jeudi 13 avril 2017

2017.03 31 Vietnam Saïgon, le delta et îles

31 mars: Saïgon.
Il fait nettement plus chaud ici, en contre partie, les rues sont accompagnées, en centre ville au moins, par de très hauts arbres, superbes, Hobea, du bois très dur et qui a été beaucoup exploité avec d'autres.... ils sont tous numérotés dans les rues, dans les parcs! Ça donne à la ville beaucoup d'élégance. On trouve aussi une forte connotation française dans l'architecture, la cathédrale est rose comme à Albi, les édifices publics importants ont, pour la plus-part, été construits pendant la présence française, gare, marché, certains hotels des années 20/30. Ca a du charme. Un métro est en cours de construction, grace à un financement Japonais. Les scooters qui forment environ 2/3 du traffic seront en partie remisés, et Saïgon changera de figure. Il y a aussi beaucoup de parcs, en centre ville toujours.
C'était l'objet de ces deux jours à Saïgon avec deux ou trois visites de musées, assez vite expédiées finalement, sauf celui de la guerre du Vietnam/ USA, assez terrible. Notamment, en ce qui me concerne, au sujet des défoliants utilisés pour rendre impossibles les cachettes en forêt....tout y est passé: la contamination des eaux de lacs, rivières, sols et gens provoquant outre des morts, des désordres génétiques chez les humains qui se perpétuent encore de nos jours, des naissances d'enfants déformés et mentalement touchés. C'est particulièrement difficile à imaginer et à accepter en plus de toutes les armes confectionnées dans le but délibéré de tuer et détruire le plus possible....et pas seulement des militaires.
Visité Cu Chi: un ensemble de tunels, construction commencée du temps de Français, dans les années 40, par les  Viets anti colonisation pour harceler les français et les profrançais. Puis, ils ont été agrandis, 250 km du temps de la guerre avec les américains. Ce réseau, à proximité de Saïgon a été très important dans la victoire communiste. Parfois sur 3 niveaux souterrains, insoupçonnés par les ennemis et toujours au coeur de la guerre. Les américains avaient établi une base très importante, au dessus, ignorant ce qu'ils avaient sous leurs pieds. Et ils n'ont jamais su. Visite interessante montrant les armes homemade des Viet ongs, les pièges particulièrement éfficaces qui blessaient à mort ceux qui y tombaient dessus...et toujours prêtes à fonctionner sans a oirà investir de l'argent qu'il n'y avait pas.

2 avril : Delta du Mékong. Can Tho. L'an dernier, traversant le Laos, j'ai longé le pays du Nord au Sud, sur ou le long du Mékong en tricotant avec les frontières de Chine, Thailande, Cambodge, sans atteindre l'extrémité du Delta. Nous y voilà donc. Can Tho est la plus grosse agglomération du delta. Ville plate et bien sale. Les voies d'eau sont jonchées de tout ce qui n'est plus utile, de déchets qui pourrissent ou non, sans parler des rejets des eaux usées. Mais c'est aussi un lieu de vie actif, le seul moyen de transport avant les années 60 ou 80 était l'eau...c'est probablement aussi l'endroit le plus reculé et qui change le plus rapidement avec des ponts, des routes.
Le rythme de vie y est lent, et en ce début du mois d'avril, j'y I trouvé des températures supportables grâce à la brise et la pluie quotidiennes. J'y suis arrivée en bus depuis Saïgon. Les paysages n'ont rien de magique car j'y ai trouvé un grand désordre, la campagne n'y est pas" bien peignée". La vie est amphibie, la crevette y est reine avec les élevages qui sont un complément de revenu appréciable. C'est la capitale de la sauce à base d'anchois Nuoc Mam: le poisson reste dans la saumure durant une douzaine de mois, puis il est pressé et filtré. La sauce obtenue sert de sel, riche en proteines et odeurs. Le Vietnam est le pays le plus réputé pour le Nuoc Mam mais il n'est pas exclusif.
Autre attrait du delta: les marchés flottants. Les villageois apportent leur production sur les marchés par voie d'eau, tôt le matin et ceux en quête de marchandises arrivent aussi . Ça donne lieu à une atmosphère bon enfant, vibrante de piaillements, transbordements de sampan à sampan, de jeux de couleurs, des piles de melons, citrouilles, verdures, choux, raves, bananes, mangues et bien plus changent de bord par lancement d'un bateau à une barque etc et il y a aussi, les sampans-restaurants: la maitresse des lieux est assise en tailleur, tous ses gamelles autour, tous les flacons aussi de différentes sauces et chacun passe commande qui de café, de riz+viande, tripette, etc...la maîtresse est très habile à mettre dans les poches plastiques destinées à cet usage et chaque commande est envoyée dans les airs avec dextérité et sans faille vers son destinataire...j'étais seule dans mon esquif, mon pagayeur, dans le dos, s'est offert son petit dej. pendant que j'observais. L'eau était plate, épaisse, gluante comme si elle était en mélange avec de l'os à moelle...ça donnait de larges tâches de lumière à sa surface. Je suis restée là un bon moment avec grand plaisir sous un ciel très menaçant. J'étais prête pour la saucée et je n'y ai pas échappé!
Le retour s'est fait par des voies d'eau très secondaires, charmantes, dont les rives sont boisées et très sales. Je ne pense pas que j'apprécierais de vivre si près des rongeurs de toute nature, des serpents, des batraciens bruyants, et autres animaux sympas et odeurs, néanmoins l'ensemble dégage quelque chose d'infiniment paisible. Les "maisons" tout le long sont un savant agencement de bâches de plastique, de tôles ondulées qui ont vu des jours meilleurs il y a longtemps, de caisses de polystyrène ...
La fin de la nuit et la matinée ont été consacrées à cette ballade avant de prendre l'avion pour Con Dao, île au large Est du delta..

3.04 Ile de Con Dao
Une petite heure de vol, pas de touriste, un mini bus collectif qui m'amène à l'hôtel et me voilà dans le bagne français éponyme! Température moyenne annuelle de 26/27°c! On ne va pas compter les jours de pluie, même trempée, il fait bon; il n'y a que mes chaussures qui souffrent et par voie de conséquence, mes pieds avec de probables ampoules...si je marche trop longtemps.
Tout est très vert, la jungle. Une seule route: celle qui va de l'aéroport à la "ville" ou aux pénitenciers. Onze au total! Français en 1862, américains dès 1955. Surtout des détenus politiques, même du temps des français.
Comment peut on dans un si beau cadre mettre des gens dans des fosses à lions, ici appelées "cages de tigres"????? la torture était la pratique courante, accompagnée de travaux de force et forcés, d'un régime alimentaire sommaire et de soins inexistants. Tous les commentaires, en anglais, sont venimeux à l'égard de la France et des USA. Con Dao n'est pas le seul lieu où je l'observe. TOUS les musées. Chaque référence à la France. J'avoue que c'est une des raisons de mon peu d'enthousiasme pour les musées au Vietnam. Cependant je ne perds pas de vue que la renaissance du pays est faite dans des conditions politiques  qui donnent sens aux propos lus partout.... De plus, indéniablement, les conditions de détention tels que l'on peut les voir sont lamentables. Ce n'étaient pas des prisonniers français mais Vietnamiens, politiques pour la plus part....
J'ai donc passé mon temps à contempler ces camps, qui ont eu des prisonniers jusqu'en 1973/1975!!!! Ce n'est pas vieux. Inutile de dire que les voeux pieux de " plus jamais ça" me font plutôt penser à des grimaces qu'à des résolutions effectives.
Je pensais aussi à Soljenitsine et aux camps de détention russes de Solovetsky sur la mer Blanche... un site remarquable et paisible dont le passé récent a été cruel aussi.
J'ai passé mon temps en visites et à lire un ouvrage sur le Vietnam le long de ce que l'on pourrait appeler "las ramblas", ou qui le deviendront peut être, car le long de l'océan, l'avenue est parfaitement aménagée avec quelques hotels, parcs et le projet avoué est le lancement de cette "station" largement méconnue. En revanche, les "sand-flies" rendent la vie pénible. Mouchette minuscule, avide de sang et dont la piqure est très  terriblement irritante.

