lundi 15 février 2016

De Bangkok à Chiang Mai et Bon Dieu



22.01: Nous devons, Sachico et moi suivre des cours de massage! J'arrive la premiere à Bangkok. Je me dirige d'abord vers l'école. Le logement peut être trouvé sur place donc, pas de tracas en perspective.
Sauf que la foule, le bruit, la chaleur font la différence! L'école est au bord du fleuve, près du temple What Pho, le plus ancien de la ville. Tout le monde connait. Facile. Trouver l'école fut une autre paire de manche car, dans la zone, tout est école de massage, de boxe, de cuisine, de tout ce que l'on peut imaginer...une horreur à nouveau.
Avant le désespoir, je pense au GPS! Et au téléphone. Je ne suis pas loin mais dans un dédale de ruelles qui aboutissent au fleuve. Lorsque je trouve, je prends en grippe tout, tout de suite. Tout est business, les sourires, les regards tout! Je demande à voir les logements disponibles: chambres sans fenêtres, avec ventilo., 3 ét., chères, juste propres, et 3 lits...L'école a plusieurs immeubles ainsi, entièrement loués aux touristes qui suivent les cours de l'école. Vaste usine. Je ne le sens pas bien. 
Je pars en quête de quelque chose pour crécher avec Sachiko. Je trouve bien sûr et avant de m'engager j'attends le point de vue de Sachiko. Le prix est très élevé selon les standards thai, mais ce ne sont que 50 € par personne dans une chambre double.
Il est tard lorsque Sachiko arrive, elle est fatiguée et nous restons à cet hotel avec plaisir, un bon petit dej. le lendemain prés de la rivière. Nous n'avons pas le même rythme Sachiko et moi. Nous allons à l'école voir, puis elle décide de recevoir un massage avec les soignants de l'école. Le RV ne sera que le soir, en attendant, nous allons visiter le temple de Wat Pho, dégoulinant de dorures et peintures diverses. C'est un ensemble énorme et il y a aussi des massages dans l'enceinte. Très rapidement, Sachiko demande un massage des pieds, une heure pendant laquelle je fais ma visite et prépare le plan 2 et plan 3. 
La sortie du massage n'est pas satisfaisante: ce n'est pas top bien que le massage soit dispensé par les pros de l'école...mauvais points.
Nous prenons le moyen de transport classique pour la zone hyper touristique: le tuk-tuk, nous faisons un tour de tuk-tuk et nous terminons le tour au musée de Tim Thompson, superbe demeure faite de ré-assemblages d'anciennes maisons traditionnelles en teck et décorée avec goût de pièces d'art du Sud- Est asiatique. Un régal. Nous avons déjeuné sur place aussi pour le plaisir. 
Nous avons utilisé le métro aérien de Bangkok pour étre à l'heure au massage, que nous prenions toutes les 2. Déterminant: pas bons, pas d'école à Bangkok!
Et nous revoilà à faire des plans et des simulations sachant que Sachiko a 14 jours devant elle!
24.01 Comme elle veut voir Phuket et moi aussi, ce mirage, nous décidons que nous y consacrons trois jours, la gérante de l'hotel a été super, elle nous a rendu notre paiement de la semaine de cours, elle nous a arrangé à la dernière minute un vol pour Phuket, appelé un taxi et nous a mises dans le taxi pour l'aéroport. Le tout en 1/2 heure! Génial. Nous avons enchainé et sommes arrivées à Phuket en début d'après midi, dans une chambre, vers 17 h. ! Les embouteillages sont monstrueux. Les infrastructures discontinues. Un casse tête thai. Je leur laisse, sauf que toute initiative de sortie est reliée au temps de déplacement. A part ça, c'est un tourisme de masse, la plage de Pa Thong est relativement petite. Je n'aurais jamais imaginé que cet espace a été détruit par un tsunami il y a 10 ans.
La vie continue, la fête aussi. Il n'y a pas un mur de béton genre Benidorm, loin de là, mais tout y est laid, grouillant de touristes, à 15km de la ville de Phuket. Il faut plus d´1.30 pour atteindre la plage...
Il y a vraisemblablement de petits coins idylliques, mais que de servitudes pour y atteindre et encore faut il les connaître..! Le seul interêt que j'aie trouvé a été la découverte de maisons " coloniales" dont l'architecture est mâtinée de Portuguais . Les anciennes maisons marchandes se transforment, dans le village de Phuket, en guesthouses pour le bonheur des touristes comme moi. Lorsque les guesthouses conservent quelque caractère ça va...mais souvent l'immeuble est entièrement refait, éclairé pourvu de toutes les aménités. Et là, ça manque de charme. Nous sommes allées dîner dans une superbe maison coloniale, dans un parc, "Eléphant Bleu", nous étions très contentes.
Sachiko ne souhaitait pas faire du bateau pour aller sur une petite ile tranquille. J'y suis allée seule, le port de départ était charmant, mais la mer était trop violente pour la traversée: tous les bateaux étaient sur la "plage" mais j'ai eu quelques jolies photos. Je suis rentrée tranquillement, une bonne partis du chemin, à pieds... Nous avons quitté sans regret.

28.01/07.02 Chiang Mai : aussitôt arrivées, nous crêchons dans une superbe guesthouse en plein centre de Chiang Mai. Maison traditionnelle en teck. Superbe et beaucoup de charme. Je retrouve là un couple déjà rencontré à Phanom Rung.  Nous y restons une nuit, le temps de nous retourner et dînons dans un super resto végétarien. 
Nous nous mettons en quête de l'école et nous allons nous installer assez près de celle ci, dans un hotel de chinois. C'est neuf, pas tout à fait huilé pour le fonctionnement mais nous avons une terrasse au 5 eme étage pour boire une bière de temps en temps et la chambre est très spacieuse.
Le lendemain, mes chaussures sont volées, sur le pas de porte. Personne ne surveille...chez les chinois. Je dois aussi aller en cours, et avec quoi aux pieds? Sachiko a décidé de ne plus aller au cours du week end mais de se faire masser....dans un institut qui fonctionne avec des prisonnières en ré-insertion. Les massages y sont paraît il super. Elle y est restée 3 h la veille et à nouveau 2 ou 3 h le lendemain! Finalement, cette première partie est zappée!
Je lui raconte mes mésaventures, mais elle plane, les massages des méninges peut être.
Pendant que je suis en cours, elle se repose pour le lundi. Le lundi arrive, je suis déjà sur les rotules et j'ai finalement trouvé une paire de sandales bonnes pour la marche! Tout ça me stresse car Sachiko ne se préoccupe de pas grand chose, ou bien change de piste au dernier moment. De plus elle n'a aucun sens de l'orientation et se perd, alors elle appelle et reste plantée à un endroit reconnaissable pour que je vienne la chercher...Parfois c'est drôle, pas toujours! Je suis donc toujours sur le qui vive. Elle a des cours en japonais, nous n'avons pas toujours les mêmes horaires. Se retrouver relève parfois du grand mystère. Nous y sommes arrivées et avons pratiqué tous les restos végétariens du centre-ville. Les cours n'ont pas été une partie de plaisir:essayer de comprendre l'anglais/thai, le vocabulaire, les postures du masseur, celles du patient. Nous étions un groupe de 12, une heure de démonstration le matin, une autre l'aprés midi et application avec bien sûr toutes les fautes possibles, corrections, encadrement des élèves de niveau 5
Pour nous reprendre et recommencer. Beaucoup plus difficile que je ne pensais, surtout à cause de la langue d'une part et cette concentration était intense. Au total, beaucoup de stress et de fatigue. Je ne me fais pas d'illusions sur mes capacités, mais si je peux faire quelques massages des mains ou des pieds....C'est si agréable que les gens en redemandent! Et mon objectif serait atteint, pour le fun, dans des randos etc...
Lorsque Sachiko est repartie, j'ai terminé les cours un jour et demi aprés son départ, passé le contrôle et pendant 2 jours pas grand chose au programme! Je suis arrivée à me détendre et à vider mon corps, pas une mince affaire après ces tensions!
Finalement pourquoi étais-je tendue? Des contretemps, des virevoltes, tout indéfini, pas de paramètres pour choisir une école etc ,plus les facteurs locaux de chaleur, de foule, de culture, de nourriture. Je ne suis pas encore zen...!

