lundi 2 juillet 2018

2018 22 Juin , nous essayons des mises à plat.


22 juin: Je reprends l’écriture, en crise.

En effet, l’abcès chez le jeune frère n’est pas nettoyé: c’un cratère qui se lâche, se répand. Sur le passage, ça brule. Voilà ce que je vis. Décidément, je me sens comme en « zone empoisonnée, nocive, toxique»; mon environnement familial explose, de partout et simultanément. J’ai l’impression d’avoir appuyé sur un détonateur.
Est-ce accidentel, fortuit, prémédité?
Je ne sais pas; en revanche, ça me trouble, me fait mal. Je me sens comme la proie au milieu de carnassiers. 
Je suis en bonne santé, ma tête va bien, je suis fragilisée émotionnellement depuis l’Inde et mon retour en France, mais je garde mon sang froid.
Je vais donc prendre congé de cet environnement hostile en gardant une grande distance. Je ne me sens pas capable de remonter le temps sur 70 ans et de le re-tricoter à la guise de mes frères et soeur. Si j’ai un peu d’avenir, je vais plutôt regarder de l’avant. Mais il n’est pas question pour moi de bâtir avec eux l’avenir sur des braises.




Envoyé de mon iPhone

mardi 12 juin 2018

Philippines 4 Palawan

Philippines Luzon Palawan

26.01 me voici à PalawanPuerto Princesa . Tous ceux qui m’ont parlé de Palawan m’ont dit que c'est là qu'il faut aller! Parce que c’est sauvage, etc. ...
En réalité, c’est très touristique. Les moyens de transport sont extrêmement longs et à tous les coins, on est roulé dans la farine. Ensuite, les services sont de piètre qualité, surtout dans l’hébergement avec du minable ou top end, avec des accès à ces derniers pas faciles à mettre en oeuvre surtout sans wifi. Or l’énergie est distribuée de 18 à 24 h... Voilà le cadre.
Premier jour à prendre des leçons, et à en tirer les conséquences. Il fait bon mais il pleut, c’est humide et c’est très boisé, sombre et envahi par mes amis les moustiques!
L’interêt ici, comme dans beaucoup de ces îles, c’est la plongée sous marine. Ce n’est pas mon truc et la plage est souvent occupée par de petites méduses.
Je me suis arrêtée à Sabang que j’ai quitté aussitôt car ce n’étaient que des touristes; puis Port Barton, idem. En dehors des combats de coq, rien n’a piqué ma curiosité. C’était la première fois que j'en voyais et sûrement la dernière: c’est bruyant, des bêtes idiotes à mon point de vue et le combat n’a pas de sens. Les oiseaux sont équipés d’arme blanche extrêmement tranchante et c’est le hazard qui fait la mort de l’autre volatile. Autre aspect: on mise, comme à la boxe, sur la bête. Comme à la boxe aussi, quand la bête est au sol et ne se relève pas, l’arbitre compte jusqu’à 3...
Les coqs, la friture de l’huile de palme, les mobs., l’humidité constante, collante.
Un peu déçue et bien fatiguée.

28.01: j’ai réservé par tel. une nuit à Flower Island ( Butacan) et je prend le van qui va me déposer à Taytay. Ensuite un tricycle et je serai au port de Taytay oú un bateau me prendra en charge. Il y a un là un hébergement prometteur mais je ne sais pas ce qui m’attend. Je verrai. Il y a 2 h de bateau et à proximité, dans l’archipel il y a des fermes d’huîtres perlières.

Une semaine de farniente avec un polar et tout va bien. A renouveler. Le beau temps en plus! La visite d’une des fermes a été très instructive. C’est un gros business, initié il y a une trentaine d’années par un français Branelec Jacques et un associé philippin. Produire des perles couleur or grâce à l’huître adéquate. Exclusivité philippine. Mais j’ai été frustrée sur la quantité: à peine quelques unes....la compagnie a ses locaux à Manille Makati: Jewelmer, mais je ne fais que passer à Manille la prochaine fois que j'y serai!