7 mars: Delta Ca Mau sud du delta du Mékong. Je suis presque au bout du bout du delta et hormis ma ballade vers les marchés flottants, je reste sur ma faim pour les promenades en bateau. Je pensais découvrir la zone en barquette à moteur certes, mais non, c'est en bus! Je dois boire ma coupe jusqu'au bout puisque je suis au bout du delta et cet après midi, je me suis occupée de rèserver une place au petit "port" local. Je n'ai aucun espoir de monter sur une barquette, elles ont été supprimées des moyens de transport longue distance par les bus. Je suis arrivée trop tard..donc je fais avec. Peut ètre vais je aller sur l'ile de Phu Quoc en bateau, autre pénitencier, LA perle du Vietnam en mer en golfe de Thailande!  
La route n'a pas grand chose à montrer: des arbres tout le long de la route, une urbanisation tout le long des chemins existants, vue parfaite en avion! Il y a un habitat " groupé" et étiré le long des voies. Les champs de riz constituent la principale richesse du delta avec le poisson,  le nuoc mam, le poisson et les crevettes élevés en bassins ou poissons d'eau douce. Plus les cultures vivrières, poulets et canards dont ils sont friands et un peu d'élevage maigrissime!
Il y a toujours des maison de fibres végétales, les couvertures aussi, en feuilles de palmiers. C'est très pauvre et on voit arriver les maisons en béton, faïences, clôturées à la mode chinoise, en "inox", avec des façades de quelques mètres et plusieurs niveaux, derrière le bâti le long des routes, les champs de riz mouillés. L'eau est assez haute en période sèche, je me demande si ils sont tranquilles lors de la saison des pluies, je ne le serais pas trop...et je crois savoir que le delta est TRES concerné par le réchauffement et la montée générale des eaux, et par la salinité à l'égard des cultures.

C'est dommage qu'il ne soit plus possible de naviguer pour le plaisir le long des canaux. Peut être , lorsqu'ils seront prêts à s'occuper du tourisme le re-déploiront ils? Ces communistes sont décidément très dogmatiques, plus royalistes que le roi! C'est amusant, à Ca Mau, perdue au fond du delta, pas très peuplé, il y a des monuments du type soviétique, pompier, académique, puéril. C'est ainsi que je les vois au moins. Les bienfaiteurs russes sont passés par là, dans d'énormes avenues, très illuminées même si la population n'a pas le minimum vital: propagande. Je ne sais pas si les locaux sont trés politisés ou si ils cherchent à rester avec le "flot"; il m'est arrivé une ou 2 fois seulement d'entendre des propos anti-communistes, anti Oncle Ho, clairs et précis. Etant donné aussi que rares sont les Vietnamiens qui parlent anglais, il n'est pas très facile de communiquer et ils n'ont peut être pas trop envie non plus!

08.avril: Delta Kien Giang Rach Gia
Près de la frontière du Cambodge. Avec la chaleur, épaisse et l'humidité. Après le bus, j'ai marché 4 km pour aller à l'hotel. Pas forcément une bonne idée mais j'avais besoin de me dégourdir. Les jambes sont enflées...et douloureuses avec cette chaleur, autant vaut faire circuler la sanquette...
Larges avenues, agitées de cyclomoteurs dont le klaxon est bloqué sur "on". Ici ,on klaxonne, juste pour voir si ça marche, en cas d'en avoir vraiment besoin peut être. C'est vrai pour tout ce qui roule y compris les charrettes poussées à bras ou les commerçants ambulants qui doivent se signaler aux acheteurs éventuels bien sûr...
Au moins en Chine, les cyclos sont électriques...
Après avoir trouvé l'hotel facilement, chinois, peut être étais- je la seule cliente aussi, je me suis mise en quête de mon dîner pour le soir, qu'y a-t-il à espérer? Je suis allée en ville. L'hôtel se trouve au centre, entre la gare des bus locaux, le marché près de la rivière, un des nombreux bras, et tout ce que ça représente en agitation tranquille, odeurs, couleurs. Mais, pour moi, plus il y en a, moins je trouve ce qu'il me faut...et même, ça me coupe l'appétit. 
Il y a en ville, le long des rues ombragées un petit musée français, une huître avec une perle, fermé car c'est samedi mais c'était seulement le but de la promenade dans ce quartier paysible. J'y ai goutté une "crêpe" vietnamienne, cuite dans la rue, (genre d'omelette plus exactement, fine comme une crêpe) à laquelle la cuisinière ajoute une pincée d'herbes, plus de minuscules crevettes, plus de la carotte râpée, du navet etc et hop là, la crêpe est pliée en deux  et servie avec de la salade, de la menthe viet, et une sauce. L'art consiste en mettre de l'omelette dans des feuilles de salade, rouler et plonger dans la sauce. La premiere bouchée m'a été proposée, à la main, j'ai failli hoqueter... et j'ai voulu continuer comme une grande au milieu des rires alentour....au moins ça de gagné! Ça a été laborieux, moyennement délicieux car les crevettes sont déshydratées, et dur à avaler, mais rigolo car je ne parle pas de la sauce qui se répandait abondamment sur les jambes...
Puis j'ai flâné d'un bon pas le long des quais, ou quartier résidentiel ou avenue commerçante. 
J'étais absorbée par un repérage sur le GPS lorsque je me suis retrouvée KO au sol, assommée! Je suis tombée sur les fesses, assise, sans rien lâcher. Comment? J'ai heurté, de front, un panneau d'affichage, la barre horizontale. Plus solide que moi....Sonnée, il m'a fallu du temps pour me reprendre et pour comprendre. Personne n'a bougé pour m'aider, les gens tournaient la tête devant mon regard. Assez surprenant. Je n'ai pas saigné, rien de cassé mais quel choc! J'ai cherché un banc et j'ai attendu que tout se remette en place. Il faisait plus de 30, il m'a fallu une bonne 1/2 h allongée sur un banc à l'ombre.
Ca a mis un terme à mes pérégrinations de la journée, j'avais fini d'ailleurs! Il fallait que je regagne l'hôtel et que je mange quelque chose.
Je cherchais un endroit où manger des crevettes grillées, j'au trouvé, elles étaient bonnes.
Demain, bateau pour Phu Quoc

