dimanche 6 mars 2016

NORD et NORD-EST de Thailande



19.02 Chiang Rai. Ann Hotel , parfait pour mes besoins. Sauf que la nuit, je ne trouvais pas le sommeil. Orientation du lit?
La ville n'est pas très étendue et tout peut être arpenté à pieds. J'ai essayé de voir les agences recommandées par LP. J'avais été bien chanceuse à Pai! Il n'en est rien ici. Les ONG, j'en ai vu 2, ne semblaient pas pressées ou intéressées de monter un petit trek. Pas de pb, je me suis familiarisée ainsi avec les distances, les directions et quelques incontournables et je vais faire mon parcours avec les transports que je trouverai. J'ai ainsi fait le tour de la ville. Il y a qq touristes, mais la population est largement locale. Une fois sorti de l'intersection des 2 rues principales, tout est local.

20.02 parc de Mae Fan Luang: à 6 km du centre ville. Je décide d'y aller à pied. Super et tranquille. Premier parc digne de ce nom que je visite en Thaïlande! Dans le parc, plusieurs bâtiments principalement en teck, récents et qui abritent des ouvrages régionaux plutôt orientés vers les temples, coffres à manuscrits, candélabres, flammes, plateaux à offrandes, supports de bouquets de fleurs. Il n'était pas permis de prendre des photos d'une part et d'autre part, j'avais rencontré un quinquagénaire charmant en entrant dans le parc, qui m'a obligeamment remis un petit document en anglais et qui m'a servi d'interprète auprès de l'hôtesse. La visite a duré pour moi un peu plus de 6 h, le quinqua retournait sur Bangkok en avion...
Je suis rentrée à pieds encore. Belle et bonne journée que j'ai terminée au marché de nuit à manger des fruits.

21.02 Chiang Rai est réputée notamment pour 2 temples, l'un blanc, l'autre, antithèse, noir. Les 2 sont récents et ce que j'en lisais ne me les rendait pas attractifs. Finalement, je me suis décidée à y aller, en transports locaux. Le temple de Thawan  Duchanee, noir, est ce qui m'a le plus intéressée. De plus, il y avait de nombreux bâtiments, aussi originaux les uns que les autres, du mobilier, de la déco, des couleurs, des sculptures sur bois remarquables. Le travail de l'artiste en tant que peintre m'a modestement séduite. Puis je me suis rendue au temple blanc, d'un autre artiste, de l'autre côté de la ville. Les deux artistes sont internationalement reconnus. Pas spécialement pour les temples. Il s'agit de Chalermchai Kositpipat. Trés endommagé par un tremblement de terre en mai 2014. Ici, les touristes se bousculaient. Des Chinois pour la plus part. Il s'agit d'un temple actif. J'étais en shorts et t-shirt sans manche, pas d'accès possible sans une "jupe" sous forme d'un large foulard. Ce fut mon prétexte pour quitter les lieux. Etonnant de voir tout à coup tant de touristes sortis de je ne sais où. Finalement, les chinois arrivent en bus,dorment dans des "motels" alentour....et la visite chronométrée terminée, partent sous d'autres cieux!
Je suis allée voir des coqs de combat, à la vente. Il y avait aussi un ring. Les bêtes étaient superbes, fines et élégantes. Je ne souhaitais pas assister à un combat!
La fin de l'après midi s'est terminée par du repos, le travail des photos et je me suis régalée en soirée avec un poisson poché dans une sauce piquante au citron. Un vivaneau, en anglais un snapper.


