dimanche 10 juin 2018

Malaisie 1


Malaisie: Kuala Lumpur 6 février 2018

L’hôtel où je suis descendue, chinois, est une « auberge de jeunesse » à la chinoise... j’y reste le temps poster ce que je n’ai pas envoyé depuis les Philippines et le temps de rencontrer une jeune iranienne, Ana qui me donne des tuyaux pour trouver un LP de Malaisie!
La ville est propre et appétissante.  Le Chinatown est super coquet et bien tenu, des maisons R+1 de toutes les couleurs, des échoppes chinoises bien sérrées et amusantes. C’est la première fois que je vois un Chinatown séduisant hormis celui de Vancouver Island, rénové et peu habité. Celui ci est vivant, spacieux, coloré.
Puis c’est le quartier super moderne avec les Petronas et bien d’autres tours... des espaces verts, des pistes cyclables, des trottoirs aériens couverts, des métros aériens eux aussi. Les nouvelles normes urbaines que nous appliquons aussi. Un quartier “ colonial “  de la fin des années 1890 jusqu’à la WW2, rénové en grande partie et piétonnier. Au total beaucoup de charme diversifié.
La surprise pour moi c’est le mélange des cultures: copies de l’architecture Mughal observée à Delhi pour les constructions « coloniales » avec la touche de culture persanne saisissante et que je trouve très belle et harmonieuse. Que du plaisir à arpenter ces quartiers!
Autre quartier : quartier chinois. . Le premier dans la catégorie: super attractif, remise en état des bâtiments, des couleurs flashy et somme toute, une vision que je vais retrouver plus au nord Ipoh, Taiping, George Town etc., sans me lasser. Gentrification de ces quartiers laborieux avec excès parfois ou mauvaise qualité mais l’effet général est charmant, propre et j’étais bien à l’aise. Beaucoup de touristes par là .
J’ai aussi fait des rencontres, une Iranienne, Ana. Sommes allées dîner , prendre un verre  et vraissemblablement la reverrai-je en repassant à Kuala Lumpur. J’aime bien cette atmosphère très imbibée de malls, partout. Les chaines de magasins que nous connaissons, plus d’autres, plus asiatiques. 
J’en ai profité pour perdre ma carte bleue dans le taxi qui me ramène à l’hôtel....
Incroyable! Je ne pense pas que j’y passerais ma vie mais j’ai bien apprécié.

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Philippines 4


Philippines Visayas

10 01.18 Je suis sur une petite île: Dalupiri; 28 km de circonférence, 5 km de large. Pour y atteindre, pas mal de malentendus, ou ignorance . Ça n’a pas d’importance mais ça ajoute à la fatigue. Les embarcations sont locales pour ce type de traversées et les points d’embarquement, sans ponton, évoluent selon des paramètres que je ne connais pas d’où les errements... 
Mais lorsque je suis au bon endroit, tout s’arrange et nous partons comme s’ils n’attendaient que moi!
Nous atteignons San Antoño, le village le plus important de l’île c’est peu dire et beaucoup á la fois! L’alimentation électrique est hiératique, la nourriture est bonne et on ne parle pas trop l’anglais dans le coin. Il y a des “magasins” extra simples, les essentiels, et c’est propre. Du moins assez propre. Les eaux sont particulièrement transparentes sur plusieurs m de profondeur et d’un bleu/vert incroyable. 
Personne sur la plage, les locaux ne sont pas concernés; parfois des enfants qui vont s’amuser avec un pneu.... relax. Activité: aucune! Soit il fait trop chaud pour tenter de marcher, soit il pleut trop, comme aujourd’hui et je décide de poursuivre ma route demain.
Le coin est tout á fait ce que j’aime: tranquille, hospitalier et simple.
Et c’est mon anniversaire. Je me suis octroyé du repos et un pollard. J’ai octroyé une bière à Réné (Riné)le propriétaire. Politicien à la retraite, visage vérolé, comme j’en vois beaucoup. Il a un resort de 2 chambres: “Purobeach Resort” avec lequel il fait vivre sa fille et sa famille ainsi au’un fils infirme psychomoteur. Les pieds dans l’eau, il m’a dit n’avoir jamais eu l’eau plus haute qu’en ce moment et ils n’ont jamais eu de glissement de terrain sur l’île sur laquelle il est né et dont il a été maire durant 24 ans! Son épouse travaille sa dernière année en tant qu’infirmière dans un centre de soin; il y a 10 000 hts sur l’île mais on ne les voit pas. Tableau très relax. Sa fille cuisine pour moi le poisson que j’achète et des légumes á la noix de coco et c’est bon. J’ai donc eu un bon anniversaire sans compter les messages reçus, car quand il y avait du courant, internet marchait bien.

13.01 Samedi. 232 km S.Isidro to Tacloban, 290p Ile Leyte
Il a plu toute la nuit à verse et mon hôtelier me dit qu’il n’est pas sûr que les bateaux partent bien que nous ayons tout arrangé hier soir. Il me recommande d’attendre et voir venir , il est 6:30 am.
Il revient plus tard me dire qu’une banka m’attend et il n’y a pas de souci. Je suis les avis. Il pleut terriblement et pour sûr nous allons prendre la saucée pour aller à la banka et pour traverser...
Bien vu et je suis mouillée jusqu’aux os; ils sont manche courte, nu pieds, et ça à l’air d’aller; je suis gelée!!! Et la journée va être longue et incertaine. 
Après 4 changements de moyen de transport, je suis arrivée sèche á Tacloban mais tjs sous la pluie. ...j’ai tout remouillé aussitôt en 3 secondes! 
En plein coeur de la capitale de l’île de Leyte! Tout sous la main en quelque sorte. J’ai trouvé un hôtel très convenable et des gens sympas á la réception. J’ai envisagé de rester mais il n’y a pas grand chose á voir et il pleut! La ville a été très touchée par un Typhon en 2013 et tout autour. Les bateaux qui ont quitté le port pour échouer à terre sont restés où les ont portés le vent...., misérable tableau dont les gens ne se lamentent pas; la vie continue en dépit des stigmates 4 ans après. Il y a bcp de sans abris ou de personnes et enfants comme à Manille...j’étais en plein centre...

Lorsqu’il pleut, ça veut dire aussi qu’on ne peut que patauger dans 10 cm de liquide au moins...
Puisque mouillée, je suis restée mouillée jusqu’a 20h . Je me suis soignée au resto avec des brochettes de crevettes jumbo et du choux fleur. Il suffisait de choisir les ingrédients crus et choisir le mode de cuisson. Ç’était super! Un plaisir. Info donnée par la réception de l ‘hotel.
Je trouve beaucoup de couples mixtes, le plus souvent des hommes agés ( australiens- américains) et de jeunes philippines; quelques couples jeunes aussi, bcp plus rares.
Je n’ai fait que passer, sous la pluie toujours, pour prendre le bateau. Les petites îles de Camotes sont oubliées à cause de la pluie.

