vendredi 29 avril 2016

Shan State Nord-Est vers Lashio

 22.04.2016 
Retour sur Mandalay en bus, pour changer entre avion ou bateau. Avion: c'est rapide et on ne voit pas grand chose; bateau: c'est très lent et après 4 h de route c'est devenu très inconfortable. Cependant, c'est charmant et vivant. Le choix devient donc plus lié aux capacités du corps à supporter .... J'ai misé sur le fait que je n'étais jamais passée par là et que ça valait la peine!
Départ à 12h30 arrivée prévue à 6 h du matin. 
Nous avons eu 3 pannes de courroie de transmission de je ne sais quoi, des arrêts pour aider d'autres dans la même situation.... Et finalement nous avons eu 1 h d'avance sur l'arrivée présumée. Au total 455 km en 17 h! Qui dit mieux? En bateau je devais compter sur 32h!
Ce n'était pas le choix le meilleur, pas d'air conditionné, mes voisins de bus, une famille de 5p., qui mangeaient sans arrêt et vomissaient tout autant. Sauf le père qui balançait les sacs de vomi par la fenêtre sans discontinuer et très calme. Je me demande comment je n'ai pas vomi...il faut dire que j'étais à jeun jusqu'au bout! Il est des choix difficiles, c'en était un.

Je me suis couchée en arrivant à Mandalay, j'ai pris un potage de citrouille en soirée avec un verre d'Entremontes, du Portugal et un poisson local farci d'herbes. Puis j'ai acheté un ticket de train pour changer de région, Nord Est cette fois ci. Départ à 4 h du matin!
12 h de train, sièges en bois

Une expérience encore! Personne ne vomissait, seulement des crachats et la fumée des cigares locaux! Les fenêtres sont des ouvertures sans vitres, facile de cracher et celui qui n'a pas de fenêtre, traverse devant celui qui est assis. Je ne sais pas comment ils font, je n'ai pas vu souvent des "bavures"! Mais j'ai toujours eu peur d'en recevoir!...
Le mieux du genre, en arrivant à destination à Hsipaw, je suis allée acheter de l'eau et un en cas pour la soirée (car mon programme était de me mettre au lit tout de suite), dans un gros magasin. La caissière, genre matronne, avait un problème dans la gorge. Elle a raclé sa gorge alors que je payais, elle a pris sa "raclure" entre pouce et index pour la mettre à la poubelle sous la caisse. Elle a oublié de vérifier ses doigts et je devais prendre la monnaie de la main d'où pendait sa raclure...j'ai crié bêtement, elle a compris et la raclure est partie sur l'autre main. Ca s'appelle un tour de main......! Je suis partie remuée.

Le voyage m'a fait passer sur un viaduc, Gokteik Viaduct. 1901, 100m de haut et 750m de long sur une ravine. De son temps il paraît que c'était le 2 eme pont au monde pour sa hauteur. Vues assez impressionnantes, mais surtout pas parapet sur un côté...

jeudi 21 avril 2016

Nord, Kachin state



13.04 il est temps de quitter Mandalay pour moi. Je vais au nord chercher la fraîcheur, en avion. Un peu plus d'1h pour atteindre Myitkyina. Les informations que j'ai eues à l'Immigration à Mandalay sont parfaitement erronées: la route que je pensais prendre est fermée aux étrangers. Il faut changer les plans. Bien sûr, je ne suis pas seule dans le cas. Donc, je profite du Festival, c'est national, personne n'est exclu! C'est très bon enfant. Je me suis trouvée "imprégnée dès l'arrivée à Myitkyina, en mototaxi...et plus tard aussi! A fond!
La ville n'a rien de surprenant, mais il y a des fruits et légumes partout. Je me suis promenée dans les villages agglutinés autour du "centre", le long de l'Irrawadi. Ca a bcp de charme en dépit des décharges PARTOUT! Elles font partie du paysage. Une fois encore, le charme vient des gens. J'en fais partie car je me suis armée d'une bouteille d'eau: je participe aux libations! Et je la remplis de nouveau lorsqu'elle est vide. Ce que trouve intéressant c'est que les gens acceptent l'arrosage. Ils le reçoivent comme un bienfait. Si on demande à ne pas être arrosé, il faut apprendre le geste "non" et ils le respectent. C'est sympathique. Les auberges dans lesquelles je suis restée étaient très simples et bien propres. L'une d'entr'elle était tenue par des chrétiens baptistes, relativement nombreux chez les "Kachin". La températures est parfaite: 31° le jour et qui descend bas dans les 20 la nuit! Tout ce qu'il faut pour récupérer sans être assommé par la chaleur!