22.02 départ de Chiang Rai à 8 h. Le moyen de transport est un mini bus, nous sommes 2 passagères, le chauffeur m'autorise à monter devant..
La campagne est jolie, bien peignée. La route monte vers des collines, pas très hautes mais chacune plus haute que la précédente, ce qui laisse espérer des températures clémentes en soirée.
En route, des vergers de mandarines, manguiers ( le bouquet de feuilles fraîche à l'extrémité de la branche, se mange comme une friandise par certains, dont le chauffeur qui s'est arrêté pour en ramasser. J'ai goûté, ok, je n'ai pas eu envie d'en re-manger), beaucoup de légumes aussi. Recyclage des champs de pavot depuis de nombreuses années déjà.
Je me suis arrêtée à Fang, où a été ouvert le premier forage de pétrole en Thailande! 
Le lieu est tellement plaisant, je vais y dormir, et j'ai ressorti ma boîte de peinture. Je me suis promenée dans les champs, les gens sourient spontanément. Il y a longtemps que je n'avais pas vu les gens sourire.
Je suis allée à des sources thermales très sulfureuses. Bon pour la peau! Mais l'odeur n'était pas délicieuse...
Les personnes de l'hôtel  sont bien aimables, et rient de me voir chercher à me faire comprendre. Heureusement, Google translater est là si j'accède au wifi!
23.02 Thaton- Mae Salon. Je suis un peu plus dans cette zone de collines. C'est superbe. Manguiers en fleurs, mandarines, caféiers dont les fleurs sont passées, thé, lychees fleurs à venir, pruniers sauvages en fleurs,  plus légumes divers et bananes bien sûr. Le sol est de la latérite très rouge. C'est 
séduisant. En arrivant à Mae Salon, je trouve un super hotel tout de suite. Le bus me dépose devant. Aussitôt dit, aussitôt fait! Pas de scooter dispo, il est déjà onze heures! Je cherche plus loin, rien. Finalement je vais faire à pieds, traverser des villages, en boucle. 16km aujourd'hui et c'est charmant. 
La connexion internet ne marche pas, c'est dommage! J'aurai plus de travail lorsque j'aurai la connexion.

24.02 je suis à Mae Sai, à la frontière birmane. Non pour la traverser mais parce que il y a un site à voir....à proximité et c'est le lieu où je trouve le moyen de transport.
La ville, comme ses soeurs frontalières est assez moche pour ne pas dire autre chose. Tout est à vendre, que du chinois ou du chinois. La bouffe aussi! Je suis donc au régime riz et légumes sautés!
Les infos pour aller au Doi Tung ne sont pas super! Je verrai demain. En attendant, une averse glacée s'abat sur Mae Sai. Bien sûr, je n'ai pas prévu ça.... je m'abrite en étudiant les saphirs et les rubis étoilés birmans! Ou plutôt sud - africains... 

Le lendemain, objectif le Doi Tung. Sommet à 1500 m d'altitude avec le palais de la Princesse,  mère de l'actuel roi. Elle a eu un parcours hors du commun et lorsque ce fils est devenu roi, elle n'est pas venue habiter en Thailande aussitôt. Lorsque elle est arrivée elle a beaucoup travaillé pour venir en aide aux + défavorisés dans des secteurs très isolés de Thailande, notamment dans le Nord. Il reste des fondations actives, des ateliers de tissage, des installations culturelles qui drainent des touristes et qui financent de nouveaux projets.
Aussitôt sortie de l'hotel oú je créche, je suis prise en charge par un gars qui me demande mon projet du jour et ma destination finale du jour. 5 mn après, j'avais ma solution sur mesure: en scooter avec un chauffeur, arrêts que je souhaitais et rendue à ma destination finale! Moyennant un prix tout à fait comparable à ce que j'avais vus. Mais surtout, flexible et rendue en fin de journée. Un seul bémol: le temps , couvert et menaçant. Avec un ploncho à 3 sous, on peut tout espérer. Le gars est un birman, il vend ses services en Birmanie ou en Thailande, comme guide. 
Tout a été super, froid certes, mais il conduisait tranquille et sûr, et il attendait que j'aie fini mes visites, venait quand c'était ouvert gratis. Il me propose un deal en Birmanie. Je ne suis pas sûre d'accepter: acheter une moto, neuve,à revendre à la fin. Il conduit, entretient si besoin, allons de village en village, pendant la durée que je veux.
A réfléchir.

26.02 je suis à Chiang Saen, frontière avec le Laos. La ville est comme endormie, ça me plait bien. La guesthouse est correcte, je vais rester 2 nuits, le temps d'aller à Sop Ruak, le Triangle d'Or, frontière commune entre Laos, Thailande et Birmanie. Lieu de toutes les compromissions du temps de l'opium. Il y a 2 musées qui lui sont consacrés, intéressants. Le temps est parfaitement maussade et très frais. Je ne suis pas très équipée pour ça...je rentre donc à pieds pour me réchauffer, et ça marche...il n'a pas plu!
Je vais dîner avec un américain qui vit en Thailande depuis une 20taine d'années. Que fait il ici? Dans tous les cas, ça me donne l'occasion de poser des questions sur la Thailande qu'il connait mieux que moi. Il boit beaucoup de bière et trouve que marcher seule, comme je fais n'est pas prudent du tout! Je ne sais toujours pas pourquoi. Il prétend que les gens qui travaillent aux champs, une fois leur journée terminée, boivent comme des trous et deviennent agressifs. Mais je ne marche pas la nuit...
Néanmoins, ici comme ailleurs, avec ou sans sourire, dans le plus petit des étals, dès qu'il y a des touristes en vue, et c'est le cas dans le "Triangle d'Or" monté en épingle pour les touristes, les prix sont multipliés par 4 au moins. Exemple: un oeuf au plat et deux cuillères de riz, portion usuelle pour mon petit dej. ici en Thailande, prix normal 10 baht; prix touriste 50 baht (1€= au mieux 38 baht) ce n'est pas bien sûr le montant qui fait la différence, c'est la façon, la mentalité....