14.01 Tacloban to Ormoc 110km 130p 
J’embarque pour l’Île Cebu 
Les gens crachent ici aussi, beaucoup et jeunes... Dans certaines régions ils mâchent du bétel, au nord.
Sous la pluie. 2 h de traversée dans mer et ferry agités!!! Paradas avec l’estomac au bord... mais pas plus! Quelle journée! 
Cebu se présente comme Manille: enfants dans les rues et trottoirs, les odeurs de pourriture et immondices. Bains de nausées après le bateau....
J’avais entendu parler de la ville de Cebu comme prometteur....
Compte tenu que je suis là pour obtenir un report d’1 jour de mon visa, je reste downtown. J’ai une adresse d’hotel écolo qui colle à mes attentes de propreté et efficacité , je reste donc downtown. En revanche ils ont une politique très restrictive concernant ce qui entre dans l’immeuble: pas de boisson, ( ni eau) ni aliment quelconque! Pour un verre d’eau chaude, je dois acheter une verveine ou autre infusion....pour manger: leur resto, traditionnel comme les restos filipinos: déguoûtant.... pour moi,Je vais faire á ma façon et déjeuner froid!
Les services d’immigration m’ont fait connaître que une journée de plus pour mon visa me coûterait la bagatelle de 133€! Et j’ai attendu 2h pour apprendre ça. Décidément, ce n’est pas mon jour.
Je ne donne pas suite á ma demande et je vais tenter de trouver d’autres solutions: mon avion est le 6 février 6:30 du matin; mon visa se termine á minuit le 5 fév.
Pour aider les idées á se mettre en place, je reviens á pieds, 8 km, dans les fumées d’embouteillages, la pluie, et ce qui va avec. J’en profite pour “visiter” en chemin. 
Bilan de la journée: un aperçu de ce que Cebu a de plus triste :depuis le centre commercial dégoulinant de lumières, dorures, musique, aux shanty towns en pleine ville, des égoûts à ciel ouvert....,mon short déchiré avec un barbelé que j’ai approché de trop près et une chute dans un cloaque que je n’ai pas su enjamber... Ca a fait copieusement rire un groupe de jeunes qui arrivait en face et ils m’ont aidée avec beaucoup de Kleenex â me sortir de là. Il ne me restait qu’à rentrer à l’hotel et il était déjà la nuit tombée.
Salaires: 18h á 24 ts les jours: 200p/j pour tenir un commerce de tout venant (cigarettes á l’unité, bière, soft drinks et tout ce qui se mange comme snack. 30j/mois ça donne 6000p
soit 100€....le magasin mesure 2:80x 4:00‭‭‭‭... Ça donne à réfléchir.

16.01 Cebu to Toledo, 50 km 100 p. , Toledo-S.Carlos 50km 119 p bateau.Ile Negros
S.Carlos to Silay 136km, 215p
Negros: canne a sucre et coco
Nuit à Silay
Sous la pluie abondante, le paysage se résumait à des champs de canne; à tous les niveaux de maturation! En arrivant à Silay, les maisons des « barons » de la canne. Mais je n’ai ni lu ni entendu prononcer ce mot ici dans ce cas . Des maisons bourgeoises, du bois magnifique, un petit air de temps passé loin de nos conventions.
J’ai bien aimé me promener de ci de là dans ces maisons, nombreuses à Silay. J’étais arrivée en soirée, et je suis restée dans un pension recommandée par le pharmacien. Le personnel était très sympa, en dehors de ça, tout était bringuebalant. Les filles finissaient leur temps à 22:00 et ensuite elles sortaient dans des bars probablement avec les copains qui les attendaient. Le matin suivant, le tableau était un peu moins frais: elles avaient trop bu et elles étaient un peu la tête dans le seau....
Après avoir fait le tour, bien agréable, je suis descendue vers Bacolod et j’ai trouvé un bon hotel. Les services d’immigration étant à proximité, j’ai tenté ma chance à nouveau. Même réponse. J’ai rendu visite a l’office de tourisme pour y voir plus clair et cela m’a permis de faire des arbitrages pour la suite: je vais avancer mon départ d’un jour, et faire une programmation de vols pour aller et venir inter îles. 
La nuit a été faite de combinaisons et le matin j’étais prête pour acheter les billets et pour organiser le temps qui me reste!
Devant moi: deux archipels très tranquilles: Guimaras et Gigantes et un tour d’île de Panay.





18.01 Negros to Guimaras: boat 265p 68 km, 
Boat to Jordan 65 p 20 km
Jeep to Caguran : 90p 33km 
C’est très rural, très peuplé et les villes sont des cordons infinis sans queue ni tête où les tricycles sont les rois, seul moyen de déplacement pour les locaux avec les jeeps.
Ce sont aussi les plus 
“arnaqueurs”. L’île est très accidentée, du calcaire alvéolé, comme produit par du gaz! Au contact de l’eau, il est bordé de coraux blancs. Je pensais louer un scooter, obligée de changer d’idée. Seuls des tricycles sont disponibles et manuels...
Je vais atteindre mon point de repos en jeep et mobylette et je reste un peu ahurie par les moyens d’accès. Je savais que c’était à l’écart... mais pas à ce point et je pensais que si , au bout, l’établissement était fermé, je ne serais pas fraîche pour repartir.... ce n’était pas abandonné ni fermé heureusement.
Au contraire: une ruche qui est en train de se peindre les ongles !! J’ai besoin de monnaie pour payer le moto- taxi, autant dire qu’il a fallu attendre un certain temps!!!!
Apparemment je suis la seule cliente et je suis arrivée par des voies non usuelles: en moto et pour finir, à pieds. Le garçon en moto ne connaissait pas, il demandait sa route chaque fois qu’il voyait quelqu’un et finalement il n’y avait plus de chemin. 
Bref, le coin isolé et je me tenais sur mes gardes. Les filles qui faisaient tourner la boutique et sécher les ongles étaient un mélange de timidité- ignorantes?-parlaient local, un ensemble difficile à déchiffrer. Finalement, tout s’est bien terminé abstraction faite des malentendus pour ce qui était disponible comme repas en frais: poisson frais, petit dej etc . Au départ, il n’y avait rien, sauf des légumes chopsuey. J’étais ok et les portions étaient pour 2, mais j’ai tout englouti faute de mieux.
Le lendemain, j’ai pu avoir le dej et j’ai commandé mon dîner au pécheur par sécurité: des énormes crevettes que la cuisinière a préparées au gingembre: un régal.
J’ai une hutte au dessus de l’eau, c’est très tranquille. Entretemps de nouvelles personnes sont arrivées en soirée, elles avaient réservé.

20.01Carugan to Iloilo 147p
Panay Ilo ilo to Estancia 125km‭ 160p
Estancia to Roxas 35+75+57
Panay: Trois ressources: canne à sucre, cocos, riz et la pauvreté. J’ai l’impression d’avancer toujours plus dans la pauvreté: les villages sont toujours plus déglingués, les odeurs de pourriture, mais partout beaucoup de linge, propre qui sèche! Les gens sont propres. 
Lorsque j’arrive à Iloilo, je galère pour aller à la gare des bus: les infos, les “explications” sont contradictoires, les gens parlent peu l’anglais. 1 heure pour avoir des infos constructives. Et une autre h pour arriver à la dite gare. Partie à 7:00 de Carugan il est 11 h lorsque je saute dans le bon bus... Le temps d’arriver à Estancias, découvrir que je n’aurai pas de bateau avant le jour suivant, 2h de plus et je décide d’aller plus loin à Capiz( Roxas) la bille des lobsters, des coquilles St Jacques et huîtres sauvage et plus. Me voila partie encore plus loin et voir comment tout tourne. 
En arrivant à Roxas, je pars côté marché de poisson et je trouve un Resort, avec piscine et c’est le week end, rempli de locaux. Finalement, je me repose et fais des expériences, non concluantes de nourriture. Le jour suivant je fais mieux et je dîne avec des coquilles St jacques et le soir suivant, j’ai fait encore mieux avec des huîtres sauvages, du pampanu, amusante préparation du poisson avec des ailes.

23.01 from Roxas to Boracay: 170 km bus, 320p. Boat: 5km ,200p
Je suis arrivée à Boracay fatiguée. Et mon premier pressentiment s’est avéré plutôt négatif. L’île a 7 km de sud au nord et 500m d’est en ouest. Autant dire la concentration inimaginable et l’organisation générale. Il y a néanmoins l’assainissement...
Les prix s’étaient déjà envolés au port pour monter sur une banka. 200 p pour 5 km et 3 différents guichet: travail fractionné!!!ça nourrit plus de monde, mais mal! A titre d’exemple, la jeune femme qui cuit le poisson sur la plage de 8:00 à 24:00 gagne 250p / j, 4€.

