mardi 29 janvier 2019

Sud Norvège fin Janvier 2019

Sud Norway:
19 Janv. 2019 Sandefjord.
Non seulement c’est le sud-est de Norvège que je souhaite visiter, pour améliorer ou nuancer mon feeling en Norvège, mais c’est aussi ici qu’il y a un musée dédié à la baleine et qu’il y a la sculpture-mémorial des pêcheurs de baleine de Knut Steen.
J’avais donc plein d’idées et finalement peu de chances: transports erratiques, office de tourisme fermér, musée poussiéreux et à moitié ouvert, etc.  Un peu déçue mais beau temps fixe et températures agréables; une petite ville mignonne comme mon hôtel Kong Carl...
Pas grand chose à voir, atmosphère à savourer. 
Heureusement j’ai eu un tuyau par une dame hollandaise qui m’a dirigée vers le kiosque Kurt Steen sur les hauteurs rocheuses de Sandefjord. Vue superbe mais je suis revenue trop tard en ville pour l’inviter à prendre un verre avec moi!
J’ai donc affronté le seul resto « chic » de Sandefjord pour un plat de poisson. Un désastre pour moi: du saumon cru sur un risotto...que j’ai retourné en cuisine écoeurée. Lorsque le poisson est revenu j’avais deux petits morceaux rabougris sur le risotto rabougri lui aussi et le filet de basilic sur les bord s’était étiré vers le bas en suivant le retrait du risotto. 
Je suis partie.
Pas trop top et pas sûre de pouvoir manger après ça.
Je suis allée vers un chinois: vide; puis un grec où il y avait du monde. Odeur puissante de cuisine..., moussaka à la viande, j’ai choisi de de l’aubergine grillée avec feta et purée de pommes de terre. Erreur de casting là aussi: l’huile d’arrosage des aubergines (4 rondelles) était prégnante et...rance! J’ai mangé du bout des lèvres la purée.
Ce n’était pas mon jour.!

20 janvier: objectif Risør, plus au sud... je m’enfonce. 125 km sud, 3 h de transport, et 3 changements de bus.
Il y a une grande brutalité dans les reliefs que je traverse: ponts, tunnels sous fjord, élévations, déblais de matériau noir comme des basaltes..
Et c’est beau! Et sombre et éclairé par la neige épaisse. Ça donne un je ne sais quoi de « je t’aime moi non plus ». Le petit port de Ricør est charmant: des maisons anciennes, bois peint en blanc, adossées au rocher autour du petit port. Il y a peu d’espace plat...Un régal de se promener, avec les crampons sur le verglas dans les rues en pente. Indispensable!
Le resto du port a été une bonne revanche sur Sandefjord: soupe de poisson très charnue et délicieuse!
La personne du Pensjonat où je logeais, Norvégienne, qui avait fait la fête tout le WE car sa fille se mariai5 à Ricør...m’a bien aidée pour partir de là en bus. Les infos sur les App étaient contradictoires, incomplètes... et encore 2 h de bus jusqu’à Kristiansand. Beau temps important.

21 Janv. Kristiansand: toujours la même côte et elle est belle! C’est une ville et sur un socle rocheux encore. L’hôtel est un genre Formule 1. Il semble que ce sont des cabines empilées comme pour un chantier. Strict minimum mais avec une cuisine de 5 m2.
Dans l’après midi j’ai visité la ville. Plan en damier et casernes du début du 19 eme s.Il y a une forteresse du 17 eme, en travaux. Originale: vu d’avion: ce sont des cercles: murailles de 5 m d’épaisseur, bâtiment central circulaire dans des douves asséchées circulaires aussi et qui étaient si profondes que les gros vaisseaux de guerre pouvaient y entrer..á l’abri.
Il y a un mélange impressionnant d’architecture dans un périmètre étroit: au bord des quais fin du 19 et tout début du 20 eme et quelques maisons bois, témoins du passé et blanches; un peu plus loin, un quartier de garnisons , en bois au Nord Est du temps où les danois maîtrisaient la Norvège.... 
La voie ferréé arrive directement sur le port ainsi que la gare routière et la gare maritime. Pas vraiment bcp de charme mais intrigante quand même. Un centre ville avec de l’espace, des rues piétonnes sans grand caractère et marchandes et de « bouffe »....
Demain je vais aller visiter Lillesund, village côtier à un jet de pierre d’ici. 

22 Janv. Lillesund. Je suis d’abord allée vérifier à l’office de tourisme le bon choix pour l’étape suivante sur la côte ouest de Norvège. Il n’y a personne dans les gares...et les infos paraissent parfois contradictoires ou génèrent plus de questions que de certitudes...
Il neige copieusement depuis tôt ce matin et je me demande si je vais à Lillesund. Finalement je décide favorablement avec les crampons et le poncho prêts pour le service. 
J’ai noué ou bien j’ai été nouée à la conversation d’un jeune homme maigre comme un bâton. Inépuisable en matière de medecine « douce », herbal médecine. Traduction rapide: tout ce qui touche à un niveau de conscience secondaire; tout est « herbal » et bon. Le seul point de divergence ou le pivot: la quantité, chacun n’a visiblement pas les mêmes unités de mesure. La conversation, bien qu’intéressante ne  me passionnait pas et je craignais de manquer ma sortie du bus. Le chauffeur n’y pensait plus et lorsque je le lui ai rappelé ma requête, nous étions déjà 3 km après...
La prise congé a été des plus rapides et sans suite ( je me demandais quelle serait la chute) , j’ai rebroussé chemin... à pieds.
Et Lillesund valait le déplacement, sous la neige, emmitouflée sous ce manteau blanc, maisons blafardes sous cette lumière étrange. La neige avait fini son revêtement, la petite ville était animée et silencieuse et les gens traversaient les rues deci delà, furtivement. C’était amusant, reposant. Je pense qu’aujourd’hui c’est plutôt un lieu de villégiature, mais c’est habité à l’année et la communauté semble très active, plein de commerces, petits, ouverts, joyeux. C’était attractif en hiver, en été, la marina doit regorger de bateaux et de marins, pas tous d’eau douce. Je suis retournée sur la route importante pour attraper le bus vers Kristiansand et j’étais satisfaite de ma journée, mais pas trop de l’obscurité déjà à 15:30! Le bus était un bus local; l’avantage: je parcourais la campagne rocheuse, entre lacs et hauteurs couvertes de maigres forêts de mélèzes dont on se demande comment ils arrivent à se dans ces cailloux..; inconvénient: la fatigue qui vous assoupit sur la distance. Très bonne journée: j’ai goutté avec un « scone » au chocolat version norvégienne comparable au biscuit de ration militaire: pas de saveur, pas de levain, pas de crème, reste le chocolat en galets... Bilan à 19h je n’ai pas faim, ni à 20h et je mange 2 poires!

