vendredi 8 mai 2015

Camino de Santiago de Compostela. 28 mars a 23 avril 2015



Les + et les - de mon Camino:

Les moins
  -  choix de G et N pour faire le chemin sans prépa et sans motivation. Depart prematuré de Gerardo, laissant Natty peu après dans un embaras certain.
  -  dur de marcher tous les jours quelle que soit la distance, le corps entier est concerné, il faut le prendre en considération dans sa globalité...
  -  dur de voir Natty. Pas de concentration, probablement affectée plus qu'elle ne veut le dire du départ de Gerardo; bcp de portable ou internet tout en marchant.
  -  beaucoup de peine de voir ça et pas de solution en face.
  -  je ne me plains pas et j'y vais, ça ne veut pas dire que c'est facile pour moi, mais j'ai aussi la rage qui me motive pour y arriver. Déception de ne pas trouver Natty aux étapes.
  -  manque de confiance
  -  déceptions fréquentes de ne pas pouvoir communiquer avec Natty. Et parfois sensation de mensonges ou de non dits.
  - pena y verguenza, sentimientos que han llegado muchas veces a lo largo del camino. 

Les plus: 
  -  c'est le printemps, il y a longtemps que je ne l'ai pas vu en Europe. Je suis ravie de voir la vigne bourgeonner, les fleurs sauvages comme pissenlits, si beaux en Castille. Les lilas, les arbres fruitiers. J'avais presque oublié combien les pommiers sont beaux en fleurs. Joie ineffable.
  -  bon moment pour marcher. Heureusement les températures tournent autour de 10° et moins pour commencer la journée. J'avance mieux avec ces températures, tout au moins moi. Que ce doit être dur en été!
  -  moments de méditation inattendus: a certains moment, la méditation arrive, on est en état de lévitation, on ne ressent rien, les idées passent comme des nuages de coton. On flotte. Il faut être seul et libre pour cela. Ce sont aussi de très bons moments, ils sont brefs.
  -  bonnes rencontres: j'ai rencontré quelques personnes avec lesquelles j'ai pu parler, en marchant un moment avec elles et retrouvées ensuite à plusieurs reprises devant ou derriére. Je pense à Juany ( Catalogne), Tami ( Texaco-Californie), Yoki ( UK Manchester, née en Malaisie) bénévole en Mongolie et autres anonymes.
  - j'apprends sur moi aussi. Je m'écoute mieux me semble-t-il. Je dis plus souvent non pour faire mon choix. Je vois peut être mieux ce que je veux.
  -  j'assume mes choix, notamment de rester à l'écart, dire non à une convivialité que je ne partage pas.
  -  tous les jours un nouveau challenge. J'ai souvent pensé a Joseph Kessel, Les Cavaliers, au cours de ces 27 jours, et encore, car mes douleurs persistent.

Synthèse: 
Vu des le début comme une expérience physique, le Camino s'est montré a la hauteur...ok mission accomplie sans joie ni rancoeur.
Il y a eu de bons moments, simples, non partagés. Je n'avais pas envie de les partager non plus. 
Du respect m'est venu aussi pour certaines personnes rencontrées, avec une vie chargée d'épreuves, mais dignes et pleines d'espoir. Joli cadeau qui m'était fait.