La plage disponible est très étroite au sud et les gens sont agglutinés. J’ai deux nuits à passer et demain je vole pour l’Ile de Palawan . En plus, la fatigue ressentie se révèle être un embarras gastrique et intestinal..... la raison? Aucune idée excepté que je mange un peu plus, du poisson et sans légume ou fruit? Ma diète habituelle. Je suis clouée sur place. Mon voisin, Ron, Virginie, USA vient bavarder.., il reste plusieurs jours. Pour moi, le "paradis de Boracay"ne colle pas à mes standards.
 Il fait beau! 

Philippines 3


Philippines Visayas
10 01.18 Je suis sur une petite île: Dalupiri; 28 km de circonférence, 5 km de large. Pour y atteindre, pas mal de malentendus, ou ignorance . Ça n’a pas d’importance mais ça ajoute à la fatigue. Les embarcations sont locales pour ce type de traversées et les points d’embarquement, sans ponton, évoluent selon des paramètres que je ne connais pas d’où les errements... 
Mais lorsque je suis au bon endroit, tout s’arrange et nous partons comme s’ils n’attendaient que moi!
Nous atteignons San Antoño, le village le plus important de l’île c’est peu dire et beaucoup à la fois! L’alimentation électrique est hiératique, la nourriture est bonne et on ne parle pas trop l’anglais dans le coin. Il y a des “magasins” extra simples, les essentiels, et c’est propre. Du moins assez propre. Les eaux sont particulièrement transparentes sur plusieurs m de profondeur et d’un bleu/vert incroyable. 
Personne sur la plage, les locaux ne sont pas concernés; parfois des enfants qui vont s’amuser avec un pneu.... relax. Activité: aucune! Soit il fait trop chaud pour tenter de marcher, soit il pleut trop, comme aujourd’hui et je décide de poursuivre ma route demain.
Le coin est tout à fait ce que j’aime: tranquille, hospitalier et simple.
Et c’est mon anniversaire. Je me suis octroyé du repos et un pollard. J’ai octroyé une bière à Réné (Riné)le propriétaire. Politicien à la retraite, visage vérolé, comme j’en vois beaucoup. Il a un resort de 2 chambres: “Purobeach Resort” avec lequel il fait vivre sa fille et sa famille ainsi au’un fils infirme psychomoteur. Les pieds dans l’eau, il m’a dit n’avoir jamais eu l’eau plus haute qu’en ce moment et ils n’ont jamais eu de glissement de terrain sur l’île sur laquelle il est né et dont il a été maire durant 24 ans! Son épouse travaille sa dernière année en tant qu’infirmière dans un centre de soin; il y a 10 000 hts sur l’île mais on ne les voit pas. Tableau très relax. Sa fille cuisine pour moi le poisson que j’achète et des légumes à la noix de coco et c’est bon. J’ai donc eu un bon anniversaire sans compter les messages reçus, car quand il y avait du courant, internet marchait bien.

13.01 Samedi. 232 km S.Isidro to Tacloban, 290p Ile Leyte
Il a plu toute la nuit à verse et mon hôtelier me dit qu’il n’est pas sûr que les bateaux partent, bien que nous ayons tout arrangé hier soir. Il me recommande d’attendre et voir venir , il est 6:30 am.
Il revient plus tard me dire qu’une banka m’attend et il n’y a pas de souci. Je suis les avis. Il pleut terriblement et pour sûr nous allons prendre la saucée pour aller à la banka et pour traverser...
Bien vu et je suis mouillée jusqu’aux os; ils sont manche courte, nu pieds, et ça à l’air d’aller; je suis gelée!!! Et la journée va être longue et incertaine. 
Après 4 changements de moyen de transport, je suis arrivée sèche à Tacloban mais tjs sous la pluie. ...j’ai tout remouillé aussitôt en 3 secondes! 
En plein coeur de la capitale de l’île de Leyte! Tout sous la main en quelque sorte. J’ai trouvé un hôtel très convenable et des gens sympas à la réception. J’ai envisagé de rester mais il n’y a pas grand chose à voir et il pleut! La ville a été très touchée par un Typhon en 2013 et tout autour. Les bateaux qui ont quitté le port pour échouer à terre sont restés où les ont portés le vent...., misérable tableau dont les gens ne se lamentent pas; la vie continue en dépit des stigmates 4 ans après. Il y a bcp de sans abris ou de personnes et enfants comme à Manille...j’étais en plein centre...

Lorsqu’il pleut, ça veut dire aussi qu’on ne peut que patauger dans 10 cm de liquide au moins...
Puisque mouillée, je suis restée mouillée jusqu’a 20h . Je me suis soignée au resto avec des brochettes de crevettes jumbo et du choux fleur. Il suffisait de choisir les ingrédients crus et choisir le mode de cuisson. Ç’était super! Un plaisir. Info donnée par la réception de l'hotel.
Je trouve beaucoup de couples mixtes, le plus souvent des hommes agés ( australiens- américains) et de jeunes philippines; quelques couples jeunes aussi, bcp plus rares.
Je n’ai fait que passer, sous la pluie toujours, pour prendre le bateau. Les petites îles de Camotes sont oubliées à cause de la pluie.

14.01 Tacloban to Ormoc 110km 130p 
J’embarque pour l’Île Cebu 
Les gens crachent ici aussi, beaucoup et jeunes... Dans certaines régions ils mâchent du bétel, au nord.
Sous la pluie. 2 h de traversée dans mer et ferry agités!!! Paradas avec l’estomac au bord... mais pas plus! Quelle journée! 
Cebu se présente comme Manille: enfants dans les rues et trottoirs, les odeurs de pourriture et immondices. Bains de nausées après le bateau....
J’avais entendu parler de la ville de Cebu comme prometteur....
Compte tenu que je suis lá pour obtenir un report d’1 jour de mon visa, je reste downtown. J’ai une adresse d’hotel écolo qui colle à mes attentes de propreté et efficacité , je reste donc downtown. En revanche ils ont une politique très restrictive concernant ce qui entre dans l’immeuble: pas de boisson, ( ni eau) ni aliment quelconque! Pour un verre d’eau chaude, je dois acheter une verveine ou autre infusion....pour manger: leur resto, traditionnel comme les restos filipinos: déguoûtant.... pour moi,Je vais faire à ma façon et déjeuner froid!
Les services d’immigration m’ont fait connaître que une journée de plus pour mon visa me coûterait la bagatelle de 133€! Et j’ai attendu 2h pour apprendre ça. Décidément, ce n’est pas mon jour.
Je ne donne pas suite à ma demande et je vais tenter de trouver d’autres solutions: mon avion est le 6 février 6:30 du matin; mon visa se termine à minuit le 5 fév.
Pour aider les idées à se mettre en place, je reviens à pieds, 8 km, dans les fumées d’embouteillages, la pluie, et ce qui va avec. J’en profite pour “visiter” en chemin. 
Bilan de la journée: un aperçu de ce que Cebu a de plus triste :depuis le centre commercial dégoulinant de lumières, dorures, musique, aux shanty towns en pleine ville, des égoûts à ciel ouvert....,mon short déchiré avec un barbelé que j’ai approché de trop près et une chute dans un cloaque que je n’ai pas su enjamber... Ca a fait copieusement rire un groupe de jeunes qui arrivait en face et ils m’ont aidée avec beaucoup de Kleenex à me sortir de là. Il ne me restait qu’à rentrer à l’hotel et il était déjà la nuit tombée.
Salaires: 18h à 24h ts les jours: 200p/j pour tenir un commerce de tout venant (cigarettes à l’unité, bière, soft drinks et tout ce qui se mange comme snack. 30j/mois ça donne 6000p
soit 100€....le magasin mesure 2m80 x 4m... Ça donne à réfléchir.