23Janv. Egelsund: encore un décors magnifique. Des îles, fjords partout avec des patches blancs/ noir qui illuminent. Je ne sais pas en été si le vert compense le sombre... pas si sure, mais en hiver le blanc accommode  bien les reliefs car il ne couvre que les plats. 
Le voyage en train s’est fait par l’intérieur et c’était joli aussi. Pas beaucoup de plat et des rochers énormes partout. Certes il y a des fermes d’élevage bovin, j’ai aperçu quelques indications... avec du fourrage mais pas les bêtes sauf quelques chevaux ( il y a des courses et des parieurs et des machines à sous dans tous les « tabacs-presse »...
Ici, c’est un peu différent en occupation du sol: les constructions sont éparpillées, partout, tout est bon: rocher, le plus haut possible, comme en Nelle Zélande ( ils ne regardent pas à la dépense ni à l’énergie à mobiliser pour y atteindre...)parfois des constructions très modernes, parfois non, là depuis longtemps. Il y a aussi les couleurs: de tout. Il semble qu’ici, les pêcheurs utilisaient la couleur vive; le blanc était réservé aux « riches ». J’ai lu, je répète...Il n’y a pas cette unité de Risør ou Lillesund, le blanc étant plutôt crémeux comparé à la neige. Et puis le centre est plus petit, une partie est postérieure à 1843, l’autre près de l’église, antérieure, du moins dans son organisation et les fondations des maisons; tout communique à travers d’allées étroites et sinueuses sans ordre apparent. C’est mignon, on y trouve Pubs, magasins de toute sorte, petits restaurants. On s’y perd, ce n’est pas bien grand, mais si on doit revenir au même point, bonjour! J’étais logée là et j’y suis arrivée du premier coup, mais jr suis sortie de jour et de nuit et là, ça a été plus compliqué.
Autour de l’eau se trouvent les anciennes conserveries de poisson (c’était la capitale du hareng), les hangars divers, faïencerie, garages d’hivernage pour les bateaux de plaisance. Activités annexes à l’extraction minière et la pêche. Tout change, partout. La faïencerie est liée au kaolin trouvé dans le coin au 19 eme...je ne suis pas sure qu’elle soit toujours active.
Rando à travers 3 îles en balcon, le long d’une voie ferrée abandonnée qui transportait du minerai. Aujourd’hui, c’est un piste cyclable et de rando très fréquentée en èté. C’était super et j’ai bien besoin de me dégourdir entre les longs trajets en bus ou en train: peu de km mais stops partout! 

24 Janv: je commence par ces pierres terribles et rapidement après Egersund nous voilà à la campagne, des champs, plats, des haies hautes pour le vent, des melèses, des fermes cossues, élevages.
Dès 30 km avant d’arriver à Stavanger, des villes nouvelles tout le long de la VF, en milieu rural. 
A Stavanger, situé à l’intérieur d’un très long fjord, par le train on traverse ine très longue z. i. Peu ragoûtante et mon stop se trouve être par là.. J’ai réserve la guesthouse il y a qq jours et c’est près de la gare...Paradis, oui, je l’ai fait! Les abords sont peu amènes et je passe et dépasse la guesthouse sans le savoir, et contente de m’éloigner de là; mais plus loin, je m’aperçois que j’ai largement dépassé les lieux et je dois retourner au plus triste des bâtiments que j’ai trouvés mal entretenus. J’entre, tout est ouvert à tous vents et il n’y a pas d’enveloppe qui m’attend. Rien ne me plait, tout est exigu, à peine propre, vide. Le seul client, un black a une elocution difficile, je ne sais pas discerner si c’est un problème d’idiome, de personne ou d’autre ni envie de savoir. Après avoir examiné les options, je décide de ne pas rester là même si je perds mon paiement. Il fait beau et ne suis pas chargée.
Premier contact un peu hard. J’ai 3 km vers le centre et je m’y dirige, je verrai bien. 
“Tout vient à point à qui sait attendre” et en effet, je trouve une enseigne qui semble indiquer qu’ici on s’occupe de logements...et je tombe sur un jeune homme qui me tire d’affaire en me trouvant un hôtel à proximité du centre et d’ici, dans un joli quartier, à prix acceptables. Tout s’enchaîne bien.
Je trouve le dit hôtel, super, tout me va bien  et le petit dej. est inclus. L’hôtesse est une jf des Philippines, l’accueil est ouvert jusqu’à 13h, je check in et je pars à la recherche de l’office de tourisme.. longue histoire.
Lorsque j’y suis, je me trouve dans la même configuration qu’à Bergen. Une baie de petite taille oú se trouvent les quartiers les plus anciens de Stavanger et aussi, l’office de tourisme! A la réception, 2 chiliennes. Elles ont la pèche, ça fait plaisir! Elles me donnent tuyaux, recommandations, plans,le kit du voyageur et me voici partie dans ces quartiers blancs, milieu du 19e, pleins de charme,
un ensemble de constructions modernes les encadre joliment sans heurt. Un plaisir de se promener là même en hiver. Les maisonnettes sont décorées, fleuries, accueillantes. Tout ferme vers 15 h... un peu court pour visiter les musées. Lorsque tout ferme, je change de quartier pour un autre plus ancien et plus bigarré, animé, truffé de bars, restos . Il est 16 h et je commence à avoir faim. 
J’opte pour un verre de vin et un plat; je ne trouve pas au même endroit et là où je suis entrée, ils ont à boire , pas à manger ou bien des snacks seulement. La serveuse me suggère un resto qui fait des plats à emporter afin de revenir vers elle. Ok, je suis le protocole et je commande une moussaka à  l’aubergine qui ira bien avec le vin dont j’ai envie. Bilan: j’ai le vin de Rioja, délicieux et ... une tartine grillée sur laquelle il y a une petite omelette et de la laitue plus tomates fraîches!...ma moussaka est norvégienne.....
Je passe un bon moment néanmoins, en terrasse chauffée, dehors et il neige c’est très agréable. La rue est étroite, pavée, en pente et glissante: je suis au spectacle... La nuit commence à tomber, et je fais quelques magasins. Ce sont les soldes comme chez nous, partout et chacun cherche LA bonne affaire.
Rien de spécial pour moi. Je fais quelques provisions pour dîner et je me baguenaude pour rejoindre l’hotel. Finalement, le ressenti est meilleur qu’à la première heure et j’ai réservé une visite en bateau jusqu’à Lysefjord pour voir le fameux «  pupitre » que l’on peut aussi atteindre à pieds en excursion sauf en hiver! Dommage mais trop risqué avec la neige et le verglas!
Super tour à 10 personnes sur un cata pour 200 p! 
De retour à Stavanger, j’ai à peine le temps de visiter avec beaucoup d’intérêt le musée de conserverie et le musée maritime.
Le musée dédié à l’industrie pétrolière me tente beaucoup aussi, je vais lui consacrer une journée et un album. J’avais pourtant visité les installations de lac et 1970 mais le souvenir conservé n’a rien à voir avec les plateformes en mer matière d’exploration ou exploitation. 5 h pour pour en faire le tour! Très bien documenté et vulgarisé. Là aussi un vrai plaisir et un bon resto associé avec des horaires plus larges. Le seul truc c’est qu’à cette heure là, 16h, je n’ai pas envie de dîner..
Il neige toujours mais il ne fait pas froid et les chaussées sont tjs dégagées.

J’ai senti un brin de snobisme français, copie de façons, dans le vin, dans la nourriture chic, la mode, juste la touche “fancy”, une certaine élégance aussi parfois. C’est amusant car lorsque je cherche précisément, je ne trouve aucun exemple précis. Ce furent des instants de complicité où on se sent “partie de”.
Ce séjour a été très agréable dans son ensemble et je suis contente d’avoir bouclé le parcours en quelque sorte.
Je reviens sur Oslo en passant par chez Wolfrang et Gabi pour quelques jours. Bien accueillie et dans un espace très agréable, plus Wolfrang comme cuisinier, atout considérable! 