15.04 Hopin et Lon Ton, lac Indawgyi. Le plan B est donc direction Ouest, en train. Ce sont 3h30 de train et arrivée à Hipon, pas de truck, pas de bus pour aller à Lon Ton mais du racket, qui ne va pas bien loin avec les burmans. Tant mieux. J'ai trouvé Valentine( Suisse ) et Andres ( Argentine) et nous avons trouvé un pick up pour Lon Ton, 1h30. Les temps de voyage sont bcp plus courts que ceux des guides ou des locaux...tant mieux. 
Ici aussi, températures super et averses de fin d'après midi. Les "nats", esprits animistes, ont répondu aux libations!
C'est très tranquille, paisible. Nous sommes dans une maison de bois, autour de maisons de bois, sur pilotis. Le charme, c'est le bruit des conversations tard dans la nuit et tôt le matin. Tamisé pas les "murs"de bambou et l'espacement des bungalows, 1,5 m!
C'est un vrai régal! Toujours la fête de l'eau et donc les douches abondantes. Je suis équipée d'un sachet waterproof pour le téléphone et les devises. Il faut bien ça. Ce qui résiste le moins, ce sont les chaussures. Des Birkenstock, elles n'aiment pas l'eau et je pense qu'elles vont finir par me lâcher; de plus, marcher avec les pieds mouillés sur de longues distances me donne des ampoules...pas bon pour les pagodes!
Néanmoins j'ai repris la marche, le long du lac, pour éviter le plus possible les douches. Mais c'est un peu le parcours du combattant car plein de petits ruisseaux y arrivent, les sols sont spongieux et j'ai dû abandonner cette zone et utiliser la route. Il n'y a que des motos, conducteurs plus ou moins fiables après plusieurs jours de libations et pas seulement à l'eau! Leur must: passer et repasser en mobylette, à 3 personnes ou plus et recevoir la douche au jet! Tout l'après midi. Ce sont les vacances scolaires. Vers 18h, l'arrosage s'arrête..jusqu'au lendemain vers midi. Fort heureusement, car lorsque j'ai quitté Lon Ton, il n'y avait pas de bus, que des mototaxis...alors que j'étais supposée monter dans un pick up comme pour arriver...(ça préserve un peu des douches) et le matin, pas de douche.
J'ai passé un très bon séjour à profiter de la maison coquette, de l'hotesse, de la nature et de la température: le soir il pleuvait à verse sur la tôle ondulée, comme au concert! Comme il fait nuit tôt à 20 h je suis au lit et je dors! Jusqu'a 5h et les psalmodies du moine bouddhiste!

17.04 objectif Katha. Le trajet fait en mototaxi a été très bien. Les chauffeurs étaient sobres, choisis par la guesthouse. Ils nous ont amenés à Hopin. Nous, car, nois étions 3 à quitter Lon Ton par ce jour de nouvel an Birman. Et nous avons pris le train pour Naba présumé être à 12h30. Il est parti à 12h 10.. Tant pis pour les retardataires...j'étais avec une anglaise un peu plus jeune que moi, prof. volontaire, et une jeune allemande Nora, aussi volontaire dans une NGO à Yangon. A Naba, nous avions un autre transfert en triporteur motorisé...Pour faire bref, je me suis couchée sans demander mon reste, mais avec des blattes et des vers longs de 15cm env. dans la sdbains...bien décidée à ne pas rester là plus que nécessaire!
Katha est le berceau du roman de l'anglais George Orwell, "Burmese days" dans les années précédant la 2 WW. Le site s'est avéré sympa, " las ramblas" mais pas jusqu'à me faire grignoter par les cafards.
J'ai donc poussé plus haut, à Bahmo, où j'avais prévu d'aller, mais par un autre chemin. 7h30 en bateau sur l'Irrawadi upstream. Un poème. 
Beaucoup plus plaisant que je ne pensais: arrivés prés de la jettée où nous devons accoster, 2 petits bateaux nous accostent, avec des marchandes d'"en cas". Tout est possible, elles ont tout! Et font leur business avec dextérité, aidées par des petites mains qui sont des enfants habiles. C'était très agréable. Comme le bateau était présumé un rapide, je m'attendais à un genre de Jet avec les secousses plus on va vite. Rien de cela. Tant mieux. Un peu long pour les fessiers, car si on est assis sur une banquette, ce qui est un plus, une fois assis on ne peut plus bouger sauf à faire l'équilibriste sur le minuscule pont tout le long du bateau. Je n'ai pas tenté....ma chance!
18.04 me voici donc à Bahmo.
 Super hotel, confort et aménités! La ville vit au rythme de la rivière Tarpein, bras de l'Irrawadi et du commerce chinois. La frontière est à une 40 taine de km seulement. C'est amusant car pour la première fois depuis longtemps à Myanmar, je vois un commerce genre occidental, avec des étagères les unes sur les autres, des prix affichés etc et de tout depuis la bassine plastic à la nourriture coréenne en passant par les draps et serviettes.  Ces magasins sont légion et ..chinois. Les restos aussi, tout. C'est animé, ils y a des marchés du matin, de l'après midi et du soir, marchandise fraîche garantie tant en fleurs qu'en poissons  et légumes. Bref on peut manger toute la journée si tel est le souhait! Il y a des églises catho, protestantes, anglicanes plus les traditionnelles pagodes bouddhiste hindoues, chinoises et birmanes avec les monastères qui vont avec et les cohortes de moines et nones. Je n'ai pas vu de mosquée mais j'ai vu des musulmans, chaque confrérie y allant de ses cloches, muezin, et psaumes....
En conséquence, grande diversité de populations, de cultes et grands sourires partout, même si édentés parfois.
J'ai passé trois jours à croiser à droite et à gauche. Rencontré une anglaise retraitée et volontaire pour enseigner l'anglais à Mandalay. Nous avons passé une journée entière ensemble. Précédemment rencontrée à Myitkyina et Lon-ton ensuite. Puis nous sommes allées dans un village oú nous avons vu la fin d'un mariage et avons été invitées à partager leur nourriture. Chanceuses! La campagne était belle tout autour et nous avons traîné à travers les rizières. Nois envisagions d'aller dans un village oú on travaille la pierre, mais après avoir consulté la police, nous n'étions pas autorisées à y aller à cause de possibles contrebandiers d'or, de bois ou drogue qui transitent par là en provenance de Chine et Myanmar.
Le voyage retour à Mandalay a été torride: une famille de 5 était près de moi dans le bus. 16 de bus. Ils ont mangé et vomi tout le long du parcours
excepté le papa qui, stoïque, jettait les sacs de vomi par la fenêtre au fur et à mesure...la route était engravée, poussiéreuse, chaude et je suis restée stoïque aussi. Arrivée une heure avant l'heure présumée, à 5h, j'ai quand même eu une chambre à l'hotel sans probléme. 455 km en 15h avec les courroies de refroidissement qui ont cédé à 3 reprises dont une fois dans la nuit, et les 2 autres fois, au démarrage!