16.01 Cebu to Toledo, 50 km 100 p. , Toledo-S.Carlos 50km 119 p bateau.Ile Negros
S.Carlos to Silay 136km, 215p
Negros: canne a sucre et coco
Nuit à Silay
Sous la pluie abondante, le paysage se résumait à des champs de canne; à tous les niveaux de maturation! En arrivant à Silay, les maisons des « barons » de la canne. Mais je n’ai ni lu ni entendu prononcer ce mot ici dans ce cas . Des maisons bourgeoises, du bois magnifique, un petit air de temps passé loin de nos conventions.
J’ai bien aimé me promener de ci de là dans ces maisons, nombreuses à Silay. J’étais arrivée en soirée, et je suis restée dans un pension recommandée par le pharmacien. Le personnel était très sympa, en dehors de ça, tout était bringuebalant. Les filles finissaient leur temps à 22:00 et ensuite elles sortaient dans des bars probablement avec les copains qui les attendaient. Le matin suivant, le tableau était un peu moins frais: elles avaient trop bu et elles étaient un peu la tête dans le seau....
Après avoir fait le tour, bien agréable, je suis descendue vers Bacolod et j’ai trouvé un bon hotel. Les services d’immigration étant à proximité, j’ai tenté ma chance à nouveau. Même réponse. J’ai rendu visite a l’office de tourisme pour y voir plus clair et cela m’a permis de faire des arbitrages pour la suite: je vais avancer mon départ d’un jour, et faire une programmation de vols pour aller et venir inter îles. 
La nuit a été faite de possibles combinaisons et le matin j’étais prête pour acheter les billets et pour organiser le temps qui me reste!
Devant moi: deux archipels très tranquilles: Guimaras et Gigantes et un tour d’île de Panay.

18.01 Negros to Guimaras: boat 265p 68 km, 
Boat to Jordan 65 p 20 km
Jeep to Caguran : 90p 33km 
C’est très rural, très peuplé et les villes sont des cordons infinis sans queue ni tête où les tricycles sont les rois, seul moyen de déplacement pour les locaux avec les jeeps.
Ce sont aussi les plus “arnaqueurs”. 
L’île est très accidentée, du calcaire alvéolé, comme produit par du gaz! Au contact de l’eau, il est bordé de coraux blancs. Je pensais louer un scooter, obligée de changer d’idée. Seuls des tricycles sont disponibles et manuels...
Je vais atteindre mon point de repos en jeep et mobylette et je reste un peu ahurie par les moyens d’accès. Je savais que c’était à l’écart... mais pas à ce point et je pensais que si, au bout, l’établissement était fermé, je ne serais pas fraîche pour repartir.... ce n’était pas abandonné ni fermé heureusement!
Au contraire: une ruche qui est en train de se peindre les ongles !! J’ai besoin de monnaie pour payer le moto- taxi, autant dire qu’il a fallu attendre un certain temps!!!!
Apparemment je suis la seule cliente et je suis arrivée par des voies non usuelles: en moto et pour finir, à pieds. Le garçon en moto ne connaissait pas, il demandait sa route chaque fois qu’il voyait quelqu’un et finalement il n’y avait plus de chemin. 
Bref, le coin isolé et je me tenais sur mes gardes. Les filles qui faisaient tourner la boutique et se faisaient sécher les ongles étaient un mélange de timidité - ignorance? parlaient local, un ensemble difficile à déchiffrer. Finalement, tout s’est bien terminé abstraction faite des malentendus pour ce qui était disponible comme repas en frais: poisson frais, petit dej etc . Au départ, il n’y avait rien, sauf des légumes chopsuey. J’étais ok et les portions étaient pour 2, mais j’ai tout englouti faute de mieux.
Le lendemain, j’ai pu avoir le petit dej et j’ai commandé mon dîner au pécheur, par sécurité: des énormes crevettes que la cuisinière a préparées, au gingembre: un régal.
J’ai une hutte au dessus de l’eau, c’est très tranquille. Entretemps de nouvelles personnes sont arrivées,en soirée, en barque, elles avaient réservé. Une famille de filipinos, un couple d'italiens, un américain de Virginie, Ron qui a l'habitude de venir dans les parages de la mer de Chine pour 3 mois, en hiver. Il a un programme flexible et similaire au mien; peut être nous reverrons nous dans quelques jours.

20.01Carugan to Iloilo 147p
Panay Ilo ilo to Estancia 125km‭ 160p
Estancia to Roxas 35+75+57
Panay: Trois ressources: canne à sucre, cocos, riz et la pauvreté. J’ai l’impression d’avancer toujours plus dans la pauvreté: les villages sont toujours plus déglingués, les odeurs de pourriture, mais partout beaucoup de linge, propre qui sèche! Les gens sont propres. 
Lorsque j’arrive à Iloilo, je galère pour aller à la gare des bus: les infos, les “explications” sont contradictoires, les gens parlent peu l’anglais. 1 heure pour avoir des infos constructives. Et une autre h pour arriver à la dite gare. Partie à 7:00 de Carugan il est 11 h lorsque je saute dans le bon bus... Le temps d’arriver à Estancias, découvrir que je n’aurai pas de bateau avant le jour suivant, 2h de plus et je décide d’aller plus loin à Capiz( Roxas) la ville des lobsters, des coquilles St Jacques et huîtres sauvages et plus. Me voilà partie encore plus loin et voir comment tout tourne. 
En arrivant à Roxas, je pars côté marché de poisson et je trouve un Resort, avec piscine et, c’est le week end, rempli de locaux. Finalement, je me repose et fais des expériences, non concluantes de nourriture. Le jour suivant je fais mieux et je dîne avec des coquilles St jacques et le soir suivant, j’ai fait encore mieux avec des huîtres sauvages, du pampanu, amusante préparation du poisson avec des ailes. Ron m'a rejointe et nous allons aller ensemble à la prochaine étape: île de Boracay.

23.01 Roxas to Boracay: 170 km bus, 320p. Boat: 5km ,200p
Je suis arrivée à Boracay fatiguée. Et mon premier pressentiment s’est avéré plutôt négatif. L’île a 7 km de sud au nord et 500m d’est en ouest. Autant dire la concentration inimaginable et l’organisation générale. Il y a néanmoins l’assainissement...
Les prix s’étaient déjà envolés au port pour monter sur une banka. 200 p pour 5 km et 3 différents guichets: travail fractionné!!!ça nourrit plus de monde, mais mal! A titre d’exemple de salaires, la jeune femme qui cuit le poisson sur la plage de 8:00 à 24:00 gagne 250p / j, 4€.

La plage disponible est très étroite au sud et les gens sont agglutinés. J’ai deux nuits à passer et demain je vole pour l’Ile de Palawan, partie complètement sud de Luzon. En plus, la fatigue ressentie se révèle être un embarras gastrique et intestinal..... la raison? Aucune idée excepté que je mange un peu plus, du poisson et sans légume ou fruit? Ma diète habituelle. Je suis clouée sur place. le "paradis" de Boracay n'est pas de mon goût: des boîtes de nuit, de l'alcool, l'huile bronzante...
Mon voisin, Ron, Virginie, vient bavarder.. il va rester là plusieurs jours,
et il fait beau! 