Quelle est la sensation qui résulte de mon expérience en Norvège?J’ai du mal à synthétiser. Du chaud et du froid. Des Norvégiens très disparates mais une attitude commune: apparemment aucun intérêt pour le monde extérieur. Par ailleurs, un peu d’arrogance, de suffisance quant à leurs choix politiques, stratégiques. Globalement, pour ma part, je ne me suis jamais sentie connectée avec eux; les villes comme Trondheim, Bergen, Stavanger m’ont beaucoup intéressée et sans Norvégiens. Dans le sud exclusivement j’ai trouvé ces villages blancs superbes... ailleurs non. Architecture moderne à Stavanger et Oslo; en proportion , davantage à Stavanger qu’à Oslo où elle m’a paru plus ostentatoire.

mardi 22 janvier 2019

Suede Centre 2


Centre suite:
27. 12 Stockholm et Premier de l’an.
C’est vrai que là, dans ces hôtels on trouve plein de voyageurs internationaux. Ils viennent pour la semaine des fêtes ou pour finir ou commencer un séjour plus long. Ca fait du bien de partager des repas avec, échanger sur les projets ou le déjà vu ou simplement visiter ensemble ou se promener, prendre un verre. Je ne suis pas bar, mais parfois pourquoi pas? Donc je me ressource aussi, j’apprends.
Bons moments. 
La ville de Stockholm est étrange en ce sens que l’architecture est une visite dans la renaissance italienne. Au début du XX eme s. c’est ça et j’ai été un peu désappointée. Parfois, en fermant et ouvrant les yeux je me croyais le long d’un canal à Venise...
Je suis prête pour autre chose.
04.01 Falun.Gavle. Uppsala. 
Arrivée à Falun, j’ai été un peu déçue par le “musée” de la mine. L’environnement était super; le soleil sur la neige et sur les bâtiments donnait de belles couleurs. Le musée en revanche était bruyant, beaucoup d’enfants et des animations destinées surtout à ces derniers. Cela ne m’a pas donné envie de descendre dans la mine. De mëme pour le film, en suédois. Comparé à la visite de mine à Kiruna, c’était á mon point de vue décevant.
Le quartier qui ceinture en partie la mine était en revanche, charmant et il a compensé le manque précédent.
La mine est arrêtée depuis 1992; les débuts de la mine remontent au 10 eme s. Et elle a délivré le 2/3 de la consommation de l’Europe du moyen age et au delà. C’était le “coffre fort de la couronne royale, son “magot”. La peinture rouge des bâtiments domestiques suédois provient en grande partie de la transformation des boues de cuivre locales.
Ma visite de Falun terminée, je me dirigeai en train à Gälve, sur le golfe bothniaque. Les jours sont encore très courts l’après midi, c’est donc un peu la course pour se faire une opinion. À Gälve, pas d’hotel. Ma résa est tombée dans les oubliettes du château...j’étais très modestement logée dans une chambre de bonne sans toilettes ni une seule goutte d’eau, pour la bagatelle de 100€ ! Une première! J’ai donc navigué dans la partie centrale, “récente” de la ville, le soir, sans trop d’entrain mais ça m’a permis de faire du repérage pour le lendemain. Et là, j’ai ètè enchantée par cette partie ancienne, maisons bois basses, bien agglutinées, ravissantes, très bien entretenues et gentrifiées pour la plus part. Un très bon moment à tricoter dans les rues étroites, entre le verglas et la neige, sans tomber...Vraiment attachant quartier où se trouve la maison natale de Joe Hill, suédois émigré aux Usa et condamné à mort à tort pour crime .

05.Janv: La deuxième étape de la journée était dédiée à Uppsala. Nous sommes à moins de 100 km de Stockholm.
Arrivée vers 14h mais déjà la nuit est proche. L’Unisersité d’Uppsala était fameuse au MAge comme la Sorbonne, Salamanca ou Coimbra. Aujourd’hui, c’est toujours une ville universitaire, mais on sent la proximité de Stockholm. 30 mn.
La vie est tranquille, plein de bars, et les pièces architecturales sont disséminées, aujourd’hui, dans un tissu urbain récent: la vieille ville d’Uppsala est plus éloignée de la ville actuelle et je n’y pas eu l’opportunité d’y aller:(. Il faisait déjà sombre, voire nuit, lorsque j’en ai eu fini avec les jardins de Linnée, la cathédrale et le reste, joli périmètre déjà!
J’étais logée en zone piétonne, très calme dès 18h et tout à portée de main. Un resto-café- patisserie m’avait fait une bonne soupe de légumes et chanterelles ( sans la saveur de ces dernières) et j’ai trouvé là un magasin Picard, le 1er, où j’ai déniché des aubergines gratinées...... un must! 

06 Jan:Objectif Angelsberg: Unesco préservation d’un ensemble industriel important, en excellent état, du 17e s.
J’ai pris des trains divers pour atteindre Angelsberg et je n’ai pas fait attention que la gare y était fermée et sans machine pour les tickets! Il bruinait sur la glace lorsque je suis arrivée et je n’avais pas les crampons. Mais j’étais toute seule sur le site à 2km de la gare, en pleine forêt.  Tout semblait endormi et revêtu de poussière blanche. La rivière coulait tranquille, c’est tout ce qui bougeait! En été il doit en être autrement! Un grand bâtiment, peut être ancien, pas sûr, est fait pour accueillir les touristes en grand nombre. 
Ca m’a donné la sensation d’être privilégiée de profiter ainsi des lieux. J’avais un petit pique nique et du thé et j’ai pris plaisir à m’assoir sur la neige pour grignoter!..
A mon retour à la gare, n’ayant pas de ticket retour je n’étais pas très à l’aise. Je savais que l’on est passible d’une grosse amende dans ce cas . Mais que faire?
Finalement, l’agent ne m’a ni sermonnée ni réprimandée et je n’ai pas payé le passage jusqu’à Orebro où j’ai acheté le billet pour Vasteras 

7. 01 Nora, Orebro. Je partais de Vasteras à Nora en train avec un changement à Orebro et l’idée d’y dormir.Les transferts ont été très rapides et je suis arrivée tôt à Nora. Le syndicat d’Initiative était superbement logé dans l’ancienne gare, la premiere en Suede, 1857!
Et l’hotesse était charmante, elle m’a briffée sur les « must » et le « does ». La ville transpire l’aisance d’autrefois. C’est chic et de bon alois. Bourgeois du bois, des mines de fer, de la métallurgie et autre; mais pas d’ouvriers ici, comme une petite ville confortable et endormie au bord d’un lac avec des corbeaux partout, des cygnes sur le lac, des gens qui se promènent avec ou sans chien, et j’ai fait pareil durant 3 h avec une halte dans un « konditori », vieux café/ salon de thé d’habitués où j’ai goûté un Mazarin! Délicacie locale!

08.01 Stockholm: un jour à l’hôtel et à 2 seulement dans le dortoir avec YuHan, Chinoise de Chongqing, 23 ans et très sympa. Nous avons bcp parlé, elle était smart, vive et très ouverte. Nous avons passé 2 très bonnes soirées et avons continué à parler dans le train qui la conduisait à Copenhague et moi à Kalmar. Elle finit un petit tour d’Europe post-graduation avant de commencer à travailler en météorologie à Chongqing. Probablement une visite à Chongqing possible.
J’ai pris le temps de visiter le Musée d’histoire de la Suede. Très très dense et superbement organisé sur 10 siècles d’histoire. Je me suis contentée de cette période... durant 4h et la façon dont c’était présenté n’offrait guère de répit dans l’information reçue. D’où cette sensation de densité! Je n’ai pas encore pris le temps de revisiter la visite!!

vendredi 28 décembre 2018

Suede Centre et côte de Bothnie

Suede: le Centre et la Côte Bothniaque 17 dec.
Umea: 122000hts. C’est la première grande ville en Suede, pour moi. Des températures douces et humides, sous la neige, assez pour se casser la figure par l’alternance de fonte- gel- neige couche sur couche....
Des musées, des parcs, une architecture qui commence à être élaborée, pour des maisons collectives qui ont plus de 80 ans. Elles ont du charme, sont grandes.
En ville elles ont facilement 6/8/10 appartements sur 2:5 niveaux.
Umea a été désignée « Ville Européenne de la Culture » en 2014! Ce n’est pas peu! A nouveau des bibli., des musées faits pour tous et pout tout: de la restauration, du shopping, ateliers pour enfants et adultes, du personnel qui n’est pas « garde chiourme »mais qui est au fait des expos et des pieces exposées. Vraiment éloigné de notre culture. On a de quoi faire!
Je retrouve une nourriture plus variée, davantage de fruits, du fromage, du lait aigre, et je ne sais pas, j’ai plus confiance dans cette nourriture, il n’y a pas ces odeurs récurrentes , inconnues, peu attractives,  comme en Norvège. 