3 février: je quitte ce coin pour une journée à El Nido et le bateau pour l’ìle Busanga, Coron city le 4! 
El Nido bénéficie d’un cadre superbe: des blocs de calcaire constituent les rivages alentour avec de très petites plages; en revanche, le calcaire abrite des caves, des sites de plongée, et autour , des coraux. Il y a de quoi faire avec la plongée! Et les iles où se trouvent de super hôtels aussi et des lagons...
La traversée El Nido/ Coron, 5h au lieu de 3, a été agitée, mais je n’ai pas été malade...
Arrivée à Coron, les hôtels étaient pleins. Mais l’athmosphère très sensiblement différente: il y a des épaves tout autour de l’île. Lorsqu’on voit tous les îlets, ilots rocheux....on comprend mieux! Il y a donc des plongeurs, des écoles de plongée etc
La configuration de la “ville”est différente: l zone le long du rivage est largement plus importante. En revanche, le point commun c’est l’assainissement, le désordre apparent des constructions, le nombre de touristes et plus.
Une seule nuit ici, un bon déjeuner tardif avec un bon curry et retour à Manille en avion pour le vol à Kuala Lumpur.

dimanche 10 juin 2018

Malaisie 2

 2 eme partie Malaisie
10 fév.  Ipoh. Arrivée sur un WE, la ville semblait complètement assoupie et vide. 
On voyait très bien le quartier Indien, ses temples, ses restaurants et les boutiques. Séparé par un axe nord sud et un autre Est ouest, Chinatown. Une grande surprise, comme celle de KL.  Bien sûr le temps a lissé les choses, les besoins ont changé, le commerce a changé d’aspect et en profondeur aussi. Ce qui m’intrigue bcp c’est que je trouve là ce que je pensais trouver en Chine; des gens réservés, dynamiques, de l’harmonie entre leur activité et leur vie. J’ai passé là 2 bonnes journées à me promener avec les animations du nouvel an chinois aussi, à grignoter leurs délicacies sucrées; à apprendre comment fonctionnaient les sociétés secrètes au moment oú les immigrants chinois arrivaient en nombre pour travailler dans les mines d'étain, leurs buts et les moyens pour y arriver. Bonne intro pour les visites suivantes.
Kangsar, ville royale avec mosquée récente et une importante médrasa. Le détour n’était pas vraiment justifié; le musée, ancien « palace » contenant les cadeaux reçus par sa majesté le sultan, était aussi surfait. Cependant, la Malaisie c’est aussi ça: les sultans, la religion, son incidence dans la vie quotidienne alors que 55% de la population seulement est musulmane. 
Taiping: de taille plus modeste mais ville plus ancienne évincée par Ipoh avec l’arrivée des Japonais dans les années 30. J’étais ds une auberge très bien tenue par un australien et très sympa. En revanche, j’ai eu des contacts très négatifs avec presque tous les locaux; y aurait il un trait de caractère constant et peu plaisant? A voir.
Il y a à Taiping une ville Chinoise aussi et des maisons “bourgeoises” de marchands Chinois au dessus du panier. Ce qui les attirait ici? les mines d’étain. Ce sont eux qui constituaient la main d’oeuvre laborieuse, pas les malais. Les chefs, Kapitans constituaient des “confréries”, temples, bordels, et tout le nécessaire au bon fonctionnement de la structure; même la conso et la salle de repos pour fumer l’opium...Bien sûr il y avait aussi d’autres activités plus philanthropiques..