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Philippines 2

Philippines Luzon Sud
31.12 2017 Cavite
Voilà le moment de changer d’année. Pas un vrai souci. J’ai rencontré un groupe de jeunes femmes arrivant des Emirats Arabes Unis, travaillant là bas, envoyant l’argent gagné à leur famille. L’une d’entre elles m’a suggéré de passer le 1 er de l’an avec elle. C’est il y a près d’1 mois.
Elle habite avec sa famille à 30 km de Manille et je lui envoie un message pour dire que c’est Ok. Elle me prend en charge en moto à l’arrêt de bus.
La maison en dur est simplissime. 4x4 sur 2 niveaux. HLM au ras des pâquerettes, une trentaine de logements en continu, un mètre de « jardin » devant, sur la rue et le même alignement en face. L’arrière est aveugle et s’appuie sur la ligne jumelle....Sa soeur travaille à l’entretien dans un hôpital (12h/j) et elle, elle est au chômage sans solde car elle me retourne pas aux EAU; leur mère fait le menage et la cuisine à la maison, soit rien dans ce cas. ages, 35. 40 et 60 ans pour la mère.
Il est tôt lorsque j’arrive bien que j’aie un peu retardé mon départ.

En réalité, c’est un genre de reality show: elles dépensent l’argent qu’elles n’ont pas et il leur manque de l’argent bien sûr. Mais la mère a du diabete et il faut acheter les médicaments entre autres...
Nous partons faire un tour en moto, Jane adore conduire, elle est chauffeur aux EAU. Et nous visitons.. tout ce qui est fermé, les marchés et les lieux les plus bruyants, en moto. C’est le 31 décembte aussi...Je lui suggère d’acheter quelque chose pour notre retour, c’est son anniversaire. Donc un gâteau, des fruits et des légumes et des pepsi cola...c’est facile d’acheter avec l’argent des autres. J’ai bien vu la situation.
Nous sommes revenues chez elle où la table était dressée et nous avons dîné. 2 heures après, elles se remettaient à table, même menu et froid. Sans gâteau ni fruits qui probablement seront revendus. Dehors, les enfants jouent avec des pétards et à 23h je suis au lit, sans matelas...mais sur un lit métallique.
J’ai la nuit pour réfléchir au prochain pas, mais je m’endors aussitôt: les 2h de moto m’ont épuisée!

Premier et 2 Janvier 2018  Tanza à Tagaytay Je suis décidée à partir en bus et seule car je ne souhaite pas renouveler les 2 h de moto. Mais Jane insiste pour me conduire et me déposer à l’hôtel ...et j’ai cru qu’elle ne partirait jamais. Elle voulait davantage d’argent...Ouf!
03:01Tagaytay-Taal-Batangas- Calapan à Mindoro:Une fois seule, j’ai fait le tour attentivement. La ville est dédiée au tourisme filipino. Ce qui veut dire que c’est plein de "Resorts". Plein veut dire en continu sur plusieurs km en montagne. Sur la ligne de crête de la caldera principale du volcan Taal, un des 3 plus importants volcans filipino. Il se présente comme des poupées russes emboîtées. La caldera a env. 80 km de circonférence, elle est occupée par un lac lui même occupé par un autre cratère occupé par un lac et plusieurs cônes volcaniques très actifs....
On peut naviguer sur le lac principal et atteindre le second volcan et descendre au 2 eme lac sulfureux. Excursion facile physiquement mais réalisable si les bâteaux partent et si il y a assez de clients. Malheureusement pour moi, on est le 2 janvier, c’est l’hiver avec 26 degrés et les filipinos ont les doudounes et ponchos et il bruine, nous sommes à 1600m d’alt. Je suis donc descendue au lac, attendu des clients éventuels qui ne sont jamais arrivés....J’ai abandonné pour faire autre chose, très populaire auprès des locaux: un parc d’attraction ET de bouffe que j’ai quitté très rapidement et ça m’a permis de marcher pour le retour.
La partie la plus agréable du lac se trouve à l’ouest mais elle n’a pas d’accès au lac....je l'ai vu le lendemain en partant vers la petite ville de Taal.
Arrêt là pour une petite heure, le centre a conservé l’agencement espagnol avec une plaza et tout autour de jolies maisons coloniales, env 150/180 ans.
J’ai repris le bus vers Batangas pour prendre le bateau et aller sur l’île de Mindoro. Tout s’enchaîne bien mais compte tenu du temps agité, la communication la plus courte est annulée; il me reste la plus longue , de 3h et j’arrive à Calapan il fait nuit et il est 19:30, exactement ce que je n’aime pas.

4.01: Calapan to Puerto Galera et Talopanan
Calapatan est peu attractif mais le gars de l'auberge est très sympa; de plus je suis allée dans un petit "musée" de rien du tout et j'ai vu de l'artisanat local; la dame m'invite à visiter Puerto Galera et surtout Talopanan; les transports sont très faciles le long de la côte nord; en revanche , on ne peut pas traverser, il faut faire le tour de l'île si on veut visiter ou le faire en bateau, pas recommandé à cause des typhons qui menacent. Il y a un marché où je flâne un peu, des fruits et je refais mon petit sac pour partir à Puerto Galera, il y a quelques heures de taxi collectif....
Tout s'enchaîne bien et sans entrer dans Puerto G., je trouve un triporteur motorisé qui me conduit à Talopanan. Super!! je trouve un hôtel, presque vide, la propriétaire est italienne, jolie et interessante: elle connaît tout le coin, a des clients qui sont des habitués de sa cuisine délicieuse et je passe un super temps là. Elle me recommande les lieux où aller, balades en corniche et villages perdus, mais pas loins et où je vais trouver de l'artisanat local: vannerie. Magnifique, ingéniosité des locaux, toutes sortes de paniers pour chaque besoin, pour chaque produit, chaque tâche.....et dans un village où tout le monde se dédie à ça; pas de voiture, maisons de la communauté, tout en bambou ou bois spécial, vraiment je me sentais bien par là. J'y suis revenue le lendemain et c'étaient d'autres personnes, d'autres couleurs, d'autres vies. Et la même auberge super, deux jours à musarder autour, en surplomb de la côte rocheuse avec des vues fantastiques.

5.01.3028 Puerto Galera/ Calapan Batangas - Lucena. Des retards de bateau, des longueurs de bus. 4h pour 75 km restants pour atteindre Lucena. Journée commencée à 7:30 et finie á 19:30 le soir!! Et finie, nuit tombée, dans un hotel recommandé : Queen Margaret. Epouvantable, genre j’en met plein la vue à 70 € la nuit, avec les fastes d’un mariage en plus! J’ai fini au King Arthur, hotel de passes, juste en face.. C’est tout à fait l’image du beau pour les autochtones. Pour moi, du kitshe, empesé et de mauvais goût. En face, ce n’était pas mal non plus: j’étais la seule cliente de la nuit je pense. L’hôtel se présentait comme une série de garages, pleins et creux; le plein est une chambre sans fenêtre mais un miroir au plafond et le creux est le parking du véhicule, ici, caché par un épais rideau en toile cirée, discrétion assurée...la chambre communique avec le parking privé et dans le mur de façade se trouve une trappe à double ouverture; le client peut commander des boissons ou autre par interphone, l’aubergiste va les déposer dans la trappe, fermer la serrure et le client va ouvrir de son côté....Pas vu , pas pris.

06.01: Lucena-Naga: 250 km 420p , 5:30 de bus; hôtel de passe encore, à côté de la gare de bus, flambant neuf et sans fenêtre!!! Cette fois je suis allée voir mon option 1 et ça allait parfait. C’était tentant à cause de la proximité...
Je ne fais que passer. Je me suis fait une opinion générale: les villes ne valent pas grand chose, tjs un énorme trafic avec les tricycles et jeeps à rallonges; tjs pourries. Mais les gares sont là et les services... 
Les paysages sont beaux et brillants avec des cieux lourds et bas et les lumières étonnantes! J’aime ces couleurs gris- bleuté et ces verts fluo parfois. Rien n’est plat excepté les rizières. Et il y en a. Nous sommes toujours dans le “grenier” des Philippines.
Tout le long de la route, des villages de maisons en bambou et tôles. Ça fait bcp de monde au total, plus les villages que l’on devine dans la jungle grâce aux feux qu’ils allument pour tout: cuisiner, se débarrasser des feuilles mortes ou autres.

