19.02 Chiang Rai. Ann Hotel , parfait pour mes besoins. Sauf que la nuit, je ne trouvais pas le sommeil. Orientation du lit?
La ville n'est pas très étendue et tout peut être arpenté à pieds. J'ai essayé de voir les agences recommandées par LP. J'avais été bien chanceuse à Pai! Il n'en est rien ici. Les ONG, j'en ai vu 2, ne semblaient pas pressées ou intéressées de monter un petit trek. Pas de pb, je me suis familiarisée ainsi avec les distances, les directions et quelques incontournables et je vais faire mon parcours avec les transports que je trouverai. J'ai ainsi fait le tour de la ville. Il y a qq touristes, mais la population est largement locale. Une fois sorti de l'intersection des 2 rues principales, tout est local.
20.02 parc de Mae Fan Luang: à 6 km du centre ville. Je décide d'y aller à pied. Super et tranquille. Premier parc digne de ce nom que je visite en Thaïlande! Dans le parc, plusieurs bâtiments principalement en teck, récents et qui abritent des ouvrages régionaux plutôt orientés vers les temples, coffres à manuscrits, candélabres, flammes, plateaux à offrandes, supports de bouquets de fleurs. Il n'était pas permis de prendre des photos d'une part et d'autre part, j'avais rencontré un quinquagénaire charmant en entrant dans le parc, qui m'a obligeamment remis un petit document en anglais et qui m'a servi d'interprète auprès de l'hôtesse. La visite a duré pour moi un peu plus de 6 h, le quinqua retournait sur Bangkok en avion...
Je suis rentrée à pieds encore. Belle et bonne journée que j'ai terminée au marché de nuit à manger des fruits.
21.02 Chiang Rai est réputée notamment pour 2 temples, l'un blanc, l'autre, antithèse, noir. Les 2 sont récents et ce que j'en lisais ne me les rendait pas attractifs. Finalement, je me suis décidée à y aller, en transports locaux. Le temple de Thawan Duchanee, noir, est ce qui m'a le plus intéressée. De plus, il y avait de nombreux bâtiments, aussi originaux les uns que les autres, du mobilier, de la déco, des couleurs, des sculptures sur bois remarquables. Le travail de l'artiste en tant que peintre m'a modestement séduite. Puis je me suis rendue au temple blanc, d'un autre artiste, de l'autre côté de la ville. Les deux artistes sont internationalement reconnus. Pas spécialement pour les temples. Il s'agit de Chalermchai Kositpipat. Trés endommagé par un tremblement de terre en mai 2014. Ici, les touristes se bousculaient. Des Chinois pour la plus part. Il s'agit d'un temple actif. J'étais en shorts et t-shirt sans manche, pas d'accès possible sans une "jupe" sous forme d'un large foulard. Ce fut mon prétexte pour quitter les lieux. Etonnant de voir tout à coup tant de touristes sortis de je ne sais où. Finalement, les chinois arrivent en bus,dorment dans des "motels" alentour....et la visite chronométrée terminée, partent sous d'autres cieux!
Je suis allée voir des coqs de combat, à la vente. Il y avait aussi un ring. Les bêtes étaient superbes, fines et élégantes. Je ne souhaitais pas assister à un combat!
La fin de l'après midi s'est terminée par du repos, le travail des photos et je me suis régalée en soirée avec un poisson poché dans une sauce piquante au citron. Un vivaneau, en anglais un snapper.
22.02 départ de Chiang Rai à 8 h. Le moyen de transport est un mini bus, nous sommes 2 passagères, le chauffeur m'autorise à monter devant..
La campagne est jolie, bien peignée. La route monte vers des collines, pas très hautes mais chacune plus haute que la précédente, ce qui laisse espérer des températures clémentes en soirée.
En route, des vergers de mandarines, manguiers ( le bouquet de feuilles fraîche à l'extrémité de la branche, se mange comme une friandise par certains, dont le chauffeur qui s'est arrêté pour en ramasser. J'ai goûté, ok, je n'ai pas eu envie d'en re-manger), beaucoup de légumes aussi. Recyclage des champs de pavot depuis de nombreuses années déjà.