10 avril: Ile de Phu Quoc , traversée qui aurait pu être plus sympa. Le choix était simple: 
  • rester à l'intérieur et se les geler...
  • sortir sur le pont et profiter de la brise,
J'ai opté pour la dernière hypothèse , mais une heure ou 2 après 
le départ il y a eu comme une vague, une pulsion. Tous ces messieurs, avec le masque anti-pollution, ont eu un besoin pressant ou de fumer ou de pisser, parfois les deux. Je n'avais pas prévu le coup...bien sûr! J'ai rapidement vu pour les cigarettes mais je suis restée médusée pour le reste. J'ai très visiblement fait comprendre que pour la cigarette, ils pouvaient changer de coin et aller de l'autre côté, mais au bout d'une demie heure, j'ai laissé tomber.
Sur l'île, j'ai loué un super scooter. Tour de l'île en mobylette, avec le vent sans moustiques, ni chaleur. Rien de bien attractif en matière de plages ou de mises en scene, en revanche, des villages de pêcheurs terribles de pauvreté, de couleurs. Rivages de déchets plus ou moins patibulaires et odeurs à la hauteur ! 
Le dommageable est que l'île sera dans quelques années le Phuket Vietnamien. Les infrastructures sont en marche ( voirie surtout) avec du ni fait ni à faire, et des Resorts en cours en nombre pharaonique. Les russes sont très friands de l'île déjà, les pharmacies, les restaurants s'affichent en russe. Les Chinois aussi, mais les vietnamiens ne les aiment pas, bien qu'ils importassent leurs produits bon marché en masse et leur laissent beaucoup de devises...Je me suis laissée dire à plusieurs reprises qu'actuellement, de nombreux Chinois ( je sais pas combien, mais ceux qui arrivent à Hong Kong) ont un train de vie très substantiellement plus élevé que les habitants propres de HK! Ils contribueraient à faire grimper les prix de l'immobilier....entre autres.
J'ai assisté au soleil couchant sur la plage, à l' Ouest. Il se couche tôt ici, 18:15! Puis j'ai dîné chez des Indiens et ce matin, j'ai la tripette en capilotade! Et je prends le bateau cet après midi pour retourner chez les amphibies, sur le delta....
En dehors des petits ports dont je viens de parler, je n'ai pas trouvé de grande attraction aux lieux...

11avril: nuit dans un 5 étoiles à Ha Tien, un autre bras du Mékong. La frontière du Cambodge alimente le trafic et la "prospérité" locale. Surtout j'y ai trouvé une mangrove très importante et suis allée y faire un tour en barque. Je suis toujours un peu oppressée si les canaux sont très étroits; là, ils étaient suffisamment larges pour me sentir en sécurité de tout reptile qui aurait l'idée d'aborder...
La petite ville est un gros marché, de poissons et fruits de mer surtout, en partie pêché en mer, le reste vient de très importants élevages de la région, ce poisson est exporté en Europe, USA et Japon...sous contrôle..
Ca ne m'a pas inspirée aujourd'hui lorsque j'ai longé en bus tous ces bassins....Et hier soir j'étais aux trois/4 décidée à en manger, mais lorsque je les ai vus, ça m'a coupé l'envie. En revanche, j'ai trouvé des beignets de banane, comme un énorme sucre d'orge de 12 à 10 cm, trop bons!!!! J'ai donc dîné en commençant par le dessert vers 17h, et j'ai fini par des pâtes instantanées. J'ai trouvé ma marque, elles sont tout à fait acceptable et c'est ma "roue de secours" au Vietnam.
J'ai dormi dans mes étoiles mais pas mieux que dans mes 2 habituelles et le petit dej. non plus car le "buffet n'était pas en service" , basse saison probablement. Donc 2 oeufs op lat avec un petit pain. Ces derniers ont la caractéristique d'être bien bombés et...vides de mie. Du vent! Ils en consomment beaucoup, font des sandwiches avec...dont raffolent les touristes . 
9 heures de bus et me voilà de retour à Saïgon. Je pense avoir fait le tour du delta. Je n'ai pas encore visité le Bangladesh mais ça me donne déjà une petite idée...du cauchemar de la saison des pluies, ici ou la-bas. Bien sûr, ces gens là sont régulièrement touchés de plein fouet!


222017.03.29 Vietnam plateaux intérieurs

29 mars: Parc Nat. de Cat Tien.
Excellente idée de m'arrêter là pour limiter le temps de bus au quotidien. Première fois que je rentre dans un bus couchette: il y a 3 travées dans le bus, sur 2 niveaux. Les sièges sont déjà inclinés et on peut augmenter l'inclinaison jusqu'à 70 %! La couverture est fournie, on se déchausse pour monter dans le bus et s'assoir dans sa couchette, cette dernière est individuelle. Cool!les 4 h sont passées sans m'en rendre compte. À la halte, j'avais organisé un pick up par taxi qui m'a amenée au lodge. Ce dernier est au bord de la rivière qui longe le PN et à l'entrée de celui-ci. Toit baigne! J'ai un bungalow de bamboo, sur pilotis, au-dessus de la rivière, très bien aménagé tout en étant fort simple. Que du plaisir. A 14h j'étais prête pour n'importe quoi. J'ai loué une byci. 10 mn après j'ai essuyé ma première averse depuis 5mois! Un déluge! Plus de 30mn! Et tout est redevenu comme avant. Je suis remontée sur mon vélo pour chercher des fermes de poivriers: j'avais les grains dans mon répertoire, avNt et après séchage, il ne me manquait que la liane. Je l'ai en photo. Je pense avoir déjà eu un contact avec le poivrier en Réunion. 
Il y a village traditionnel à l'entrée du Parc, maisons de bois, différentes de celles des Mnong et Eké à Buon Ma Thuot. Les fondations des maisons anciennes sont souvent faites en basalte, sur pilotis et un peu plus décorées, avec du teck; aujourd'hui, ces maisons ne sont plus construites ainsi, pour des raisons économiques surtout, le teck est devenu bcp trop cher. Le béton plait beaucoup, peint de couleur pastel, jaune/orange surtout.
Tout s'est bien déroulé. Un bus super, 4 h de route, un pick up qui m'attend pour m'amener au lodge, des arrêts en route pour prendre des photos de poivriers, et le Parc Nat.. le lodge et donne un bungalow au dessus de la rivière, à l'entrée du Parc, en bamboo, super bien. Il ne me reste qu'à décider de ce que je fais de mon temps..
Ce n'est pas difficile, la rivière en bateau en fin d'après midi et rando dans le parc demain matin. Entre les 2 : du vélo. Sitôt sur le vélo la pluie commence à tomber. La vraie pluie depuis 5 mois!!! Une petite heure qui donne le temps aux crapauds et grenouilles de sortir et d'apprécier! Et pour moi, j'étais hébergée dans une échoppe, je n'ai pas pu identifier ce qui s'y vendait...mais le marchand était très sympa.
Entre les gouttes j'ai acheté quelques fruits et une bière. L'après midi est passé très vite, deux heures le long du parc, en bateau, à la recherche de gibbons ou autres singes, nous avons eu des macaques! Des hérons bleus, des martin-pêcheurs, de cailles, des cigognes, des paons. Personne sur l'eau, très tranquille, quel plaisir. 

