous retrouvons Tami et nous convenons de partager notre diner le soir, tôt car elle est morte de faim. A 5 h, l'alimentation ouvre et nous achetons spaghettis, fromage, olives et fruits pour le repas . Tout va bien. Il fait bien froid, de la gelée le matin sur la rosée ( rocio). Je vais me coucher tôt ce soir. Demain objectif Burgos.

- 9 Avril : étape de Burgos à Hontanas ou Castroferiz. 30 ou 40 km
Départ a 7h de l'auberge. Je trouve la Castille bien monotone pour marcher: champs de blé ou d'orge à perte de vue.j'avance bien et dans les temps du guide. Les pieds me font souffrir de temps en temps. Dommage car à part ça, ça va bien. Nous sommes peu nombreux sur le chemin je trouve. Je fais de courts arrêts 10 mn environ et j'arrive a Hontanas avec un peu de pluie. Je fais un déjeuner copieux: bon potage aux asperges et des lentilles. Une fois restaurée, arrêt d'une heure, je repars avec des jeunes, Rachel et Gabriel Melbourne et Milan et nous sommes tous les 3, sous la pluie et heureux.
Je m'offre un hotel, pour 25 euros. El Manzano, en arrivant a Castroferiz, super, adieu les ronfleurs.
A voir comment sera Natty demain. Nous sommes au même village et a 20 h, elle n'a pas répondu à mon message.

vendredi 8 mai 2015

Camino de Santiago de Compostela. 28 mars a 23 avril 2015



Les + et les - de mon Camino:

Les moins
  -  choix de G et N pour faire le chemin sans prépa et sans motivation. Depart prematuré de Gerardo, laissant Natty peu après dans un embaras certain.
  -  dur de marcher tous les jours quelle que soit la distance, le corps entier est concerné, il faut le prendre en considération dans sa globalité...
  -  dur de voir Natty. Pas de concentration, probablement affectée plus qu'elle ne veut le dire du départ de Gerardo; bcp de portable ou internet tout en marchant.
  -  beaucoup de peine de voir ça et pas de solution en face.
  -  je ne me plains pas et j'y vais, ça ne veut pas dire que c'est facile pour moi, mais j'ai aussi la rage qui me motive pour y arriver. Déception de ne pas trouver Natty aux étapes.
  -  manque de confiance
  -  déceptions fréquentes de ne pas pouvoir communiquer avec Natty. Et parfois sensation de mensonges ou de non dits.
  - pena y verguenza, sentimientos que han llegado muchas veces a lo largo del camino. 

Les plus: 
  -  c'est le printemps, il y a longtemps que je ne l'ai pas vu en Europe. Je suis ravie de voir la vigne bourgeonner, les fleurs sauvages comme pissenlits, si beaux en Castille. Les lilas, les arbres fruitiers. J'avais presque oublié combien les pommiers sont beaux en fleurs. Joie ineffable.
  -  bon moment pour marcher. Heureusement les températures tournent autour de 10° et moins pour commencer la journée. J'avance mieux avec ces températures, tout au moins moi. Que ce doit être dur en été!
  -  moments de méditation inattendus: a certains moment, la méditation arrive, on est en état de lévitation, on ne ressent rien, les idées passent comme des nuages de coton. On flotte. Il faut être seul et libre pour cela. Ce sont aussi de très bons moments, ils sont brefs.
  -  bonnes rencontres: j'ai rencontré quelques personnes avec lesquelles j'ai pu parler, en marchant un moment avec elles et retrouvées ensuite à plusieurs reprises devant ou derriére. Je pense à Juany ( Catalogne), Tami ( Texaco-Californie), Yoki ( UK Manchester, née en Malaisie) bénévole en Mongolie et autres anonymes.
  - j'apprends sur moi aussi. Je m'écoute mieux me semble-t-il. Je dis plus souvent non pour faire mon choix. Je vois peut être mieux ce que je veux.
  -  j'assume mes choix, notamment de rester à l'écart, dire non à une convivialité que je ne partage pas.
  -  tous les jours un nouveau challenge. J'ai souvent pensé a Joseph Kessel, Les Cavaliers, au cours de ces 27 jours, et encore, car mes douleurs persistent.