15 février: Je quitte l’état de Pérac pour Penang. Un état tout petit constitué de l’île de Penang et du territoire inland éponyme. Le plus intéressant est George Town. Classé par l’UNESCO, le site est relativement vaste et homogène. J’ai bien aimé les lieux; le soir il faisait bon, beaucoup de restaurants en tous genres ( qualité, prix, origines) le monde entier se retrouvait là sans le brouhaha et le port... il y a aussi la ville non classée, prospère et de villégiature car les plages sont là! C’est là que se trouvent les immeubles les plus hauts et la vie “normale”, malls, bureaux , immeubles résidentiels etc

Ferme aux épices: super expérience oú je rencontre une  guide d’origine chinoise, Ce Tan. Nous convenons qu’elle me fait visiter Georges Town dans qq jours. En attendant, je me rends dans le PN, à l’extrémité nord ouest de l’Ile. Décevant car il y a un accès limité à cause de pluies fortes tombées il y a qq jours et c’est déjà l’heure de la fermeture... La recherche de logement est du même ordre: je zappe. Je retourne sur mes pas, dans le village de Teluk Bahang et là je trouve un motel sympa avec un hôtelier idem. Pas mal de Singaporiens viennent en ballade ici, (la plage ou hiking). L’endroit est très « local », petite vitesse, la côte est aussi très locale: rien ne perce de l’énergétique Georges town qui n’est qu’à qq 20km!La « plage » que j’ai arpentée, est tout sauf ouverte aux touristes. Un hôtel entre la route et le rivage attend le prochain rang de parpaings depuis plusieurs années; il n’y a rien ici qui retienne les visiteurs: le PN est peu accueillant, les homestay vides ou chers pour ce que c'est, les restos sont inexistants ou dans des conditions précaires. Les bus marchent bien, la desserte est bonne. Il y a un centre artisanal, fermé, un musée de batik fermé ainsi de suite...Le jardin des épices a seul retenu mon attention.  Je vais aller dîner près la ferme aux épices car j’ai repéré ce matin un resto thaï; bonne idée: cosy, bonne compagnie et bonne cuisine.
De retour à George town, je rencontre Ce Tan et nous voilà dans une autre partie de la ville et surtout elle m’introduit à ce que je ne fais jamais: goûter. Il s’avère que tous les délices malays ne sont pas de mon goût: hyper sucré, fortement dosé de coconut et pandanus qui donne cette couleur verte, fluo. Je n’ai donc rien perdu depuis que je suis ici!.. le temps est passé très vite avec Ce Tan et tous ses commentaires ou ses jeux. Avant d’être aux épices, elle faisait visiter George town en tant que freelancer. Elle est très intéressante. J’ai changé d’hôtel, pour une nuit, moins de contacts mais plus d’espace perso pour laver, sécher et préparer mon départ sur la terre ferme le lendemain. Wifi est ok mais le temps manque pour travailler les photos surtout sur le téléphone!

17.02: Départ pour Alor Setar, Kedah: j’ai un peu bégayé  au début mais finalement je suis bien arrivée après avoir traversé les étendues de rizières. C’est le grenier de la péninsule! au moins sur la plaine côtière. Très vite, les palmiers à huile prennent le pas.
On arrive vers un secteur de collines, oú se développe un tourisme autour d’un grand lac de barrage . Le tout dans un environnement de palmiers. Monoculture, engrais et pesticides sont la norme ici.