Plaine Centrale Yangoon à Madalay par l'ouest

De retour sur Yangon, je suis restée près de gare routière. Mon choix d'hôtel n'a pas été brillant: un hotel de passe sale. Sur internet, il semblait parfait. Je n'ai tardé à tout arrêter et je suis allée en face, super chic, grande chzmbre standards auxquels nous sommes habitués. J'étais là pour une nuit et partir vers le nord, Pyay, Magwe et Bagan. Les bus sont si lents que j'ai choisi de faire des étapes, sinon ce sont des 13 h de bus...Ca m'a permis de voir les petites villes le long de l'Irrawadi mais ce n'est pas de tout repos ni un must. L es touristes y sont rares, l'hôtellerie aussi, loin d'être nette et aussi des hotels sinon de passe, du moins des love-hotel. Les jeunes garçons y amènent leur dulcinée du moment. Les lits n'ont pas le temps de refroidir! Ce n'est pas super agréable. Il y a longtemps que je n'avais pas eu à faire à ce type d'hôtels.
Bagan: de la chance dans le choix d'un hotel. Une anglaise de rencontre fait un voyage en remontant le temps, ses grand père et gd mère sont venus travailler à Myanmar pour une compagnie pétrolière. Ils ont fait un journal, elle suit leurs étapes. Nous étions dans le même bus et avons pris le même taxi pour aller à l'hotel qu'elle avait réservé et que j'ai adopté. Super tout simplement. J'y passe 3 nuits, me repose entre 11 et 16h, et je fais du scooter électrique au lever du soleil et avant le coucher! Et de la montgolfière au dessus du champ archéologique de Bagan. Seul bémol, l'extrême chaleur!
Mandalay: après un transport par bus local, long et chaud et bien placée en pôle position, je suis déposée devant l'hotel à Mandalay. Quelque luxe appréciable avec la chaleur de début d'après midi!
J'essaie de mettre au point un programme pour les prochains jours: gagner qq mètres en altitude pour perdre qq degrés de température... Le temps que mes souhaits trouvent une faisabilité, je visite les alentours de la ville. En taxi automobile. Demain, ouverture du "water festival", je serai en taxi-motorbyke pour apprécier complètement le festival. Lorsque j'ai les autorisations administratives pour aller au nord, près la frontière chinoise, au frais, je prends l'avion et je redescendrai vers Mandalay en bateau et bus aprés la fête de l'eau. Durant cette période, pas de transport par bus ou taxi. Peut être le bateau sera ok, je verrai sur place. Je pars avec un petit sac à dos seulement.

12.04.2016 Mandalay: 
Le pb de Myanmar est que les rois ont eu envie de marquer leur "mandat". Etrange n'est ce pas? Il s'ensuit que bcp de sites ont été capitale du pays dont les limites aussi ont été fluctuantes. Mandalay et autour ne fait pas exception. L'avantage est que cela permet de voir des sites différents, dont au moins la mise en scène est différente même si il reste peu de choses de la "capitale". En taxi, cela m'a permis de couvrir les sites en question en dépit des températures. En revanche, en ce qui concerne la magie des lieux, c'est impossible pour moi . J'ai besoin de plus de temps pour m'imprégner! Et les sites valent l'effort. Mais c'est aussi bien de le faire en mobytaxi, même si c'est + dangereux.
En ville, à pied, pour relier les sites c'est plus difficile. Je suis partie en mototaxi et j'ai vu ce que je voulais voir en une matinée. Quelques brocanteurs-anticaires, les ateliers de travail des feuilles d'or, deux superbes monastères en teck par exemple. J'ai passé l'après midi à me faire arroser....et à grignotter quelques gourmandises birmanes.