Demain, je randonne dans le parc, et ensuite, direction Saïgon. 
Une longue promenade et des rapides. En fait la zone est classée pour protéger les zones humides. Mais elle a été très touchée, contaminée par les "arrosages répétés de défoliants.... les populations animales aussi, comme humaines....
Les distances sur les cartes étant erronées, plus courtes qu'indiquées, 2 h après mon départ j'étais de retour et j'ai pu prendre le bus pour Saïgon plus tôt et arriver avant la nuit. 
Premier contact avec les sangsues ...une à la cheville, une à l'aine. Bien que j'évite de marcher pieds nus ou dans l'herbe car je suis très sensible aux fourmis, ces 2 bestioles que je n'avais jamais regardées auparavant ont trouvé le moyen de me piquer le sang. Non seulement je n'ai rien vu ni rien senti mais en plus je ne sais même pas comment c'est fichu! Á la cheville j'ai comme balayé une herbe sèche d'1 cm de long et je suis passée à autre chose; mais 30 mm après ou plus quelqu'un m'a pointé mon pied et la chaussure ensanglantés. Et ça coulait toujours mais je n'ai pas vu la bête. Celle de l'aine à été plus bizarre: j'ai trouvé plus tard dans l'après midi mon short tâché au bas de la poche; je n'avais pas de stylo à bille et je n'ai pas identifié du sang. Lorsque je suis allée aux toilettes j'ai trouvé la même tâche mais diluée avec la transpiration et plus large sur mon sous vêtement, et là j'ai regardé mon ventre: pas de bête nulle part, aucune sensation, mais une piqure entourée d'1 cercle parfait, le tout bleui... rien de tel à la cheville! Je n'ai pas demandé de quoi il s'agissait, j'ai nettoyé. Une semaine après j'ai toujours ce cercle qui est devenu rouge...
Les différents chauffeurs qui m'ont amenée et ramenée du bus au parc parlaient un peu anglais, sans l'écrire toutefois. Ce sont eux qui m'ont montré les plants de poivre, les anacardiers dont la région est prospère en temps normal. Actuellement, les paysans du coin sont réduits à moins de 150 $ par mois par famille. Les arbres meurent les uns après les autres, après avoir vu les feuilles devenir noires et tomber et les pommes se déformer et donner une noix ridiculement petite et tordue. Seul produit à gagner: la vente du bois! Tout le sud du Vietnam où prospérait l'arbre est touché. C'est la première indication de revenus que je récolte et que j'ai pu re-couper....les gens vivent avec très peu.

Ce qui me frappe depuis un bon moment et que j'ai oublié de signaler c'est la façon dont les hommes se soulagent: j'ai vu plusieurs zizis en l'air et à l'air, sans problème,  comme à Haïti, et c'est une référence! Partout, en ville comme à la campagne et ça pue copieusement en plus de la pourriture dans les marchés, voies d'eau avec les déchets etc...