Malaisie 6 Tioman et retour à KL

Tioman
Dernière étape de visite-repos. C'est une île, mythique pour beaucoup. Je ne comptais pas y aller car je ne souhaitais pas m'agglutiner....Finalement, j'ai du temps libre avant mon vol retour pour la France. Pas forcément la bonne décision.
Depuis KK, je retraverse la péninsule malaise, pas une autre route, mêmes paysages, villages différents et beaucoup de pauvreté cette fois-ci.
Tioman est une île de l'Etat de Johor, à 3h au large. On prend le ferry à Mersing. La ville ne vit que grâce à l'archipel, mouvement des ferries, des hordes de touristes de Singapour, de Chine, de partout. le planing des mouvements des ferries est incompréhensible, donc il faut aller au guichet jusqu'à ce que l'on ait un RV pour acheter un ticket...
Les gens sont sympas dans le coin, ils bavardent facilement, n'importe où, ainsi, bien que je sois en stand by, le temps passe tranquille, sans m'ennuyer et jusqu'à ce que je sache quand je peux embarquer. Je n'ai rien réservé pour dormir, je verrai sur place.
La traversée est longue, paisible, c'est déjà bien. L'arrivée est OK et tardive avec les retards. chercher un lit semble un peu compliqué et toutes les options sélectionnées s'avèrent surbookées. Je déniche un coin acceptable pour la nuit, seulement cette nuit là. en bavardant au resto. local, j'apprends que l'autre côté de l'île, à l'est, est plus sauvage et les touristes moins nombreux; il y a de la place.
Le plan du lendemain sera donc de changer de site.
L'île est montagneuse avec une crête tout le long; le taxi qui me conduit me fait traverser cette jungle, la seule "route" a des pentes à 45 voire 47 degrés, c'est impressionnant!!! en effet, il y a peu de monde et je dégotte un chalet, sur la plage, pour moi. il y a une épicerie et des restaurants, tout ce qu'il me faut pour quelques jours. car je décide de me poser 3 ou 4 jours. Les pluies sont abondantes et si non permanentes, elles sont très fréquentes. Je m'apprête donc à faire des balades: spot de protection des oeufs de tortues, tissages etc, ce n'est pas gênant de se mouiller en marchant...En revanche, pour ce qui est de s'arrêter sur la plage pour lire ou faire des châteaux de sable, pas question: les mouches de sable, "sandflies" sont voraces et minuscules. Il n'y a personne sur les plages, le but, ici aussi, c'est la plongée sous marine, au large!
Mon séjour ne va pas dépasser 3 nuits et je retourne à Mersing et à Kuala Lumpur, sans me presser.
Kuala Lumpur, séjour dans ce quartier Chinois bien sympa, visite de Putrajaya, capitale administrative de Malaisie, où se trouvent les ministères, les organes du gouvernement etc....il faut une voiture pour circuler ici, comme Cambera ou Brasilia ou Nai Pi Tau, mais ça a plus de charme: une belle mosquée comme posée sur l'eau, quelques perspectives. Pas de quoi s'esbaudir quand même.
Retour à KL, je prépare mon départ pour Franckfort et mon retour à Paris.
Deux mois ont finalement été un peu longs pour découvrir la Malaisie. En revanche, Bornéo mérite plus que le temps que j'y ai passé en passant par une bonne préparation de l'itinéraire et les réa qui vont avec.

Malaisie 5 Borneo

Borneo . 4 mars 2018

Arrivée à Kuching, Sarawack, Borneo. Priorité: organiser le séjour. 
À l’hotel, je trouve Vikie, Hongroise qui vit aux USA. Celine, Belge, volontaire à Bornéo Kalimantan Ouest, dans la protection de la forêt, depuis 6 ans et elle a 26 ou 27 ans.. et autres caractères mais plus standards. Dans l’ensemble des jeunes qui voyagent, travaillent pour se faire un peu d’argent ou au moins pour payer leur gîte.
La ville de Kuching, capitale de l’état qui n’a plus de sultan, qui en avait un, Sultan Blanc, qui a cédé la place aux britanniques après la WW2.
Il y a la rivière, ses couchers de soleil, le pont, la partie chinoise et autour... le parc national de Bakko et les proboscis, les singes en érection permanente. Il m’a fallu du temps pour les voir d’assez près mais hors d’atteinte pour des photos! Lorsqu’ils ont bien voulu se montrer de près, j’ai eu la chance d’être là et prête: un festival! Un mâle dominant pour toute la communauté; toutes les femelles sont pour lui, les autres mâles restent célibataires! La messe est dite. Ils ont un nez énorme comme une saucisse, rouge et long comme leur sexe!  
Nous étions 3 ensemble dans cette virée de 2 jours a Bakko : Vikkie, Alice (Italie) et moi. Ca a été super mais nous avons fait des heureux: les moustiques! Puis j’ai continué avec Vikkie jusqu’à Kinabatangan ( Sabah)Alice partait en Indonésie.
Nous avons galéré pour atteindre Miri et n’avons pas pu décrocher un vol pour nous rendre à Mulu 
Parc Nat.
Nous n’avons pas insisté et de ce pas nous sommes allées à Brunei pour un nuit et de là nous sommes parties sur Sabah. Vikkie était malade ou fatiguée et n’était pas prête à bouger tant à Miri qu’à Brunei.