27.02 je rentre à Chiang Rai et je dois faire les plans pour la suite. J'ai mangé une pizza, sans saveur mais alléchante. Je suis tombée dedans comme dans de la glue!

28.02 Nan-Phrae. 240 km, 6 h de conduite! et 2 de plus pour 140 km jusqu'à Phrae. Je suis rendue à Phrae et j'ai besoin exercice!

29.02 relaxed Phrae: Petite ville sans tambour ni trompettes, fortifiée ou qui fut fortifiée et entourée de douves, comme souvent ici en Thailande. J'ai pu faire qq achats, modestes, envoyer par la poste, faire une lessive, de la couture, des visites. Joli programme, à pieds, la ville n'est pas trop grande, il s'en faut. Malheureusement, les maisons bourgeoises en teck sont en mauvais état, les pièces "authentiques" sont assez misérables, et parfois les maisons historiques sont à l'abandon....ils ont du mal pour le peuple; pour le patrimoine historique, ç'est encore plus dur...! mais la vénération de la personne royale ne subit aucun relâchement.
J'y ai rencontré une hotesse acceuillante, Paola, dans une maison bois dégentée et impossible á photographier tant la végétation était imbriquée à la maison!
La ville se parcourait à pieds, de petite dimension et hors horde de touristes.

1er mars
J'ai quitté la ville pour visiter le nord du plateau Est de Thaïlande, plutôt chaud, sec.
Plateau à bosses, progression lente mais jolies routes et paysages forestiers
Maïs, canne, teck, banane, palmiers de coco. Petits jardins de cultures vivrières aussi.
Quel délice une fois arrivée à Khon Kaen. Pourquoi? Une sensation de retrouver une vie normale. Le touriste n'est plus LA cible, les gens sont normaux, sourient plutôt que de faire le museau; il y a des homeless, noirs comme des charbonniers, la vie n'est pas simple au quotidien pour la plupart des gens. Toutes les maisons qui ont une façade sur rue se transforment en restaurant de rue le soir, sur des km. Chacun sa recette, ses clients. Je n'arrive pas à dépasser les odeurs ou les frigos. Je ne peux pas manger ce qui est à l'étal. Je me rabats sur les 7/11. J'achète du pré-emballé, et je m'en contente, plus des fruits car j'ai un frigo et je peux conserver un peu, ils font office de petit dej., car même les oeufs je m'en suis lassée.

2. 03: je ne fais rien, je cherche des repaires pour la suite: quelle frontière, comment y arriver etc.
Finalement les avions vont me permettre un mouvement rapide sur une zone déjà parcourue et sans trop de fatigue.

jeudi 18 février 2016

Prendre soin de soi


Nous sommes le 18 février, près d'un mois depuis mon dernier masque de beauté. J'avais déjà remarqué que les asiatiques prennent grand soin de leur peau, de leur visage. Pour ce faire, elles utilisent, notamment des masques, sur un support de tissu non tissé. Le masque peut être au collagène, nettoyant, raffermissant, hydratant et j'en passe.
Sachiko était arrivée du Japon avec une 20taine de masques. Bien sûr, je les ai essayés et décidé de les utiliser au lieu de transporter un tube de crème ou 2...car on les trouve partout en Thailande.
Ce soir, en revenant de Sukhothai, j'avais de l'avance dans mon planning et compte tenu de mes projets à court terme, j'ai décidé de me faire un soin!
Masque d'argile blanche. J'ai utilisé le sachet entier. Ce n'était pas sur un tissu non tissé. Il fallait étaler le produit largement. C'est ce que je me suis appliquée à faire.
Lorsque c'est sec, 15 mn ou plus après application, il faut faire un "stripping", un pelage d'une seule pièce en commençant par le bas du visage.
Quelle aventure! Je n'ai plus ni duvet ni sourcils...
Quant au teint, il s'est éclairci. Très efficace: les impuretés sont arrachées, les rides atténuées, plus besoin d'épiler. 
J'avais pris soin d'éviter les yeux mais je m'étais bien approchée des paupières pour profiter à fond du traitement! C'est parfaitement réussi. 
Je suis en Thailande pour au moins 3 semaines de plus, n'hésitez pas à passer commande: les sachets sont légers, extra plats, ils recommande t un soin par semaine, il me semble que un par mois est suffisant ( il faut attendre que les soies et sourcils repoussent). 
Votre feedback serait très apprécié! N'hésitez pas.
A bientôt, sur un autre chemin.