mardi 28 mars 2017

2017.03.11 Vietnam Hanoï à Dalat et Plateaux intérieurs

Samedi 11 mars: Hanoï. L'hotel m'envoie un taxi qui me conduit direct sans palabres. Ce sont souvent des tracas lorsque en arrivant il faut changer de l'argent, acheter une carte Sim et selectionner le moyen le plus direct pour rejoindre l'hôtel. C'est toujours différent. Tout se passe bien. La découverte d'Hanoï coupe un peu le souffle! Des scooters, une armée de conducteurs qui portent masque, chapeau et casque, plus un genre de jupe en toile, pour éviter le froid je présume...c'est encore l'hiver ici, à 25/26 °... Il n'y a pas les buildings de Hong Kong, ni le bruit. Les nuits deviennent calmes ici Pendant la journée, oui, il y a le concert des klaxons et la pétarade et vers 19/20h, tout devient calme pour reprendre le matin à 6h. La ville n'est pas séduisante pour moi; la vieille ville est complètement engorgée se saleté, de cuisine de rue, de touristes, de locaux aui vaquent à leurs affaires, de cyclos. La règle pour traverser: avancer décidément afin que les véhicules roulants puissent adopter une ligne de conduite, contourner l'obstacle devant ou derrière. Et ça marche. Je diraI qu'ils sont généralement prudents car il y a peu d'accidents, mais il y en a. Des chargements mal équilibrés et qui versent et autres...ceci dit je ne me sens pas de faire du scooter dans les grosses villes....pas plus en tant que chauffeur que passager! Ayant arpenté la ville, le centre, dans tous les sens, j'ai pu apprécier les styles: français, assez modeste, le style russe massif, le style local des immeubles très étroits quelques mètres et en hauteur, 2/3/4 niveaux et d'une profondeur substantielle, plusieurs bâtiments en continu et à 2 pentes, faîtage parallèle à la rue, des couleurs jaune-orangé très souvent ou pastel des tropiques...sauf pour les bâtiments genre soviet. J'ai été frappée par la grande quantité d'artisans tailleurs, couturiers dont le travail est de grande qualité, des créateurs aussi dans de petites boutiques dans la vieille ville. Artisanat ethnique aussi, venant des villages de montagne. Et de la nourriture partout. On peut imaginer que beaucoup de personnes ont une chambre ou quelque chose comme ça, rien pour cuisiner. Les prix sont ridiculement bas. Comme souvent, celui qui n'est pas fonctionnaire n'a aucune couverture sociale, il est bon pour travailler jusqu'à la fin de ses jours, à de petits boulots... Quelques 20 km pour cette première journée à Hanoï, pour la humer, humer les temples des ancêtres, les marchés, les différents quartiers. Lundi matin: visa pour la Chine. Des fonctionnaires besogneux peu amènes m'ont donné le même questionnaire qu'à Hong kong et leur attitude rébarbative ne m'a pas encouragée à poser plus de questions. Donc j'ai repris mes visites en attendant de prendre l'avion en soirée pour Hué en compagnie des Lattes. 14 mars Hué. Cathy et Michel ont leur programme organisé. Nous convenons de nous voir en soirée pour dîner. La ville de Hué est connue pour avoir ètè un temps la capitale du Vietnam, du temps de la création de " l'empire du Vietnam"1802. Ils créaient l'empire, comme Napoléon...auparavant le "pays" n'avait pas d'unité, des seigneurs partout, plus ou moins forts et cherchant à marcher sur l'autre... 1802, création d'un empire . Concrétisation à Hué par la construction du palais impérial. Plus des tombeaux, pour chaque empereur devenant de plus en plus mégalo. Et levée d'impôts pour financer etc...rapidement les empereurs perdent le sens de leurs devoirs et deviennent les jouets des occidentaux dont la France particulièrement. Aprés Dien Bien Phu qui célèbre la fin de la colonisation française, voilà les américains qui arrivent pour contrer l'impérialisme soviétique. La suite on la connaît: gouvernement communiste, démembre ment soviétique, fin des aides....les Chinois sont tout près; présents au Vietnam depuis toujours ( la formation des élites suivait le même process qu'en Chine: mandarins, lettrés diplômés par l'empereur, en Chinois, jusque dans les années 50! On crache aussi ici, bien moins qu'en Chine certes. À l'heure actuelle, la Chine est LE partenaire économique du Vietnam..beaucoup de produits (70 à 80%) arrivent de Chine, ici aussi! Donc la citadelle des empereurs, avec des douves tout autour, plusieurs enceintes de sauvegarde, est toujours debout, en partie, monument national. J'attendais quelque chose de plus impressionnant. C'était reposant aprés Hanoï, horizons dégagés et grands espaces. Mais pas transcendant tout de même. Le lendemain visite des tombeaux des empereurs: chacun le sien; ceux qui participaient à leur ensevelissement n'avaient pas le temps de raconter où se trouvait la réelle sépulture avec les trésors présumés: ils étaient mis hors d'état de parler ou bien on utilisait des sourds muets, ou des gens de minorités qui ne parlaient pas le Vietnamien...au XIXs! Nous en avons visité 3/4 plus ou moins grands, plus ou moins mâtinés d'éléments occidentaux. Les gens sont généralement agréables et souriants. C'est un point très positif. En revanche ils parlent très peu anglais, sauf des phrases toutes faites hors lesquelles ils sont perdus. Nous avons passé deux soirées ensemble avec Cathy et Michel, une bonne coupure pour moi au moins car il n'y a pas d'auberge ici, des hotels plutôt de bonne qualité mais sans contact avec des tiers. Je suis restée 2 jours de plus, pour me reposer de la chaleur d'une part, essayer de faire un plan de voyage, et organiser la suite. 18 mars : Etape suivante Danang, à qq 80 km au sud et Hoi An. Pour arriver là, en train, 6h, j'ai longé la côte, les rizières et marais salants. Cette zone a été TRÈS marquée par la guerre du Vietnam, des "Oradour" ...des déforestations chimiques et davantage. La campagne est jolie, un vert pomme à croquer. Du bétail de viande, du maïs doux, du riz, des manguiers. En arrière-plan des montagnes et la chaleur. Danang, le long de la côte, est un port important, fluvial. Il a remplacé Hoi An lorsque cette dernière s'est envasée après de longs et " loyaux" services avec les Occidentaux et Orientaux pendant plusieurs siècles. Danang a des ponts invraisemblables: un dragon de plusieurs centaines de m. et qui crache de l'eau en soirée, un pont a haubans rouges lesquels ont une prise au sol originale, les autres sont bleu vif .. les avenues sont larges, alignées, trafiquées de scooters bien sûr et desservies en cafés innombrables et de bonne qualité, terrasses en plein air surélevées et une brise fort agréable par ces chaleurs. C'est agréable de s'y promener dans les parcs, plans d'eau qui eux sont plutôt peu ragoûtants, les eaux sont putrides, de couleur bleu pétrole et troubles...parfois ce sont des égouts tout simplement. L'hôtel est un peu loin du centre mais je suis au bord de la baie et la brise est bienfaisante. Et ça me permet de marcher. Sur la "plage", des bateaux de bambou, arrondis, tressés, ravissants et paraissant bien fragiles. Ils sont calfatés au bitume pour flotter. Les locaux pèchent avec.. J'ai trouvé de petites patisseries locales bien bonnes à base de coco, des ananas terriblement bons, des anones, mangues. Les manguiers sont dans la campagne alentour, les oranges aussi. Le musée est lamentable tant dans la présentation des pieces archéologiques que dans la quantité. Peut être la guerre, la destruction, le manque de moyens n'ont pas aidé...et en plus le musée est en chantier, oeuvre architecturale d'un honorable français. J'ai finalement décidé d'aller à Hoi An en bus urbain, en une journée depuis Danang au lieu d'y dormir...et mon pressentiment s'est avéré juste. Labellé par l'UNESCO, ça draine un flux de touristes terrible. La ville a du charme pour sûr mais le tourisme l'étouffe. C'est mon opinion. Les gens aussi sont dans cette mouvance mercantile désagréable et sans scrupule. Ca gâche la visite. Je n'ai fait qu'un tour et suis revenue à Danang qui n'a rien de touristique mais plus vraie. Et j'ai traîné un peu dans des cafés/bars locaux. J'ai trouvé à Hoi An, les bus de Chinois en goguette, bruyants, qui s'étalent, et occupent l'espace sonore. Certes ils ne sont pas la Chine, mais ils sont partie majeure de la carte de visite chinoise, ce sont eux que l'on voit le plus! 20 Mars : côte Sud Est: Binh Dinh, Quy Nanh. Le train prend 6 h pour les 300 km. Mais le train n'est pas bondé, c'est a peu près propre et les paysages beaux parfois au travers de rizières, parfois au bord de l'océan. Arrivée à Binh Dinh, j'ai la chance de trouver un allemand. Lui non plus ne reste pas "en ville", nous partons ensemble en taxi à Quy Nanh. C'est la plage de la classe moyenne Vietnamienne. Il y fait bon, c'est propre et j'y passe deux nuits, une journée à la plage, au bord de l'eau, sans toucher l'eau, l'océan est généreux et il recycle beaucoup mais je n'ai pas grande confiance dans les stations d'épuration et en plus, je traîne toujours là où il ne faudrait pas... jusqu' à 16:30/ 17h, il n'y a personne sur la plage. Il y avait une occidentale à 150m de moi..c'est tout! La veille après midi, j'avais parcouru "la Riviera", la vieille ville et ce matin j'ai parcouru la partie récente et supermarchés occidentaux, les 1ers que je vois, ainsi que la marque "Métro". 22 mars Phan Rang. Le train encore et 300 km encore, 6h, dans le train rempli à bord, pas trop propre, clim à fond les ballons..et voisins cracheurs, comme en Chine...pas mieux. Arrivée à Phan Rang il me reste à trouver un transport pour Dalat sachant qu'il y a une montée de 1500m sur une distance de 105km. Tout s'enchaîne bien et en 2 heures nous sommes à Dalat. Quel soulagement en arrivant! Et le bus qui m'amène jusqu'à l'hotel! Je ne suis pas au centre, et finalement je ne regrette pas. Je marche facilement avec cette température. C'est une ville de villégiature, le centre est classique pour les standards Viet: bruyant, sale, gavé de scooters et qq voitures. Je commence à voir pas mal d'accrochages, des chutes et ça ne m'encourage pas trop à recommencer ce mode de transport. Il me semble que la discipline, l'ordre, sont ici des mots grotesques, c'est le système D total. Autour de la ville, qui s'étale sur les lignes de crêtes, ménageant de beaux points de vue, des villas, très grosses, du début du 20s., parfois j'avais l'impression de me retrouver dans la forêt à Arcachon ou à Biarritz. Le dernier empereur y avait plusieurs palaces convertis en hôtels ou musée. Les français y avaient fait arriver le train. La voie est en partie abandonnée. Dans le genre original, une architecte Viet, formée à Moscou, a bâti la"Crazy House". La maison est entièrement en milieu urbain, pas de recul possible, mais c'est aussi délicat à classer que Gaudi ou s.Dali... La route pour arriver à Dalat depuis la côte est superbe. On traverse la zone cafetière, des villages Mnong et autres minorités. L'hévea et le teck, hopea et autres refont leur apparition avec érosion, glissements de terrain etc..Ca me fait mal de voir cette terre rouge à vif, dénudée, remblayée avec toute sorte de déchets. Tout autour de Dalat, c'est le royaume du café et des cultures maraîchères sous tunnels, notamment des artichauts. 24 mars :200 km au Nord, en hauteur toujours, même terroir, mais je n'ai pas encore vu le moindre cep de vigne pour faire la première goutte du vin de Dalat..., je pars vers Buon Ma Tuot. La route est loin d'être en bon état. Le chauffeur, est un peu nerveux sur le klaxon et sur l'accélérateur et freins. L'estomac au bord des lèvres et là aussi des cracheurs par la fenêtre...7 h de minibus. Ca valait bien le détour, les champs de café; au deuxième étage, des hévéas parfois pour donner un peu d'ombre ou des lianes de poivriers, l'espace est bien occupé. Du maïs aussi. Et des villages dont les maisons sont en bois et bambou pour les murs, sur pilotis . Et c'est propre. Les volailles sont autour avec chiens et vaches maigres. La nuit, tout le monde va sous ou dans la maison. La ville de Buon Ma Tuot n'a rien de spécial sauf un musée ethnologique sur les populations locales. Intéressant et pas beaucoup de visiteurs. Le propriétaire de la guesthouse où je me trouve est plein de ressources, me donne plein d'options à découvrir et en dépit de la chaleur un peu plus tenace ici, je fais plein de ballades, visite de belles propriétés, des jardins publics. 26 mars: Lak Lake, réserve d'eau naturelle, le lac est charmant et tout autour, des rizières et des villages de petites communautés. Il n'y a personne. C'est le milieu de la semaine, je savoure ce calme. Je n'ai finalement pas loué de scooter. Trop d'aléas. Je me suis fait transporter mais je n'ai pas conduit. Python de service dans les prémices du homestay. Un peu grand. Certes il n'est pas venimeux mais il peu manger sans problème un caiman vivant...après ça il peut attendre au moins un mois pour remanger, le temps de digérer! L'histoire ne dit pas si on peut danser devant lui sans danger, pas si sûr! Des éléphants aussi, plusieurs, enchainés et équipés de sièges métalliques. Je n'ai pas aimé l'idée de monter.... je suis restée près d'une heure à côté de l'un d'eux: il m'a expliqué qu'il n'aimait pas la chaîne à la patte et je lui ai dit que moi non plus. Visiblement il faisait tout son possible pour s'en défaire, sans succès. Ne pouvant pas l'aider, je suis partie bien décidée à ne pas monter et un peu honteuse. Peut être ridicule mais j'assume. Hormis ceci j'ai bien aimé l'atmosphère. Je ne suis pas la seule, le dernier "empereur", Bao Dai, lui aussi aimait bien cet endroit, une villa relativement simple, sur une colline boisée en témoigne. Pas sûr sûr qu'il y soit venu très souvent. J'ai rencontré là un allemand, 80 ans bien sonnés, qui me disait qu'un de ses amis visitait le Vietnam dans les années 50. Il a rencontré Bao Dai qui l'a invité à une chasse au tigre. Ils en ont trouvé 2. Bao Dai a tué "le sien", l'allemand a failli. L'empereur aurait dit, avec une extrême courtoisie, "j'ai failli"! Cet allemand avait une certaine expérience me semble-t-il: son opinion consistant à dire que l'enseignement au Vietnam est d'excellente qualité et le QI des habitants le plus élevé de la planète! Les traditions, que l'Europe a perdues, étant l'élément moteur du développement moral: la maman qui travaille dur sur tous les fronts au sens pur du terme ne peut qu'inspirer le respect à ses enfants....etc. C'était intéressant à écouter, je n'avais jamais entendu ça, mais je lui ai dit que quant à moi, je ne souhaitais pas revenir au 18eme s. et je préférais de loin ma situation actuelle! Il faut de tout pour faire un monde certes..ça ne m'a pas troublée plus que ça, j'ai pris congé et l'ai laissé avec le python birman! Celui ci est presque aussi grand que l'anaconda lequel peut atteindre 9m de long et 30 cm de diamètre, belle bête dans tous les cas! De retour, plus sûr que l'aller, plus rapide aussi, à Dalat j'y ai mangé mes premiers nems végétariens, délicieux. Je me demandais si c'était Chinois ou Thai...