Je me suis arrêtée à Fang, où a été ouvert le premier forage de pétrole en Thailande!
Le lieu est tellement plaisant, je vais y dormir, et j'ai ressorti ma boîte de peinture. Je me suis promenée dans les champs, les gens sourient spontanément. Il y a longtemps que je n'avais pas vu les gens sourire.
Je suis allée à des sources thermales très sulfureuses. Bon pour la peau! Mais l'odeur n'était pas délicieuse...
Les personnes de l'hôtel sont bien aimables, et rient de me voir chercher à me faire comprendre. Heureusement, Google translater est là si j'accède au wifi!
23.02 Thaton- Mae Salon. Je suis un peu plus dans cette zone de collines. C'est superbe. Manguiers en fleurs, mandarines, caféiers dont les fleurs sont passées, thé, lychees fleurs à venir, pruniers sauvages en fleurs, plus légumes divers et bananes bien sûr. Le sol est de la latérite très rouge. C'est
séduisant. En arrivant à Mae Salon, je trouve un super hotel tout de suite. Le bus me dépose devant. Aussitôt dit, aussitôt fait! Pas de scooter dispo, il est déjà onze heures! Je cherche plus loin, rien. Finalement je vais faire à pieds, traverser des villages, en boucle. 16km aujourd'hui et c'est charmant.
La connexion internet ne marche pas, c'est dommage! J'aurai plus de travail lorsque j'aurai la connexion.
24.02 je suis à Mae Sai, à la frontière birmane. Non pour la traverser mais parce que il y a un site à voir....à proximité et c'est le lieu où je trouve le moyen de transport.
La ville, comme ses soeurs frontalières est assez moche pour ne pas dire autre chose. Tout est à vendre, que du chinois ou du chinois. La bouffe aussi! Je suis donc au régime riz et légumes sautés!
Les infos pour aller au Doi Tung ne sont pas super! Je verrai demain. En attendant, une averse glacée s'abat sur Mae Sai. Bien sûr, je n'ai pas prévu ça.... je m'abrite en étudiant les saphirs et les rubis étoilés birmans! Ou plutôt sud - africains...
Le lendemain, objectif le Doi Tung. Sommet à 1500 m d'altitude avec le palais de la Princesse, mère de l'actuel roi. Elle a eu un parcours hors du commun et lorsque ce fils est devenu roi, elle n'est pas venue habiter en Thailande aussitôt. Lorsque elle est arrivée elle a beaucoup travaillé pour venir en aide aux + défavorisés dans des secteurs très isolés de Thailande, notamment dans le Nord. Il reste des fondations actives, des ateliers de tissage, des installations culturelles qui drainent des touristes et qui financent de nouveaux projets.
Aussitôt sortie de l'hotel oú je créche, je suis prise en charge par un gars qui me demande mon projet du jour et ma destination finale du jour. 5 mn après, j'avais ma solution sur mesure: en scooter avec un chauffeur, arrêts que je souhaitais et rendue à ma destination finale! Moyennant un prix tout à fait comparable à ce que j'avais vus. Mais surtout, flexible et rendue en fin de journée. Un seul bémol: le temps , couvert et menaçant. Avec un ploncho à 3 sous, on peut tout espérer. Le gars est un birman, il vend ses services en Birmanie ou en Thailande, comme guide.
Tout a été super, froid certes, mais il conduisait tranquille et sûr, et il attendait que j'aie fini mes visites, venait quand c'était ouvert gratis. Il me propose un deal en Birmanie. Je ne suis pas sûre d'accepter: acheter une moto, neuve,à revendre à la fin. Il conduit, entretient si besoin, allons de village en village, pendant la durée que je veux.
A réfléchir.