08.02 2016 Mae Hong son à Pai :1 Trek dans la montagne, dans la région de Lisu , avec divers hameaux. Le tout très sympa., bon petit groupe cosmopolite de canadiens, américain, suisse, espagnol, français.
Nous étions 9 pendant 3 jours, par monts et par vaux thai proche de la frontière birmane. Superbe expérience tant humaine que de paysages. Après la rando, nous sommes restés ensemble un jour de plus en scooter! Extra! Avons dîné, bu, ri, ensemble avec plaisir et délectation! Le temps du départ a sonné et chacun est parti sur son chemin avec la bénédiction des autres....
12.02: Chemin de croix à Mao Hong son avec Luis, Colombia après être allés au village des longs cous....en réalité, je me demande encore comment nous avons fait pour nous trouver ainsi coincées. Arrivées en bus à Mae Hong, à la gare routière, nous nous apercevons que nous sommes hors du noyau urbain...rien de réservé et modestement chargées, nous ne sommes pas en difficulté et pourtant nous acceptons qu'une paire de garçons 35/40 ans, parlant espagnol, nous amène à une guesthouse. Ce sont 2 prêtres, catholiques, colombiens. Ils exercent là. L'un s'en va à Bangkok ce jour, l'autre est là depuis 9 ans...il connait tout le monde, il n'est pas volubile et il sourit bcp. Il nous dirige vers une des ses paroissiennes, sans obligation de rester. Mais nous restons. Il nous dit qu'il est occupé jusqu'à 16h mais ensuite a du temps jusqu'à 18h pour nous amener voir un village avec des femmes qui ont des cous de girafe, et d'autres de longues oreilles. Pourquoi pas. Nous avons 5 h devant nous et plusieurs options. Nous prenons nos jambes et commençons à faire un tour de la ville...puis nous escaladons les promontoires avec point de vue et nous rentrons enchantées à la guesthouse. Nous pouvons louer des scooters aussi pour aller dans les villages si le curé n'est pas dispo. Ce n'est pas le cas, le voilà qui arrive, nous lui proposons une bière et nous dit qu'il ne peut pas la boire au motif que c'est vendredi de Carème, il fait le jêune et ne boit pas d'alcool pour ce faire. Ok. Nous voilà parties toutes les 2 avec Luis, nous visitons, il nous explique, nous montre la petite chapelle du village, ses projets ici et ailleurs et de fil en aiguille nous embarque dans l'église, les péchés, Isabelle n'est pas plus sanctifiée que moi, plutôt deux mécréantes....nous nous taisons, et écoutons l'invitation au chemin de croix etc et nous y voilà. Il nous ramène dans sa voiture à la ville, nous montre l'église, les extension, les petites soeurs de la charité, leurs oeuvres et les prières et nous sommes dans la galère pendant une heure et demie de plus dans une église perdue au fond de la ruralité thailandaise, avec une petite trentaine d'autres pèlerins....je n'ai pas fait de signe de croix à la fin, ça ne signifie rien pour moi, il l'a vu et m'entreprend, un quart d'heure de plus et il est 8 h lorsque nous nous mettons à table... En rigolant de notre aventure...Luis ne s'est certainement pas rendu compte que nous avons été polies à son égard, et que son discours sonnait plus que creux pour nous.

Le lendemain, balade en scooter à nouveau dans la campagne, les rizières, avec Isabelle. Super, belle communion avec les paysages. Nous avons rendu les scooters et regagné la gare de bus pour nos prochaines destinations respectives.
Me voilà à Mae Sarient, il fait bon. Nous sommes près de la frontière birmane, il y a des camps de réfugiés birmans disséminés. Au moins 5 dans le coin. Le curé de la paroisse catholique est entouré de qq 4 religieuses qui travaillent en civil avec des ONG dans les camps de réfugiés.
La ville est bien tranquille, c'est bien agréable. Demain retour à Chiang Mai où je récupère ma valise pour aller dans le nord vers le Laos, sans franchir la frontière.

samedi 13 février 2016

Immersion en Thailande

9.01 Bangkok
Quel challenge! L'arrivée à Bangkok dans une température étouffante, aéroport anonyme, grouillant. Il est près de 21h. J'ai réservé une chambre à l'hotel et demandé un pick up. Mauvaise idée en ce sens que le pick up ne prend pas que moi...j'arrive à l'hotel 2 heures après alors que je suis à 5 minute de là.
L'hotel est parfaitement médiocre, j'ai un vol à 8h30 le lendemain matin pour Kho Phangan où se trouve Gérard et sa femme, de Sarlat. 
C'est vraiment un quadruple bain: de chaleur, de foule, de bruit, d'odeur! Ouf! Et je ne suis pas aux premières loges, Gerard et sa femme font un peu écran! Le premier jour est passé à rien, écouter, regarder, dormir, être mangée par les moustiques. Ensuite, tous les jours à la plage, en marchant, en scooter..c'est très trafiqué, bcp de français partout, toute la journée! 
Gerard et Pierrette me font découvrir les coins préférés, nous fêtons nos anniversaires respectifs avec le crabe russe et le vin russe aussi, de Crimée et Géorgie! Excellent bien que la chaleur rende le breuvage lourd à boire. Néanmoins , je préfère ça à leur mélange alcoolisé et sucré.
Au bout de quelques jours, bien que j'aie pas mal marché, l'île me semble connue, j'ai besoin de bouger. 
16.01 retour sur le continent en bateau et avion, j'arrive tôt à Bangkok et je prends le train pour Ayutthaya. Tout est regroupé au même endroit: je suis descendue d'avion et j'ai pris le train à 200 m! 
Découverte de ce nouveau moyen de transport, fenêtres largement ouvertes, lent et agrémenté de vendeurs divers qui proposent des aliments frais, joliment présentés, du chaud, du froid, des boissons etc...des serviettes de toilette, tout est possible. Il fait tellement chaud dans ces plaines centrales! 4 h de train.
Stop à Ayutthaya. Je m'attendais à une petite ville de campagne. Il n'en est rien. Ce fut une capitale au 12 ° s jusqu'au 16/17°s. ,elle est enchâssée dans un réseau de canaux où se trouve la vieille ville et c'est immense. Plein de touristes. Je suis dans une guesthouse au milieu d'un parc, ça me donne un  peu d'air chaque fois que j'y reviens, sinon j'étouffe au milieu de tout ce monde.  
Finalement je loue une  byciclette, c'est plus commode pensais-je. Vu le trafic, un leurre car c'est dangereux. Hors les ruines, elles mêmes disséminées dans un lacis de canaux très étendu ou les temples dorés que j'ai visités en barque, je suis suis en manque de campagne. Le vélo est un bon moyen une fois passé le rush urbain. J'avais avisé un ancien village où vivaient les ambassadeurs portuguais... comme destination. Je pensais y trouver quelque élément intéressant. Après un long pédalage sous un soleil brutal, je me suis retrouvée devant ....une petite église et un cimetière dont les tombes étaient ouvertes à la contemplation, le tout en bordure d'un bras de rivière, sans pont, car le matin je me trouvais exactement à 200 m de là, de l'autre coté de la rivière. Un petit circuit de qq 30 km à vélo avec 2 des 4 ponts de ville à franchir dans une ruche de motos, vélos et voitures intriqués....Pas forcément le bon choix! Je me suis récompensée avec une bonne bière fraiche après une douche à l'hotel. Je pense que je l'avais bien méritée. 
Bien sûr, les temples n'ont plus de secret pour moi, mais pour le cas où il y en aurait, je décide de poursuivre vers l'Est de Thailande. Direction du Cambodge. Je suis toujours en une sensation de vivre sur plusieurs étages. J'ai du mal à être présente où je suis.
19.01 train pour Buriram direction Est.
La région Est de Thailande est sèche une seule récolte annuelle de riz. Les gens sont pauvres.
On est dans la sphère d'influence du Cambodge dit on. Les temples sont à l'état de ruines. 
Je rencontre une française dans le train et nous faisons un bout de route ensemble à Phanom Rung. Location d'un taxi, visites, hotel. Nous passons de bons moments dans la forêt où se trouvent les temples et nous reprenons nos chemins. Je vais sur le prochain temple, Phimai. 
J'y vais avec le même taxi finalement, le même jour que les 2 précédents temples car ils sont de dimensions très modestes.
La ville de Phimai est toute petite, le temple en plein milieu. Je finis par recevoir un bol d'air au travers de ces visites même si je ne me sens pas très concernée par cette architecture. Il y a dans ces temples de briquettes, pas mal d'éléments d'astrologie dans leur orientation, dans l'alignement des entrées etc, mais tant les matériaux, que le travail de sculpture ne me séduisent. Cependant je me relaxe un peu à Phimai avant de partir à Bangkok pour retrouver Sachiko
22.02 Bangkok: chaleur, foule, embouteillages....