vendredi 17 mars 2017

Expenses China and around 2017

China: 93j en Hebei, Liaining, Jiling, Sishuan, Yunnan, Guizhou,12300 km, 3693€, 40/j, Iceland: 20j, 3893€, 179/j South Korea: 23j, 1456€, 59/j. KH: 21j, 1674€, 80/j

dimanche 12 mars 2017

2017.02.21 CN Hong Kong et Macau

21 fev. 2017 Hong Kong
Premier contact avec Hong Kong qui se passe bien en matière de liaisons, températures et arrivée à l'hotel.
En revanche, lorsqu'il s'est agi  du refus du visa pour la Chine, tout mes documents étaient prêts, j'ai reçu comme un ballon de basket sur la tête! Sans le voir venir, sonnée! Le mal de tête qui s'en est suivi est resté tenace pendant toute la durée du séjour.
Je dois changer de direction, prendre d'autres décisions. Logistique à revoir pour ce qui est des équipements pour le froid: c'est lourd, encombrant lorsque on ne l'a pas sur le dos ou aux pieds...
J'essaie de me refaire une tête qui tourne rond en visitant Hong Kong. Mais c'est terrible en densité, verticalités. Rien a voir avec NY, que je préfère et de loin. Le bruit est incessant, tout est exigu au sol. Les transports en commun sont super, des trams, subways, trains, bus tout roule . Le temps est très couvert, le soleil timide, l'humidité telle que la fraîcheur est très pénétrante.
Mon contact avec Wynnie est le bienvenu car j'ai du mal a sortir la tête de l'eau...
La marche en ville, sur les hauteurs de Hong Kong, me fait aussi le plus grand bien et me remet en selle. La perspective de partir sur l'île de Lamma où habite Wynnie fait du bien aussi. J'y passe un long WE, dans un petit hôtel , Wynnie m'a dégotté une chambre équipée tout près de l'eau et du ferry. Nous avons fait le tour de l'Île, papoté tranquilles et bien mangé . Son compagnon nous a parfois rejoint. Il y a une communauté de British vivant là depuis 20 ou 30 ans. L'île a été un genre de repaire hippie avant les derniers accords de 1997 avec la Chine, puis les membres se sont évaporés dans la nature et l'île s'est gentrifiée. Les constructions sont celles des tropiques, couleurs délavées, humidité, termites,  blattes, mais dans l'ensemble assez sympas si on n'est pas trop psycho-rigide sur la propreté....
Nous avons été invités à un anniversaire, genre  British club, un peu ringard, un peu sélect. C'était amusant, j'avais presque oublié le flegme anglais et l'atmosphère des pubs. Ils sont entre-soi. On y trouve de tout: des écrivains, des artistes en tous genres, plus ou moins bohèmes, des enseignants, du tabac blond etc.
Beaucoup de personnes habitant là, travaillent à la maison, mais aussi beaucoup à Hong Kong, ferries fréquents et 1/2 h de trajet facilitent les choses. Les constructions ne peuvent pas dépasser 3 niveaux, pour le moment. Tout y est cher, plus personne ne cultive. Quelques tentatives de cultures hors sol, organiques, mais qui restent rares, comme sur les toits des immeubles à Hon Kong..
Visite de l'Île de Lantau, la plus importante de l'archipel de HongKong où se développent les villes nouvelles aussi, avec des immeubles en hauteur (plus de 30 ét.). Il y reste des villages, de pêcheurs, traditionnels, Tai O par exemple, qui continuent leurs activités artisanales comme la pâte de crevettes, crevettes salées , puis marinées dans de grandes jarres, de terre ou de plastique dont raffolent les Chinois. Même chose pour les jaunes d'oeuf, salés et déshydratés au soleil, puis ils en font des soupes, estomacs de poissons, à la soupe aussi. Je ne suis pas près d'en manger non plus. Les odeurs sont terriblement fortes partout, de poisson. Nous avons déjeuné là, le long d'un des nombreux canaux et j'y ai trouvé les beignets Pet de none, de Mamie. Les mêmes et sans bavure: aussi bons que ceux de Mamie!
Ancien poste de police des anglais, à Mut Wo, transformé en Hotel Heritage.La prison de Hong Kong se trouve là aussi, sur l'Île.
Puis une visite à l'île de Peng Chau: les "boat people" du Vietnam arrivaient là du temps de la prise en main des communistes du nord...il y avait un camp de réfugiés.

De retour à Hong Kong, j'ai fait une demande de visa pour le Vietnam. Facile et brève attente. Depuis Hanoï, je renouvellerai une demande pour la Chine à l'ambassade. Catie Lattes sera au Vietnam, nous nous y rencontrerons. Complètement délocalisées..