Synthèse: 
Vu des le début comme une expérience physique, le Camino s'est montré a la hauteur...ok mission accomplie sans joie ni rancoeur.
Il y a eu de bons moments, simples, non partagés. Je n'avais pas envie de les partager non plus. 
Du respect m'est venu aussi pour certaines personnes rencontrées, avec une vie chargée d'épreuves, mais dignes et pleines d'espoir. Joli cadeau qui m'était fait.

samedi 29 novembre 2014

Les princesses de Vienne

Eh oui, n'ayons pas peur des mots.
Une bonne semaine à Vienne en compagnie de Gertraud et chez sa fille Sabine. 
Tout d'abord Vienne; arrivée depuis Tokyo, le voyage a été long. une seule escale, a Helsinki, courte; mais au total, depuis le lever et le coucher, 24h. Donc arrivée fatiguée a Vienne, une bonne nuit et hop, prête pour Vienne.
Nous étions au centre de Vienne, tout accessible à pieds et Gertraud est une bonne marcheuse; rencontrée en New Zelande, pour ses 70 ans, il y a quatre ans. Donc nous avons musardé à Vienne, somme allées dans les vieux cafés, très courus et j'y ai goûté la viennoiserie! Çà a été dur!
Ici, on dit que les croissants sont français, donc Sabine avait acheté des petits pains autrichiens, pas des baguettes...pour le petit déjeuner. J'y ai goûté les apflstrudels, délicieux, mais comme toujours, ça dépend du chef, comme chez nous. Le soir, nous ne faisions pas de cuisine, le resto de quartier, et il y en a un paquet, nous changions tous les soirs. toutes les soupes y sont passées et les spatzelns aussi. Genre de pâtes fraîches autrichiennes. C'était bon!
Nous sommes allées écouter le Philharmonic Orchestra de Vienne dont une des particularités est qu'il n'a pas de Chef d'Orchestre. Tous les Chefs qui se produisent avec le Philharmonic sont des "Chefs invités". Nous étions aux premières loges, comme des princesses. c'était super!
La ville se parcourt aisément. C'était mon premier contact avec l'Europe depuis mon départ et j'ai retrouvé des "mélodies" comme le tabac et les mégots, les chewing gum, les papiers épars...Pas beaucoup mais en comparaison avec le Japon ou Taiwan, je me sentais déjà loin. Parfois, j'avais l'impression de me trouver à Paris avec l'architecture, le cosmopolitisme. 
En dépit du mois de novembre, il y avait beaucoup de touristes, des français, des russes et des autrichiens. la ville est coupée par le canal du Danube; le Danube est plus excentré. Tout a été très agréable, les Puces, les parcs, les musées et les journées ont été bien remplies. déjà, a la mi-novembre, les marchés de Noël étaient à l'oeuvre...En quatre jours nous avons arpenté la ville et Gertraud est allée dans des quartiers dans lesquels elle n'avait jamais mis les pieds...
Puis une de ses amies lui a suggéré de visiter Innsbruck, elle nous ferait visiter sa ville. Nous voici parties a Innsbruck. 6h de train, pas un shinkansen...Il y faisait plus froid. en plein Tirol, au milieu des montagnes et de la neige qui commençait à blanchir les versants. J'y ai eu une aventure de fou-rire que je n'avais pas eu depuis bien longtemps! après avoir visité Innsbruck, très jolie ville médiévale, au coeur du Tirol, qui a du avoir un passé bien riche vu la diversité et la qualité du patrimoine bâti, nous avons regagné la gare et pris le train en direction de Prutz où habite Gertraud. 
Pour elle, c'était le retour à la maison après une semaine à Vienne. elle avait donc une valise, et pas des moindres: elle ne pouvait pas la porter! Elle l'avait mise à la consigne à Innsbruck en arrivant à 11h.
Dans le train, il me semblait vaguement étrange d'être si légère. J'attire l'attention de Gertraud qui tout a coup pense à sa valise à la consigne. nous voilà descendues à toute vitesse du train qui est parti aussitôt descendues....J'ai commencé à m'étouffer de rire, Gertraud aussi, dans les minutes qui ont suivi, mais elle était sous le choc! et je ne pouvais pas arrêter de rire...Nous avons tué le temps avec un chocolat chaud et un apfelstrudel....jusqu'au train suivant et sommes arrivées à nuit noire chez elle à Prutz, et avec la valise!
La raison pour laquelle j'ai eu ce fou-rire est probablement parceque j'ai fait dans le même genre a Tokyo en arrivant à l'aéroport: je suis assez fière de ma petite valise et je disais à quelqu'un dans le train vers l'aéroport que j'aimais voyager léger etc...Nous arrivons à mon Terminal, je descends et sur le quai, tout a coup, je me rend compte que ma petite valise est restée dans le train....l'avion décolle dans 2 h pour Vienne! je file à la police pour raconter mes déboires, et je ne ris pas, on est au Japon, la police appelle de chef du train, il repere ma valise et la descend au prochain arrêt au poste de police. Le tout en un gros clin d'oeil. Il me reste à aller la chercher en train et revenir par le train suivant avant le décollage...Une horreur! et j'ai eu l'avion. Donc, à Innsbruck j'ai vu une mine qui a probablement été la mienne a Tokyo, mais là, je me suis défoulée!
Le lendemain et jour suivant, Gertraud m'a promenée dans les villages voisins, tous aussi jolis les uns que les autres, avec de petites églises au clocher à bulbe. Beaucoup de stations de ski tout autour, stations familiales ou plus hip avec des russes...
Puis le temps du retour à Vienne est vite arrivé et le temps du retour à Bordeaux.