lundi 4 avril 2016

Pays Kayin, Yangon, et delta del'Irrawady


26.03 : Arrivée à Hpa-an de bonne heure, l'hôtel m'avait été recommandé et je n'ai pas passé de temps à chercher. Excellente journée. J'ai loué un scooter, et allons donc! Chaque fois que je prends qqch. je prends un souvenir corporel avec. Cette fois ci, j'ai failli tomber dans un lac entourant un monastère , rien moins. Avec le scooter! Heureusement, il y avait un banc en ciment, que j'ai renversé et j'ai pu activer le frein.... J'étais arrêtée convenablement et j'ai touché l'accélérateur...la moto est tombée sur ma jambe droite. Tjs la même. Un gros bleu et du sang liquide....c'est bon! Mieux que tomber dans cette eau verte, qui n'est pas sale, juste des sédiments calcaires qui donnent cette couleur ... soit disant.
C'était une journée découverte et j'ai été chanceuse comme souvent. Première "caves" : je pensais surtout à des "aven" et des formations souterraines. En fait, ce sont des blocs calcaires, des chaos ou non et érodés par le vent. Ils sont assez impressionnants et le grottes ne sont pas forcément au niveau du sol, mais en altitude. Les escarpements rocheux eux se trouvent en milieu fluvial plat, sablonneux et même plus fin, des argiles.
Ces sites rocheux ont presque tous donné lieu à des implantations de sanctuaires bouddhiques, des monastères et les mois de mars/avril sont des mois précieux sur le plan des calendriers lunaires bouddhiques, d'où beaucoup de pèlerins, pas trop comme nous l'entendons,avec du recueillement, mais plutôt festif et décontracté. En revanche, il faut escalader et marcher pieds nus dans les galeries souterraines...où les mastiqueurs de bétel crachent tant et plus leur jus rouge-sang.
Je n'ai pas souffert de la chaleur grâce à la brise procurée par la moto.... La campagne était belle et tranquille. Seule, la carte locale n'était pas à l'échelle, tout le reste était parfait. Je suis allée dans un village de Kayin, tous végétariens, les hommes ont les cheveux longs maintenus en chignon sur le haut du crâne, animistes. Il y a toutefois des mélanges qui s'apparentent au bouddhisme: ils ont un sage qui leur donne un enseignement et ils le vénèrent. Ils n'est pas un shamman. Le village est entièrement en bois et feuillage, 50 personnes y vivent encore. Les hommes et les jeunes garçons partent faire " les esclaves" en Thailande....Une petite jeune fille m'avait amenée là, sans lui demander, et sur son scooter. Pour sûr je me serais perdue toute seule. J'étais ravie d'être avec elle, c'était son day off d'une semaine passée à son job à plein temps..avec des handicapés agés, 22 ans et elle parlait bien l'anglais. Elle vivait son day off chez son père qui ne parle pas le Burmese et est bouddhiste. On trouve tous les dosages possibles. Pour sûr, les idiomes locaux reculent, les jeunes le comprennent sans le parler, les anciens ( 45 ans) comprennent en peu le birman mais ne le parlent pas....
Tous les gens que je vois on voté en novembre 2015 pour Aung San Sun ky...
Pourquoi pas?
J'ai fait un peu d'exercice le 27 mars en grimpant, de bonne heure, le cailloux en face de l'hôtel où je crèche, Hpa-an. Mais j'ai eu le vertige avant d'arriver en haut, à quelques 15 ou 20m de la dernière Stuppa! En revanche, j'ai complété l'exercice par la cueillette des petits pois et le tri des cacahuètes! Ce sont les femmes qui s'en occupent, et ce n'est pas de tout repos! Je ne suis pas arrivée à faire sauter les pelures hors du panier comme elles...je me suis contentée de recueillir les graines éjectées par inadvertance par ces professionnelles... 4 heures sans arrêt, je peux dire que c'est fatiguant et je les ai laissées continuant. Mais j'ai passé un bon moment, en méditation, en entendant leur bavardage incessant qui me parvenait comme un gazouillis accompagné par celui des enfants autour.

J'ai continué ma route vers Bago. Il y a longtemps, ce fut une capitale....j'y ai fait halte pour la nuit. Dans un " love hotel". On y passe une heure ou plus si affinités ou la nuit. Rien à dire, ma chambre avait la clim et une entrée directe comme un motel, en retrait de la grand route. 
Comme je suis arrivée à la nuit  tombée, je me suis laissée diriger par un "organisateur", je vais appeler ça comme ça. C'est un "sachant", il devine où diriger les personnes qui descendent du bus. J'ai plusieurs fois utilisé leurs services, sans problème. Il me dit les conditions de l'hôtel et si ok, me trouve la moto-taxi. Ces gens ne sont pas compliqués, je ne sais pas comment ils sont rémunérés. Ils ne demandent rien et n'acceptent rien. La moto-taxi peut être revient avec une com. de l'hôtel? Les prix sont ceux du marché... 