4 mars 2017  Je passe 3 jours à Macau où j'ai envie de calme et de Portugal, pour changer.. et j'y trouve ce sue je cherche, plus chaleureux sur le plan architecture coloniale. De ce point de vue c'est plaisant. Les noms de rue sont tous Portugais, sans sous titres en Chinois.  Pratiquement toutes les collines environnantes sont équipées de batteries transformées en musées. Un peu comme les îles des Caraïbes. La topographie est la même que HK, les matériaux aussi. Les Chinois sont, me semble-t-il, mêlés de Philippins, Vietnamiens. L'habitat touché par le climat, paraît délabré sans l'être, et dégage plus de tristesse que de plaisir. Mêmes observations sous tous les tropiques. ... mêmes temps humides voire cycloniques et typho....niques?
J'ai terminé la 1° journée dans un resto-musée Portugais, au menu, bacalao avec un verre de vin. Le meilleur s'est révélé être le vin! Tout ce quartier est de connotation " bohème", charmant. Sol en dallage portugais, des ruelles en pente, des couleurs méditerranéennes. La presqu'ile de Macau, se parcourt aisément dans la journée, avec une bonne paire de chaussures.
Au delà, il faut un bus pour atteindre Taipa et Coloane qui sont sympas par leur aspect nature, en dehors de la masse des casinos, tous regroupés au même endroit. Ils ne m'ont pas gênée et j'ai trouvé facile de les ignorer. Tour Eiffel, Venise et plus abritent les maisons de jeux.
Les petits villages n'ont rien de tout ça, et faciles à atteindre en bus. Il y a des sentiers de rando bien aménagés, seul bémol: les auberges de jeunesse sont pour les "jeunes" de moins de 45 ans et il faut fournir la carte de membre. J'étais hors jeu dès le premier round..il n'y a pas non plus d'hébergement à mon grand regret. Bien dommage: j'avais trouvé un bon resto et une excellente patisserie avec des pasteis de natta, les meilleurs après ceux de Jéronimos à Lisbonne. C'est peu dire!
J'ai donc dû céder et revenir sur Macau dormir dans un bon hôtel certes mais j'aurais voulu plus local et moins standard. Je suis à côté d'un joli petit bâtiment colonial.
Ma visite se termine par le musée de Macau, dans le quartier de quelques grands Casinos puis je rentre sur Hong Kong.
Nouvelle tentative, auprès d'une entreprise privée, pour le visa Chinois: même chanson: J'ai déjà eu 3 mois, c'est assez! quand puis je demander un visa?  Pas de réponse.
Il me reste une autre solution: demander le visa avec mon autre passeport...C'est ce que je vais essayer a Hanoï.




vendredi 24 février 2017

2017.02.14 CN Guizhou



Province de Guizhou :1154 km dont train 677 km   373 Y 

14 Février:  objectif Guizhou. 176 000 km2, 35 millions d'hbts.
La province est réputée être l'une des plus pauvres de Chine...je m'attends au pire.... 
Je quitte Kunming avec un train grande vitesse. Super confortable. Je m'arrête à Anshun pour aller aux chutes de Huangguoshu. Ca fait partie du programme établi par l'ami de XiaoLin. Tout se passe très bien pour y aller, changement de gare, trouver l'hôtel etc... Arrivée sur place, au lieu de campagne, je suis en pleine ville faite d'hôtels, hôtels....et parking pour autobus! Tout l'horizon n'était que ça, au loin les gens à la queue leu leu.... mon estomac n'a fait qu'un tour et je suis revenue à Anshun... je ne me sentais pas de recommencer le vécu en Parc Nationaux divers en Chine. Un coup d'épée dans l'eau....
J'ai donc regardé de quoi me consoler pour le jour suivant: Jianlong. En bus depuis Anshun. Joli vrai village, maisons de pierre sèche avec de superbes charpentes: les "tuiles" étant du calcaire bien plus épais que les ardoises. Il n'y avait pas grand monde et surtout, le village s'appuie sur une petite agglomération, longue rue. Les maisons sont particulièrement glaciales et beaucoup sont désaffectées. Cependant, il y avait pas mal d'explications et l'ensemble avait beaucoup d'allure le long d'un ruisseau réaménagé. Je présume qu'en été il y a quelques touristes dans les parages. J'ai passé un bon moment tranquille  avant de revenir dans la petite ville voisine pour prendre le bus vers Guiyang 60 km à l'est.
En arrivant à la gare routière de Guiyang, première surprise: nous sommes à 16 km du centre ville et pourtant tout est embouteillé. Les queues pour les bus sont invraisemblables. Et une fois dans le bus, ce sont les embouteillages sans fin...voilà l'entrée en matières.
Une fois rendue au centre ville, la recherche d'un hôtel près de la gare est également gratinée: tout est plein, genre de congrès dans le secteur. Une personne bienveillante dans l'un des hôtels me permet de chercher sur internet et de faire une réservation sur le champ. Il ne me reste qu'à prendre un taxi pour m'y rendre.
Aucun ne veut me prendre en charge jusqu'à l'arrivée d'un jeune homme qui monte dans le taxi et me dit qu'il va m'aider. Ce qu'il a fait. En arrivant près de l'hôtel, que je n'aurais jamais trouvé, il est allé en éclaireur voir de quoi il retournait, il est revenu au taxi et a porté ma valise tout en haut du mur auquel était accroché l'hôtel.... un exploit! Impossible de lui offrir quoi que ce soit, il a regagné le taxi  et s'est évaporé dans la nature.
La jeune femme de l'hotel s'est avéré très aimable aussi et en dépit d'une position haut perchée, l'hôtel se trouve à portée de tous les bus possibles. Je m'en sers comme base pour la suite.
La suite sera Zunyi. Place importante dans l'histoire de Mao à ses débuts en politique. ...La ville est très grande, il fait un très beau soleil et il n'est pas aisé de demander un taxi pour aller à l'hôtel là non plus. Il m'a fallu 2 taxis et 2 h pour y arriver, le 1 er m'ayant déposée où bon lui semblait sans que j'y prête attention. J'étais un peu énervée en arrivant. Ca m'a permis de visiter la ville dans les embouteillages à 15:00! Pour me relaxer. Je suis allée aux différents lieux de Mao au pas de course, bonne suée, fatigue, pour évacuer la mauvaise humeur. La rivière qui traverse la ville est plutôt belle car il y a des collines rocheuses partout et la rivière coule au travers, mais c'est aussi un égout à ciel ouvert et nauséabond. Dommage.
Hailongtun: la connexion internet est mauvaise. J'ai cette destination au programme mais je ne sais pas de quoi il s'agit et pas de moyen d'en savoir plus avant d'y aller. Une heure de bus à prévoir et sur place 3h au moins pour apprécier... Je me rends à la gare adéquate et là je trouve une chinoise qui vient vers moi . La gare n'est pas une gare mais le lieu d'où partent les minibus en question . J'ai donc eu du mal à comprendre qu'il s'agissait de tel véhicule. Donc elle m'a expliquait qu'elle travaillait en tant que conseillère en tourisme pour une société qui avait en charge le développement du secteur en question. Ce jour là, la société avait organisé une visite de la zone pour les membres de l'équipe afin qu'ils prennent la mesure du site. Lequel a été inscrit au patrimoine de ´Humanité depuis 14 mois.
Me voilà en partie renseignée sur le sujet. Et elle me sert d'interprète. Je suis intégrée à ce petit groupe de 3 jeunes tous ingénieurs de je ne sais quoi. Au terme du parcours en bus, nous nous joignons à un autre groupuscule et en avant: il s'agit de grimper, 2h vers une citadelle en ruine et ses avant postes, dans le même état par un sentier crée à la fin du 16°s., dernière période de la dynastie Ming...et quelles marches! Pour les chevaux et pour les hommes. La hauteur minimale m'arrivait à l'articulation du genoux, au milieu et parfois, au dessus de l'articulation.....
Un peu dur mais fort sympa comme grimpette avec les explications du chargé de communication ( prévu pour les membres de l'équipe) mais j'avais mon interprète particulière. Le site est " en voie" aménagements très lourds destinés surtout au tourisme chinois de masse. J'ai donc pu apprécier les lieux vides!!! Mais la plateforme de départ est déjà en cours: immense, de l'ancien neuf avec des ouvriers qualifiés, des ossatures bois, un chantier gigantesque, la vallée en plein remaniement et des info. croquantes: les personnes qui habitaient là ont été "mutées"  ailleurs, "pas loin, mais ne travailleront pas là". Les démolitions sont faites déjà et l'espace "reconstitué" . Je ressens encore l'effet " rouleau compresseur"....
Une fois atteint le sommet, je suis revenue seule de mon côté car ils poursuivaient une boucle beaucoup trop longue pour moi qui ai un train vers 15h30 pour revenir à Guiyang... 
Bonne journée, bien remplie car en arrivant à Guiyang, embouteillée, j'ai abandonné le bus pour me dégourdir les pattes. Les passages souterrains pour traverser les "rues" ont eu raison de nombreuses fois de mon sens de     l´orientation!!! Bilan, j'ai regagné l'hôtel à 21h en traversant des quartiers pas trop patibulaires...
Heureusement, j'avais une chambre seule, suspendue au dessus du vide sur la falaise...vue imprenable et très bruyante sur l'avenue en bas! J'étais crevée et j'ai bien dormi.
18 Fev.: destination les minorités Miao à Kaili et Xijiang. Là aussi, la journée a été longue. Tout était facile...partie à 10h de l'hotel, arrivée dans une chambre à 21h! Au total 220 km. Mais j'ai trouvé 3 anges gardiens qui m'ont phagocytée au dernier moment! Quelle épreuve.
D'abord en gare de train normal: pas de ticket!  Allez voir la gare des trains grande vitesse. Une heure après dans la dite gare, à nouveau, plus de ticket à vendre. C'est le week end, j'aurais dû y penser...au bord de la crise de nerfs, je suis repêchée par une anonyme à qui je donne ma dernière alternative: le bus. Elle me met dans un taxi direction la gare routière. Encore plus de une heure en taxi et embouteillages. Je décroche un ticket pour un départ à 14:00h , arrivée à 17:00. Changement de gare, en taxi, une heure de plus: plus de bus...! Encore un cable qui craque et une solution: un véhicule privé qui "racolle" pour la dernière destination. Il fait nuit déjà. Dans le véhicule, que des locaux..pas moyen de savoir où ni comment. Laissons faire. A Xijiang, je trouve ces 3 jeunes filles qui ne semblent pas être en meilleure posture que moi. Des chinoises, 2 locales, une de Pékin. La réservation d'hôtel, je laisse tomber et je décide de rester avec ces filles qui cherchent où dormir aussi. Nous finissons dans un bon hôtel avec deux chambres des 2 lits, il est 21 h et là aussi, nous sommes haut perchées sur une falaise! La pékinoise a une valise d'une 20taine de kilos, plus un sac de. voyage, plus le sac à main, plus la poche de provisions...!!! Pour 4 jours!
Impossible de payer ma part d'hotel, tradition chinoise oblige..et je dois bagarrer pour les inviter à dîner. 
Super weekend à Xijiang, je suis restée avec Lemon, 27 ans de Pékin et nous sommes revenues à Guiyang ensemble, au même hotel, elle afin de regagner Pékin et moi Hong Kong. Bien que la ville et ses abords aient été entièrement refaits, à l'ancienne ,pour amener les touristes chinois, surtout des hôtels, des guesthouses, des magasins et restaurants, il y a aussi un musée, bien intéressant, de l'artisanat, des Miao de la vie courante, intégrés à des fonctions touristiques et il y a aussi des paysans qui vivent là, avec du bétail de labour, des chevaux surtout. Le village de 4 à 5000 hbts travaille ses rizières, ils conservent leurs propres rituels, ils sont animistes, s'en remettent au shaman du clan pour l'organisation des funérailles, pour chasser les mauvais esprits et favoriser les bonnes récoltes, exorciser les démons si besoin. Et en plus, ces gens sont très souriants, ce qui n'est pas la caractéristique première du chinois...Au total un très bon souvenir et Lemon ravie, moi aussi, me m'avoir trouvée en route. Elle se sentait heureuse et en sécurité. Tout pour le mieux n'est ce pas? Nous avons été invitées à partager un repas de noces et l'alcool local, le tout très simplement avec des invités parfois déjà bien éméchés.  Normal lors d'un mariage, non?