20 Dec.: Ornsköldsvik et Sundswall
Un stop à Ornsköldsvik m’a été recommandé par le staff d’Umea. Je fais confiance et je m’arrête à la mauvaise gare, loin du centre... Je dois rejoindre la bonne gare d’abord, ce qui consomme dèja partie du temps entre 2 trains. Mais la chance sourit: LE bus s’arrête, va me déposer au droit de la gare et ce, gratuitement, car le terminal pour paiement par carte est en panne!!!
Ce que j’ai vu d’Onrsköldsvik 33 000 hts est modeste, mais la mise en scène est assez unique: le port ( bois surtout) est inséré en fond de petit fjord et on a une gare « suspendue », une piste de saut à ski, le port dans un cercle de 200 m de diamètre! La « ville du port » semble se développer tout récemment alors que la ville elle même serait sur les hauteurs. J’ai donc surtout visité la gare. Niveau rue, il faut prendre 2 élévateurs qui nous amènent à la voie ferrée et là se trouvent les salles d’attente et les quais.
Au niveau rue se trouvent les cafés et autres Tabac -presse comme on dit en France. Bien qu’il y ait des fumeurs, il y en a très peu et jamais dans en intérieur. C’est confortable.
La gare est jointe à la maison de la culture, il est donc possible d’occuper son temps de façon kulturelle!
Sundsvall, 51 000 hts, appelée aussi « stone city ». La vie économique reposait sur l’industrie du bois: première décentralisation de la banque nationale Suédoise à Sundsvall sur 2 dans le pays, c’est peu dire; les barons du bois étaient là, les mêmes étaient plusieurs fois barons: chantiers navals, armateurs, grossistes etc
Les maisons du centre ville, probablement belles ont brûlé en quelques heures en juin 1888! Toutes!  9000 hts sans logis.
Le centre a été rebâti et 6 ans après, la ville avait l’aspect qu’elle a encore à ce jour. Le périmètre n’est pas très grand, peu d’immeubles sont accessibles mais il y a des « perles »qui peuvent donner une idée du reste. L’impression ressentie est de quelque chose de monumental mais comme le périmètre est circonscrit il se dégage une chaleur certaine, sud européenne. Parfois renaissance italienne, parfois un peu germanique, dans tous les cas présente et puissante et significative de la fortune des barons. C’est mon premier contact avec la ville suédoise après Umea.
Mon bâtiment préféré:  le Kultur Magasinet: 4 ilots urbains des années 1890, bâtiments de cette époque, pour au moins 8 propriétaires différents, réunis en Kultur Magasinet qui contient le musée et la bibliothèque de la ville. Réunis par des murs de verre. C’est à mon sens un « remembrement » élégant, peut être pas très fonctionnel mais sui a beaucoup de charme dans un habit rigide.
J’ai déniché un petit « salon de thé » sur les hauteurs de Sundsvall, l’hôtel Elite ou Maison Knaust, le marché de Noël local...

23 Dec arrivée à Ostersund: 50 000 hts Je suis à nouveau complètement sur le « Camino d’Olaf » en quelque sorte fondateur ou fédérateur de Norvège; saint aussi en passant.. la route part de Sundsvall vers Trondheim 450 km et je suis à peu près au 1/3 en train.... pas trop de fatigue! Ce pèlerinage est fameux, les paysages sont superbes!
Je suis dans un bâtiment historique aussi: l’ancienne caserne des pompiers! Je prendrai les photos demain car je suis à nouveau à l’intérieur du pays avec du froid, un peu d’altitude et des jours plus courts...
Le 24 decembre a été un jour de promenade sur le lac glacé, sur l’île Frölon en face d’Ostersund, pour la vue et en ville. Mais à vrai dire il y avait peu d’attractions et à 14:30 les rues étaient déjà vides, les magasins fermés...je crois sue nous sommes plus consuméristes durant ces périodes ou bien est-ce lié au fait que nous sommes « à la campagne »; 50 000 hts ce n’est pas neutre! J’ai ressenti une ville bien portante, des bâtiments comme à Sundsvall, bien plantés, fin du 19 eme, des maisons bois mais surtout en périphérie.L’activité 
économique locale? Le tourisme, le commerce via la Norvège et en provenance de peut être. Et pendant une 50 taine d’années ça a été une ville de garnison de l’armée de l’air. La reconversion semble s’être bien faite car rien ne ressemble à une ville en crise, au contraire.
Le jour de Noël, le vent a été le seul à courir dans les rues! Il a aussi fait fondre en partie la neige! Les températures ont changé très vite.
J’ai lu toute la journée, au chaud avec des tisanes.

26 Dec. retour à Sundsvall et préparatifs pour Hudiksvall. Là,  je serai dans un comfy hotel, les pieds dans l’eau, au port.
La carte de crédit a retrouvé ses pantoufles, elle se sent au chaud et moi aussi!

27 Dec.Hudiksvall:  beau temps ensoleillé. Depuis 2mois et demi sans soleil, quel bonheur! Je suis restée dehors en même temps que lui!! J’ai repris les mêmes photos avec soleil! Ça change les yeux!  
Ce sont les soldes comme chez nous aussitôt après  Noël. Les gens sont à nouveau dans les magasins pour faire des affaires! Et les commerçants approvisionnent les rayons et déballent... Que je suis loin de tout ça! Mais il faut que se vende d’une manière ou d’une autre. 
J’observe et je passe. L’hotel est à 1:5 km du centre, je dois longer le bord de l’ eau tout du long et c’est très agréable, c’est piéton et les promeneurs ne manquent pas jeunes et plus agés.
Le musée régional était interessant, économie au 18 es. basée sur les cultures vivrières et arrivée du lin et son déclin. Les commentaires du curateur jetaient un regard nouveau sur pas mal de points comme la relation entre le lin, la bourgeoisie, le clergé, et comment s’organise le pouvoir dans l’utilisation de ses artifices.
J’ai goûté pas mal de petites pâtisseries, des petits pains, du fromage suédois. La tradition de café est celle de la cafetière chaussette, maintenue au chaud et le lait à part. Partout c’est la base. Pour avoir un espresso ou un latte, il faut aller chez le spécialiste si on peut dire, genre Starbuck. Il n’y en a pas partout et les machines à café ne sont pas top: soit le café soit le lait est déshydraté..
Ce soir, je vais au resto., surprise.
 



lundi 17 décembre 2018

Decembre 2018 Suede la Laponie et les Sami

Suede 2018.11.29 var sâ god , tack
Ouf! Je me sens soulagée en Suede. Ca a été immédiat. 
Stop à Abisko pour 3 nuits, la neige, pas froid, les Northern lights, et des gens plus “normaux”.
Des randos. super, des chiens husky, des voyageurs sympa., les locaux aussi, bon équilibre alimentaire aussi. Altitude à Abisko seulement 388m et pas assez de neige pour les chiens de traineau...
Nous y avons eu un « sun blast » avec des Lumières boréales super.