07.01: Naga- Caramoan: 135 km 177p 
Région très reculée que celle de Caramoan et très jolie dès que l’ont atteint la zone des hautes collines de jungle. C’est si éloigné de Manille que les routes sont à moitié finies, corruption dans les marchés. ...Des pentes invraisemblables. 6 h de toute pour 135 km. Une fois sur place, chacun un peu argenté veut faire son hôtel, au total un vrai capharnaum et c’est dommage. Le long de la côte, plein d’îles, calcaires, un peu la baie d’Halong au Vietnam. Mon hébergement est correct mais lorsque j’ai voulu me coucher, j’ai trouvé 2 énormes cafards au pied du lit et plein de fourmis partout. Mais les cafards ont eu raison de mon courage. J’ai parlé à l’hotelier qui m’a « surclassée »; le mal était fait, la nuit était fichue. Je suis partie tôt le matin pour une longue journée. Il y a plein de bancs de sable blanc mais il n’y a aucune infrastructure et pas d’accès, il faut traverser un bout de jungle; brrrrr avec les araignées et les serpents possibles....
08.01.Caramoan-Guijaro- Codon-Tabaco- Legazpi 177km 650p
De la route pour atteindre Legazpi et plus au Sud la région de Vizayas

10.01 2018 Legazpi to Matnog-San Isidro-S.Isidro -S.Antonio 207km  530P
Passage de Luzon à la région de Vizayas



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Philippines 1




Objet: Philippines 9.12.2017

Philippines Luzon Nord


J’ai fait le tour du Sri Lanka et je crois avoir quitté le bassin hindu/bouddhist pour entrer dans le bassin catho/musulman.

Me voici aux PhilippinesManille. Un atterrissage décoiffant en ce sens que sans info., sans préparation, je suis tombée dans la zone rouge de Manilatout de suite.
Heureusement, je n’avais pas réservé d’hôtel, j’avais sélectionné 3 options. En arrivant, en taxi, depuis l’aéroport, le quartier m’a semblé louche, « Malate »..., j’ai demandé au chauffeur de m’attendre 5 mn devant la porte pour voir ce qu’était l’hôtel et j’ai décidé de déguerpir. Je ne me sentais pas à l’aise dans le quartier, ce qui ne veut pas dire qu’il était dangereux mais il faut écouter ses instincts n’est ce pas?

Donc, plan B direct, pour l’option 3 qui était tout à fait trad. selon nos concepts. Juste au nord de la zone rouge, dans la zone « Downtown ». Ouf, ça allait mieux! J’y suis toujours. En plus j’ai trouvé un guide book et j’ai internet. Ca aide pour le repérage.

Le plus dur, ce sont les enfants dans les rues de un an à.....
Il y a aussi une très forte communauté chinoise, à Manille .
Je viens de faire le tour du centre, environ 5 km de rayon... mais je reste loin du périmètre!!! Dans la ville même: 11 millions d’hts., sur les 101 millions que comptent les Philippines! Et répartis dans ce qui étaient des villages il y a 100 ans.... tout change vite! Ces quartiers absorbés sont assez disparates mais partout on trouve ces enfants de rues à moitié abandonnés.
Aujourd’hui j’ai changé d’hotel pour qq chose de plus simple et aussi confortable avec quelques étrangers et des voyageurs philippins.
Je prépare mes plans pour les prochains 15 jours au Nord de Manille, île de Luzon qui est la plus 
tribale, population aborigène sans mélange ou peu.(a voir?)
Mon impression première est certes vraie mais non exclusive et demande toutefois une alerte permanente, mais non hystérique. Je trouve chez ces gens là pas mal de traits mexicains, une énergie très positive, de la joie libère. Rien à voir avec ce que j’ai connu en Inde ou Sri Lanka. C’est spontané.

15.12 Pinatubo. Je quitte Manille et ses embouteillages fantastiques; ce qui se traduit par des heures de bus....pour sortir de la ville. C’est un problème à travers toutes les Philippines car les villes sont tentaculaires, il n’y a pas de contournement; cependant la façon de conduire est beaucoup plus occidentale: respect des lignes continues, stops, feu, priorités etc. J’ai déjà utilisé tous les moyens de transport offerts: jeepneys, tricycles à moteur ou non ( je ne sais pas si ces engins passent aux “mines” locales; ils sont partout, sophistiqués, b très fantaisistes et issus du recyclage automobile pour les vitres, tôles..)
Sta Juliana :Tout se passe bien et j’arrive à destination grâce à 3 engins successifs, terminant avec le side- car. J’arrive dans une auberge très fréquentée par des ONG. Il y avait un groupe franco/canadien qui n’avait pas l’air d’être très opérationnel. Le manager faisait des audits de chaque membre et les 4/5 que j’ai entendus ne paraissaient pas positifs. Que font ils là? Mystère ,mais chacun s’amuse bien sur les fonds délivrés...pour aider..
En revanche, en marchant le long d’une rivière, je suis “tombée” sur des paysans. Ils préparaient leur marchandise pour le marché de gros: lavage d’énormes radis blancs, de pommes de terres douces, de racines de bamboo et empaquetage; je suis donc restée avec eux pendant 3 h. Ils travaillent avec leurs 2 ouvriers, 13 et 15 ans qui font toute la manutention des sacs...et les femmes bien sûr qui grattent, frottent!
La journée a été longue pour moi d’autant que je n’ai pas bien dormi la dernière nuit à Manille. Demain, je dois joindre un groupe pour monter au Pinatubo à 5h du mat. ..
Le propriétaire de l’auberge est très concerné par les communautés qui vivent chichement autour du Pinatubo, c’est lui qui organise les transfers en jeep et guides.
Finalement, après la nuit blanche, je me dégonfle. Je vais marcher dans deux villages sur les collines alentour et à mon retour je trouve un groupe en train de se former pour aller je ne sais où mais je me joins au groupe et nous partons en jeep.
Il s’agit d’un groupe de téléphonie philippin qui consacre une fraction de son budget pour aider des communautés reculées. Ici, elles vont porter des cadeaux aux enfants et un repas pour tous à l’occasion de Noêl.
Terrible et aussi super encourageant. Ces gens vivent au jour le jour et sont dans leur schéma: ni heureux ni malheureux , ils vivent et tirent parti de ce qui arrive bon ou mauvais. 
Le plus surprenant est que devant l’arrivée des cadeaux ou de la nourriture ils ne se sont ni agités ni bousculés....ils sont arrivés les uns après les autres. Ils n’étaient pas prévenus, ils ont mangé tout ce qui leur a été donné. En l’occurence, une personne du groupe avait cuit des brochettes de boeuf, une palanquée!
Il fallait les réchauffer seulement, les villageois ont allumé un feu dans les pierres, un grillage de clôture a fait office de grille..
Nous avons visité 2 villages et en fin de journée nous sommes revenus heureux et fatigués, légers: tout distribué, nourriture et cadeaux. 
Le bémol à mon point de vue: les cadeaux étaient tous empaquetés dans du plastic, plastic eux mêmes et tous types de bonbons en étui alu, le tout jonchant le sol partout! Ca n’est pas vraiment un bon point. 