J'ai essayé le wifi, ça semble marcher pour les photos et finalement ça n'enregistre pas les légendes, les photos sont uploadées en vrac... J'ai pris mon temps pour partir sur Yangon et tant mieux. Pas besoin d'aller à la gare routière, les bus passent devant l'allée de l'hôtel; le gars à qui je demande d'arrêter une moto taxi pour aller à la gare, hèle le bus qui pass et hop, en voiture Simone! Tout est convenu, le prix, le siège et gracieusement. Juste pour être agréable! C'est un bus qui s'arrête partout, ouvert partout et le chauffeur fait la course avec un autre jusqu'à Yangon. Des fous! Ils ne savent pas ce qu'est un passage clouté, une priorité à droite, rester sur sa file etc...on attrape des crampes d'estomac, j'étais assise devant..nous n'avons tué ou accroché personne durant le voyage, mais c'était éprouvant.

31.03 Yangon, je n'ai pas pensé à tout et j'ai sélectionné un hotel downtown, de bonne qualité. Prix absorbable, mais la chambre sans fenêtre, non. Je suis descendue de catégorie, mais j'avais une fenêtre et air-con! En revanche. downtown, l'horreur des night market, odeurs, slums pas loin aussi, les égouts bouchés, l'électricité coupée pendant la journée, chacun a son groupe électrogène qui font un bruit d'enfer.. Les transports en communs sont presque innexistants et les rares sont bondés. Restent les taxis! Les gares routières sont très loin du centre ville, plus d'une heure pour les atteindre sans trafic jam!
J'ai donc marché un peu le premier jour, mais je me suis rendue compte que j'avais l'estomac au bord des lèvres. Les gens sont gentils, les gosses des resto aussi, mais finalement, j'ai renoncé à manger dans la rue, sauf exception. Le lendemain, j'ai fait mes salades de fruits et le soir de légumes et je me sens bien mieux! Pourvu que ça dure. La chaleur et les odeurs ajoutent au déséquilibre je crois et je dois ne pas m'écarter de règles simples et faire des priorités. Ce n'est pas la faim qui me pousse, mais j'ai envie de goûter, parfois, pas très souvent.
J'ai pris des taxis pour aller sur plusieurs sites et je suis rentrée à pieds car j'ai pu profiter des lacs, des centres commerciaux avec des cafés genre Starbuck, un peu de "luxe" est agréable parfois. Ces prestations ne se trouvaient pas, jusqu'à présent dans les villes que j'ai traversées.
Je n'ai pas trouvé bcp de charme à Yangon, mais partout des gens aimables et aidants.
02.04 Pathein et Chaung Tha. Il m'a fallu rejoindre une des gares routières à 7h30 et il y avait déjà du traffic!  et après, 4h de route pour environ 150 km dont plus d'une heure pour sortir de la ville.
J'ai bien aimé Pathein et j'y suis restée deux nuits dans deux hôtels différents. Tout se parcourt à pieds: j'ai flané, à gauche et à droite, je pensais aquareller et finalement non! Je suis allée voir des ateliers de fabrication d'ombrelles et j'ai trouvé bcp d'édifices religieux avec leurs écoles attenantes:temples bouddhistes, les plus nombreux et de loin; suivis par les mosquées ,les musulmans qui ont des traits proches de certains indiens et la peau très cuivrée, et les chrétiens, loin derrière mais avec des édifices importants, des protestants surtout. Les bords de fleuves sont des dépotoirs immondes et cependant c'est aussi plaisant d'y flaner. Ça grouille de taxi-vélos, taxi-motos, de charrettes, de colis de camions tout ce qui peut avoir des roues pour transporter. Je suis seule touriste. Les gens me hèlent, m'interpellent en criant. Bien que ce soit amical, je dois faire un effort pour l'accepter car je n'ai pas l'habitude. Si je souris ou dis bonjour ils sont ravis. Dire bonjour en birman est assez facile, c'est proche de Mandela en Afrique du Sud, "minde la baa", mais parfois le temps que j'aligne les syllabes est plus long que prévu, alors ils finissent pour moi .. et ils rient.
En atteignant le golfe du Bengale, je pense au Bangladesh qui n'est pas loin, à la saison des pluies qui n'est plus très loin et aux inondations fatales récurentes. Je ne sais pas si c'est pareil ici en Myanmar. A la campagne toutes les maisons sont sur pilotis, les anciennes. Mais il y a des constructions plus récentes qui n'en ont pas....
Chaung Tha est une station balnéaire de la classe moyenne de Yangon. C'est très simple et sans artifice. En premiere ligne, des hôtels bas, en bordure de plage au sable très fin qui colle. Puis une route, en cours de construction, en béton à ce que je vois. Le chantier est sur plusieurs km, à la main....
En deuxième ligne, la" ville" de Chaung Tha. C'est le village. Très rudimentaire et misérable où habitent les gens qui travaillent dans les hôtels....
C'est un peu triste t très poussiéreux avec ou sans travaux je crois car outre les motos il y a une bonne brise, Ui serait la bienvenue si elle n'était chargée en particules. Néanmoins, la plage est praticable grâce à la brise. La mer est comme l'océan, avec de vraies vagues et l'eau très salée.