2 à 4 Dec.Kiruna: à 1 heure et un peu plus d’Abisko se trouve Kiruna en direction de la Finlande. Ils ont la mine de fer la première au monde sur beaucoup de points, la taille, qualité du minerai, technologie de pointe, quantité et plus encore..
C’était un objectif pour moi. De plus, à proximité, un village Sami connu , entre autre, pour l’hotel de glace crée en 1989....Pour moi rien de nouveau car de ce côté là j’avais été enthousiasmée en Russie à Yakoutsk , Kabarovsk et autres et le permaftost, le mamouth, les sculptures et igloos de glace car leur froid est plus intense et sur des périodes plus étendues voire permanentes.
Donc un programme mine et Sami chargé et super intéressant par les personnes rencontrées et les sujets. Les Sami , cette visite venait compléter ce que j’avais vu en Russie, Finlande, Norway ( très peu, alors qu’ils ont la plus grande partie des Sami, intégrés de force et par là même vidés de leur originalité).La Suede a eu une politique différente: droit de vie, mais à part, et recevant un minimum d’éducation, bcp d’église. La politique de préservation est récente, comme partout, mais il m’a semblé, de loin bien sûr, qu’il y avait une réelle vie Sami plus importante et vivante qu’en Norway ou même en Finlande. J’étais contente de ma visite dans tous les cas et je suis partie en bus à Jukkasjärvi et revenue en stop. 
La visite de la mine a été brillante: une guide très professionnelle, excellente diction, très pédagogique et très bien documentée; un réel plaisir. Connue depuis le 17 eme s. au moins, la mine n’a été mise en exploitation que lorsque le processus de séparation du phosphore et fer a été maîtrisé par 2 British à la fin des années 1870 et lorsque le ch. de fer est arrivé à Kiruna depuis Lulea et Narvik, le dernier étant libre de glace en permanence à cause de Gulf Stream.
Puis je suis retournée sur Abisko car c’est très agréable: petit village, des randos partout.

5 Dec. Abisko
Des Northern Lights, des randos, des légumes( congelés pour les épinards, frais pour les oignons, pdt et aulx) mais les saveurs sont différentes. La purée n’a pas le même goût avec beurre et lait...mais c’était bon quand même!

8 Dec.Gällivare: un petit village, sous la neige et j’étais dans ma cabine, une maisonnette pour moi. Ultra propre et cosy. Les percées de lumière sont réduites, le ciel est très bas et parfois il s’oublie en laissant tomber la neige... les seuls qui travaillaient ce we étaient les chasseurs de neige pour déblayer routes et trottoirs! J’avais des réserves en fruits et pour diner, heureusement. Et ma cape pour le vélo me permettait une isolation plus grande encore, j’ai donc pu randonner, circuit culturel autour de Gällivare, et j’ai fini dans un salon de thé inattendu et charmant avec des merveilles( bugnes) maison! Servies et faites par une grande vieille dame charmante aussi! Extra.
Comme je n’ai pas grand chose a faire dehors lorsqu’il fait nuit, je rentre, travaille les photos et je dors.. comme un loir. J’avais le bus à 9:15 ce matin, j’ai failli le manquer si ce n’avait pas été l’appel impromptu d’Emmanuel !.... aucun bruit extérieur, comme dans du coton, le jour qui se lève plus tard que moi et l’affaire est emballée ou presque!

10 dec. Jokkmokk capitale des travaux  faits main par les Sami. Il y avait une foire durant le we. Certains magasins de Gällivare exposaient à Jokkmokk...mais il y a beaucoup d’opportunités à Jokkmokk aussi. Mais c’est Lundi, le musée est fermé; j’ai donc fait du repérage aujourd’hui et demain je vais droit aux buts. C’est plus grand que Gällivaré et plus dédié à l’artisanat Sami.
J’ai acheté plein de petits cadeaux, légers. Je ne suis pas encore en phase d’envoyer en France. 
Il y a plein d’artisanat fait avec le bouleau, différent de l’artisanat russe. Ici ils travaillent plus l’excroissance que fabrique l’arbre pour se protéger contre qqch, que l’écorce elle même qu’ils utilisent surtout dans la construction des habitats temporaires. Ils aiment l’argent métal. Mais originalement, bien qu’il y ait des mines, ils ne le travaillaient pas. En revanche, ils donnaient un modèle à l’artisan, en bois ou en bois de renne qu’ils avaient fait, sculpté. Il y a donc une tradition bien étoffée durant peut être 200 ans ou moins.
Il y a des collectionneurs de la fin du 19 eme s. qui ont légué ces témoignages: des cuillères, des gobelets, des bijoux. Et il y a un « revival » actuellement de cet art Sami.J’ai passé de bons moments au musée, dans des ateliers de fabrication, des magasins de souvenirs qui présentaient partout de la bonne qualité. 
Et puis de la rando: la température était au RV en dessous de -15..et le ciel rosé , superbe. Hier et aujourd’hui le temps était sec et beau, la lumière arrivait vers 9 h et disparait vers 14h mais le soleil se couche à 12:30!

13 Dec. Arjeplog : heureusement que je suis aidée dans la navigation entre trains et bus par l’hôtesse de Jokkmokk et dans les réservations. Il y a un réseau d’auberges de bonne qualité mais encore faut il pouvoir se connecter avec! Donc j’anticipe autant que ces personnes 
le peuvent. Je les trouve, jusqu’à présent, incomparablement plus avenantes qu’en Norvège. Dans la rue, à Jokkmokk,( pas de touristes en cette saison), personne ne croise sans saluer et sourire! 
J’ai passé 3 jours super.

14 Dec. Arvidsjaur et Arjeplog. En fait, le bus fait une pause de 3:30 h, j’ai le temps de faire pas mal de visites et de me faire couper les cheveux qui devenaient ingérables avec le froid, les bonnets et l’électricité statique!! 4 ou 5 cm de haut sur la tête ça faisait haut une fois les couvre-chefs enlevés.
Donc j’ai pu faire quelques arbitrages: Laisser la valise en consigne et aller à Arjeplog légère; réserver le retour en bus pour le lendemain, prévoir mon petit diner en arrivant un peu tard, 20:30, à Argeplog. Là, l’hôtel était cool, les distances courtes et j’ai même profité d’une chorale de Noël avec des enfants. Inattendu.
Le lendemain, j’avais largement le temps de voir le Musée d’argenterie des Sami, constitué par le docteur Wallquist tout au long de l’exercice de ses fonctions dans la région, plutôt perdue, à l’époque.
Le musée se trouve dans la maison réservée à l’édification des Sami dans les années 1920. La visite valait la peine car l’intérieur du musée est resté en l’état, ça donne une idée des arts décoratifs du moment.
Puis je suis allée dans le resto du coin pour me réchauffer: un buffet pour 5,5€ par personne! Incroyable!
Arjeplog est connue pour les courses organisées sur les lacs gelés, avec les dernières voitures sorties afin de « vérifier », par les à croc de la mécanique, la résistance du véhicule à toutes sortes de sollicitations!!
Les paysages sont de carte postale, chaleureux même recouverts de neige!