lundi 15 février 2016

De Bangkok à Chiang Mai et Bon Dieu



22.01: Nous devons, Sachico et moi suivre des cours de massage! J'arrive la premiere à Bangkok. Je me dirige d'abord vers l'école. Le logement peut être trouvé sur place donc, pas de tracas en perspective.
Sauf que la foule, le bruit, la chaleur font la différence! L'école est au bord du fleuve, près du temple What Pho, le plus ancien de la ville. Tout le monde connait. Facile. Trouver l'école fut une autre paire de manche car, dans la zone, tout est école de massage, de boxe, de cuisine, de tout ce que l'on peut imaginer...une horreur à nouveau.
Avant le désespoir, je pense au GPS! Et au téléphone. Je ne suis pas loin mais dans un dédale de ruelles qui aboutissent au fleuve. Lorsque je trouve, je prends en grippe tout, tout de suite. Tout est business, les sourires, les regards tout! Je demande à voir les logements disponibles: chambres sans fenêtres, avec ventilo., 3 ét., chères, juste propres, et 3 lits...L'école a plusieurs immeubles ainsi, entièrement loués aux touristes qui suivent les cours de l'école. Vaste usine. Je ne le sens pas bien. 
Je pars en quête de quelque chose pour crécher avec Sachiko. Je trouve bien sûr et avant de m'engager j'attends le point de vue de Sachiko. Le prix est très élevé selon les standards thai, mais ce ne sont que 50 € par personne dans une chambre double.
Il est tard lorsque Sachiko arrive, elle est fatiguée et nous restons à cet hotel avec plaisir, un bon petit dej. le lendemain prés de la rivière. Nous n'avons pas le même rythme Sachiko et moi. Nous allons à l'école voir, puis elle décide de recevoir un massage avec les soignants de l'école. Le RV ne sera que le soir, en attendant, nous allons visiter le temple de Wat Pho, dégoulinant de dorures et peintures diverses. C'est un ensemble énorme et il y a aussi des massages dans l'enceinte. Très rapidement, Sachiko demande un massage des pieds, une heure pendant laquelle je fais ma visite et prépare le plan 2 et plan 3. 
La sortie du massage n'est pas satisfaisante: ce n'est pas top bien que le massage soit dispensé par les pros de l'école...mauvais points.
Nous prenons le moyen de transport classique pour la zone hyper touristique: le tuk-tuk, nous faisons un tour de tuk-tuk et nous terminons le tour au musée de Tim Thompson, superbe demeure faite de ré-assemblages d'anciennes maisons traditionnelles en teck et décorée avec goût de pièces d'art du Sud- Est asiatique. Un régal. Nous avons déjeuné sur place aussi pour le plaisir. 
Nous avons utilisé le métro aérien de Bangkok pour étre à l'heure au massage, que nous prenions toutes les 2. Déterminant: pas bons, pas d'école à Bangkok!
Et nous revoilà à faire des plans et des simulations sachant que Sachiko a 14 jours devant elle!
24.01 Comme elle veut voir Phuket et moi aussi, ce mirage, nous décidons que nous y consacrons trois jours, la gérante de l'hotel a été super, elle nous a rendu notre paiement de la semaine de cours, elle nous a arrangé à la dernière minute un vol pour Phuket, appelé un taxi et nous a mises dans le taxi pour l'aéroport. Le tout en 1/2 heure! Génial. Nous avons enchainé et sommes arrivées à Phuket en début d'après midi, dans une chambre, vers 17 h. ! Les embouteillages sont monstrueux. Les infrastructures discontinues. Un casse tête thai. Je leur laisse, sauf que toute initiative de sortie est reliée au temps de déplacement. A part ça, c'est un tourisme de masse, la plage de Pa Thong est relativement petite. Je n'aurais jamais imaginé que cet espace a été détruit par un tsunami il y a 10 ans.
La vie continue, la fête aussi. Il n'y a pas un mur de béton genre Benidorm, loin de là, mais tout y est laid, grouillant de touristes, à 15km de la ville de Phuket. Il faut plus d´1.30 pour atteindre la plage...
Il y a vraisemblablement de petits coins idylliques, mais que de servitudes pour y atteindre et encore faut il les connaître..! Le seul interêt que j'aie trouvé a été la découverte de maisons " coloniales" dont l'architecture est mâtinée de Portuguais . Les anciennes maisons marchandes se transforment, dans le village de Phuket, en guesthouses pour le bonheur des touristes comme moi. Lorsque les guesthouses conservent quelque caractère ça va...mais souvent l'immeuble est entièrement refait, éclairé pourvu de toutes les aménités. Et là, ça manque de charme. Nous sommes allées dîner dans une superbe maison coloniale, dans un parc, "Eléphant Bleu", nous étions très contentes.
Sachiko ne souhaitait pas faire du bateau pour aller sur une petite ile tranquille. J'y suis allée seule, le port de départ était charmant, mais la mer était trop violente pour la traversée: tous les bateaux étaient sur la "plage" mais j'ai eu quelques jolies photos. Je suis rentrée tranquillement, une bonne partis du chemin, à pieds... Nous avons quitté sans regret.