09.03 Brunei Le Sultanat. Rien de spécial. Rien de superbe, de moderne, d’attractif. Excepté le fait qu’une grande partie de la ville est sur pilotis sur la rive droite de la rivière avec ses mosquées, écoles, service de pompiers etc.
Et la chaleur. Je suis seule et contente. Je me promène comme j’aime, en flânant. Je fait un long détour car il est midi un vendredi: c'est l’heure de la prière, tout le monde observe la trêve jusqu’à 14h, y compris les passeurs pour traverser et atteindre la ville flottante.
J'ai passé un très bon après midi sur les planches, pas toujours à l’aise en raison de l’étroitesse des plateformes ou de leur état et je n’avais aucune envie de tomber à l’eau... j’ai rencontré ces femmes, sans le voile, dans leur maison, et qui produisent une pâte à base de crevettes assaisonnée de poivron, sel , farine. La pâte est saucissonnée, mise à sécher et ensachée lorsqu’elle est prête. Pour la conso courante en tant que snack après avoir été plongée dans l’huile bouillante.
Ces femmes étaient ravies de leur Sultan qui pourvoit à la santé de ses 450 000 hts, à l’instruction de base et qui donne des bourses pour ceux qui le justifient. En revanche, elles trouvent la vie de tous les jours dure au travail.  
Les hommes devaient être à la prière, aucun ne travaillait avec elles.....ils la faisaient durer peut être?
Après mon tour, je suis allée au musée des travaux manuels, assez décevant mais, il y avait un mariage dans le même édifice et j’ai pu apercevoir quelques beaux costumes masculins locaux, des brocards, des couvre chefs etc
Pas grand moyen de se procurer de la bière par ici...
En soirée, nous sommes allées voir la mosquée, « flottante ». C’est assez récurent ici: un croissant de lune et la mosquée sur le bord... mais rien de transcendant! 
Objectif suivant: Sabah, par voie maritime, plus court, pour faire nouveau, pour éviter de longues heures dans les palmiers à huile. Le ferry jusqu’à Labuan, pas de problème. Ensuite: je peux dire tout faux. La mer était dure, la vitesse rapide, confinés dans un express-boat, genre fond de cale, bien qu’en premiere  classe, AC température arctique. 3h de navigation et j’étais à moitié consciente lors de mon arrivée à Kota Kinabaru. Le service de soins m’attendait, chaise roulante, deux infirmiers pour me sortir de là et me conduire à l’hôtel et j’ai eu du mal à récupérer une température normale.
Puis tout est rentré dans l’ordre. Vikkie me disant qu’elle n’était pas brillante non plus!
Donc, à nouveau, un arrêt pour voir plus loin et décider de la suite. Compte tenu de la dernière expérience à Miri, de la difficulté de faire des résa avec nos outils occidentaux, nous avons contacté une agence qui a fait les prochaines résas.,  nous a montré oú nous allions être et nous avons bouclé l’affaire, l’horizon s’éclaircissait! Nous pouvions voir un peu ce qui se passe et nous n’avons pas regretté!