vendredi 8 janvier 2016

Kamchatka

Kamchatka  Décembre 17: jour de départ et d'insertion. Frustrations tout au long:... une heure pour se rendre à l'aéroport situé à 51 km, décollage à 10h45, donc lever à 6h30! Le vol a eu 1 h de retard et le Kamchatka a 2 heures de plus que Vladivostok...jl est 17h30 et il fait  nuit lorsque nous attérissons. Il neige beaucoup. Je pensait arriver vers 14h....Au lieu d'aller à l'hotel en bus, je décide d'y aller en taxi à cause de la neige, de la nuit. Mais il n'y a pas de taxi, il n'y a pas non plus de hall d'arrivée à l'aéroport avec un stand de taxis...ici,on atterrit. 
Le bus est le seul recours mais il y a deux ruptures de charge...Un gars qui m'avait aperçue à l'aéroport me guide pour les 2 changements de bus et nous finissons dans un taxi pour la dernière partie du trajet. En fait la vIlle-capitale-rue s'étire dans un corridor de qq 30 km et plus pour aller à l'aéroport. Les transports opèrent comme des relais, 2 h de route. 
Il est presque 20 h à l'hôtel quand j'arrive, il n'y a rien dans le coin pour acheter qqchose à manger. Je suis dans un dortoir avec 2 grosses, très grosses femmes jeunes dont je ne sais si elles travaillent la nuit ou le jour et qui me réveillent 3 fois dans la nuit et qui ronflent comme des soudards entre temps.
Ce matin, mon casier de rangement est fermé à clef alors que je l'avais laissé ouvert. Je n'ai pas la clé. Les filles ronflent et je dois aller au Visitor Center chercher des infos, un hébergement plus central et des contacts pour m'organiser. 
Il est presque onze heures, après avoir à mon tour réveillé les ronfleuses, voir si elles n'ont pas ma clé par hasard, quand les filles de l'accueil finissent par ouvrir mon casier, la clef est à l'intérieur ! Cherchez l'erreur! Soulagée qq peu...car j'ai peu de choses dans mon sac mais j'en ai besoin....
Partie au Visitor Center avec une fille de l'accueil, elle m'indique où descendre mais pas où continuer...encore une heure pour trouver où. Il est 13 h au VC, la porte est fermée, la voisine me dit qu'elle est partie déjeuner....ok moi aussi. Je reviens 3/4 h après, même situation! Finalement les bureaux sont fermés ce jour là depuis 11 h, heure à laquelle nous avons appelé pour savoir si c'était ouvert et ils ne ré-ouvriront que lundi. Je crois que j'ai perdu mon calme. Je me suis sentie perdue, comme à Kobé au Japon, j'aurais pleuré si j'avais eu des larmes mais j'étais au fond du bocal, sans eau!...comme une malle sans poignée.
Direction retour à l'hotel. 2 h à nouveau....et je m'arrete en route pour qq emplettes. Il fait pratiquement nuit lorsque j'arrive. Bilan: 2 jours à attendre. Pendant ce temps je vais faire connaissance de la ville qui n'a rien de très attractif: embouteillages dans ce long goulot étranglé, bcp de bus, mais pas très aisé de savoir où ils vont. Mon GPS semble capricieux hors du "centre ville" etc... Apprendre à gérer les frustrations. Joli programme. 
La nuit porte conseil et apaise les esprits, vrai sauf ronfleuses, désagréables de surcroît.
Je me suis réconciliée avec moi en marchant un peu à l'écart, toute la journée du lendemain. Il fait très beau et très sec, 65% d'humidité dans l'air. Les yeux souffrent pas mal même avec des gouttes et les lunettes de soleil.!Ca me permet de découvrir la ville. Elle aurait pu être propice à quelque chose de beau, mais on est en Russie et les communistes sont allés jusque là... 
Il faut du souffle et de la persévérance. J'ai trouvé du king crabe mais sous cellophane,  je n'ai pas mis la main sur une criée oú les bêtes sont encore vivantes. Tout est congelé; sinon, le crabe est emballé dans du papier transparent, comme un bouquet de fleurs. Le poids atteint 4 kg sans problème. Bcp trop gros pour moi et avec qui partager? Je suis dans un hôtel où il y a pas mal de pêcheurs qui pêchent, en bateau, dans les îles Kouriles du nord, à 2 h en hélico de Petropavlovsk. Leur problème, la météo! En bateau, il faut 15h. Donc l'hôtel leur permet d'attendre de meilleures conditions. Aucun ne parle l'anglais et en plus, ils ne sont pas très nets à mon point de vue. Donc je n'achèterai pas de crabe entier et je me contenterai de la version décortiquée congelée, sous vide. 
Ce n'est pas un vif succès! Je trouve cela spongieux et les 7 articulations achetées me font 2 repas....après m'être appliquée à les relever un peu!

Décembre 20: Visitor Center. La fille est élégante, perchée sur des échasses telles qu'elle ne peut pas marcher, l'anglais hésitant, décisive dans ses informations qui se révèlent erronées. Je repars après avoir réservé 2 nuits à Esso, pour le reste, je verrai sur place. Je commence par me cogner aux informations fausses de la fille dès l'achat des billets de bus pour le lendemain. Patience. Je reserve un vol en hélicoptère pour mon retour et un après midi en traîneau avec des chiens. J'ai la sensation de me libérer d'un poids en actant ces deux activités et je vais dîner au resto. Il est dejà nuit, 17h. 
Tout va bien, des mets délicieux, mais pas de crabe avec des pinces et notre matériel et les St Jacques n'ont pas de corail. Je suis dans de la retauration haut de gamme. Ne parlons pas du vin, ils ne savent peut être pas qu'il en existe plus que deux: blanc et rouge. Nous n'avons pas la même culture, voià tout. Les hommes vont boire régulièrement au cours du repas un verre de vodka, plus grand que nos verres traditionnels à digestif et cul sec. Je ne sais pas combien, mais au moins 3 fois, peut être 5 ou 6 et les femmes vont descendre 2 fois 500cc..de biere. Ou bien, tout le monde boit de la "compote" jus de fruit homemade avec des baies ou autres fruits cuits.

Je suis prête pour ma retraite à la "campagne", au calme, demain.

Décembre 21 à 29: 9h de bus. Pas de problème; mais on ne vois rien! Il y a de la glace sur les vitres, à l'intérieur, dommage. En plus, ma place à droite dans le bus est occupée, il y a des numéros sur les billets contrairement à ce que disaient la caissière et la fille du Visitor Center...il faut que je galère pour avoir une place à droite, fond du bus..J'ai 9 h pour faire descendre le stress. 
Et je dors, pas grand chose à faire d'autre. Je suis attendue à la descente du bus par mon logeur, heureusement car l'emplacement marqué sur le plan par le Visitor Center est faux.. Je suis sa seule cliente, ma chambre est prête et chaude, et j'ai une piscine pour me détendre si je veux. Des sources chaudes, naturelles. Je vais en user tous les jours!
Des ballades tous les jours dans le Parc National, à pieds et en moto neige, un ours insomniaque, un renne égaré et quelques canards qui aiment le froid. C'est tout ce que j'ai vu, plus des chiens à grosse fourrure dans deux élevages. Une sculpteur sur bois, pierre, bois de renne, griffes d'ours, os et qui toute sa vie d'artiste à Esso a formé de jeunes sculpteurs. 
Tout était sain, la nourriture ascétique.
Le retour à Petropavlovsk m'a gratifiée d'un bon torticolis sur le côté droit et un refroidissement musculaire tout le long du même coté. Bien que bien couverte, j'étais mieux placée qu'à l'aller, milieu plus ouvert, je me suis laissée surprendre.... Le lendemain, un peu endolorie tout du long pour monter en hélico....Je n'ai rien laissé au hasard: sèche cheveux, crème d'arnica, aspirine. C'est tout ce que j'avais avec moi. Tout est rentré dans l'ordre en 4/5 jours. 
Décembre 30: Nous sommes à 2 jours du premier de l'an et je ne le sens pas trop. Les gens de l'hôtel ne sont pas particulièrement accueillants. Le 31 déc. je tente une balade en bus avec un retour prévu à pieds vers le vieux Petropavlovsk. Malheureusement, je n'ai pas vu l'ombre d'un bus et j'étais en milieu urbain, pas l'ombre de toilettes non plus....je me suis rapatriée et j'ai fait la sieste, comme les ours. Le soir, le feu d'artifice a duré environ 3 minutes...pas le temps de se refroidir! 
1er Janvier: tout le monde dort sauf de pétarades des feux d'artifices un peu partout, de particuliers; pas mal d'ambulances aussi, je ne sais pas si c'étaient des comas éthyliques ou les feux d'artifice...
Janvier 2: J'ai pu conduire l'attelage de chiens! C'était super et super gelant!!!!! Les propriétaires des chiens étaient adorables de gentillesse. Ça faisait un moment que je n'avais pas rencontré des gens comme eux; la visite a duré seulement un après midi, mais bien rempli. J'ai fini la journée au resto, avec devinez quoi? ..et du cabernet sauvignon italien!
Fin de l'épopée au Kamchatka! 
Janvier 3: retour à Vladivostok. Cette fois, les horaires me sont plus favorables, j'arrive presque avant d'être partie. Les filles de l'hôtel sont simpa
Et il fait beau. Je vais essayer de récupérer du sommeil. 
Raté! C'est la série des ronfleuses! Je change de crèmerie. 
Janvier 4 à 8: j'ai accumulé bcp de retard au Kamchatka sans internet. Je me consacre donc à la mise à jour et au bouclage des mails, photos, blog et perspectives pour la Thaïlande. Ça fait bcp et je suis confortablement installée. Mais le tout est long. Je coupe avec quelques sorties ciblées car j'ai déjà fait le tour de la ville avant de partir au Kamchatka. Le temps est au beau fixe et c'est très appréciable. J'ai quitté le gros manteau, les bottes, pantalons de laine et gros gants. Il fait -10° et toujours très sec, un peu de vent...
C'est Noël aujourd'hui ici et c'est très calme. Il n'y a pas abondance d'églises depuis la Sibérie et je n'ai pas observé beaucoup de mouvement autour de celles que j'ai vues hier ou ce jour.
La Russie, c'est fini, comme Capri. Mais sans la nostalgie. Je voulais voir comment était l'hiver en Russie. Certes je ne suis pas allée en hiver sur le cercle polaire et les très basses températures arrivent maintenant quand je pars, en Sibérie surtout. En Sibérie et au Kamchatka, les habitants ont une retraite anticipée liée forfaitairement aux conditions climatiques... La retraite est à 50 ou 55 ans. Ceci dit, je ne sais pas ce qu'ils reçoivent sachant que les salaires versés sont réputés être plus élevés que partout ailleurs et que les premiers "sans abris" que j'ai vus étaient à Yakoutsk!
Janvier 9: rumbo à Thailande!!! et des températures positives.