vendredi 14 novembre 2014

Japon en Automne


Bien sur je ne suis pas allée partout! Je suis restée dans le centre du Japon: Kyoto, Nara, baie de Toyama, Takayama, les Alpes japonaises, Nagano, Nikko et Tokyo. 
Avec la complicité de Norico et Sachico, deux personnes rencontrées précédemment lors de mon premier voyage au Japon, j'ai pu apprécier davantage certains éléments. La  culture culinaire japonaise, c'est tout un monde et je le trouve trés distinct du notre sur plusieurs points dont la diversité des mets au cours du même repas et les saveurs. La culture domestique de l'habitation japonaise: je suis allée très fréquemment dans des ryokans , à nouveau tout est très feutré , même la lumière. Après  les motels américains, ça change. Il n'y a pas beaucoup de motel au Japon.
J'ai trouvé des changements aussi, en 4 ans, les choses évoluent sur le plan économique, pas dans le bon sens pour les japonais. Les prix ont grimpé bcp en yen, la valeur du yen a pas mal baissé et ils considèrent être en récession. Par exemple, hors la capitale, nous avons été frappées du nombre de commerces abandonnés. Il semblerait que ce soit lié aux difficultés éco., de même la clientèle des hotels ou les patients malades ou qui consultent. 
J'ai vu 2 homeless a Tokyo..
Personne ne se plaint, mais ce n'est pas leur culture non plus. Quant aux conséquences de Fukushima, rien ne transpire.... Même entre  professionnels de santé apparemment...
Ici aussi l'hiver met du temps à s'installer; mi novembre, les gens sont encore en chemise l'après midi et les températures sont largement au dessus de 10 la nuit. C'est inhabituel pour eux aussi.
Peut être aurai-je ma visite de Norico cette fois-ci, fin Novembre? Qui sait? Je ne pense pas que Sachico revienne mais peut être pourrions nous nous retrouver en Thailande ou Corée au printemps prochain?
J'ai été gâtée par la nature: les érables étaient à point, les photos en témoignent. Ce qui m'a étonnée dans les grandes villes cette année, ce sont les touristes étrangers, dont beaucoup de français et pas seulement du 3 ieme  âge. Et dans les autres lieux, moins fameux auprès des étrangers, beaucoup de japonais en goguette. Comme chez nous, peut être plus en groupes avec le même veste de couleur ou la casquette. Par groupe afin de ne perdre personne....
Mon départ a été un peu agité et bien que je me sois préparée, levée et partie en avance etc..tout reste possible! 
Today was a funny day: as a starter, i don't know why, but the customer service at JR lidabashi station said there was no train to Narita and better for me to go to metro station. Surprise but obedient and I did so.
There, where to go? No one was able to tell me where to go. So i came back to JR station to buy a ticket in the machine, i was not successful and had to ask to the same guy.....

I gave him money to buy it, put it on the gate and it didn' t pop up...i don't know why, but I was already stressed and i left without the ticket.
Arriving in Shinjuku, I bought the ticket to Narita, i was short on time.
I met a french girl on the train, we started to chit chat and i arrived to the terminal 2, the one I needed.
I left the train and.....my suitcase...
I had to go to Train station officers, explaining, they checked my suitcase in the train, found it.
Had to wait to next train to terminal one
Get my suitcase, wait for going back to terminal 2...

All is under control now and i am having a coffee. I don't know if I deserve it, but I don't care. Can you imagine same situation with all the staff I sent to France yesterday? 15 kg...