La cause des soucis: les compagnies aériennes malaises ont une politique commerciale difficile à percer. Par internet leurs prix sont attractifs, lorsque l’on remplit les formalités,  vient un moment oú le website nous éjecte avec une erreur.. et le cercle recommence. Nous étions plusieurs personnes, sur différents appareils, y compris les computers locaux, et nous avions tous le même problème. La solution? Peut être travailler avec les App de chaque compagnie aérienne et encore.....
Comme le process a été particulièrement frustrant, consommateur d’énergie humaine, j’ai laissé tomber et le vol suivant pour rejoindre KL , je l’ai acheté auprès de la compagnie aérienne la plus avantageuse et c’était Air Asia; attention au surplus économique pour les bagages en soute car c’est un lowcost!
Pour revenir à KK, nous nous sommes dirigées vers le Kinabaru , sans nous arrêter. Ses 4000m d'altitude n’étaient pas à notre portée à ce moment là. Mais nous avons traversé le « jardin de Sabah » abondance de tout ce que nous ne trouvons jamais dans les assiettes! des légumes.... certes poussés avec force engrais!! De quoi hurler!

Hormis les sentiers battus, peu d’options: plantations et forêts. Dans ces dernières, les accès ne sont pas aisés, ça peut être un gage de conservation...???
Les plantations, j’en ai soupé si on peut dire. 
La forêt en tant que telle n’est pas mon endroit favori du moins dans la jungle: entre humidité, insectes, serpents ou autres et la densité, ce n’est pas un lieu oú je suis à l’aise. Certes, j’ai apprécié les promenades accompagnées, de découverte de jour ou de nuit mais j’étais contente de rentrer aussi. Les espaces consacrés étaient de petites dimensions et j’ai touché du doigt comment les habitats des animaux se réduisant et surtout se divisant, ne suffisent plus aux besoins élémentaires des habitants naturels de ces forêts. Dont le rhinoceros, l’éléphant pygmée, l’orang outang et bien d’autres.
Sabah KK et poursuite vers Sépiloc , vallée de Kinatabantan

16.03 Semporna et Mabul (nord est de Sabah): les gens sont petits, et menus. Les dents généralement pourries ou déjà absentes chez les jeunes. C’est le pays des « gypsies des mers », genre de nomades des mers. Certains vivent sur leur bateau, toute la famille réunie et ils se nourrissent de poisson et en vivent aussi, plus ou moins bien. D’autres se sont arrimés à des pontons, sur des bateaux de pèche ou sur des maisons de bois sur pilotis, amphibies. Les familles sont nombreuses, élargies peut être et bcp d’enfants, mal nourris, ballonnés. Ils ne sont pas affamés, mal nourris. J’avais observé au Tajikistan, un pb similaire: dans un homestay, il y avait un bébé que la mère nourrissait avec un lait artificiel de supermarché au lieu de lui donner le sein et elle était fière de me montrer qu'elle avait les moyens de se payer ce lait. Très explicitement, à ma question elle répondait que ce lait était un sésame pour le bébé, un must..
Semporna est vraiment loin des standards de propreté. C’est seulement le passage obligé pour l’archipel de Semporna. Les trésors sont au large, près du reef de Sipadan. Personne n’habite là, zone protégée et le nombre de visiteurs est contingenté pour limiter l’impact du tourisme. C’était l’un des spots de Cousteau. Après avoir parcouru Semporna en quête d’une manucure ( un de mes ‘monstres’ est cassé) je finis ma recherche chez un coiffeur dont il est difficile de dire si j’ai affaire à un gars ou une fille, ce sont des gars, sympas au demeurant et le quartier regorge de “salons de beauté” de ce type, au moins une dizaine et cela me laisse pensive car aussi bien les homosexuels que les trans ne sont pas vraiment bienvenus dans ces coins...je suis restée au moins une heure au salon et j’ai demandé si ils manucuraient, en vertu de quoi, l’un d’entre eux m’a baladée chez ses copains dont aucun n’assurait  le service....
J’ai finalement trouvé un SPA malay, la préposée faisait la sieste, en fin de matinée, et elle a retiré le vernis existant, a coupé les ongles, n’a pas recollé celui cassé, n’a pas re-vernis faute de vernis et a facturé un tarif plein de 5€.... amusant. J’ai poursuivi mes vagabondages et j’ai opté pour visiter l’Île Mabul avec un nb de nuits indéterminé en pension complète. Départ le lendemain. Excellent choix: une école de plongée très engagée dans l’éducation à l’environnement des enfants de l’île ( ateliers pour ramasser les bouteilles plastique sur la plage, leur recyclage en art, la vente des produits de recyclage
dans le centre et par les enfants, pour les motiver). De nombreux instructeurs étaient des occidentaux rémunérés, extrêmement professionnels et jeunes. Parmi les clients, une grosse moyenne de moins de 30 ans, avec une expérience professionnelle et quelques moyens pour s’offrir les cours et/ ou les plongées à - 20/25 m. de profondeur. 
Bien que ne plongeant pas, j’ai suivi un groupe de 4 et 2 instructeurs pour leurs 3 plongées ce jour là, à des profondeurs distinctes et des sites distincts aussi. Des passionnés qui explorent les sites de plongée à travers le monde. Très intéressant. Et je prenais des photos pour eux depuis le bateau. J’ai passé de bons moments avec eux et j’étais surprise de leur fatigue en fin de journée avant qu’ils expliquent les tenants et aboutissants des plongées! La nourriture était super. Sans parler des bestioles que j’ai pu voir et de la couleur des eaux!
J’ai regagné l’Île ravie avec l’objectif de regagner KK  (Kota Kinabaru) en bus. Mon tour de Sabah étant pratiquement terminé.