Russie 1: 12 000 km train et bus
Russie 2: 13 500 km train et bus, avion: 7 600 km
Russie à pieds: 1 800 km (10km/ jour, inférieur à ma moyenne de décembre)

lundi 14 décembre 2015

L'extrême Est Russe

Decembre 3 :
La route est longue vers la mer, que je ne vois pas encore....De plus l'arrivée très matinale à Komsomolsk fait que je ne suis pas bien réveillée pour prendre des décisions...et j'ai choisi, pour rester à Komsomolsk, un hotel près de la gare de bus. C'est très facile grâce à un système comme Google map mais russe, de me diriger. Toutes les villes russes ne sont pas répertoriées, dommage.
Pour des raisons indépendantes de ma volonté, la météo ne joue pas pour moi. Il n'y a pas de bus pour qq jours compte tenu d'une grosse dépression cyclonique riche en neige...et je vais changer mes plans et reprendre le train. En attendant, j'arpente la ville, plate, enneigée, ventée mais dont les habitants sont plaisants, pas mal de troquets, genre salon de thé avec du sucré/ salé, des jeunes. Que font ils là? Il y a qq usines notamment de construction aéronautique, armement...et des stations de sky à proximité.
Les bätiments ont des couleurs pastel, tourettes aux angles de rue...amusant pour une création des annés 30! Parfois, les allures sont grecques...
Hormis attendre la fin de la depression, pas grand chose à faire. Je vais partir à Khabarovsk demain et voir.
Decembre 5:
Encore 10 h de train pour 400 km! Il est encore 7 h du mat. lors de l'entrée en gare. Ici, l'expression ne veut rien dire car les quais ne sont jamais couverts.
J'attends donc un peu avant de décider où je vais dormir et comment je m'y rends. Il vaut mieux appeler un taxi que prendre ceux qui attendent devant la gare.  Une jeune femme qui arrive va le faire pour moi avec mon tel., la compagnie rappelle pour indiquer le n° du véhicule et l'affaire est dans le sac à condition de trouver le taxi en question...
Ici à Khabarovsk on pourrait pour un peu imaginer que l'on est à San Francisco, plan en damier sur une topo agitée = il faut un peu de souffle! Mais ça vaut le coup. Même temps que Komsomolsk, mais la ville est bien plus grande, au bord du même fleuve avec des perspectives et un beau river side. Dommage pour le soleil..

Décembre 6 : 
Toujours surprise par les températures! Il fait -12 et j'ai chaud!  Je vais à Sakhaline Island, manger du poisson frais, peut être déjà du king crabe et des coquilles St Jacques...et je suis gratifiée par un rapide rayon de soleil, ça change tout!
J'ai tout réservé et le taxi m'amène à l'hotel sitôt arrivée. Je commence la visite ce soir peut être...au resto!
Non pas de resto, mais j'ai eu le temps avant la tombée de la nuit de voir de quoi il retourne. Je suis en dehors de la ville dans laquelle il n'y a pas grand chose de vraiment intéressant. 
Un  tour du marché d'abord, qu'y a-t-il a vendre? Des king crabes et des coquilles. La taille est énOOOrme....! Une seule coquille fait un repas! Elles sont vendues sans le corail, le pied fait prés de 8 cm de diamètre!
Décembre 8:
Un tour à la "plage", Kostacov, il fait très beau, les couleurs sont magnifiques et j'ai marché par monts et par vaux un peu partout. L'eau est un peu difficile d'accès, prétendument parce que beaucoup de bases militaires...j'ai surtout vu des bâtiments de pêche quasi à l'abandon, d'autres superbes et surtout des cargos. Tout arrive du continent. Et tout part sur le continent: minerais, gaz, pétrole etc... 

Aller sur les iles Kuriles est un challenge administratif, bcp d'autorisations, et technique à cause de leur situation: loin du continent, dans région très ventée,  aéroports sommaires. Pour les bateaux c'est pareil. Il ne faut pas avoir de timing car les itinéraires changent, ne parlons pas des horaires. C'est l'une des explications du prix demandé par les agences de voyage: 20 000 à 30 000 euros pour 10 jours...une rente! Je ne pleurerai pas mais si l'aventure m'est proposée hors agence, je fonce aussitôt. Ce sont les îles qui prolongent le Kamtchatka, arc de feu du Pacifique et se prolongent par le Japon auquel elles appartenaient et qu'il a perdues lors de la 2 de world war.
Je pense qu'une bonne partie de ma curiosité sera satisfaite au Kamtchatka.
Décembre 9: 
Retour au continent, contente, fatiguée et accompagnée d'un joli rhume, le nez...homéopatie et pain toasté aillé à forte dose pour ses vertus antibiotiques.
Decembre 10 à 13:
Je me suis bien promenée à Khabarovsk, dès lors que la neige s'est arrêtée de tomber et que les engins ont déblayé des accès un peu partout. L'hôtel dans lequel je me trouve est en travaux et j'ai eu un haut le coeur en arrivant car j'ai vu un chantier et pensé que l'hotel était condamné et moi sur le carreau!
Tout s'est arrangé avec le n° de tel.! Des jeunes, m'ont accueillie ci ce n'est recueillie et adoptée. Les uns prennent soin de me faire visiter ceci ou cela, les autres vont me prendre en charge au Kamchatka pour visiter, et le dernier, Kosta, me prendra en charge à mon retour à Vladivostok le 3 janvier. 
Les fêtes sont programmées, je ne sais pas comment, mais on verra bien. Ces jeunes sont des étudiants, plus ou moins habiles en anglais, mais ils veulent faire mieux. Un régal pour moi, c'est plaisant, instructif et Kosta est un ingénieur en  bâtiment qui se spécialise dans le droit des affaires internationales, l'anglais lui est indispensable. A Khabarovsk, il ne fait que ça, il est de Vladivostok. Fin Décembre, il revient à Vladi... Ses copains de chambrée à l'hotel sont des sportifs, pareil, ils sont là pour un but bien défini et retournent au Kamtchatka le 17 dec., le même jour que moi....
Il a fait très beau, marcher avec mes bottes n'est pas top, mais je n'en ai plus pour longtemps.. Il me tarde de mettre mes pieds à l'air!

mercredi 2 décembre 2015

Yakoutia et les diamants

Novembre 20: il est 15 h lorsque j'arrive à Tynda, il fait déjà sombre. Pour la première fois je vais utiliser les services hôteliers de la gare. Et ce n'est pas mal. Pas besoin de chercher à la tombée de la nuit quand tous les chats sont gris!
Une fois débarrassée de mes bagages, il fait ici -32.., je vais chercher ce qui se passe en ville...! Pas grand monde dehors. Le temps de me dégourdir les jambes pendant 2 heures et je retourne à la gare. Elle est " comme un oiseau qui prend son vol" paraît il, est excentrée du noyau urbain. Lequel, né en 1974 n'offre pas grande attraction. 
J'ai envie de boire. J'avise un magasin comme il y en a bcp: petit, tout est sous verre, la marchande se trouve derrière la talanquère et attend la commande. Pas très facile pour choisir quelque chose qui se trouve à l'arrière!!! Je vois des bouteilles de bière et j'en demande une. Je comprends que ce n'est pas possible mais je ne sais pas pourquoi. J'insiste un peu et tout le monde m'explique que non. Avec force gestes la marchande me dit qu'en faisant le tour du magasin je vais trouver de quoi boire...  En effet, il y a un bar à bière et j'entre. Pas grand monde, 3 filles bien mises boivent de la bière et cela me donne confiance. Pas de petite bouteille, on boit au verre, et de 500ccl s'il vous plait! D'accord. Je crains l'overdose et je demande des cacahuètes ou qqchose similaire: il n'y a que de petits poissons secs, crus, ou  de la viande sèche et crue aussi, niet pour moi. Pendant ce temps, les filles rassemble les 3 mots d'anglais qu'elles connaissent et m'invitent à leur table. Elle n'en sont pas à leur premier verre, la table est un cimetière de têtes de poisson et de verres vides. Pas de problème. Elles travaillent à la gare, nous sommes à 400 m, ont entre 31 et 35 ans, ont 1 ou 2 enfants, vivent seules sans mari, aiment à se réunir plusieurs fois par semaine ici. Elle rêvent d'aller travailler à Vladivostok. Elles viennent d'une célébration quelconque et ont reçu des cadeaux qu'elles me refilent: boites de chocolats, de biscuits, de gâteaux à la crème, un peu renversée, des fruits. Il est 21h lorsque je rentre à l'hôtel où elles me raccompagnent. A l'hôtel, les "administratives" me font la fête aussi...jusqu'à 1h du mat. et je prends le train pour Neryungri à 10h. Tout va bien.
Novembre 21: en route pour Yakoutsk. Presque 6 h de train à nouveau, de jour cette fois. Taïga tout le long. Il est 16 h en arrivant à Neryungri. Je ne sais pas trop comment aller à Yakoutsk. Il y a un train, mais pour les marchandises seulement. Restent l'avion et le taxi collectif sans horaire, il part quand il est plein. 
Je commence à poser des questions et j'ai le sentiment de déranger. Une petite voix vient à mon secours sous la forme de "Yakoutsk"  répété doucement, comme en catimini dans l'enceinte de la gare. Je me dirige vers le gars qui me répète le même mot. Je cherche à voir le véhicule, de quoi il s'agit, c'est un super Toyota 4x4 avec 2 dames à l'intérieur, nous convenons du prix et pas le temps de respirer que je suis en voiture pour 10 à 12 h de route! Je suis assise à l'avant, super mais il fait nuit pour les photos. Je comprends que le chauffeur roule tout d'un trait. En fait, il est le seul conducteur, ce qui me fait un peu trembler, mais il s'arrête un peu en route pour les toilettes et se restaurer un peu. Le couple de dames, sont la mère et sa fille. Tout va bien encore. Le gars conduit vite et bien, nous ne sommes pas nombreux sur la route et il la connait bien. La route elle même a à peu près la largeur d'une voie rapide, voire autoroute, le revêtement est 50/50: super et engravé seulement. Moyenne sur le parcours 70km/h.
Novembre 21:
Nous arrivons à Yakoutsk à 3 h du mat. , l'hotel que j'ai réservé n'existe pas....Le chauffeur de taxi passe  des coups de téléphone et me conduit à un hotel, le moins cher de la ville à 50€ la nuit, et je lui suis très reconnaissante de ne pas m'avoir laissée sur le carreau! C'est un chinois qui dit quelques mots d'anglais.
Les adresses ici sont un peu difficiles à comprendre et la recherche, comme au Japon, se termine la plus part du temps par un appel tél. à la personne de l'adresse...
Je suis à Yakoutsk, je me couche et ne demande pas mon reste, la nuit sera courte.