samedi 29 novembre 2014

Les princesses de Vienne

Eh oui, n'ayons pas peur des mots.
Une bonne semaine à Vienne en compagnie de Gertraud et chez sa fille Sabine. 
Tout d'abord Vienne; arrivée depuis Tokyo, le voyage a été long. une seule escale, a Helsinki, courte; mais au total, depuis le lever et le coucher, 24h. Donc arrivée fatiguée a Vienne, une bonne nuit et hop, prête pour Vienne.
Nous étions au centre de Vienne, tout accessible à pieds et Gertraud est une bonne marcheuse; rencontrée en New Zelande, pour ses 70 ans, il y a quatre ans. Donc nous avons musardé à Vienne, somme allées dans les vieux cafés, très courus et j'y ai goûté la viennoiserie! Çà a été dur!
Ici, on dit que les croissants sont français, donc Sabine avait acheté des petits pains autrichiens, pas des baguettes...pour le petit déjeuner. J'y ai goûté les apflstrudels, délicieux, mais comme toujours, ça dépend du chef, comme chez nous. Le soir, nous ne faisions pas de cuisine, le resto de quartier, et il y en a un paquet, nous changions tous les soirs. toutes les soupes y sont passées et les spatzelns aussi. Genre de pâtes fraîches autrichiennes. C'était bon!
Nous sommes allées écouter le Philharmonic Orchestra de Vienne dont une des particularités est qu'il n'a pas de Chef d'Orchestre. Tous les Chefs qui se produisent avec le Philharmonic sont des "Chefs invités". Nous étions aux premières loges, comme des princesses. c'était super!
La ville se parcourt aisément. C'était mon premier contact avec l'Europe depuis mon départ et j'ai retrouvé des "mélodies" comme le tabac et les mégots, les chewing gum, les papiers épars...Pas beaucoup mais en comparaison avec le Japon ou Taiwan, je me sentais déjà loin. Parfois, j'avais l'impression de me trouver à Paris avec l'architecture, le cosmopolitisme. 
En dépit du mois de novembre, il y avait beaucoup de touristes, des français, des russes et des autrichiens. la ville est coupée par le canal du Danube; le Danube est plus excentré. Tout a été très agréable, les Puces, les parcs, les musées et les journées ont été bien remplies. déjà, a la mi-novembre, les marchés de Noël étaient à l'oeuvre...En quatre jours nous avons arpenté la ville et Gertraud est allée dans des quartiers dans lesquels elle n'avait jamais mis les pieds...
Puis une de ses amies lui a suggéré de visiter Innsbruck, elle nous ferait visiter sa ville. Nous voici parties a Innsbruck. 6h de train, pas un shinkansen...Il y faisait plus froid. en plein Tirol, au milieu des montagnes et de la neige qui commençait à blanchir les versants. J'y ai eu une aventure de fou-rire que je n'avais pas eu depuis bien longtemps! après avoir visité Innsbruck, très jolie ville médiévale, au coeur du Tirol, qui a du avoir un passé bien riche vu la diversité et la qualité du patrimoine bâti, nous avons regagné la gare et pris le train en direction de Prutz où habite Gertraud. 
Pour elle, c'était le retour à la maison après une semaine à Vienne. elle avait donc une valise, et pas des moindres: elle ne pouvait pas la porter! Elle l'avait mise à la consigne à Innsbruck en arrivant à 11h.
Dans le train, il me semblait vaguement étrange d'être si légère. J'attire l'attention de Gertraud qui tout a coup pense à sa valise à la consigne. nous voilà descendues à toute vitesse du train qui est parti aussitôt descendues....J'ai commencé à m'étouffer de rire, Gertraud aussi, dans les minutes qui ont suivi, mais elle était sous le choc! et je ne pouvais pas arrêter de rire...Nous avons tué le temps avec un chocolat chaud et un apfelstrudel....jusqu'au train suivant et sommes arrivées à nuit noire chez elle à Prutz, et avec la valise!
La raison pour laquelle j'ai eu ce fou-rire est probablement parceque j'ai fait dans le même genre a Tokyo en arrivant à l'aéroport: je suis assez fière de ma petite valise et je disais à quelqu'un dans le train vers l'aéroport que j'aimais voyager léger etc...Nous arrivons à mon Terminal, je descends et sur le quai, tout a coup, je me rend compte que ma petite valise est restée dans le train....l'avion décolle dans 2 h pour Vienne! je file à la police pour raconter mes déboires, et je ne ris pas, on est au Japon, la police appelle de chef du train, il repere ma valise et la descend au prochain arrêt au poste de police. Le tout en un gros clin d'oeil. Il me reste à aller la chercher en train et revenir par le train suivant avant le décollage...Une horreur! et j'ai eu l'avion. Donc, à Innsbruck j'ai vu une mine qui a probablement été la mienne a Tokyo, mais là, je me suis défoulée!
Le lendemain et jour suivant, Gertraud m'a promenée dans les villages voisins, tous aussi jolis les uns que les autres, avec de petites églises au clocher à bulbe. Beaucoup de stations de ski tout autour, stations familiales ou plus hip avec des russes...
Puis le temps du retour à Vienne est vite arrivé et le temps du retour à Bordeaux.