28.01/07.02 Chiang Mai : aussitôt arrivées, nous crêchons dans une superbe guesthouse en plein centre de Chiang Mai. Maison traditionnelle en teck. Superbe et beaucoup de charme. Je retrouve là un couple déjà rencontré à Phanom Rung.  Nous y restons une nuit, le temps de nous retourner et dînons dans un super resto végétarien. 
Nous nous mettons en quête de l'école et nous allons nous installer assez près de celle ci, dans un hotel de chinois. C'est neuf, pas tout à fait huilé pour le fonctionnement mais nous avons une terrasse au 5 eme étage pour boire une bière de temps en temps et la chambre est très spacieuse.
Le lendemain, mes chaussures sont volées, sur le pas de porte. Personne ne surveille...chez les chinois. Je dois aussi aller en cours, et avec quoi aux pieds? Sachiko a décidé de ne plus aller au cours du week end mais de se faire masser....dans un institut qui fonctionne avec des prisonnières en ré-insertion. Les massages y sont paraît il super. Elle y est restée 3 h la veille et à nouveau 2 ou 3 h le lendemain! Finalement, cette première partie est zappée!
Je lui raconte mes mésaventures, mais elle plane, les massages des méninges peut être.
Pendant que je suis en cours, elle se repose pour le lundi. Le lundi arrive, je suis déjà sur les rotules et j'ai finalement trouvé une paire de sandales bonnes pour la marche! Tout ça me stresse car Sachiko ne se préoccupe de pas grand chose, ou bien change de piste au dernier moment. De plus elle n'a aucun sens de l'orientation et se perd, alors elle appelle et reste plantée à un endroit reconnaissable pour que je vienne la chercher...Parfois c'est drôle, pas toujours! Je suis donc toujours sur le qui vive. Elle a des cours en japonais, nous n'avons pas toujours les mêmes horaires. Se retrouver relève parfois du grand mystère. Nous y sommes arrivées et avons pratiqué tous les restos végétariens du centre-ville. Les cours n'ont pas été une partie de plaisir:essayer de comprendre l'anglais/thai, le vocabulaire, les postures du masseur, celles du patient. Nous étions un groupe de 12, une heure de démonstration le matin, une autre l'aprés midi et application avec bien sûr toutes les fautes possibles, corrections, encadrement des élèves de niveau 5
Pour nous reprendre et recommencer. Beaucoup plus difficile que je ne pensais, surtout à cause de la langue d'une part et cette concentration était intense. Au total, beaucoup de stress et de fatigue. Je ne me fais pas d'illusions sur mes capacités, mais si je peux faire quelques massages des mains ou des pieds....C'est si agréable que les gens en redemandent! Et mon objectif serait atteint, pour le fun, dans des randos etc...
Lorsque Sachiko est repartie, j'ai terminé les cours un jour et demi aprés son départ, passé le contrôle et pendant 2 jours pas grand chose au programme! Je suis arrivée à me détendre et à vider mon corps, pas une mince affaire après ces tensions!
Finalement pourquoi étais-je tendue? Des contretemps, des virevoltes, tout indéfini, pas de paramètres pour choisir une école etc ,plus les facteurs locaux de chaleur, de foule, de culture, de nourriture. Je ne suis pas encore zen...!