Nov. 22, dimanche: premières impressions:
Comme si je revenais en Mongolie: les gens sont aussi sympa qu'à Oulan Bator. Langage du visage, très similaire. Aussi gracieux! Tous ont les yeux bridés, dur à lire. On voit surtout des femmes. Grands manteaux de vison, renard et autres. Des chapeaux et bottes en fourrure aussi. Peau de renne pour les bottes, semelle de feutre, surmontées de broderies. Presque toutes les femmes ont ça aux pieds. Ma découverte commence, lentement pour ne pas glisser, mais ça ne glisse pas trop car l'air est très sec et la neige reste poudreuse au sol. Les chaussées sont à peu près dégagées.
Pas très sympa la ville. Pas grand chose non plus. Sauf beaucoup de buildings très récents, design, sur pilotis à cause du permafrost. Le centre ancien est ridiculement petit. Les bâtiments d'origine, en bois ont succombé aux incendies ou s'engloutissent dans le sol. Dans la "banlieue", des maisons bois que j'aperçois en bus de ville, un tour de ville tous azimuts.
Je cherche une connexion internet. L'hotel est en panne. Premier tip est un tuyau percé. Second tip: un café, marche mais comme mes clignotants. 
J'y passe 3 h pour transférer seulement 30 photos. Mais j'y ai un repas complet et bon. J'y ai le temps d'apprécier les consommateurs du dimanche et de voir défiler les manteaux de fourrure. 
L'air est extrêmement sec, ça me fatigue bcp les yeux en dépit de force gouttes et aussi, il y a bcp d'électricité statique. Tout ce que je touche m'envoie une décharge....Je suis ennuyée pour internet, mais je vais rester au même hotel, bien placé, commode en tout et avec un bon petit dej. et ce sera tout pour aujourd'hui, la nuit a été très courte.
Les musées réputés ouverts ne le sont pas. Je marche dans la ville, le soleil se lève à 9h et se couche vers 16h. La fenêtre est courte! Les couleurs sont un peu glauques et ouatées. Les ciel devient rouge, rose très tôt l'après midi et c'est superbe et court. Je fais un peu les magasins.
Ils ont un musée Trésors de Yakoutia: on fait le tour en 40 mn, sans explication mais bien gardés. Pas de photo, juste plaisir des yeux et tant par les sculptures sur os ou bois de renne ou dents de mammouth ou diamants, c'est superbe! Comme à Moscou, c'est un peu rapide et sec. Deux ou 3 musées ainsi et la journée est finie. Compte tenu des conditions climatiques locales, les journées de travail sont plus courtes pour certains et les salaires plus élevés....oú est l'erreur? Tout le monde ne mange pas dans le même plat ici non plus! 
J'ai pas mal marché à Yakoutsk, il fait soleil, c'est très agréable, tout semble féérique: la glace sur les arbres ressemble à autant de diamants, tout est recouvert de neige, la lumière est très belle l'après midi au soleil couchant. J'ai été bien paresseuse avec mes photos car pour cela il faut se déganter, attraper le tél., le réchauffer, etc...bref se geler.... 
Les jours suivants se déroulent un peu pareil, internet revient à l'hotel et je cherche à aller voir une mine à ciel ouvert, à Mirny, à 850 km. Cela me met en contact avec une agence de voyage qui saute sur l'occasion pour me faire des propositions mirobolantes et top end en prix. Sauf que les prix me sont annoncés à 23h45 la veille d'embarquer dans l'avion. J'ai tout fait par internet, suis allée chercher mes billets d'avion et à 23h50, je répondais que je ferais mes affaires seule, sans ses bons et chers offices. En tout et pour tout, il m'offrait les services d'un chauffeur pour me prendre à l'aéroport à 18h, aller voir 2 musées en arrivant ( ils sont bien sûr fermés à tte heure là), me ramener à l'hotel. Le lendemain, m'amener à la mine à 9 h( il fait encore nuit) celle ci est dans la ville même et à un parc de loisirs et me ramener à l'aéroport à 11h30 avec les services d'un interprète pendant toute la durée de mon séjour. En tout et pour tout 5 h. De temps. Le tout pour la modeste somme de 450 euros. Sachant que l'interprète avait 23 ans et n'était pas de la ville et recevait en salaire moins de 30 euros et le chauffeur était une agence de voyage locale recevant 60 euros pour sa prestation! Pour la difference, c'est l'agence de Yakoutsk qui l'empochait.
Ces 2 personnes m'attendaient à l'aéroport. J'ai tout décliné, payé la course du taxi ( 1,30 euro) et l'interprète s'est proposée comme amie, heureuse pratiquer l'anglais si je voulais bien... Chose que j'ai appréciée hautement. Voilà un peu les Yakoutes....beaucoup la Mongolie.
Nous avons passé une bonne soirée, sommes allées dîner ensemble avec Natalia, ses infos sur les sites à voir étaient les textes que j'avais visités sur internet....,elle m'a aidée à trouver un hotel bon marché et le lendemain, je suis allée avec elle voir ses professeurs à la fac qui étaient friands de pouvoir parler anglais ou français avec moi. Ils m'ont gardée une heure, étaient ravis. Natalia aussi et je l'ai payée ce qu'elle aurait reçu de l'agence de Yakoutsk.

Retour à Yakoutsk, à nouveau 14h30 de mini bus, encore la chance d'être à l'avant. Le chauffeur, à nouveau, à conduit seul, de jour cette fois et nous étions 10 dans le minibus. C'était sympa. Aucun chauffeur ne ferait ça chez nous...invraisemblable et pas le moindre signe de  lassitude à l'égard des passagers...et de leurs fantaisies! Car le chauffeur fait aussi office de débardeur des bagages, il vient chercher le client devant la porte ( trouve le lieu parfois, sinon, c'est du téléphone-guidage) et attend qu'il soit prêt, éventuellement revient en arrière si le client a oublié qqchose! On rêve!
Il m'a laissée à 2h du matin à la gare de Neryungri où j'ai passé la nuit. L'"administradora" a eu la gentillesse de me dire que le train pour Tynda était à 8h20 et qu'elle me réveillerait à 6h30. En fait, elle m'a vendu 4 h de chambre et prévient que le temps est écoulé...amusant et pour moi, utile. 

Novembre 29:
Au réveil, l'administratora me dit d'aller chercher mon billet. Ce que je fais in petto, sauf que l'ATM est en panne, que la gare ne prend que du cash, que je dois affréter un taxi pour aller en ville etc...de quoi me mettre mal avant le lever du soleil. Karacho, comme ils disent, "bien ou ok", me voilà en taxi, prix convenu, le premier ATM est en panne...on en fait 3..la tension monte et mon coeur aussi..c'est idiot, mais je marche comme ça. Peur, stress et angor. Ouf, j'y arrive et je suis toujours dans les temps avec un taxi qui ne rend pas la monnaie sur une grosse coupure. Tant pis, j'ai du cash. En fait le pauvre bougre a besoin de faire de la monnaie aussi, et pendant que je me débats avec ma gracieuse, il arrive avec la monnaie...
Ce n'est pas tout, je dois aller faire un minimum de toilette, m'habiller, rassembler mes affaires et me présenter au train dans les temps. 
Ce démarrage aura été dur. Et l'arrivée à Tynda facile. Je vais rester à la gare encore, le train vers Komsomolsk part les jours impairs, c'est tout de suite ou dans 2 jours. Ce sera dans 2 jours. Je vais dormir dans un lit pour le moment.
Novembre 30 et decembre 1r:
Trouver qq'1 pour se faire comprendre est dur. Je pensais aller dans un village Evenki à proximité. Pas d'horaire affiché, personne pour me renseigner. Il fait beau. Je laisse tomber. Je tente un musée:fermé, on est lundi. Je termine, après une bonne promenade, à la bibli pour internet. J'y passe la fin de l'après midi, le flux est très lent: il m'a fallu 3 h pour transférer les photos de la caméra à l'Ipad! Le temps de trier les photos, faire les albums, j'en ai assez! Je vais faire un autre tour en "ville", de nuit.... Demain, j'irai au musée du BAM et j'aurai une interprète, prof d'anglais en retraite qui arrondit ses fins de mois limitées, ce sera une bonne et utile idée. Un autre tour à la bibli, maintenant que je sais comment y aller, pour finir les photos, sans légende, de Yakoutsk. 
Un petit marché pour 36 h de train et je suis prête.