vendredi 14 novembre 2014

Japon en Automne


Bien sur je ne suis pas allée partout! Je suis restée dans le centre du Japon: Kyoto, Nara, baie de Toyama, Takayama, les Alpes japonaises, Nagano, Nikko et Tokyo. 
Avec la complicité de Norico et Sachico, deux personnes rencontrées précédemment lors de mon premier voyage au Japon, j'ai pu apprécier davantage certains éléments. La  culture culinaire japonaise, c'est tout un monde et je le trouve trés distinct du notre sur plusieurs points dont la diversité des mets au cours du même repas et les saveurs. La culture domestique de l'habitation japonaise: je suis allée très fréquemment dans des ryokans , à nouveau tout est très feutré , même la lumière. Après  les motels américains, ça change. Il n'y a pas beaucoup de motel au Japon.
J'ai trouvé des changements aussi, en 4 ans, les choses évoluent sur le plan économique, pas dans le bon sens pour les japonais. Les prix ont grimpé bcp en yen, la valeur du yen a pas mal baissé et ils considèrent être en récession. Par exemple, hors la capitale, nous avons été frappées du nombre de commerces abandonnés. Il semblerait que ce soit lié aux difficultés éco., de même la clientèle des hotels ou les patients malades ou qui consultent. 
J'ai vu 2 homeless a Tokyo..
Personne ne se plaint, mais ce n'est pas leur culture non plus. Quant aux conséquences de Fukushima, rien ne transpire.... Même entre  professionnels de santé apparemment...
Ici aussi l'hiver met du temps à s'installer; mi novembre, les gens sont encore en chemise l'après midi et les températures sont largement au dessus de 10 la nuit. C'est inhabituel pour eux aussi.
Peut être aurai-je ma visite de Norico cette fois-ci, fin Novembre? Qui sait? Je ne pense pas que Sachico revienne mais peut être pourrions nous nous retrouver en Thailande ou Corée au printemps prochain?
J'ai été gâtée par la nature: les érables étaient à point, les photos en témoignent. Ce qui m'a étonnée dans les grandes villes cette année, ce sont les touristes étrangers, dont beaucoup de français et pas seulement du 3 ieme  âge. Et dans les autres lieux, moins fameux auprès des étrangers, beaucoup de japonais en goguette. Comme chez nous, peut être plus en groupes avec le même veste de couleur ou la casquette. Par groupe afin de ne perdre personne....
Mon départ a été un peu agité et bien que je me sois préparée, levée et partie en avance etc..tout reste possible! 
Today was a funny day: as a starter, i don't know why, but the customer service at JR lidabashi station said there was no train to Narita and better for me to go to metro station. Surprise but obedient and I did so.
There, where to go? No one was able to tell me where to go. So i came back to JR station to buy a ticket in the machine, i was not successful and had to ask to the same guy.....

I gave him money to buy it, put it on the gate and it didn' t pop up...i don't know why, but I was already stressed and i left without the ticket.
Arriving in Shinjuku, I bought the ticket to Narita, i was short on time.
I met a french girl on the train, we started to chit chat and i arrived to the terminal 2, the one I needed.
I left the train and.....my suitcase...
I had to go to Train station officers, explaining, they checked my suitcase in the train, found it.
Had to wait to next train to terminal one
Get my suitcase, wait for going back to terminal 2...

All is under control now and i am having a coffee. I don't know if I deserve it, but I don't care. Can you imagine same situation with all the staff I sent to France yesterday? 15 kg...