16.dec. Même jour:San Marcelino, de l’autre côté ouest du Pinatubo.
Les “téléphonistes” m’ont conduite à la ville la plus proche et j’ai pu prendre le bus rapidement.
Tout s’est enclenché parfaitement bien que changé de bus plusieurs fois et que ce soit la nuit tombée en arrivant.
Le chauffeur du side car, dernier « taxi » du parcours, m’a amenée dans un hôtel sympa et ainsi de suite, prix ok, restau attenant, philippinos prêts à bavarder, et ainsi de suite. J’aime bcp lorsque tout s’enchaine ainsi sans entrave et dans le bon sens!!!
15 dec.Aglao Mapanuepe. De nouveau, les gens de l’hôtel sont aimables, demandent ma prochaine destination, ils se renseignent car ne connaissent pas etc et tout se met en route, il suffit de demander.!’J’attrappe le jeepney qui va à Aglao. Ce que je ne sais pas 😏 c’est qu’il n’y a pas de retour aujourd’hui!!
En revanche, dans le jeepney les gens sont curieux et me 
demandent ce que je fais là , où je 
vais etc...et là , la solution arrive sur un plateau: « viens chez moi car il n’y a pas de retour aujourd’hui!!”
Le village est celui des « survivants » du Pinatubo. Leur village a été englouti sous le lac Mapanuete....seul reste visible le clocher de l’église..
L’éruption a duré une semaine, projection dans le ciel jusqu’à 40 km de haut, le volcan a été décimé de 300 m. En même temps, violent typhon et pluies violentes: les matériaux volcaniques ont été mobilisés par l’eau en lahars dévastateurs: pas de survivants sur le chemin et plusieurs m de recouvrement dans cette zone ouest.
Là encore, super expérience avec Natty, la dame du jeepney. Après mon tour sur le lac, je l’ai trouvée, tout le monde se connaît.., et je suis restée avec elle, j’ai taillé des baguettes pour les BBQ, 7 pesos une poignée; il faut bcp bcp de poignées pour apercevoir le début d’un revenu! (1€=59 pesos)
J’ai dîné avec elle, dormi chez elle et son mari m’a accompagnée sur sa moto à San Marcelino à 5h du mat. lorsqu’il partait travailler!
Simplement.

18.dec : Vigan. Très long trajet , 15:30! Ce ne sont pas les véhicules sur la route; il y a très peu de voitures individuelles. En revanche, en ville, il y en a! Il n’y a pas un réseau public urbain. Donc c’est l’attente pour traverser les villes, étalées sur des km jusqu’à la suivante...
Vigan est au nord de Luzon, on est proche de la Chine et des Chinois qui sont les premiers à avoir commercé avec leurs voisins, bien avant les Européens. Quand ces derniers sont arrivés, il y a eu tout particulièrement à Vigan une symbiose des usages , des cultures et le résultat architectural est homogène, étendu et en voie de conservation... il reste bcp à faire. J’ai pris plaisir à me promener, le musée est dans la rue et il y avait aussi de bons petits musées, maisons bourgeoises du 19*s.. J’ai changé d’hotel pour le plaisir de voir ces intérieurs et ces planchers et mobilier en bois de rose! J’ai fait des expériences culinaires, peu concluantes. Cette cuisine n’est décidément pas de mon goût. Ils ont de bons et beaux légumes et ils servent 4 oarts de riz pour une de légumes! Autant dire rien et en plus pas bon. Comment ils font? Je ne sais pas!

20 dec. : en route pour le repaire des Marcos


Baguio, 2ieme ville de l’archipel de Luzon et très jeune!
Il faut que je me re-habitue. 
Tout va bien: coupeurs de têtes, tissages, beaux ustensiles en bois, de type arts primitifs. Je découvre cet art pour lequel je trouve de l’intérêt maintenant.
En 50/70 ans tout a changé considérablement pour ces populations. Pas toujours pour le bon à mon point de vue. Les constructions sont hideuses: béton qui sous ces climats humides devient lépreux! Embouteillages sans nom: 6 h pour faire 130 km....
En arrivant à Baguio, j’ai eu la vision d’une caldera volcanique, effondrée, dans laquelle Baguio s’est installée et a grignoté les rebords. La mise en scene : superbe! Ensuite, il a fallu 40 mn pour atteindre le fond de la cuvette à travers les rues dont la pente est > à 10%!! et étroites.
La seconde vision a été celle de Valparaiso: des constructions agglutinées sur des pentes vertigineuses, colorées, sur des pilotis de béton..Compte tenu du contexte volcanique tout autour nul doute qu’en cas de séisme, ça chauffe! La veille il y a eu un tremblement magnitude 4.9, sans dégât.
La troisième a été celle de Tegucigalpa, un désordre absolu.
Finalement, ça fonctionne; il faut de bons mollets car seul le centre est plat. C’est là que convergent 5 ou six artères et c’est complètement congestionné. Il n’y a pas de side cars, seulement des jeepneys: 19 à 23 passagers, rutilants de couleurs et de tuvcychromes!! et des voitures particulières, pour la +part des 4x4.
La ville est récente, début du XX e s., initiée par les Américains en tant que « station » climatique pour les nouveaux colons et leurs troupes. Aujourd’hui, c’est une ville étudiante, bouillante. Riche en musées ethnologiques, historiques, et art contemporain. La température y est très agréable; j’ai navigué de part en part, en jeepney, facilement et jai bien aimé, les contacts faciles aussi. Le 3eme age bénéficie de réductions de 15 à20% même dans les hotels et de plus, il bénéficie de passe droit dans les files d’attente ! alors qu’ils ont tout leur temps..
Demain , je reviens sur Manille et je commence le sud de l’archipel de Luzon.





vendredi 8 décembre 2017

2017. 12 . Galle et Colombo

28 Nov. Galle: encore la tête 
comme un ballon....mais l’auberge me convient parfaitement! A l’écart des grands courants, sans être loin du Fort; propre , tranquille. Ouf et pas de bêtes! Je trouve là des “volontaires”, des personnes qui travaillent pour être nourries et logées durant une période définie. C’étaient des rencontres intéressantes et pourquoi ne pas essayer? C’est du voyage différent et ces personnes ces trouvaient satisfaites.
Le Fort de Galle a du charme, maisons coloniales des Hollandais parfois reprofilées par les  Brits. Ce qui l’est moins c’est la disparité de la qualité des rénovations, la répétition des mêmes échoppes, des mêmes produits...des mêmes gens un peu racoleurs. Pour des produits sans trop d’originalité à mon goût. De plus, sous la pluie battante, ce n’était pas pour améliorer l’opinion. En 4 heures j’avais fait le tour des remparts et rues intra muros, j’avais eu le temps de prendre plusieurs saucées et de “sécher”.
J’avais, la veille, déambulé dans la ville “neuve”, marchés divers, gare et plus. Ce n’est pas très grand, le “Fort” comporte les - must see- donc le tour est vite fait , en dehors, personnellement, je goûte peu.
En plus le temps est vraiment à la tempête avec vents violents, trombes d’eau,arbres arrachés, usines électriques touchées, sans electricité durant plus de 24h...
J’ai acheté mon billet pour les Philippines, paiement difficile avec rupture de courant mais nous y sommes arrivés! En plus, mon problème d’oeil semble amplifier. Il faut que je consulte à Colombo. Les pieds, mouillés dans les chaussures mouillées, commencent à “pourrir”, une odeur horrible. Rien ne sèche.