ière fois je vais utiliser les services hôteliers de la gare. Et ce n'est pas mal. Pas besoin de chercher à la tombée de la nuit quand tous les chats sont gris!
Une fois débarrassée de mes bagages, il fait ici -32.., je vais chercher ce qui se passe en ville...! Pas grand monde dehors. Le temps de me dégourdir les jambes pendant 2 heures et je retourne à la gare. Elle est " comme un oiseau qui prend son vol" paraît il, est excentrée du noyau urbain. Lequel, né en 1974 n'offre pas grande attraction. 
J'ai envie de boire. J'avise un magasin comme il y en a bcp: petit, tout est sous verre, la marchande se trouve derrière la talanquère, et attend la commande. Pas très facile pour choisir quelque chose qui se trouve à l'arrière!!! Je vois des bouteilles de bière et j'en demande une. Je comprends que ce n'est pas possible mais je ne sais pas pourquoi. J'insiste un peu et tout le monde m'explique que non. Avec force gestes la marchande me dit qu'en faisant le tour du magasin je vais trouver de quoi boire...  En effet, il y a un bar à bière et j'entre. Pas grand monde, 3 filles bien mises boivent de la bière et cela me donne confiance. Pas de petite bouteille, on boit au verre, et de 500ccl s'il vous plait! D'accord. Je crains l'overdose et je demande des cacahuètes ou qqchose similaire: il n'y a que de petits poissons secs, crus, ou  de la viande sèche et crue aussi, niet pour moi. Pendant ce temps, les filles rassemble les 3 mots d'anglais qu'elles connaissent et m'invitent à leur table. Elle n'en sont pas à leur premier verre, la table est un cimetière de têtes de poisson et de verres vides. Pas de problème. Elles travaillent à la gare, nous sommes à 400 m, ont entre 31 et 35 ans, ont 1 ou 2 enfants, vivent seules sans mari, aiment à se réunir plusieurs fois par semaine ici. Elle rêvent d'aller travailler à Vladivostok. Elles viennent d'une célébration quelconque et ont reçu des cadeaux qu'elles me refilent: boites de chocolats, de biscuits, de gâteaux à la crème, un peu renversée, des fruits. Il est 21h lorsque je rentre à l'hôtel où elles me raccompagnent. A l'hôtel, les "administratives" me font la fête aussi...jusqu'à 1h du mat. et je prends le train pour Neryungri à 10h. Tout va bien.
Novembre 21: en route pour Yakoutsk. Presque 6 h de train à nouveau, de jour cette fois. Taïga tout le long. Il est 16 h en arrivant à Neryungri. Je ne sais pas trop comment aller à Yakoutsk. Il y a un train, mais pour les marchandises seulement. Restent l'avion et le taxi collectif sans horaire, il part quand il est plein. 
Je commence à poser des questions et j'ai le sentiment de déranger. Une petite voix vient à mon secours sous la forme de "Yakoutsk"  répété doucement, comme en catimini dans l'enceinte de la gare. Je me dirige vers le gars qui me répète le même mot. Je cherche à voir le véhicule, de quoi il s'agit, c'est un super Toyota 4x4 avec 2 dames à l'intérieur, nous convenons du prix et pas le temps de respirer que je suis en voiture pour 10 à 12 h de route! Je suis assise à l'avant, super mais il fait nuit pour les photos. Je comprends que le chauffeur roule tout d'un trait. En fait, il est le seul conducteur, ce qui me fait un peu trembler, mais il s'arrête un peu en route pour les toilettes et se restaurer un peu. Le couple de dames, sont la mère et sa fille. Tout va bien encore. Le gars conduit vite et bien, nous ne sommes pas nombreux sur la route et il la connait bien. La route elle même a à peu près la largeur d'une voie rapide, voire autoroute, le revêtement est 50/50: super et engravé seulement. Moyenne sur le parcours 70km/h.
Novembre 21:
Nous arrivons à Yakoutsk à 3 h du mat. , l'hotel que j'ai réservé n'existe pas....Le chauffeur de taxi passe  des coups de téléphone et me conduit à un hotel, le moins cher de la ville à 50€ la nuit, et je lui suis très reconnaissante de ne pas m'avoir laissée sur le carreau! C'est un chinois qui dit quelques mots d'anglais.
Les adresses ici sont un peu difficiles à comprendre et la recherche, comme au Japon, se termine la plus part du temps par un appel tél. à la personne de l'adresse...
Je suis à Yakoutsk, je me couche et ne demande pas mon reste, la nuit sera courte.

Nov. 22, dimanche: premières impressions:
Comme si je revenais en Mongolie: les gens sont aussi sympa qu'à Oulan Bator. Langage du visage, très similaire. Aussi gracieux! Tous ont les yeux bridés, dur à lire. On voit surtout des femmes. Grands manteaux de vison, renard et autres. Des chapeaux et bottes en fourrure aussi. Peau de renne pour les bottes, semelle de feutre, surmontées de broderies. Presque toutes les femmes ont ça aux pieds. Ma découverte commence, lentement pour ne pas glisser, mais ça ne glisse pas trop car l'air est très sec et la neige reste poudreuse au sol. Les chaussées sont à peu près dégagées.
Pas très sympa la ville. Pas grand chose non plus. Sauf beaucoup de buildings très récents, design, sur pilotis à cause du permafrost. Le centre ancien est ridiculement petit. Les bâtiments d'origine, en bois ont succombé aux incendies ou s'engloutissent dans le sol. Dans la "banlieue", des maisons bois que j'aperçois en bus de ville, un tour de ville tous azimuts.
Je cherche une connexion internet. L'hotel est en panne. Premier tip est un tuyau percé. Second tip: un café, marche mais comme mes clignotants. 
J'y passe 3 h pour transférer seulement 30 photos. Mais j'y ai un repas complet et bon. J'y ai le temps d'apprécier les consommateurs du dimanche et de voir défiler les manteaux de fourrure. 
L'air est extrêmement sec, ça me fatigue bcp les yeux en dépit de force gouttes et aussi, il y a bcp d'électricité statique. Tout ce que je touche m'envoie une décharge....Je suis ennuyée pour internet, mais je vais rester au même hotel, bien placé, commode en tout et avec un bon petit dej. et ce sera tout pour aujourd'hui, la nuit a été très courte.
Les musées réputés ouverts ne le sont pas. Je marche dans la ville, le soleil se lève à 9h et se couche vers 16h. La fenêtre est courte! Les couleurs sont un peu glauques et ouatées. Les ciel devient rouge, rose très tôt l'après midi et c'est superbe et court. Je fais un peu les magasins.
Ils ont un musée Trésors de Yakoutia: on fait le tour en 40 mn, sans explication mais bien gardés. Pas de photo, juste plaisir des yeux et tant par les sculptures sur os ou bois de renne ou dents de mammouth ou diamants, c'est superbe! Comme à Moscou, c'est un peu rapide et sec. Deux ou 3 musées ainsi et la journée est finie. Compte tenu des conditions climatiques locales, les journées de travail sont plus courtes pour certains et les salaires plus élevés....oú est l'erreur? Tout le monde ne mange pas dans le même plat ici non plus! 
J'ai pas mal marché à Yakoutsk, il fait soleil, c'est très agréable, tout semble féérique: la glace sur les arbres ressemble à autant de diamants, tout est recouvert de neige, la lumière est très belle l'après midi au soleil couchant. J'ai été bien paresseuse avec mes photos car pour cela il faut se déganter, attraper le tél., le réchauffer, etc...bref se geler.... 
Les jours suivants se déroulent un peu pareil, internet revient à l'hotel et je cherche à aller voir une mine à ciel ouvert, à Mirny, à 850 km. Cela me met en contact avec une agence de voyage qui saute sur l'occasion pour me faire des propositions mirobolantes et top end en prix. Sauf que les prix me sont annoncés à 23h45 la veille d'embarquer dans l'avion. J'ai tout fait par internet, suis allée chercher mes billets d'avion et à 23h50, je répondais que je ferais mes affaires seule, sans ses bons et chers offices. En tout et pour tout, il m'offrait les services d'un chauffeur pour me prendre à l'aéroport à 18h, aller voir 2 musées en arrivant ( ils sont bien sûr fermés à tte heure là), me ramener à l'hotel. Le lendemain, m'amener à la mine à 9 h( il fait encore nuit) celle ci est dans la ville même et à un parc de loisirs et me ramener à l'aéroport à 11h30 avec les services d'un interprète pendant toute la durée de mon séjour. En tout et pour tout 5 h. De temps. Le tout pour la modeste somme de 450 euros. Sachant que l'interprète avait 23 ans et n'était pas de la ville et recevait en salaire moins de 30 euros et le chauffeur était une agence de voyage locale recevant 60 euros pour sa prestation! Pour la difference, c'est l'agence de Yakoutsk qui l'empochait.
Ces 2 personnes m'attendaient à l'aéroport. J'ai tout décliné, payé la course du taxi ( 1,30 euro) et l'interprète s'est proposée comme amie, heureuse pratiquer l'anglais si je voulais bien... Chose que j'ai appréciée hautement. Voilà un peu les Yakoutes....beaucoup la Mongolie.
Nous avons passé une bonne soirée, sommes allées dîner ensemble avec Natalia, ses infos sur les sites à voir étaient les textes que j'avais visités sur internet....,elle m'a aidée à trouver un hotel bon marché et le lendemain, je suis allée avec elle voir ses professeurs à la fac qui étaient friands de pouvoir parler anglais ou français avec moi. Ils m'ont gardée une heure, étaient ravis. Natalia aussi et je l'ai payée ce qu'elle aurait reçu de l'agence de Yakoutsk.