mardi 28 octobre 2014

Taiwan

Taiwan
Pour se faire une échelle, Taiwan c'est 3 fois la Corse mais avec 23 millions d'habitants . La cote Est, coté Pacifique est dotée d'une double chaine de montagne ce qui donne lieu a une grande diversité de paysages, de climats. La cote est surtout découpée, chaude, humide, pas très hospitalière et peu peuplée. C'est la que se pratiquent le cyclisme, la rando de montagne a un niveau de qualité élevé. C'est le paradis des sportifs de Hong Kong, Syngapore..j'ai commencé par la.
Après la ville de Taipei qui était pluvieuse et très couverte, c'était le bon choix et j'ai commencé a trouver les gens très aimables, je me suis habituée aux accents, le chinois, la culture locale, les différents groupes humains, dans les grosses lignes bien sûr. 
C'est une ile très accueillante, pluri-ethnique, avec une forte communauté chinoise qui s'identifie beaucoup aux taïwanais. Ils sont beaucoup plus débridés que les japonais et tout tout aussi polis. C'est propre partout, bien organisé, facile a voyager. Le plus compliqué pour moi, c'est l'alimentation. Je me dégoutte par les odeurs, la présentation dans la rue, la vue de toute cette cuisine qui impacte mon appétit.
Bien sur je peux marcher ailleurs que dans ces rues dévouées à la nourriture jour et nuit, mais il y a de la bouffe partout, a tous les coins de rue...dur à éviter.
Au bout de 3 semaines quand même je suis arrivée à me faire une idée de quoi acheter et dans quel type de magasin le trouver. Bien sur il y a d'excellents restos, mais je ne suis pas toujours disposée a faire des découvertes culinaires....
J'ai partout aimé les hostels, petites dimensions, bien placés, plein d'astuces de rangement, un peu comme au Japon. Finalement, il y a beaucoup de ressemblances avec le Japon. La façon de gérer les animaux de compagnie aussi...les chaussures de chien, les bottines etc..
Très bonne expérience au total et prête a revenir plus longtemps a Taipei.

samedi 4 octobre 2014

Hawaii

 Il fait chaud a Hawaii et il y a des moustiques gourmands!
Ca, c'est l'accueil! Ensuite il y a beaucoup plus que la plage et heureusement car compte tenu de l'accident de vélo contracté en Californie, la veille au soir de partir a Hawaii, j'aurais été mal. La blessure a la cuisse était profonde, longue et large suffisamment pour mériter des points de suture que je ne voulais pas. J'ai donc fait mes soins et je dois dire que je suis assez satisfaite du résultat , la cicatrice se présente bien après 18 jours....

Je suis de retour a Honolulu et je suis bien fatiguée. Il fait très chaud et humide, je ne fais rien cet    midi et je serais incapable de bouger. Juste arrivée a l'hotel depuis l'aéroport et je profite de ce moment de calme pour faire une synthèse, si possible.

L'archipel est composé d'îles différentes, qui ont bien sur des dénominateurs communs. Toutes sont volcaniques, montagneuses, peu agricoles, parfois très touristiques. Dans ce cas, comme a Honolulu, ce sont dans le quartier des affaires, des gratte-ciel, sans beaucoup d'originalité pour ce que j'ai vu; a la vérité je n'étais pas très intéressée non plus et je suis maintenant trop fatiguée pour voir de quoi il retourne. 
A Honolulu, j'ai rencontré une allemande et après avoir bavardé un peu, nous avions 3 semaines pour visiter et avions quelques points en commun; nous avons décidé de voyager ensemble, de visiter 3 iles ensemble, louer une voiture dans chacune, loger dans les mêmes hôtels. Nous voila parties et revenues, sur les rotules. Peut être en avons nous trop fait? Les cotes sont très découpées, les km s'alignent rapidement...
J'ai bien aimé Kauai, nous avons fait un tour en hélicoptère, les vues étaient magnifiques et une grande partie du centre et de la cote de l'ile sont  inaccessibles en voiture. C'était donc une expérience superbe et nous sommes allées visiter un canyon, par une route sur ligne de crête avec des vues fantastiques aussi!
Puis nous avons visité Big Island, appelée Hawaii. Le volcanisme est beaucoup plus récent et se poursuit toujours avec le volcan Mauna Loa. L'ile s'agrandit toujours par les coulées de lave qui s'ouvrent sur les flancs du volcan. La aussi, tout ce qui a trait au volcan est trés bien mis en scene, la nature fait le reste. Nous avons fait beaucoup de randos, rencontré d'autres personnes, chaque fois plus jeunes et plus vigoureux, plus dur pour moi, mais challenging et interressant et contente de l'avoir fait. Rien de super sportif ou super dur, mais le tout cumulé fait que je consomme mes réserves....Cette ile, la plus grande aussi, m'a plu pour le volcan et tout ce que l'on peut faire autour. C'est aussi l'ile plus populaire, avec des marchés sympa, des expats américains plutot orientés vers les produits organiques, l'environnement. Certes il y a quelques resorts, mais on peut facilement les éviter, leur architecture n'est pas transcandante, genre chaine hoteliere saveur Maroc, rien a voir avec le coin, mais on trouve ca un peu partout dans le monde je pense.
La derniére ile visitée, Maui, encore autre chose; l'ile est trés verte. Peut etre est-ce la plus verte. Un vert naturellement proche du fluo. Un volcan ancien aussi, de forme trés douce, un coté vert. Un coté roti. Et ce coté roti avait ma préférence. Superbe! Cote trés sauvage et rocheuse. Le volcan, que l'on peut descendre en vélo est souvent courronné de nuages. Nous avons tenté la montée, en voiture, et a plus de mi pente, la pluie. Nous avons donc gouté le coucher de soleil a mi-pente et c'était magique aussi. Le dernier jour, je n'ai rien fait. La plage pour la première fois y compris pour le bobo! Rien ne s'est passé.
Trois semaines bien remplies. Loin de penser trouver cette diversité