dimanche 12 février 2017

2017.02.07 Yunnan Heijing à Kunming

Fevrier 7 Heijing. Ce n'est pas si loin, mais il y a des ruptures de charge, 4, et les erreurs d'aiguillages liées aux changements qui se multiplient... bref en dépit d'un départ à 8h30 de l'auberge, j'étais à destination à 16 h. Les paysages peints en jaune par des mimosas chinois et surtout des champs de colza en fleur! C'est la saison des fèves: il y en a partout sur les terrasses, dans les champs. Elles sont cueillies le matin et sont dans les assiettes le soir! J'en ai mangé souvent, ainsi que des petits pois. Ce n'est pas cuit comme chez nous: un peu sauté dans une poêle bombée et ensuite mouillé d'eau, légèrement, épicé ou non et c'est fait.
Je me trouve là à Heijing, dans la Chine profonde. L'âne est le fidèle compagnon au champ encore, l'araire toujours en usage, mais ce qui fait la richesse d'Heijing, c'est le sel. Il y a des mines de sel depuis très longtemps, les cours impériales en appréciaient la finesse...c'était une des denrées de la route des chevaux et du thé aussi. A ce titre, Heijing était fameuse et assez riche. Cependant cette richesse n'égale pas celle de Ligiang où j'ai pu voir les plus belles maisons classiques. Cour centrale autour de laquelle s'organise sur 2 niveaux le plus souvent la maison. Plus on est riche plus la cour se complique en ouvertures donnant sur des cours secondaires et d'autres bâtiments.
Ici à Heijing, c'est plus simple et plus chaleureux aussi, avec les couleurs rouges de la terre. La maison dans laquelle je suis, un genre de pension où je suis la seule cliente, c'est ce type de maison, à Shaxi aussi. Ici c'est plus ramassé, bonjour l'intimité. Je suis au lit, les fenêtres ouvertes, et les bruits du rez de chaussée montent: il y a un homme dont la gorge pique à en juger par les raclements de gorge violents et les crachats qui suivent...çi.je ne sais pas encore combien de temps ça va durer!
Assez longtemps pour me bercer...
J'enquête pour aller à Kunming et ce n'est pas très clair. Hier soir, j'ai dîné végétarien dans un temple. 2 jeunes filles y dormaient et partaient ce matin de bonne heure en repassant par Chuxiong en bus et de là 2 h de train à Kunming.... ça me plait moyennement car je viens de faire la route et elle a été plus longue que prévue. La jeune fille de l'hôtel me dit qu'un train passe à 19h pour Kunming, si ça dure 4 h , j'arrive à 23h. Pas trop bon non plus.
Je me lève donc, me prépare pour aller randonner à la mine et à un temple, au dessus de la ville.
Au retour de la mine, je continue mes investigations, prends ma  valise pour le cas où quelqu'un rentrerait sur Kunming. L'information touristique pour Chinois me dit que le train de 19h, je peux l'avoir, à Heinjing, la gare est à qq km. Départ du minibus pour m'y rendre, heure, emplacement. Tout baigne, je leur laisse la valise jusqu'au soir et je pars randonner vers un autre temple. Je dois pouvoir étre à Kunming, capitale de Yunnan vers 21 h.
Il n'en a rien été: tous les renseignements étaient faux ou erronés: le minibus ne passait pas là où prétendu, le train a mis 4h..arrivée à 23h.

Yunnan: 1880 km 633 Y