mardi 22 mars 2016

Myanmar: entrée par la petite porte, au Sud

17 mars: Arrivée à la frontière: un air de fraîcheur et confusion ( je ne suis pas sur la bonne jonque pour passer la frontière, genre passoire dans ce sens... Tout s'arrange néanmoins et j'arrive en Birmanie du coté où on ne demande aucun papier à personne. Mais j'ai besoin d'un estampillage...je vais moi même à la douane, sans problème, pas comme aux USA! Même si j'ai déjà passé les limites...
D'un seul coup je dois tout changer, (merci, monnaie, transports, prix etc) et je trouve un avion qui m'amène à Myeik. Tout s'enchaîne à merveille sans stress et les étapes se franchissent sans s'en rendre compte.
Comme souvent dans les ports, il y a beaucoup d'activité, mais les gens ne sont pas speed. Ils attendent le chaland pour faire qqch: qui une course en moto à 100m, ou 5 km. voire plus, mais ils ne sont pas pressés de prendre la course. Je découvre la moto avec une valise entre les jambes du chauffeur. Je crois rêver, je me pince et ça fait mal, donc je ne rêve pas. Le tout dans un bataillon de mobylettes et scooters dans tous les sens et qui klaxonnent tous... La chaleur et les odeurs sont terribles.

Comme je n'ai pas pris de petit dej. ce matin je commande 1 oeuf frit. Les poules birmanes ne sont pas les mêmes que les thais: le jaune est presque blanc comme en Russie: restes des régimes politiques communistes et militaires?
Myeik. Un port important, toujours, qui a eu des heures de gloire. A présent, les gloires sont fanées, il reste des souvenirs: des hôtels particuliers, vides mais malheureusement en ruines parfois aussi. D'architecture "coloniale", la structure de base est bien la structure locale, sur pilotis, comme à la campagne;  en bois, (le teck thai passait en Birmanie pour être exporté par les ports de cette côte d'Andaman: Dawei, Mawlamyine etc), les barons de ceci ou cela avaient de belles demeures. En plus de la structure les "colons" anciens ont apporté leurs goûts du Portugal, Chine, Inde. J'ai donc passé une bonne journée à me balader, en dépit d'une chaleur torride. Mais j'ai dû arrêter, la tête ne voulait plus suivre. J'ai donc pris un "bateau" taxi, seule passagère et suis allée sur une île en face de Myeik voir des temples, un bouddha géant allongé et des femmes travaillant le béton....et les hommes, mains sur les hanches, devant la bétonneuse.....vérifiant peut être que les seaux,qu'elles portaient sur la tête étaient correctement remplis, qui sait? Toutefois, ces femmes étaient ravies de me voir avec elles, et plaisantaient en riant sans se priver. Comme quoi, on peut travailler dur et plaisanter en riant.

De retour sur la terre ferme, la chaleur commençait à faiblir peu à peu et je me suis promenée dans les ruelles avec beaucoup de plaisir, répondant aux sourires des gens. Ils riaient de mon accoutrement aussi! Je vais devoir passer à des vêtements plus adaptés à leurs coutumes je crois, car mes shorts n'ont pas l'heur de plaire vraiment, mais ils déclenchent des fous rires des jeunes, moins jeunes, hommes et femmes et petits garçons. 
Pour diner, les options sont un peu plus larges, pas forcément meilleures qu'en Thailande: des beignets et fritures en tous genres complètent les plats de riz et surtout de nouilles transparentes, faites à base de riz. Pour ma part, je n'aime pas la texture, ça me donne la sensation de manger des blancs d'oeufs à peine coagulés, flasques .
Je trouve tout de même des plats d'inspiration indienne ou musulmane. Et ce ce point de vue, c'est plus diversifié qu'en Thailande et plus gras, toutes les fritures baignent dans l'huile...et le bonheur..?
Je prends un bus pour aller à Dawei, 7 h annoncées...pour 150 km environ. Un peu dur... Je suis prête sur demande à 6h, je suis embarquée à 7h, nous démarrons vers les faubourgs à 8h. Arrivée à 15h. La route est "neuve" . Fermée au tourisme jusqu'en 2014, les travaux sont en cours pour doubler l'emprise qui reste étroite..les dépassements sont laborieux et les mobylettes sont partie prenantes de la place; très peu de voitures. Les paysages sont superbes, des forêts d'hévéa à perte de vue et des "seringueiros" un peu partout dans des huttes.
Le voyage était plaisant. Seule touriste et à mon âge...la "mama"..toutes les heures, arrêt pipi, ces messieurs ont de petites vessies...Partout, des WC propres accompagnés, comme en pays musulmans, non de papier, mais des giclettes de rinçage. De plus, en sortant des WC, des citernes da s lequelles on puise de l'eau pour des rincer la tête, les jambes, ce qu'on veut, pour se rafraîchir! Je ne me suis pas privée de ce plaisir, court mais frais! Ces arrêts sont aussi des arrêts pour boire ou manger.
Il était tôt lorsque nous sommes arrivés à Dawei. J'ai trouvé un hotel tout de suite et suis partie me dégourdir les jambes aussitôt dans la ville.  On est à 12 km dans les terres, sur une petite rivière. Contrairement à Myeik, il n'y a plus d'activité portuaire, il reste des maisons, et c'était très agréable de se promener. J'ai acheté une "jupe" au marché. Il faut la coudre, c'est la prochaine étape, car si je fais le drapé, tout se fiche en l'air vite fait ou bien, je m'entrave car c'est trop étroit pour marcher, et tout le monde rit. Il n'y a pas de touristes et les locaux sont vraiment bon-enfant! Ils se fichent de moi mais c'est tellement gentil! Je me suis fait habiller au marché, par la vendeuse. Puis, hors du marché, une autre dame m'a re-habillée, en se bidonnant etc..