mercredi 17 septembre 2014

Utah Nevada Californie

L'arrivée a Salt Lake City en pleine nuit aurait pu être mieux! En réalité, le train n'arrive pas "en gare". C'est un parking. Le train ne fait que passer. Donc pas d'hotel bien sur.
Je fantasmais sur l'idée d'un hotel " de la Gare", point du tout.  A 1h30 du matin, on espere un peu plus. Le train est toujours en retard, et il arrive toujours au milieu de la nuit....et des passagers montent et descendent tous les jours. Un train par jour qui va a Oakland ou qui en vient...
Faute d'avoir cherché plus loin, j'ai suivi un couple qui avait l'air décidé de passer la nuit dans un hotel ou ils avaient réservé une chambre. Nous avons traversé, moi en retrait, des quartiers par trop patibulaires avec des homeless tranquilles, mais peu engageants.. Faute de taxi, il fallait marcher..
Ok, nous sommes arrivés dans un hotel respectable, j'ai attendu mon tour et me suis couchée.
La nuit n'était pas terminée, je l'ai partagée avec des punaises de lit!
A 4h du matin, je n'avais toujours pas dormi, j'ai demandé une chambre de substitution, qui m'a été  gentiment allouée: j'avais un oeil presque fermé par une enflure de piqure, des bosses sur le front, etc...
Au petit matin, après une nuit blanche, le dimanche, tout le monde étant endimanché et les églises pleines, j'ai cherché et trouve un substitut aux punaises.
Je ne peux pas dire avoir aimé Salt Lake. Cependant, les hasards ont fait que j'ai trouvé une jeune "missionnaire" française en stage pour 18 mois dans le Temple des Saints du Dernier Jour, par choix.
Je visitais la maison de l'un des fondateurs, elle y faisait son exposé auprès d' un groupe de jeunes filles de la même confession. Finalement, j'ai diné avec elle, elle venait de Castres, pres de Toulouse et projetais de reprendre ses études de médecine interrompues un an plus tôt en recommençant depuis le départ...pourquoi pas?
Ce qui m'a le plus intéressée a été les environs de Salt Lake. Au milieu du désert, on ne soupçonne pas les réserves dans les montagnes autour. Il y neige en hiver, et beaucoup!contigu aux montagnes, le lac salé et l'élevage qui s'y est développé a la fin du 19 eme siècle pour venir en aide aux Mormons qui arrivaient du monde entier sur ce territoire taillé pour eux..
J'ai repris le train après qq jours en direction de San Francisco. Lent voyage. Mais je pense que j'aurais souffert si j'avais du conduire depuis Denver.  Pas forcément la distance mais plutot les routes rectilignes, la chaleur, les couleurs avec une continuité confinant a la monotonie.
J'étais heureuse de retrouver Emmanuel qui est venu me chercher a Martinez.
Retour a une vie une peu plus diverse et active. En vue: la préparation de notre séjour d'une semaine dans le Nevada. Préparer une maison pour moi et tout le matériel de camping.
Nous avons préparé une yourte pour moi, avec des fenêtres, une porte, tout pour vivre dans le désert  pendant une semaine. Se protéger du chaud le jour avec des tempêtes de sable et du froid la nuit!
Objectif réussi, températures confortables de jour comme de nuit dans la yourte. Pour ce qui est des tempêtes  de sable, une seule solution, s'emmitoufler et se cacher derrière des lunettes de ski ou autres.
Nous avions 6 heures de conduite de nuit avec 2 voitures jusqu'a Reno, Nevada. Ensuite, dan y laissait sa voiture, se joignait a nous pour gagner le désert.  Au retour, plus rapide pour lui, il rentrait direct a Napa, nous aidions a démonter le campement dans lequel nous étions pour ne pas laisser de traces. Big deal! Mais excellente expérience de partage dans une communauté d'hommes exclusivement. Les femmes y étaient acceptées. Mais nous n'étions que 2 ou 3. Très amusant aussi. J'ai beaucoup aimé mais les conditions étaient difficiles; il en est résulté une grosse grosse fatigue et beaucoup de satisfaction. Beaucoup de choses a approfondir aussi en lutte avec l'éphémère de l'événement .
Il y avait beaucoup de fantaisie dans cette expérience de Burning Man. Beaucoup de personnestrès  sérieuses  aussi. Impliquées bénévolement dans des projets de société, d'art, d'environnement. Très riche. La ville éphémère ( une semaine) disparait et laisse les éléments reprendre leur place sur cette étendue nue a nouveau. La complexité de la société dans son ensemble se retrouve sur le terrain plus exigu de "la playa" et chacun semble apporter sa contribution. Je suis loin d'avoir exploré Black Rock, la chaleur, la fatigue, l'immensité des lieux, la saturation des événements aussi.
Je suis prête a y retourner dans quelques temps. Avec des projets.