21.03 Semporna /Tawau en minivan et en me questionnant sur l’intérêt de m’avaler 9 h de bus vers KK. J’ai changé d’idée et tenté ma chance dans la compagnie Air Asia pour un vol ce jour à KL, direct. Banco, dans 2:45h je suis rendue, sans compter le retard au départ!! Juste le temps d’aller à l’aéroport et de passer tous les checkings: j’ai un petit sac , mais avec un couteau... je dois donner mon sac à l’embarquement! Et payer 20€. 1850 km pour 100€ ça reste acceptable pour le jour même! Ayant traversé tout Sabah et d’autres sultanats avec les palmiers, en arrivant à Tawau j’ai brusquement pensé que j’en avais juste assez!
Une nuit à KL (Kuala Lumpur) dans un un capsule- hotel bien tenu et au frais, dans le quartier chinois; c’est ce que je voulais faire! J’en ai profité pour porter dans ma valise les derniers achats faits à Bornéo et je les enverrai depuis KL en France. A nouveau, mon sac est léger et je suis prête pour Tioman sur la côte Est de la Péninsule.


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Malaisie 4

4 Malaisie Côte sud Ouest, Melaka ou Malaca:
une autre image de la période coloniale. Plus "rurale". La ville est bcp plus touristique que George Town, plus étroite et a ce charme désuet mais c’est terriblement bruyant la nuit. Il y a cette forteresse de la période portugaise, remaniée par les hollandais et utilisée par les derniers colons british . La couleur rouge taureau est de mise. Capitale des “Straits” britanniques, elle a de l’allure. Elle est envahie de touristes, dont des bus de Chinois. Comme les rues sont ètroites c’est la cohue permanente. Tout est pour bouffer ou pour des souvenirs. J’ai commencé dans un hotel sympa mais extrêmement bruyant car en bordure de rue. Or, un des “charmes” de Melaka est une ballade nocturne en tricycle! Celui ci est  équipé notamment d’une sono qui  égrène des romances variant en fonction des clients...et ce, jusque tard dans la nuit! L’autre charme de Melaka est l’aménagement des bords de rivière Melaka. Bien agréable en fin d’après midi mis à part les odeurs! On trouve tous types de cuisine aussi, du pire au meilleur pour le même prix! Il faut y aller et tenter...
Johor Bahru: je n’ai pas trouvé les gens très aimables et j’y ai eu la chambre la pire! Pas de fenêtre, qui puait le tabac et l’urine et chère de surcroît!