15 Dec. Vilhelmina. Les températures sont prises de vertige!! -24, ça fait plus que piquer! Plus froid que ce que j’ai vécu en Russie à -40! C’est humide. Je suis encore dans une structure « d’époque »! Des cottages multi-familiaux pour enfants du bon dieu loins de tout... appartement simplissimes, studio avec plusieurs lits superposés ou avec 1 à 2 chambres. Pour que ces personnes puissent passer la nuit à l’abri lors de kermesses, baptêmes, enterrements, marriages, foires. Ces cottages ont été aménagés pour la location et la gestion est faite par l’office de tourisme. C’est historique, charmant, fonctionnel et au centre ville puisque ça allait de pair avec l’église. Je suis restée ou j’en ai visité plusieurs, c’est plaisant avec le confort....Finalement je suis restée là 3 nuits, le we. Le silence est roi ici dans ce village dans la ville. Ca n’était pas fait pour les voitures et c’est resté en l’état. Belles ballades autour du lac, gelé bien sûr! Il fait encore en dessous de 20...il faut que je trouve des chaussures chaudes. Celles que j’ai sont waterproof, légères et glaciales...
Je fais le bilan de la Laponie que j’ai aimé traverser. Très positif. Demain ,  Umea sur la côte Bothniaque et je la longerai  vers le sud. Les paysages vont changer et l’histoire aussi. Je quite le secteur Sami lapon, sa culture, les forêts, les rennes peut ètre et son artisanat.



vendredi 30 novembre 2018

2018.10 et 11 Norvège

Norway:
Entrée en Norvège le 12 octobre, par la petite porte, au nord de la Finlande, Tana bru et Kirkenes  près de la frontière Russe à 8 km.
Depuis cette partie nord, tout change: relief, climat, personnes. Comme souvent.
It fait doux et humide; il vente aussi, la mer est partout. Il fait sombre sur des pierres sombres.
Mon stop pour la nuit et plus à Tana Bru, dans une petite cabine s’est  avéré sympa: une cabine pour moi, les commodités dans un autre bâtiment. Les clients, du moins maintenant, et il y en a quelques uns, travaillent dans un chantier de pont, à proximité. En dehors de ça, rien autour. Pas un seul commerce...Mes provisions sont maigres, il n’y a aucun transport le we, donc il faut que je trouve quelques moyens de survie: l’eau est abondante, c’est la seule ressource disponible.
Finalement la famille qui tient le « camping » me permet d’acheter un litre de lait, c’est parfait, et finalement, je fais quelques ballades courtes et surtout je me documente pour la suite. Pendant 3 jours.
Quand le bus reprend du service, je pars sur Kirkenes. J’ai quelques jours d’avance pour mon embarquement, le 17 octobre. Mon booking d’hotel est peu reluisant, ça pue le tabac et c’est basic mais propre ( sauf le tabac, le propriétaire fume comme une cheminée) Il est Palestinien, vit là depuis 12 ans avec son épouse et enfants, économiquement il flotte juste...
J’ai envie d’une belle chambre spacieuse et confortable avant de monter sur le bateau... Je commence à douter de ce que je vais trouver là: ce que je vois est cher, de qualité médiocre et le bateau est «  seulement « 150 ou un peu plus par jour...
Des jeunes Suisses arrivent pour la croisière aussi, un jour avant moi. Je vais voir le bateau lorsqu’ils embarquent, me faire une idée, et ils sont satisfaits, aussi ça me remonte un peu!
La dernière nuit est couronnée par de magnifiques Northen lights, depuis ma chambre! Magique! Et dans l’hôtel au bord de l’eau, avec un petit dej. fantastique! Il faut choisir parmi la viande, le poisson, la salé, le sucré, le fumé!... tout un programme. Ca me fait une belle alternative depuis Rovaniemi en Finlande. Les menus locaux, qu’y a t il comme différence? J’ai choisi du King Crab, en fait, c’était un morceau de cabillaud, important, couronné d’un petit médaillon de King Crab...Quant au vin, il n’y a pour ma part pas beaucoup de plaisir à boire seule, et quand en plus, les gens font des manières et servent du vin basic parceque la carte n’est pas à jour... ce n’est pas top.
Voici mon premier contact avec la Norvège.

17 nov. Hurtigruten. Croisière de 6 jours le long des côtes, destination Sud jusqu’à Bergen en passant au travers des archipels ou parfois en mer ouverte. Là c’était moins drôle. Sur 6 jours, 3 avec le mal de mer... et un temps pluvieux et froid.
La nourriture à bord était de très bon niveau. Frais, sous forme de buffet pour petit dej. et dej.. Repas servi le soir.
La clientèle aussi. Ca m’a réconciliée un peu avec « la croisière » mais ce n’est quand même pas mon truc. C’est bien pour socializing, et j’en ai fait un peu, mais ce n’est pas trop ce que je cherchais. Il y avait une douzaine de français, des norvégiens, des britishs, des allemands en grand nombre, des américains aussi. Moyenne d’age autour de 75/ 77..?
Il y avait aussi quelques jeunes, des asiatiques, chinois de HK ou mainland, Singapore.
La croisière ressemble plus à un
trajet de livraisons et reception de colis qu’à une croisière touristique: les haltes intervenaient aussi bien de nuit que de jour, pour une heure le plus souvent, parfois un peu plus avec des excursions minutées organisées à bord et excessivement chères. A bien réfléchir, l’air « touriste » paie une partie du cargo...Peut être en été cela vaut il le coup?ou en hiver par temps dégagé? Quoi qu’il en soit, les fjords par lesquels nous sommes passés étaient ouverts, distances grandes aux côtes, photos plates...
Néanmoins quelques bons moments.

22 oct:  Arrivés à Bergen, toujours sous la pluie, je suis restée 3 jours. La ville est ancienne ville hanséatique, jusqu’en 1890!, superbe musée (de dehors) en travaux pour 8 ans!!
Il reste quelques maisons des riches marchands qui donnent une idée de ce qu’étaient la ville et le port...et le plan du Moyen Age.
Très très touristique, bien qu’en hiver. 
J’ai été frappée par le fait que la plus grande partie des personnes au contact clientèle est d’origine étrangère. Magasins d’articles touristiques, pharmacies etc. Ces personnes diplômées ont des contrats de 6 mois et repartent chez elles... pour éventuellement revenir si elles ont donné satisfaction. J’ai retrouvé ça presque partout en Norvège. Les salaires sont le minimum règlementaire et apparemment chacun y trouve son compte, plus ou moins forcé.

25 oct. Oslo
J’ai pris le train, 7 h pour aller à Oslo. A travers la montagne et vallées profondes, saupoudrées de neige et de soleil timide.C’était joli, nul doute qu’en été ce soit brillant! En attendant il faut se peler l’hiver, pas si froid mais aux jours très raccourcis...
J’ai passé une bonne semaine à Oslo, opéra lithuanien étonnant ou décoiffant comme on veut, opéra tout court mais surtout j’ai rencontré des jeunes, pas de Norvégiens, dans les hostels et j’ai pu échanger avec eux leurs impressions... Puis j’ai rencontré le consul d’Autriche, bru de Gertraud; des personnes charmantes et normales et autrichiennes, of course. Bilan à ce jour des norvégiens????? C’est pas des causants, ni des rigolards, ni ni ni....
30 oct. J’ai quitté Oslo pour Trondheim, plus historique  et charmante. 3 jours car en route pour mon programme du nord: Tromsø, Lofoten, Spitzberg.

2 nov. Trondheim pour travailler dans une ferme organique...malheureusement la fermière avait un problème Alzeimer? OCD? autre chose? Je n’en sais pas plus mais le quotidien était compliqué au bout de 12 jours nous nous sommes séparées et j’ai retrouvé ma liberté. Entre temps j’ai eu le temps de découvrir que sans jour on ne voyait pas et les visites n’étaient pas possibles. J’ai loué une voiture pour aller aux Lofoten et j’ai acheté des places pour aller au Spitzberg. Rien de tout ça n’a fait remonter dans mon estime ces braves Norvégiens...
De Tromsø je viens de prendre un bus pour me rendre à Narvik. Même temps de neige entre -et + 1, des jours légèrement plus longs et sombres.
Demain, 29 novembre je quitte la Norvège, sans regret, et je rentre en Suede.