08.02 2016 Mae Hong son à Pai :1 Trek dans la montagne, dans la région de Lisu , avec divers hameaux. Le tout très sympa., bon petit groupe cosmopolite de canadiens, américain, suisse, espagnol, français.
Nous étions 9 pendant 3 jours, par monts et par vaux thai proche de la frontière birmane. Superbe expérience tant humaine que de paysages. Après la rando, nous sommes restés ensemble un jour de plus en scooter! Extra! Avons dîné, bu, ri, ensemble avec plaisir et délectation! Le temps du départ a sonné et chacun est parti sur son chemin avec la bénédiction des autres....
12.02: Chemin de croix à Mao Hong son avec Luis, Colombia après être allés au village des longs cous....en réalité, je me demande encore comment nous avons fait pour nous trouver ainsi coincées. Arrivées en bus à Mae Hong, à la gare routière, nous nous apercevons que nous sommes hors du noyau urbain...rien de réservé et modestement chargées, nous ne sommes pas en difficulté et pourtant nous acceptons qu'une paire de garçons 35/40 ans, parlant espagnol, nous amène à une guesthouse. Ce sont 2 prêtres, catholiques, colombiens. Ils exercent là. L'un s'en va à Bangkok ce jour, l'autre est là depuis 9 ans...il connait tout le monde, il n'est pas volubile et il sourit bcp. Il nous dirige vers une des ses paroissiennes, sans obligation de rester. Mais nous restons. Il nous dit qu'il est occupé jusqu'à 16h mais ensuite a du temps jusqu'à 18h pour nous amener voir un village avec des femmes qui ont des cous de girafe, et d'autres de longues oreilles. Pourquoi pas. Nous avons 5 h devant nous et plusieurs options. Nous prenons nos jambes et commençons à faire un tour de la ville...puis nous escaladons les promontoires avec point de vue et nous rentrons enchantées à la guesthouse. Nous pouvons louer des scooters aussi pour aller dans les villages si le curé n'est pas dispo. Ce n'est pas le cas, le voilà qui arrive, nous lui proposons une bière et nous dit qu'il ne peut pas la boire au motif que c'est vendredi de Carème, il fait le jêune et ne boit pas d'alcool pour ce faire. Ok. Nous voilà parties toutes les 2 avec Luis, nous visitons, il nous explique, nous montre la petite chapelle du village, ses projets ici et ailleurs et de fil en aiguille nous embarque dans l'église, les péchés, Isabelle n'est pas plus sanctifiée que moi, plutôt deux mécréantes....nous nous taisons, et écoutons l'invitation au chemin de croix etc et nous y voilà. Il nous ramène dans sa voiture à la ville, nous montre l'église, les extension, les petites soeurs de la charité, leurs oeuvres et les prières et nous sommes dans la galère pendant une heure et demie de plus dans une église perdue au fond de la ruralité thailandaise, avec une petite trentaine d'autres pèlerins....je n'ai pas fait de signe de croix à la fin, ça ne signifie rien pour moi, il l'a vu et m'entreprend, un quart d'heure de plus et il est 8 h lorsque nous nous mettons à table... En rigolant de notre aventure...Luis ne s'est certainement pas rendu compte que nous avons été polies à son égard, et que son discours sonnait plus que creux pour nous.

Le lendemain, balade en scooter à nouveau dans la campagne, les rizières, avec Isabelle. Super, belle communion avec les paysages. Nous avons rendu les scooters et regagné la gare de bus pour nos prochaines destinations respectives.
Me voilà à Mae Sarient, il fait bon. Nous sommes près de la frontière birmane, il y a des camps de réfugiés birmans disséminés. Au moins 5 dans le coin. Le curé de la paroisse catholique est entouré de qq 4 religieuses qui travaillent en civil avec des ONG dans les camps de réfugiés.
La ville est bien tranquille, c'est bien agréable. Demain retour à Chiang Mai où je récupère ma valise pour aller dans le nord vers le Laos, sans franchir la frontière.