30.11.17  J’ai choisi le train pour Colombo. Mais avec les tempêtes, arbres arrachés et autres, 2 trains ont été supprimés, les autres sont bondés. Grande improvisation!  Je suis en 1ere, 22 places, juste derrière la loco au diesel. Après les retards, annulations et autres il fait nuit lorsque j’arrive à Colombo. Pour la 1ere fois, je vais loger dans un YWCA ( jeunes femmes catho....) supposé être super. Le bâtiment est super, une maison coloniale avec un joli mobilier. Les chambres, sans bêtes, sont monacales et l’hôtesse revêche. Comme je dois aller à l’hôpital le lendemain, je profite des lieux, bien placés aussi. Je verrai si je reste ou je change après la visite à l’hôpital.
Je passe un bonne nuit et le lendemain je me rends dans l’hôpital que m’a recommandé l’optométriste rencontré dans le train. C’est jour de fête islamique au Sri Lanka....je trouve une secrétaire qui est là pour prendre les RV....et j’en ai un pour le 2 dec.à 9h. Toujours sous des pluies fortes! Trempée comme je suis, un peu plus ou moins, ça ne change pas la situation. Toujours en marchant, je décide de visiter et de chercher un bouquin sur les Philippines....je fais ce jour là 18 km en ville! Je dois dire sans grand intérêt et infructueux pour les bouquins. Demain je visiterai le côté ouest. Je suis un peu dépitée, toujours seule, pas de visiteurs là oú je me trouve et locaux à peine aimables.
 2 Dec. l’ophtalmo diagnostique une kératite aigue sur l’oeil droit et un peu moindre à gauche. La prescription est pour quelques jours, je dois à nouveau consulter avant de partir.  Vraisemblablement due à la pollution terrible à Delhi. Toujours sous de fortes pluies, je visite et je finis par avoir des ampoules partout aux pieds, cette fois ils sont hydratés!!!!....et je change d’hôtel, idée lumineuse car je rencontre des gens sympas bien sûr, des étrangers et aussi les jeunes de l’hostel, locaux, astucieux et très aidants. Ca fait du bien. Hormis à Galle, j’ai peu eu l’occasion de rencontrer des voyageurs. Je me rattrape ici avec Corrie( Canada/Philippines), Elizabeth (England) et une Québécoise. Le logement étant en chambre d’hôtes ou hotel et hors saison, souvent je me retrouvais seule.
Le ciel semble vouloir rester serein et après avoir laissé mes pieds au sec et à l’air une journée entière les ampoules me laissent tranquille.
La visite des marais au nord de Colombo s’est aussi révélée décevante, un martin pêcheur, un varang, un cormoran/ serpent, ça a été peu, mais en bateau, dans la mangrove, 1 heure durant et avec le soleil, c’était agréable.
5 dec. Negombo: je suis de retour à mon point de départ, il fait beau, je n’ai rien à faire et je n’ai pas de wifi. Je suis dans un hôtel, propre, tranquille, près de l’océan indien: 3 jours pour organiser le RV chez un ophtalmo., envoyer un colis, donner à laver tout ce que j’ai utilisé, soigner mains et pieds, aller faire un peu de bronzette et lire un polar ou deux.
 sur la plage. Ce sera mon ambition ultime au Sri Lanka.
N’ayant trouvé aucun guide au sujet des Philippines, sans wifi, je ne peux pas anticiper.

Au total, je ne peux pas dire que j’ai été séduite. Pour partie car je suis encore empreinte de mon aventure en Inde; les gens sont assez similaires surtout dans les sites touristiques. Pour partie aussi, parce que plus de la moitié des hébergements, sur un même créneau de prix sont de peu d’interêt, et la nourriture avec. Certes, j’ai eu de très bonnes surprises et je suis restée plus longtemps sur place dans ces cas là mais pas plus de 2/3  nuits, le temps de me faire un petit repos. Les plages ne m’ont pas impressionnée non plus. Seule la zone du thé m’a séduite.

2017.11 S.Lanka Côte est


 Je rappelle pour ceux qui lisent le blog et correspondent avec moi par mail, que mon adresse mail est: 
  • 11atol01@gmail.com  
  • -que j’ai perdu leur adresse mail lorsque mon portable a été volé. Je ne peux donc pas leur envoyer de message.

25 nov Badulla: je quitte cette charmante région fraîche avec ces lits douillets. Quel plaisir de se coucher avec une bonne couverture et de se regarder dormir le matin quand le jour se lève!!!
Toute la journée en bus, changement 4 fois, au total près de 190 km et 10 heures de transport, mais pas seule: avec une musique tonitruante! Au départ, les routes sont étroites: il faut sortir de la zone de thé, les virages se suivent et la conduite est un tantinet folle. Mon estomac est au bord des lèvres, ma poche est prête... mais non, tout se passe pour le mieux pendant toute cette traversée de plantations embrumées.
Puis il a plu depuis, sans cesse, jusqu’à Puttovil et Arugan Bay.
La plaine dans laquelle nous arrivons est une vaste rizière. Un vert comme irréel, fluo.

Dim 26 nov: Arugam Bay Ca me semble drôle de noter que nous sommes dimanche! Tous les jours sont pareils ici. A Delhi, il y avait un semblant de WE: le samedi avait, près des centres commerciaux, à Connaught en particulier, un air de frénésie, fièvre acheteuse dans l’air bouillant. Rempli de jeunes, certains argentés, les autres non. Seule une partie entrait dans les Starbuck, les autres regardaient depuis dehors. Pareil pour les restos. Dans les magasins, il y a toujours un portier. Il ouvre ou pas la porte.... Le dimanche, ces coins sont pratiquement déserts. Si on peut dire. 
Ici au Sri Lanka, il y a des églises chrétiennes en plus des temples divers. Je n’ai pas vu foule jusqu’à présent, ni cérémonie particulière.
En ce moment, il est 7h du mat. et j’entend au loin un prêtre quelconque qui chante au micro, ce n’est pas in muezzin, il interprète librement des mélodies, de gros canards passent sur les notes....Chacun fait de son mieux!
Et il pleut. Il a plu toute la nuit, tout est gluant d’humidité et de moustiques, à nouveau il fait 27/28* C.
La guesthouse est agréable, à 50 m de la mer. Pas étonnant que le tsunami de 2004 les ai touchés: ils ont les pieds dans l’eau. La plage, réputée excellente pour le surf, est très étroite et pentue.
Il n’y a pas grand chose à faire sous la pluie. Je préfère me mouiller que servir de proie aux moustiques. Et je rencontre les pêcheurs: des musulmans pour la plus part. Pas une seule femme sur la plage. Ici, partout est écrit:” no bikini on street”. La rue est réduite à la plus simple expression: un ruban le long du rivage, bâti tout du long ....des constructions de tout genre, de la cabane en planche métallique au “resort” à 3 étages, le 3 eme prévu par le propriétaire, pour des temps à venir. C’est très classique, économique (pas besoin de toiture et utilisé en terrace en attendant la suite) . Les tropiques!
La cuisinière est non seulement aimable, elle est excellente. La nourriture est bien meilleure qu’au 5 étoiles de Relais et Châteaux.
Je ne m’attarde pas ici car je n’ai pas grand chose à faire. Mousson oblige, mais j’ai bien aimé le coin, très calme puisque ce  n’est pas la bonne saison pour le surf.

27/28 Tangalla: toujours sur cette côte Est. Pour y arriver, je refais la moitié du chemin en arrière : 2 parcs nat. séparent Arugan et Tangalla! La musique à fond les ballons à nouveau et à Tangalla, halte minimale pour me reposer. Ce n’est pas trop ma tasse de thé. C’est sale, touristique, gavé d’”hôtels” de tous calibres. L’hôtel que j’ai pressenti se révèle sans accueil, personne. En revanche, placardés sur tous les murs, plusieurs fois sur le même mur, les interdits. Un paquet! Ne pas ceci et cela, ne pas autre chose et plus etc
Je suis partie et j’ai fini dans une homestay, dont l’enseigne, je l’ai vu après, “Nature Holiday” était pour le moins, pompeuse. Mais c’était dans un jardin bien tenu. La chambre était propre et silencieuse; les propriétaires aimables et un peu pompeux aussi. La nourriture offerte par la homestay, que j’ai acceptée, a été horrible. Compte tenu que nous sommes dans un village de pêcheurs, je comptais sur du poisson frais...j’ai eu un maquereau  noir et pour curry du ketchup sur la bête... le riz qui venait avec ainsi que la salade étaient dans les mêmes standards. Les cuisinières n’ont pas toutes les mêmes capacités....J’étais plus gênée qu’autre chose car je ne pouvais rien avaler et les tenanciers restaient autour de moi...

Le petit dej a été pareil après une bonne nuit. Je suis partie après avoir trouvé une adresse où aller à Galle, à 3h au sud