 





samedi 13 octobre 2018

Finlande 4 Lapland

27 sept.: Rovaniemi 63 000 hts, capitale de Laponie( Lapland) et du Père Noël. Je suis dans un hotel super, un “  language café”,  ce qui veut dire que les gens viennent ici pour papoter avec des étrangers, si il en a. Amusant.
La ville a été détruite durant la 2 eme guerre mondiale. Les allemands y ont pratiqué la technique de la “ terre brûlée” ...la ville s’est appelée la ville des cheminées, c’est tout ce qui restait des diverses usines. Elle est donc neuve, Alvar Aalto en a fait les plans et les bâtiments administratifs ou publics. 
C’est l’automne, les feuilles des sorbiers sont rouges et les bouleaux jaunes d’or....un festival. C’est aussi le moment des aurores boréales et je me documente pour en voir. Il y en a eu deux, sans moi....et je ne vais pas avoir le plaisir d’en voir á Rovaniemi.  Mais je suis allée faire du repérage pour m’ y rendre la nuit sûrement.
Là aussi, la vIlle est bien dotée en musées: je suis allée à un seul, Arktikum, 2 fois, chaque fois 4 h au moins. C’est à la fois un musée et un centre de recherche sur la Laponie. Très didactique et documenté. Un régal. De plus les lieux sont superbes à l’intérieur et à l’extérieur. La lumière entre par le plafond d’une galerie de verre et vu la qualité de la lumière sous ces latitudes, c’est un festival!  Bien sûr il y avait aussi les randos autour de Rovaniemi et je me suis équipée pour le froid avec une veste capitonnée, bonnet pour la somme modeste de 16€ en vêtement d’occasion. Ces derniers sont riches de vêtements presque neufs et de très bonne qualité à des prix dérisoires. Je suis donc équipée.
Je me suis aussi rassasiée de nourriture fraîche:  carottes, oignons, ail, choux fleur ,déjà un peu moins frais et courgettes, idem, plus des petites citrouilles, buttercup. Le tout braisé. J’en ai préparé d’avance, comme une bonne paresseuse. Pour couronner le tout, le café servait du vin au verre, du Sirah, pas le plus délicieux certes, mais tout même un plaisir en rentrant de rando avec du pain noir et du fromage...
Et puis il y avait la bibli. Malheureusement, je l’ai découverte tardivement. Mais elles sont terriblement accueillantes. J’y ai tricoté pendant près d’une heure: il y a des paniers et quiconque  veut faire des carrés de 18 x 18 est invité à s’éclater. J’ai donc redécouvert la méditation du tricot ou de la broderie, de tous les travaux d’aiguille. C’est un fait que durant ces exercices, l’esprit divague allègrement....au milieu de la bibli, où chacun vient chercher, déposer quelque chose. Il y a des bébés, des enfants, des endroits aménagés pour eux et ils sont libres sous l’oeil d’une maman, le tout bien sage; des personnes plus âgées, hommes ou femmes, c’est vivant et silencieux. Il y a aussi la cafétéria. Avons-nous quelque chose de similaire?
En plus, il y a les spécialistes, à disposition; je recherche sur les Samis, la responsable, originairement russe, est là et elle va m’aider à chercher. C’est enrichissant, elle connaît son sujet, fait de la recherche elle même, plus savante bien sûr, et, comme comme il est déjà 18 h et que je pars demain matin, elle me donne les  noms de ses correspondantes à Inari, plus haut  en latitude, où je vais aller, sur la route vers le nord, en pleine aire Sami. Les Samis se répartissent depuis le nord de la Norvège, Suède, Finlande, Russie jusqu’à la presqu’île de Kola. Leurs conditions de vie ont beaucoup changé en fonction de leur localisation et de la politique qui leur était adressée au travers des 100 dernières années. Ils ont été phagocytés ou discriminés en Norvège, écartés de la vie quotidienne en Suède donc assez préservés, laissés à part en Finlande où ils sont en tout petit nombre; quant à la Russie ils ont été Soviétisés ou repoussés très loin. A cela se sont ajoutés des facteurs de limites géopolitiques des territoires que les rennes ne connaissent pas pour se nourrir, pas plus que ceux qui en vivent...des facteurs climatiques qui génèrent des modifications du bol alimentaire des animaux,  plus plus plus...
Du bonheur en tant que curieuse.
Je crois n’avoir pas souligné comment fonctionne le chauffage dans un maison en Finlande: la piece la plus chaude est la salle de bain, après le sauna bien sûr,  chauffée par le sol; puis le hall d’entrée, puis le living room/ salle à manger/ cuisine où on ne se promène pas bras nu, puis en dernier vient l’espace où on dort. La température y est d’environ 15 à 18. Intéressant, non?

2 oct.:  Kiilopää  C’est le Parc National n°2 de Lapland, Urho Kekkonen. C’est aussi une zone de changement de végétation, la taïga perd ses arbres au profit de plus de mousses, lichens, bruyères, terres  acides toujours. Des “collines”, nues, pelées, de rochers abrasés, lisses; des canyons où s’écoule l’eau d’égouttage des tourbières en amont. Et parfois des troupeaux de rennes. Ce sont, avec quelques gros moutons, les seuls animaux que j’ai vu pacager libres. Pourtant, il y a du fourrage en ballot, partout. Les bêtes ne sortent pas.
C’est aussi ma première expérience d’aurore boréale. Je sortais tous les soirs lorsque le ciel était dégagé pour tenter ma chance. Ce soir, le coucher du soleil était magnifique et à 22:20, pendant 20 mn , les nuées se sont promenées comme une soie légère dans le ciel, comme des voiles de fumée légère, de couleur verte surtout et parfois un peu jaune brun. Je pense que l’on peut en voir de plus prestigieuse. C’est mon début! Les photos que j’ai prises n’ont rien donné. Je vais demander si il faut des filtres; je crois plutôt que ce que j’ai vu n’était pas puissant ( vent solaire)
Affaire à suivre.
Sans y prêter attention, c’était l’anniversaire de Maman aujourd’hui. 108 ans. Le temps passe, les années passent au dessus...et j’ai bientôt 70! Je rêve! 
Ma rando d’aujourd’hui passait le long de canyons et « crêtes », plutôt des bosses aux formes douces et des rennes; ce n’était pas ma journée photo car aussi il fait froid et les batteries n’aiment pas ça, et les rennes sont assez loin pour ne pas être pris en photo, même couleur que les roches....malin de leur part!
Le sauna: j’ai découvert le “smoke sauna”. Il fonctionne ici un jour sur deux; ils le commencent vers 7 h du matin et il est prêt vers 15 h. Lors du lancement tout fume de toute part, même dedans. Puis ils règlent les tirages et le bois se consume presque en circuit fermé. Je pense que c’est assez élaboré.. mais ce que j’ai découvert, à mes dépens, et comme nous n’étions que 3 personnes dans le sauna, personne n’en a parlé, (ils parlent peu les Finnois), c’est que très vite, sans le savoir, on s’enduit de charbon....et sur les endroits difficiles d’accès attendu que l’on s’étend sur les bancs ou que l’on s’assoit....ce n’est pas bien grave. Les randos m’ont bien plu, avec la neige ou sans. 
Une dame cherchait à me parler depuis que je suis arrivée, en même temps que moi, mais comme c’était très timide je l’ai laissée venir. Une autochtone qui revenait sur un site de vacances de temps révolus quand ses enfants étaient petits et avec son mari. Finalement elle a été une mine de renseignements utiles pour les prochains jours et sur les habitudes des Finnois. La neige l’a un peu immobilisée, tandis que je parcourais les sentiers et nous avons partagé plusieurs conversations dans son anglais hésitant et en français ancien déjà. Souvent’ j’ai rencontré des gens qui fuient le contact des yeux. Ils passent raides à côté, surtout sans saluer. C’est usuel chez eux; c’est aussi la raison pour laquelle je ne me suis pas avancée vers cette dame.