samedi 13 février 2016

Immersion en Thailande

9.01 Bangkok
Quel challenge! L'arrivée à Bangkok dans une température étouffante, aéroport anonyme, grouillant. Il est près de 21h. J'ai réservé une chambre à l'hotel et demandé un pick up. Mauvaise idée en ce sens que le pick up ne prend pas que moi...j'arrive à l'hotel 2 heures après alors que je suis à 5 minute de là.
L'hotel est parfaitement médiocre, j'ai un vol à 8h30 le lendemain matin pour Kho Phangan où se trouve Gérard et sa femme, de Sarlat. 
C'est vraiment un quadruple bain: de chaleur, de foule, de bruit, d'odeur! Ouf! Et je ne suis pas aux premières loges, Gerard et sa femme font un peu écran! Le premier jour est passé à rien, écouter, regarder, dormir, être mangée par les moustiques. Ensuite, tous les jours à la plage, en marchant, en scooter..c'est très trafiqué, bcp de français partout, toute la journée! 
Gerard et Pierrette me font découvrir les coins préférés, nous fêtons nos anniversaires respectifs avec le crabe russe et le vin russe aussi, de Crimée et Géorgie! Excellent bien que la chaleur rende le breuvage lourd à boire. Néanmoins , je préfère ça à leur mélange alcoolisé et sucré.
Au bout de quelques jours, bien que j'aie pas mal marché, l'île me semble connue, j'ai besoin de bouger. 
16.01 retour sur le continent en bateau et avion, j'arrive tôt à Bangkok et je prends le train pour Ayutthaya. Tout est regroupé au même endroit: je suis descendue d'avion et j'ai pris le train à 200 m! 
Découverte de ce nouveau moyen de transport, fenêtres largement ouvertes, lent et agrémenté de vendeurs divers qui proposent des aliments frais, joliment présentés, du chaud, du froid, des boissons etc...des serviettes de toilette, tout est possible. Il fait tellement chaud dans ces plaines centrales! 4 h de train.
Stop à Ayutthaya. Je m'attendais à une petite ville de campagne. Il n'en est rien. Ce fut une capitale au 12 ° s jusqu'au 16/17°s. ,elle est enchâssée dans un réseau de canaux où se trouve la vieille ville et c'est immense. Plein de touristes. Je suis dans une guesthouse au milieu d'un parc, ça me donne un  peu d'air chaque fois que j'y reviens, sinon j'étouffe au milieu de tout ce monde.  
Finalement je loue une  byciclette, c'est plus commode pensais-je. Vu le trafic, un leurre car c'est dangereux. Hors les ruines, elles mêmes disséminées dans un lacis de canaux très étendu ou les temples dorés que j'ai visités en barque, je suis suis en manque de campagne. Le vélo est un bon moyen une fois passé le rush urbain. J'avais avisé un ancien village où vivaient les ambassadeurs portuguais... comme destination. Je pensais y trouver quelque élément intéressant. Après un long pédalage sous un soleil brutal, je me suis retrouvée devant ....une petite église et un cimetière dont les tombes étaient ouvertes à la contemplation, le tout en bordure d'un bras de rivière, sans pont, car le matin je me trouvais exactement à 200 m de là, de l'autre coté de la rivière. Un petit circuit de qq 30 km à vélo avec 2 des 4 ponts de ville à franchir dans une ruche de motos, vélos et voitures intriqués....Pas forcément le bon choix! Je me suis récompensée avec une bonne bière fraiche après une douche à l'hotel. Je pense que je l'avais bien méritée. 
Bien sûr, les temples n'ont plus de secret pour moi, mais pour le cas où il y en aurait, je décide de poursuivre vers l'Est de Thailande. Direction du Cambodge. Je suis toujours en une sensation de vivre sur plusieurs étages. J'ai du mal à être présente où je suis.
19.01 train pour Buriram direction Est.
La région Est de Thailande est sèche une seule récolte annuelle de riz. Les gens sont pauvres.
On est dans la sphère d'influence du Cambodge dit on. Les temples sont à l'état de ruines. 
Je rencontre une française dans le train et nous faisons un bout de route ensemble à Phanom Rung. Location d'un taxi, visites, hotel. Nous passons de bons moments dans la forêt où se trouvent les temples et nous reprenons nos chemins. Je vais sur le prochain temple, Phimai. 
J'y vais avec le même taxi finalement, le même jour que les 2 précédents temples car ils sont de dimensions très modestes.
La ville de Phimai est toute petite, le temple en plein milieu. Je finis par recevoir un bol d'air au travers de ces visites même si je ne me sens pas très concernée par cette architecture. Il y a dans ces temples de briquettes, pas mal d'éléments d'astrologie dans leur orientation, dans l'alignement des entrées etc, mais tant les matériaux, que le travail de sculpture ne me séduisent. Cependant je me relaxe un peu à Phimai avant de partir à Bangkok pour retrouver Sachiko
22.02 Bangkok: chaleur, foule, embouteillages....