26.02 je suis à Chiang Saen, frontière avec le Laos. La ville est comme endormie, ça me plait bien. La guesthouse est correcte, je vais rester 2 nuits, le temps d'aller à Sop Ruak, le Triangle d'Or, frontière commune entre Laos, Thailande et Birmanie. Lieu de toutes les compromissions du temps de l'opium. Il y a 2 musées qui lui sont consacrés, intéressants. Le temps est parfaitement maussade et très frais. Je ne suis pas très équipée pour ça...je rentre donc à pieds pour me réchauffer, et ça marche...il n'a pas plu!
Je vais dîner avec un américain qui vit en Thailande depuis une 20taine d'années. Que fait il ici? Dans tous les cas, ça me donne l'occasion de poser des questions sur la Thailande qu'il connait mieux que moi. Il boit beaucoup de bière et trouve que marcher seule, comme je fais n'est pas prudent du tout! Je ne sais toujours pas pourquoi. Il prétend que les gens qui travaillent aux champs, une fois leur journée terminée, boivent comme des trous et deviennent agressifs. Mais je ne marche pas la nuit...
Néanmoins, ici comme ailleurs, avec ou sans sourire, dans le plus petit des étals, dès qu'il y a des touristes en vue, et c'est le cas dans le "Triangle d'Or" monté en épingle pour les touristes, les prix sont multipliés par 4 au moins. Exemple: un oeuf au plat et deux cuillères de riz, portion usuelle pour mon petit dej. ici en Thailande, prix normal 10 baht; prix touriste 50 baht (1€= au mieux 38 baht) ce n'est pas bien sûr le montant qui fait la différence, c'est la façon, la mentalité....
27.02 je rentre à Chiang Rai et je dois faire les plans pour la suite. J'ai mangé une pizza, sans saveur mais alléchante. Je suis tombée dedans comme dans de la glue!
28.02 Nan-Phrae. 240 km, 6 h de conduite! et 2 de plus pour 140 km jusqu'à Phrae. Je suis rendue à Phrae et j'ai besoin exercice!
29.02 relaxed Phrae: Petite ville sans tambour ni trompettes, fortifiée ou qui fut fortifiée et entourée de douves, comme souvent ici en Thailande. J'ai pu faire qq achats, modestes, envoyer par la poste, faire une lessive, de la couture, des visites. Joli programme, à pieds, la ville n'est pas trop grande, il s'en faut. Malheureusement, les maisons bourgeoises en teck sont en mauvais état, les pièces "authentiques" sont assez misérables, et parfois les maisons historiques sont à l'abandon....ils ont du mal pour le peuple; pour le patrimoine historique, ç'est encore plus dur...! mais la vénération de la personne royale ne subit aucun relâchement.
J'y ai rencontré une hotesse acceuillante, Paola, dans une maison bois dégentée et impossible á photographier tant la végétation était imbriquée à la maison!
La ville se parcourait à pieds, de petite dimension et hors horde de touristes.
1er mars
J'ai quitté la ville pour visiter le nord du plateau Est de Thaïlande, plutôt chaud, sec.
Plateau à bosses, progression lente mais jolies routes et paysages forestiers
Maïs, canne, teck, banane, palmiers de coco. Petits jardins de cultures vivrières aussi.
Quel délice une fois arrivée à Khon Kaen. Pourquoi? Une sensation de retrouver une vie normale. Le touriste n'est plus LA cible, les gens sont normaux, sourient plutôt que de faire le museau; il y a des homeless, noirs comme des charbonniers, la vie n'est pas simple au quotidien pour la plupart des gens. Toutes les maisons qui ont une façade sur rue se transforment en restaurant de rue le soir, sur des km. Chacun sa recette, ses clients. Je n'arrive pas à dépasser les odeurs ou les frigos. Je ne peux pas manger ce qui est à l'étal. Je me rabats sur les 7/11. J'achète du pré-emballé, et je m'en contente, plus des fruits car j'ai un frigo et je peux conserver un peu, ils font office de petit dej., car même les oeufs je m'en suis lassée.
2. 03: je ne fais rien, je cherche des repaires pour la suite: quelle frontière, comment y arriver etc.
Finalement les avions vont me permettre un mouvement rapide sur une zone déjà parcourue et sans trop de fatigue.
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