Prochaine étape, ce sera Ye, en bus local . Avec des mâcheurs de bétel, pas top au niveau du spectacle, car on pourrait croire qu'ils ont pris un poing dans le visage et crâchent leurs dents...dans le sang. Mêmes visions que celles que j'avais eues à Taïwan.
Pareil, des villes nonchalantes, tranquilles. Des gens curieux et rieurs.
Moto-taxi encore, sans surprise maintenant. Tout baigne. J'ai ajouté un chapeau rigide pour me protéger un peu du soleil, mais en moto , il vaut mieux le tenir en main. Je dois trouver des lies pour le tenir sur la tête....

De Ye à Mawlamyine, le train local. Vitesse moyenne 24,3 km/h. Vitesse de pointe, on doit être proche de 25! Il y avait 157 km, parcourus en près de 7h. J'ai voyagé en classe ordinaire. Les sièges sont en lamelles de bois. Avantages: la ventilation naturelle, un dossier bien droit, 2 banquettes se font face, pas trop de place mais si il n'y a pas trop de bagages entre les banquettes ou le couloir, on peut bouger et se déplacer. Inconvénient: c'est un peu dur surtout lorsque le train, au plus sérieux de sa vitesse se met à "onduler" comme une chenille ou bien à se balancer dans la largeur. Et ça arrive. Les voies sont à peine de 1,08 de largeur et les voitures beaucoup plus larges. Y a-t-il une relation de cause à effet? Les Anglais qui ont construit la ligne n'ont pas dû souvent monter dans les voitures...apparemment, les gens attendent ces soubresauts car les enfant piaillaient tant et plus émerveillés en essayant d'amplifier le mouvement.... Contrairement au bus, il n'y a pas de rideau dans le train, on peut voir le paysage et il n'y a pas de vitres non plus, on peut donc prendre des photos! Il était nuit lorsque je suis arrivée à Mawlamyine et une moto m'a conduite à destination. J'allais oublier le prix du billet de train: 80 cts d'euro.

Derniers jours en Thailande



7 mars:  arrivée à Krabi,  la mer Andaman. C'est une zone un peu protégée, par exemple des tsunamis. Pak Nam Krabi river se termine par un estuaire de mangroves qui arrive vers la mer d'Andaman, à l'arrière oriental de l'île de Phuket. Dans 
cette baie paisible, des îles, 150 ou plus. Je ne suis allée que sur Ko Lanta, que je n'ai pas beaucoup appréciée, c'est la + grande des 
Îles du coin, assez plate. Krabi me servait de base. Aprés 2 jours de plage, un jour de bateau, (tout compris... départ, attentes, arrivées, ruptures de charge etc et trouver un petit coin à ma convenance..), je voulais aller voir Ralay, et voir si les hévéas étaient les mêmes qu'au Brésil leur pays d'origine....
J'ai bien fait. Superbe Ralay, le coin est rempli de falaises de calcaire couvertes de forêt ou  à peu près, des belles plages, de la rando, de bons hôtels; on ne peut y aller qu'en bateau. Pas de route, donc pas de voiture. Des carts de golf mais peu. Des touristes. Que de ça. Mais finalement, les sites sont si beaux qu'il y a de quoi admirer. Bémol: le bruit des bateaux, " long -tails" superbes jonques de teck, mues par un moteur relativement modeste, mais empoisonnant. Comme ces long-tails sont le seul moyen de se mouvoir d'île en île...le relief fait que les bruits font écho sur les falaises. Probablement après 17 h plus aucun bateau ne part ou n'arrive et les décors recouvrent leur charme et leurs couleurs. 
Je suis ravie de la journée, superbes paysages et de plus je suis allée dans une plantation d' hévéas. Les arbres scarifiés et de taille bcp plus petite que ceux que j'ai vus en Amazonie . Pour ce faire j'ai loué un tuk tuk...et je suis rentrée à pieds, petit exercice bienvenu et récompensé par un bon croissant et un bon "latté" dans un Starbuck.... à Ao Nong, un peu plus loin. C'est gavé, on ne peut plus, de touristes de tous poils. Oú sont les thais? Les allemands sont  devenus aussi nombreux que les français. Et plus on va au nord, plus leur proportion augmente et ils deviennent des demi-pensionnaires en Thailande dans les îles.