6 Oct. Inari: le bus est à l’heure, très ponctuel et nous voilà en route vers Ivalo, riche de 2 supermarchés et où je dois attendre la correspondance durant 4h...le centre de tourisme est fermé, il ne me reste qu’à faire des provisions et manger. J’achète des fruits, aucune idée de ce que je vais trouver plus haut; j’assure donc mon petit dej. pour plusieurs jours. Il n’y a pas grand chose à faire ici et je sens que l’on touche le bout du bout.
J’ai trainé dans le supermarché, mais je n’ai rien vu d’étonnant. En revanche, c’était une bonne idée de faire quelques provisions.

A Inari, je n’avais rien réservé et j’ai failli avoir une attaque: réception fermée ...et renvoi sur un hôtel! Tout s’est bien terminé et j’ai eu un petit chalet, au bord du lac avec une micro cuisine parfaitement à ma taille. Et je me suis gavée de soupes fraîches: squash, citrouille, pommes de terre, avocat successivement. Un plaisir. Mon transport pour la Norvège intervient le 11 octobre, j’ai du temps devant moi pour organiser le prochain mouvement, pour explorer et faire le tour des musées et autres centres de ce type.
Il n’y rien non plus à Inari si ce n’est ces décentralisations des centres d’études sur les civilisations Samis et autres. Et la nature, bien sûr. Cependant, les lieux sont bien vendus car des bus viennent, déversent les touristes qui ont 2 h pour visiter le musée, le Parlement et acheter des souvenirs. Il y a autant de magasins ( bâtiments) que de musées sachant que les musées sont équipés de magasins aussi...et il y a des Chinois, oui, surtout des asiatiques:Taiwan, Hong kong, sud Corée. 
Les Northern Lights, tous les soirs depuis que je suis à Inari! Un festival. Surtout du vert et des étoiles comme des diamants! Vraiment, un scintillement de milliers de diamants! Les « vapeurs, volutes de fumée, voiles » ce qu’on veut sont fascinantes, lentement, elles se déplacent , se dissolvent, s’étirent, se dédoublent. Un scénario toujours inédit.
En quittant Inari, en bus, aussi. Le conducteur les devinait ou les pressentait je ne sais pas, mais nous en avons eu plusieurs.


Bilan de Finlande: super intéressant, le rapport qualité /prix des prestations a toujours été haut. J’ai toujours rencontré des personnes autochtones assez ouvertes pour engager des conversations ou donner des informations et parfois plus ( exemple, les champignons dans l’Archipel Alland entre Finlande et Suède! Cette personne m’envoie régulièrement un petit mot.
En arrivant au nord du Nord, les contacts se raréfient, c’est clair. Mon séjour en Norvège se présente bien, bus et hôtel sont réservés, j’ai un petit plan et des projets. On verra la suite.






mercredi 3 octobre 2018

Finlande 3 partie Central


Finlande 3
23 sept.: Jakobstad  Région centrale
Nous commençons la journée avec des températures de 5 et au sec. C’est un bon point.
Le quartier ancien est charmant et je m’y suis baladée ce matin  et ce soir. Ce n’est pas bien grand, il n’y a rien de spécial sauf que les rues ne sont ni pavées ni goudronnées. C’est la terre et des bordures de trottoir en granite. Les rues sont calmes et peu fréquentées, bien que cet après midi, les enfants jouaient dans la rue. Tout autour, la ville récente est bien développée, mais je n’y ai pas trop mis les pieds.
Il y avait une importante manufacture de tabac á Jakobstad qui a fonctionné jusqu’en 1990. Les bâtiments sont recyclés en bureaux pour la Mairie si j’ai bien compris.

25 sept. Kokkola
J’ai laissé ma valise en consigne à la gare. C’est pratique, ça m’évite de porter. Sauf qu’aucune clé ne fonctionne... premiere fois que je vois quelque chose de dégradé sous ces cieux!  Je tente le coup; je suis là pour 3/4 h à visiter la vieille ville de Kokkola. Je n’ai pas de plan, rien, je suis mon flair et pars vers “la mer”; c’était un village de pêcheurs....
Au début, je suis un peu déçue car
je ne vois rien de nouveau. Tout se conquiert.. avec patience; et en effet, j’y arrive: un canal,  fait main, qui date et tout le long les maisons rouges, vaillantes des pêcheurs du début du siècle dernier. Comme nos maisons d’écailleurs sur le bassin d’Arcachon. Mais il n’y a pas cette odeur de marée, d’huîtres, il reste les bâtiments, serrés le long du canal et aujourd’hui accompagnés par les bâteaux de plaisance. Je ne sais pas combien de familles n’ont pas un esquif, peu je crois car partout il y a des bateau dès qu’il y a un peu d’eau.
J’ai lu que la terre bascule vers le haut par ici et ce qui a été une île est devenu terre ferme.... d’oú la longueur du canal et la distance à parcourir pour atteindre ce qui était le port..... comme c’est très plat, j’ai marché 3 km avant d’atteindre l’eau libre du Golfe de Bothnie; je n’ai pas regretté! Le vent, le soleil, le froid sec! 

J’ai repris le train vers Oulu satisfaite après m’être arrêtée à la bibliothèque. Comme aux USA, quiconque peut entrer, avoir accès aux équipements multimédia, aux restaurants! 

En arrivant à Oulu, je devrai marcher plus de 4 km pour joindre l’hôtel sur une île; je vais laisser ma valise à la gare ici aussi pour plusieurs nuits.
Il fait très beau en arrivant, et plus froid. 7 degrés ventés...Je suis parée .la ville a été importante sur le plan commercial, avec une rivière qui débouche sur des îles de rochers et sable, il y a des plages, fréquentées, si on en juge par les équipements en place: cabines pour se changer, terrains de volley etc. La luminosité est fantastique: rien à voir avec la notre; j’y suis allée en fin d’après midi et c’était magnifique.
Le lendemain a été très sensiblement plus humide: je suis allée dans des parcs, sous la pluie; je n’étais pas seule, il y avait des gens « normaux » qui jouissaient de la pluie à vélo, à pieds et aussi avec les déambulateurs pour 3 ou 4 eme âge. Les personnes âgées se mobilisent peut être davantage que chez nous.
J’ai mangé encore cette délicieuse soupe de poisson: pommes de terre, saumon fûmé, aneth, lait . J’en fais une cure.
La ville a un projet en cours: faire renaître l’économie du saumon sauvage au travers de la rivière. Certes il y a des usines mais les projets incluent la pollution depuis des années déjà et il semble que la cohabitation soit possible.
La Finlande est très touchée par l’accélération du réchauffement climatique, davantage que les autres pays baltiques et 
 scandinaves et même si le golfe de Bothnie gèle tous les ans et parfois jusque très au sud....
Je pars pour Rovaniema, capitale de Laponie et ce sera mon premier jour de températures négatives.

Pas grand monde pour causer à Oulu....oú il y a qq 200 000 hts