De retour a la vie urbaine, nous avons passé avec Emmanuel quelques temps a nous laver dans des lacs. Se laver dans le désert ne sert qu'a toujours assécher un peu plus la peau. Il vaut mieux s'arrêter avant les crevasses...je n'ai pas de photo car mon IPad était bien au fond des boites de rangement, a l'abri de la poussière et hors d'atteinte. Les paysages étaient somptueux et les couleurs ne l'étaient pas moins.
A Napa, nous avons repris un rythme plus tranquille après avoir tout lavé en provenance de Burning Man, tout remis en place après le tremblement de terre, évacué tous les gravats et débris, lavé ,étiqueté et préparé la scène du prochain tremblement. La aussi, big job! Et tout est si joli après.
Nous avons fini par les abeilles. Elles avaient été secouées par le tremblement...nous avons fait une miellée, la première de ma vie. Super aussi. Apres la miellée, dans un atelier remis en état, j'ai joué a l'assistante en alchimie. Le but n'était pas de l'or, quoi que... mais la fabrication des essences d'Emmanuel. Il est comme un virtuose en la matière . C'est saisissant! Ensuite, il nous donne les recommandations pour notre santé et les doses a prendre, plus les composants. Je ne sais pas comment il s'y retrouve..en plus il prépare des onguents, des teintures mères pour ses Elixirs, des huiles essentielles, des alcools et bien d'autres choses. Le tout invraisemblablement intriqué,   compliqué et dans des fioles de toutes dimensions qui sont dans des boites en bois ou sur des étagères a l'abri de la lumière et désormais  peut être a l'abri des tremblements de terre...
 Je viens de laisser Emmanuel et Dan, avec un pincement, nous avons passé 4 semaines ensemble,très     occupés et c'était super.
 Je suis a Hawaii depuis quelques heures. Tout a découvrir a nouveau.


vendredi 5 septembre 2014

Colorado- Nouveau Mexique-Utah-Nevada

Désolée pour la perte de mon article sur le Sud des USA! Perdu dans les oubliettes du château!

Ce fut un très intéressant voyage, fait en compagnie d'un autochtone, Tom, pendant un mois et demi. Nous avons loué une voiture et avons parcouru la Floride , de Key West jusqu'à Savannah (Geogia) et de là, la Floride a nouveau, en bordure du golfe du Mexique, puis tout le long du golfe jusqu'au Texas.....
Le tout, avec la fête d'indépendance des EtatsUnis, des fêtes familiales, des amis de Tom un peu partout et beaucoup de joie, de simplicité, de nouveautés, de vies différentes, des gens exhubérants, extravertis et super.
Je ne re-écrirai pas l'article. C'est la vie. Pour clôturer de séjour dans les bayous j'ai pris un avion pour Denver (Colorado).