13.mars: il est temps pour moi de quitter la Thailande, mon visa expire. 
Il fait trés chaud et sec. 
Partout, des plantations d'hévéa; ils sont plantés en terrasses sur les collines, à flanc de coteau, bonjour l'érosion. J'ai pris le bus vers Ranong, facile et il s'arrêtait souvent en chemin prendre des locaux. Toujours l'hévéa  et les palmiers à huile. Parfois en mélange bananier/ hévéa ou ananas/ ou bananier palmier à huile. L'huile de palme domine dans les usages domestiques. Même les MacDo l'utilisent....L´habitat s'est peu à peu fait plus modeste, des planchettes, le long des routes; étiré sans fin.
Arrivée à Ranong, je reste auprès de la gare de bus. J'y trouve un hotel et des infos pour aller dans une des îles au large, en territoire thai. Ko Chang. "Un désert".....soit disant. 
C'est le cas. Personne n'habite à l'année. Quelques paillotes avec resto adjacent. Le bateau nous dépose devant les bungalows, en même temps que la marchandise commandée depuis le continent: eau, pains de glaçe, il n'y a pas d'électricité, pas de frigo. Quelques panneaux solaires néanmoins permettent un éclairage temporaire de 18h à 22h. Le téléphone marche, ça permet aux saisonniers de faire des commandes ou aux touristes de réserver...ce que je ne fais pas. 
C'était à ma convenance sur le plan tranquillité, le seul moteur était celui des long-tails, 4 fois par jour: 2 arrivées, 2 départs. Rien à faire et il fait si chaud que je ne songe pas même à marcher à travers l'île, dans la forêt. La cuisinière est bonne, le poisson aussi. C'est mon menu les 3 soirs! 
Il y a des allemands qui passent là 6 mois par an, ils reviennent au même endroit plusieurs fois..
Ils ne sont pas sur la plage, il n'y a personne d'ailleurs sauf à 7h du matin ou 17 le soir. Tout est chaud: l'air, l'eau, rien pour rafraîchir. Finalement, heureusement que j'avais un polard car j'étais comme une chiffe molle, épuisée.
2 jours à lire, lorsque je suis rentrée sur le continent, j'ai fait finalement les différents changements bateaux, bus, taxis, bateaux et avion, tout dans la même journée! 

dimanche 6 mars 2016

Suite et fin du Nord-Est

03 mars
Quelques visites, de la marche, des massages, des achats, des envois par la poste et la journée est vite passée.

04.03 Village de tissage de la soie à Chonabot et village des cobras à Ban Khok Sa Nga. Outre super sec, vu plantations d'eucalyptus en allant Nord vers Sa-Nga.
Manioc, canne à sucre.
Les prix pratiqués sont nettement au-dessous de ceux connus jusqu'ici... 
Le déplacement dans les 2 villages pour l'activité désignée n'est pas un must, il s'en faut. En revanche, c'est la saison de la récolte de la canne à sucre, une noria de camions transporte les cannes à l'usine, c'est presque un train de camions...il y a une usine de traitement dans le coin.
Toujours du brulis pour préparer la nouvelle pousse de la canne, pour "nettoyer" les plantations d'eucalyptus. En conclusion, je leur ai trouvé une sale mine...sont ils brûlés au 1er ou 3 eme degré? 
Pour ce qui concerne le village de serpents, il s'agit, à la campagne, d'un mini zoo, peu ragoûtant, avec au plus une vingtaine de cobras, diamètre du corps: un poignet de bébé 5/6cm et long de 3/4 m, et quelques pythons, bcp plus gros: un gros biceps et 4 m env.  Jusque là rien de spécial. Il y a des combats organisés à la demande, sur un ring avec un King Cobra et un homme....Je n'ai pas aimé l'idée du tout! Je suis repartie aussitôt après avoir vu les bestioles dans leurs cages. 
Le bus qui devait me ramener à Khon Kaen ne s'est point présenté, la nuit allait commencer à tomber, j'ai fait du stop et j'ai eu bcp de chance car le conducteur devait me déposer sur la route principale pour attendre un bus longue distance et finalement un de ses copains l'a appelé pour dîner avec lui à 200m de l'hotel où je suis! 

05.03 Aller et retour à la frontière du Laos pour avoir une autorisation de séjour supplémentaire en Thailande. Journée longue et fastidieuse. J'ai trouvé une thai qui avait envie de pratiquer son anglais. Indéchiffrable et bavarde! Je me suis trouvée embarquée dans une galère, je ne savais pas où elle voulait m'amener, j'avais une seul objectif et je n'entendais pas me trouver avec les bureaux de l'immigration fermés ou à revenir en ville, à 180 km au sud, la nuit ou le lendemain! 
Je l'ai laissée en plan à ses élucubrations incompréhensibles.
J'ai eu ce qu'il me fallait en 12 h! Fatiguée. Demain repos. 
Encore une usine de tranformation de la canne à Udon Thani. Des bases militaires, hopital militaire, champs de canne à divers stades de maturation. En réalité, il s'agit de remplacer les champs arrivés au terme de production( 5 à 7 ans) il faut renouveler les pieds de canne. J'ai l'impression que les usines  tournent toute l'année, la récolte s'étale de février à septembre. Plantations d'eucalyptus, jusqu'à la frontière Laos, champs de manioc ( yuca) sur des sols assez plats.