Retour à Yakoutsk, à nouveau 14h30 de mini bus, encore la chance d'être à l'avant. Le chauffeur, à nouveau, à conduit seul, de jour cette fois et nous étions 10 dans le minibus. C'était sympa. Aucun chauffeur ne ferait ça chez nous...invraisemblable et pas le moindre signe de  lassitude à l'égard des passagers...et de leurs fantaisies! Car le chauffeur fait aussi office de débardeur des bagages, il vient chercher le client devant la porte ( trouve le lieu parfois, sinon, c'est du téléphone-guidage) et attend qu'il soit prêt, éventuellement revient en arrière si le client a oublié qqchose! On rêve!
Il m'a laissée à 2h du matin à la gare de Neryungri où j'ai passé la nuit. L'"administradora" a eu la gentillesse de me dire que le train pour Tynda était à 8h20 et qu'elle me réveillerait à 6h30. En fait, elle m'a vendu 4 h de chambre et prévient que le temps est écoulé...amusant et pour moi, utile. 

Novembre 29:
Au réveil, l'administratora me dit d'aller chercher mon billet. Ce que je fais in petto, sauf que l'ATM est en panne, que la gare ne prend que du cash, que je dois affréter un taxi pour aller en ville etc...de quoi me mettre mal avant le lever du soleil. Karacho, comme ils disent, "bien ou ok", me voilà en taxi, prix convenu, le premier ATM est en panne...on en fait 3..la tension monte et mon coeur aussi..c'est idiot, mais je marche comme ça. Peur, stress et angor. Ouf, j'y arrive et je suis toujours dans les temps avec un taxi qui ne rend pas la monnaie sur une grosse coupure. Tant pis, j'ai du cash. En fait le pauvre bougre a besoin de faire de la monnaie aussi, et pendant que je me débats avec ma gracieuse, il arrive avec la monnaie...
Ce n'est pas tout, je dois aller faire un minimum de toilette, m'habiller, rassembler mes affaires et me présenter au train dans les temps. 
Ce démarrage aura été dur. Et l'arrivée à Tynda facile. Je vais rester à la gare encore, le train vers Komsomolsk part les jours impairs, c'est tout de suite ou dans 2 jours. Ce sera dans 2 jours. Je vais dormir dans un lit pour le moment.
Novembre 30 et decembre 1r:
Trouver qq'1 pour se faire comprendre est dur. Je pensais aller dans un village Evenki à proximité. Pas d'horaire affiché, personne pour me renseigner. Il fait beau. Je laisse tomber. Je tente un musée:fermé, on est lundi. Je termine, après une bonne promenade, à la bibli pour internet. J'y passe la fin de l'après midi, le flux est très lent: il m'a fallu 3 h pour transférer les photos de la caméra à l'Ipad! Le temps de trier les photos, faire les albums, j'en ai assez! Je vais faire un autre tour en "ville", de nuit.... Demain, j'irai au musée du BAM et j'aurai une interprète, prof d'anglais en retraite qui arrondit ses fins de mois limitées, ce sera une bonne et utile idée. Un autre tour à la bibli, maintenant que je sais comment y aller, pour finir les photos, sans légende, de Yakoutsk. 
Un petit marché pour 36 h de train et je suis prête.

mardi 24 novembre 2015

Nord du Baïkal

9 to 11th November Tayshet at Igor's lots of snow, for me. Nothing for them as they reach 2 m hight on January! Had my first experience with Russian banyas! So exiting! Excellent dry birch fragrances! It is kind of blend between sauna and hamam. It is individual, i mean Russian have the banya in the courtyard. The family goes there when fire is prepared. It is not hot spring. I did appreciate the experience, to be beaten with birch leaves! Like a soft massage!
12th november: 2 hours hiking around Severobaïkal with Genia and friends of him. He is involved in turism since long and he created with friends footpaths around and during summertime also do some excursions . Weather was perfect and we had good time sightseeing above the city. Then, as it is his birthday on 15th, he had plenty to do to be ready four all relatives and friends are gathering at his' and i did my way back to my flat.
13th november: Baikalskoye bus at 8 am right hand from statue in gdvakzal square. Visiting Gertruda and hiking hills around with sights of Baïkal and eastern part of it. Gertruda's house is an old and pretty one. She cooked for me...was pretty like my home, warm and all.
14th nov. retour from Baïkalskoye et musée et bibli pour internet et photos. Du moins les mettre sur le web et avoir le mot de passe wifi. C'est toujours un long travail à faire, close to boring...
15th: un saut to natural hot springs by Goudzekit. We saw an amazing lazy baby bear on the way to hot springs. So cute. And surroundings well painted with snow and ice. Temperatures today were -18 degrees C. Still ok. And people stroll around the place or in the city. Shops are open and I could do some shopping, in case, on my way for colder: oscilococcinum and also a pair of sun glasses. Last ones, from Maui, Hawaîï have been with me constantly during 14 months! Uncredible! And I lost them here in Severobaïkalsk!
November 15 th: train to Novi Urgal where I will have a night before Sacha piks me up to visit Evenki reindeer farmers. Une chance à laquelle je n'avais pas rêvé au motif que je ne voyais pas comment entrer en contact avec eux. Or Genia de Severobaïkalsk connait plein de monde et m'a trouvé ce copain, un trappeur et arrangé 4 jours avec lui. ...
Toujours d'accord pour du nouveau! Je ne suis pas restée pour l'anniversaire de Genia, car au total il y a 11h de trajet dont 4 en train ce même jour de jubilée....En revenant des hot springs, j'ai pris le train. L'hôtel à Novyy Uogan était super bien, en face de la gare, tout chaud, plus qu'à me glisser dans les draps!.... A 22h, c'est tout ce que je demandais car les "eaux" ça fatigue et j'en ai profité. Les bains sont en pleine nature, dehors et dans les bassins, chacun a les cheveux, cils et sourcils givrés...