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Malaisie 3


Malaisie côte Est
Et c’est ainsi que je me retrouve à Kota  Bahru, prov. de Kelantan. 
Le roi actuel de Malaisie est le sultan de Kelantan. Il semble être bien apprécié, et pour moi, en photo, il paraît être le plus ouvert des portraits que j’ai vus.
En même temps, cet état est réputé être le plus conservateur et promoteur de l’application de la charia ....?
Pas moyen de couper  vers l’intérieur en cours de route comme je le souhaitais. Pas de transport public, comment trouver un « taxi » et à quel prix?
Peut être à Kota Bahru pourrai-je prendre le train  vers le sud? Je n’ai aucune info et mes questions restent sans réponse. Nous ne sommes plus à KL!
L’auberge que j’ai choisie a déménagé et tant mieux car vu la chaleur je ne me voyais pas trop dans un immeuble! C’est une villa certes, mais en chantier! Le propriétaire, footballeur, a une patte dans le plâtre et sa compagne est prof de japonais à la fac. C’est lui qui fait la rénovation, autant dire que c’est loin d’être fini! Il y a peu à voir par ici, même en cherchant bien!! Je ne vais pas m’attarder longtemps et je vais ignorer mon premier souhait d’aller plus à l’intérieur des terres après avoir parlé avec un autre voyageur qui arrivait du sud par cette voie, depuis le PN de Taman Negara mais avec un problème de rupture de charge, au milieu de nulle part, imprévue. Je décide de descendre par la côte vers l’état de Terengganu.
Ici, un quartier  Chinois très actif pour dîner et c’est le seul endroit oú la bière est accessible. Les musulmans n’en vendent pas, c’est un sujet sérieux. En matière d’habillement: tout est possible dans la mesure du raisonnable bien sûr; je suis en short avec un haut à bretelles et je n’ai aucun regard appuyé. Les chinoises aussi, surtout les jeunes, sont en shorts très courts sans problème.


21 février2018:
Terengganu et son pétrole.
Tout le long de la descente vers Kuala Terengganu, des usines à gaz, liquéfié peut être. De gros sites industriels; autour, de beaux « villages résidentiels, de belles voitures. Ça sent la prospérité tout autour. De plus, comme Kelantan, la province est connue pour ses batiks ( j’y ai vu ceux fabriqués en Indonésie aussi... avec des motifs malays ...)
L’état est riche, mais toutes les recettes semblent partir direct à KL...selon certains. Ce qui alimenterait la corruption des membres du gouvernement(??) et justifierait une pauvreté de fond de la région: les fonds sont syphonnés!

22 fév.: Etat de Pahang, en continuant sud: Pékan. Pour la “ville royale” j’ai fait un détour à Pékan. J’ai bien vu les grilles du palais... l’ancien palais transformé en musée et la nouvelle mosquée. Je me suis promenée sans pour autant voir de beautés. Restée dans un motel en fin de vie. Il a été beau, en bois craquant, avec les hauts de cloisons ajourés pour la ventilation.
Ce qui m’amène à infléchir mes vagabondages: au lieu de descendre vers Johor le long de la côte, je retourne à KL, en traversant Pahang EW. C’est montagneux et il y a la forêt humide, la jungle. C’est une zone assez compacte et pas aisée d’accès . La voie ferrée traverse nord sud et il y a deux accès vers le PN depuis KL et Kuantang. 
Les plantations de oil palms et qq lambeaux de plantations d’hévéas et  des indus. agroalimentaires, des carrières et cimenteries le long de l’autoroute. La route est belle et en arrivant à KL, j’ai tôt fait d’aller à l’hotel oú m’attend ma nouvelle carte de crédit, je dépose mes achats de batik et je retourne à la gare routière oú je prends le bus pour Melaka. Le tout en 1 heure de temps, bien joué.
C’est un peu bcp l’heure espagnole pour les bus... Il fait nuit lorsque j’arrive à destination, Melaka.

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