Comme toujours, après avoir vécu en groupe pendant un mois et demi, un petit pincement au coeur...pour rencontrer d'autres groupes et créer d'autres liens.
Denver avait été, il y a  plus de 40 ans, une option pour poursuivre mes études. La seconde option était Berkeley. Aucune n'a fonctionné puisque je n'avait pas de bourse pour subvenir a mes besoins et je ne pouvais pas m'inscrire sans revenus assurés. Pas de problème, j'ai fait autrement...
La visite a Denver était en quelque sorte une réponse a "qu'est ce que j'ai manqué?"
La ville n'est pas dans les Rockies, comme je le pensais. Mais c'est situé a quelques 1600  m d'alt., et il faut faire environ 1h30 de route pour se trouver dans la neige en hiver. J'ai trouvé la ville parfaite pour faire du vélo, plein de bars, de restos; de la jeunesse partout. Ma principale activité a été le Jardin Botanique. Il y avait une exposition de D.Chihuly ( regardez sur Internet). Il souffle du verre. Ses créations sont des oeuvres d'intérieur comme d'extérieur. Il excelle dans ces dernières tant par la taille, les couleurs et la mise en scène nocturne ou diurne. J'avais eu la chance de rencontrer ses oeuvres a Seattle au mois de février avec Dan et Emmanuel. J'ai donc passé environ 5 heures au JB de Denver avec un grand plaisir.
La ville est donc située entre une prairie parfaitement plate et les Rocheuses. La prairie semble etre prometteuse en pétrole...et les champs de betterave ou de mais doivent composer avec les derrycks...
Un tour dans les Rocheuses, les Parcs Nat. , la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Pacifique, émouvant, la source du Colorado River que j'ai appréciée sur tout son trajet vers le Pacifique, et l'Arkansas River qui rejoint le Mississippi etc...un roman!
De Denver, j'ai loué une voiture pour me diriger vers les hauts plateaux du Colorado et le New Mexico, et se capitale, SantaFe.

Superbe balade dans ces hauts plateaux aux ciels ombrageux, orageux, changeants, des prairies verdoyantes. Beaucoup d'élevage bovin dans le Colorado puis beaucoup plus aride dans le New Mexico. Mais l'architecture locale a été une grande surprise pour moi. Les constructions traditionnelles, du moins depuis la colonisation espagnole, sont en adobe. Les formes sont massives, tant pour les ouvrages publics que pour les maisons  individuelles. Parfois je me suis sentie comme au Yemen du sud : des maisons de plusieurs niveaux, en adobe, se terminant par un diwan a l'étage terminal. Les couleurs de terre ocre....et plus je descendais au sud, plus les paysages devenaient arides. Plaisir des yeux, en dépit de longues traversées sur les traces bandits plus ou moins sympas du temps ou il y avait des transferts de fonds pour payer les ouvriers des mines...et les convois étaient attaqués...plein d'histoires et d'Histoire aussi. Le temps m'était compté dans cette destination, un peu dommage, mais ce peut être le motif a retourner dans les parages, revoir et faire des excursions dans le Rio Grande. De retour a Denver, a travers des dunes de sable magiques, j'ai pris le train pour partir vers l'ouest, destination Utah, Salt Lake City.

Pour commencer, le train, qui arrivait de Chicago, avait 3 h de retard la gare de Denver est neuve, 2 trains par jour: l'un qui arrive de Oakland vers Chicago. Le 2 eme arrive de Chicago vers Oakland. Pas question de se tromper de train ou de quais. Il y en a néanmoins 4 ou 6 quais...je crois que les perspectives de développement du transport en commun du secteur sont grandes. Donc je suis montée dans le bon train. Il n'y a pas de siège affecté a l'achat. L'Amtrack est trés confortable: les places sont spacieuses, souvent pas de voisin, et pour se faire une idée du confort, il me manquait environ 20 cm pour atteindre le marche-pieds....devant moi. Pas de bousculade dans les allées non plus..il faut dire que la maintenance des wagons est faite par des femmes qui font deux fois ma largeur..nous ne parlerons pas du reste.

Je reprendrai ma prose plus tard, je suis attendue ....