16th: à 10h, Sacha vient me chercher à l'hôtel. Une cinquantaine d'années, vif, brun, rablé. C'est un trappeur. Mais je n'en sais rien et je ne sais pas ce que nous allons faire non plus. Il met ma valise dans la jeep, j'avais prévu de la laisser en consigne à la gare..j'ai mon ticket de train pour Tynda le 19 nov. soir. 
4 h de jeep russe, à travers la montagne et 3 h de traineau avant d'arriver dans la tanière de son copain Serguei, prés d'un lac. Le troc jeep traineau s'est fait dans la tanière de Sacha, il n'y a qu'une place pour dormir et c'est très rustique, mais il y a tout le nécessaire! Le contenu de la jeep est transvasé sur le traineau lequel est accroché à une moto neige. Nous laissons la jeep et après le thé et des biscuits préparés par Serguei nous partons tous les trois,  3 h de traineau. Il est près de 14h 30 environ, il fait -27° et je ne sors pas les mains  pour voir l'heure! Et nous commençons la virée. Je suis comme une poupée: emmaillotée avec un surplus de gants, de pantalons et de veste de chasseur. J'ai du mal a bouger, mais je ne suis pas supposée bouger sauf exception: le sol n'a rien de lisse, parfois il y a des dénivellés de 80cms en + ou en  -! ou bien des rochers de rivières gelées etc et je suis à l'arrière du traineau, je vois les paysages que nous traversons, sur une peau de renne et je ne ressens pas le vent du déplacement car je suis dos au vent. 
La forêt est plus chaude que les lacs sur lesquels nous glissons, mais elle est beaucoup plus chahutée..c'est là que sont les trappes aussi. Chaque trappeur a son territoire qui fait des km2.. De quoi se maintenir en forme! Je suis médusée! Ils sont habiles et futés. Leurs trappes sont comme celles vues au musée de Tayshet: pas un clou, tout en bois trouvé et façonné sur place, le trappeur part avec un havre sac , de la viande pour les trappes, une hache, un coutelas à la ceinture, un peu de "gniole ". 
Arrivés dans la cabanne de Serguei, le feu, le thé et aussitôt, la corvée d'eau au lac. Il fait -30... Je n'ai rien à faire et c'est la nuit de toutes les façons. Sacha prépare une soupe et pour moi ce sera du poisson. Sauf que c'est cru....et gelé. Mais c'est paraît il le meilleur ainsi avec un peu d'eau de vie. Natalia, de Krasnoïarsk me l'avait dit....nous y voilà donc! 
Comme en Mongolie: viande et ici, poisson en plus. Pour eux c'est mangé à l'"apéro" vers 18h30 avec des morceaux d'oignons et des gousses d'ail et du lard de porc congelé, débité en tranches d'1/2 cm et plus tard la soupe, 3 patates et force viande congelée mais cuitedans la soupe aussi. Du renne, surtout. L'odeur est assez forte, je l'ai dans le nez pour la prochaine fois....
Heureusement j'avais prévu un peu le coup. Mon petit dej est assuré avec mes céréales et noix, Sacha avait prévu le lait. Pour les repas, il me restait du fromage acheté au marché de Sevérobaïkal, du bon. Mais j'ai mangé du poisson cru, sans eau de vie, car pour mes 2 hôtes, c'était le mieux qu'ils m'offraient...je n'en suis pas morte, c'était gelé, l'omul du Baikal! Un must!
2 morceaux, soit 12cm env. et 7 cm de diamètre...
Sur le parcours, Sacha a eu dans ses trappes, 2 zibelines. Elles sont gelées aussi, elles vont être suspendues au dessus de ma tête pour la nuit afin de les rendre aptes à leur éviscération et travail de la peau. Elles sont terriblement douces, pas de sang, toutes propres et mortes. 
Mon lit m'a été assigné ainsi que mes couvertures et la promesse que Serguei était le préposé au feu pendant la nuit. La cabane est chaude tant qu'il y a du feu,  après c'est comme dans la yourte....et la nuit n'a pas été si chaude que ça! Personne ne ronflait, pas même le poêle! A 9 h tout le monde dormait jusqu'à 8 h du matin. 
17 nov.: Pas un bruit, il fait -35. Nous avons du boulot aujourd'hui: la pêche au trou sur le lac, 15 cm de glace déjà mi- novembre, relever des trappes autour de la cabane dans un petit rayon de 600m et ensuite partir chez les evenki Sacha et Vladimir. Petit dej normal et aussitôt la pêche. Je suis à nouveau emmaillotée, mais quand même terrible pour les pieds et les mains. Je mesure  le froid et les besoins tant alimentaires que vestimentaires. Immobiles au bord du trou qui regèle en surface aussitôt ouvert, agiter le canne à péche, enlever les glaçons le long du fil et sur la surface du trou ça ne réchauffe pas trop...mais j'ai de la chance et j'en attrape 3 très rapidement. Les autres sont plus durs à avoir. Une fois hors de l'eau, le poisson gèle aussitôt. Plus facile à porter... Au total la prise sera de 5 et les pieds et mains sont froids...Le temps de ramasser la matériel, je cours sur la glace pour me réchauffer et ils me prennent sur le traineau au passage.
Puis viennent les trappes, vérifications, recharge en viande si besoin avec beaucoup de doigté pour éviter les odeurs, les animaux sont aussi malins. Je crois que si j'avais demandé a une agence de m'organiser cette sortie, je me serais fait jeter. Et là, je suis en plein milieu et j'en profite un maximum, avantages et inconvénients inclus! J'adore les fourrures, j'avais un très bon contact avec un fourreur et maintenant, je suis à la source, la trappe. 
 Je suis ravie de participer à tout ça, même modestement , car la marche n'est pas aisée dans la neige, avec tout mon équipement encombrant, le manque d'entrainement etc...je suis plus sur le traineau à enlever la neige que j'ai dessus qu'à courir sur les trappes...
Arrivés à la cabane de Sacha et Vladimir, on relance le feu. La cabane est plus grande, deux poêles ici. On va chercher l'eau, on prépare la soupe, le poisson pour ce soir. Il sera cuit celui là, mais pas mieux: l'huile a une odeur jamais connue avant. De plus le poisson est enfariné copieusement, comme ça il s'imprègne bien du goût de l'huile.... 
Super! Nos hôtes arrivent dans la fin d'aprés midi, la nuit tombe vite ici, à 5h c'est la nuit ! Je vais aux rennes qui s'approchent pour me sentir, me lécher, ils attendent des granulés...il y en a une vingtaine, adultes et jeunes mâles et femelles. Ils servent au transport pour le traineau ici. Sur le traineau assez peu de choses mais quand même, hache et tronçonneuse pour dégager si les arbres tombent, un fusil, un peu de nourriture pour les trappes et le trappeur...et un havre sac.
J'ai été frappée de l'humour de ces gens là. Ils sont souriants entre eux. J'étais seule parmi eux et je pense qu'ils m'oubliaient, donc actaient comme si je n'étais pas là..ils ont joué aux cartes, nettoyé, fait la vaisselle, soigné le renne blessé, nourri les autres, les chiens, arrimé ce qui devait l'être, sans bruit, sans précipitation. Les urgences ne sont pas proches d'eux. Pas trop de soucis non plus. Au lit à 8h30 jusqu'a 8 h le matin où il ne fait pas encore jour...du moins en cette saison. Ils bavardent sans cesse et vaquent à leurs occupations. Le tout accompagné de rasades de vodka, dans la maison. Je ne sais pas dehors. Pour sûr, au moment de se coucher, le Sacha de cette cabane ne tenait plus sur ses pattes; le soir suivant, il tenait debout. Peut être ne boivent ils tant que lorsqu'ils ont de la visite...aucun moyen de savoir. Personne n'entrave rien à l'anglais ici. Il n'y a pas de courant électrique, pas de téléphone. J'imagine qu'une bonne partie de ce qui était dans la jeep était pour refaire les stocks des 3 cabanes...Au retour, nous avons chargé des bois de cerfs en quantité. Le jeune Sacha doit être le leader en quelque sorte, il s'occupe du troc en tout genre de façon à ce que rien ne manque. Mais tout reste a minima. Ils ont quelques assiettes pour la soupe, métalliques, mais pour le reste, ils mangent sur du papier. L'eau étant rare on essuie plus que l'on ne lave. Il y a tout un système de pots avec l'eau. Il faut être professionnel pour s'y retrouver: l'eau de se laver est récupérée dans une bassine, celle de laver les légumes dans une autre, celle de la vaisselle une autre; il y a l'eau froide que l'on peut boire, dans un sceau. L'eau sur le poêle, non consommable que l'on soutire d'un autre sceau.....il vaut mieux demander..!

Traineaux attelés aux rennes. Conduite du traineau, motivation des animaux, 4,  en leur caressant les flancs avec des rennes en cuir et en leur criant des encouragements. La poupée sur le traineau n'en demandait pas plus. Le conducteur est très attentif car il doit tout anticiper des dénivellations, des arbres en travers, de la qualité du sol, même si le renne a du flair pour le danger. J'ai adoré. Même pas froid tellement j'étais occupée à tout manger des yeux et écouter. La magie des clochettes des rennes comme si ils se jouent du trajet! Tout glisse. 
Tout prend du temps et ainsi se sont passés ces jours. Ces hommes ont travaillé à leurs tâches habituelles, routine, moi, j'étais entre parenthèse. Je ne pesais pas lourd dans leur routine et Sacha a tout fait pour que je puisse être aux premières loges et m'a garanti la chaleur. Finalement, et comme je le pensais, le froid est un problème, à - 35 si on ne bouge pas. Eux, ils ont scié, fait des trous, porté les troncs, fendu le bois et je ne sais quelles activités autres, mais ils sont toujours en mouvement dehors. J'ai eu froid aux pieds immobile à pécher, mais en courant, je me suis réchauffée, sans douleur. Même sur le traineau pendant 2 heures, bien enmaillotée, immobile mais sur mes gardes pour ne pas tomber, je n'ai pas eu froid.
J'ai été délicieusement ravie de mon expérience!
  


dimanche 8 novembre 2015

Le long de l'Yenisseï

Découverte de la vallée de l'Yenisseï
Un des 3 plus grands fleuves russes. Il prend sa source dans les Sayan Mountains et en Mongolie, car l'Angara, lui, est l'exutoire du lac Baïkal, dont le principal tributaire est le Selenga qui prend sa source en Mongolie. Chacun des 2 fleuves est très puissant et roule une quantité d'eau impressionnante d'ou la création de barrages pour la production hydroélectrique, qui sont tjs dans les 13 premiers au monde! Mais loin derrière la Chine et le Brésil tant en matière de capacité que de production.
Il coule vers le nord, dans l'océan glacial.
Bref je suis à 800 km de Yeniseisk ma précédente étape et à 350 km de Kysyl, la prochaine demain.
Observation: meme avec des températures négatives et la neige, les femmes sont chaussées avec des chaussures de cuir fin et à talons hauts...!Élégance d'abord!
La route pour atteindre Kyzyl est non seulement d'excellente qualité mais aussi tout le long, ce sont des paysages de steppe ou montagne somptueux. Plus on va vers le sud, plus la taïga disparait au profit de la steppe qui passe de la steppe cultivée à celle de pâturage, même si celui-ci est maigre.
La route suit la chaine de montagnes franchit différents cols. Du bonheur même si le temps est à la neige. Au retour, j'aurai un autre point de vue, ensoleillé!
Kysyl en elle même ne m'a pas vraiment séduite; le bourg s'étire indéfiniment. Trois bâtiments sortent tellement du lot sur la même avenue que c'est quelque peu surprenant. ... Il paraît que la région est riche en minerais en tout genre, précieux. Tout est en place pour un acheminement efficace hors de la région, même si les habitants montrent des velléités d'indépendance, comparables à ceux des Chéchènes... Je ne connais pas la topographie de la Chéchénie, mais ici, on peut très facilement préparer les embuscades..

L'hôtellerie de Kyzyl est un peu limitée et je ne pratique pas le couch surfing, je ne sais pas si ça marche jusque là,  je n'ai pas été séduite pour rester plus longtemps que 2 jours. D'autre part, comme en Mongolie, hors la ville, les moyens de transport sont très limités et les agences de voyage ne travaillent que 2 à 3 mois par an ici....
L'occasion m'a été fournie au centre culturel d'aller en yourte pour 2 jours chez des nomades. Je n'ai pas sauté dessus à cause de la nourriture et du froid...j'ai déjà donné! Peut être erreur, j'assume.
Je retourne sur Krasnoyarsk en vue du Lac Baïkal nord. Au total, le long de l'Yenisseï, ce sont quelques 2500 km, de quoi m'allouer un peu de repos.