vendredi 8 janvier 2016

Kamchatka

Kamchatka  Décembre 17: jour de départ et d'insertion. Frustrations tout au long:... une heure pour se rendre à l'aéroport situé à 51 km, décollage à 10h45, donc lever à 6h30! Le vol a eu 1 h de retard et le Kamchatka a 2 heures de plus que Vladivostok...jl est 17h30 et il fait  nuit lorsque nous attérissons. Il neige beaucoup. Je pensait arriver vers 14h....Au lieu d'aller à l'hotel en bus, je décide d'y aller en taxi à cause de la neige, de la nuit. Mais il n'y a pas de taxi, il n'y a pas non plus de hall d'arrivée à l'aéroport avec un stand de taxis...ici,on atterrit. 
Le bus est le seul recours mais il y a deux ruptures de charge...Un gars qui m'avait aperçue à l'aéroport me guide pour les 2 changements de bus et nous finissons dans un taxi pour la dernière partie du trajet. En fait la vIlle-capitale-rue s'étire dans un corridor de qq 30 km et plus pour aller à l'aéroport. Les transports opèrent comme des relais, 2 h de route. 
Il est presque 20 h à l'hôtel quand j'arrive, il n'y a rien dans le coin pour acheter qqchose à manger. Je suis dans un dortoir avec 2 grosses, très grosses femmes jeunes dont je ne sais si elles travaillent la nuit ou le jour et qui me réveillent 3 fois dans la nuit et qui ronflent comme des soudards entre temps.
Ce matin, mon casier de rangement est fermé à clef alors que je l'avais laissé ouvert. Je n'ai pas la clé. Les filles ronflent et je dois aller au Visitor Center chercher des infos, un hébergement plus central et des contacts pour m'organiser. 
Il est presque onze heures, après avoir à mon tour réveillé les ronfleuses, voir si elles n'ont pas ma clé par hasard, quand les filles de l'accueil finissent par ouvrir mon casier, la clef est à l'intérieur ! Cherchez l'erreur! Soulagée qq peu...car j'ai peu de choses dans mon sac mais j'en ai besoin....
Partie au Visitor Center avec une fille de l'accueil, elle m'indique où descendre mais pas où continuer...encore une heure pour trouver où. Il est 13 h au VC, la porte est fermée, la voisine me dit qu'elle est partie déjeuner....ok moi aussi. Je reviens 3/4 h après, même situation! Finalement les bureaux sont fermés ce jour là depuis 11 h, heure à laquelle nous avons appelé pour savoir si c'était ouvert et ils ne ré-ouvriront que lundi. Je crois que j'ai perdu mon calme. Je me suis sentie perdue, comme à Kobé au Japon, j'aurais pleuré si j'avais eu des larmes mais j'étais au fond du bocal, sans eau!...comme une malle sans poignée.
Direction retour à l'hotel. 2 h à nouveau....et je m'arrete en route pour qq emplettes. Il fait pratiquement nuit lorsque j'arrive. Bilan: 2 jours à attendre. Pendant ce temps je vais faire connaissance de la ville qui n'a rien de très attractif: embouteillages dans ce long goulot étranglé, bcp de bus, mais pas très aisé de savoir où ils vont. Mon GPS semble capricieux hors du "centre ville" etc... Apprendre à gérer les frustrations. Joli programme. 
La nuit porte conseil et apaise les esprits, vrai sauf ronfleuses, désagréables de surcroît.
Je me suis réconciliée avec moi en marchant un peu à l'écart, toute la journée du lendemain. Il fait très beau et très sec, 65% d'humidité dans l'air. Les yeux souffrent pas mal même avec des gouttes et les lunettes de soleil.!Ca me permet de découvrir la ville. Elle aurait pu être propice à quelque chose de beau, mais on est en Russie et les communistes sont allés jusque là... 
Il faut du souffle et de la persévérance. J'ai trouvé du king crabe mais sous cellophane,  je n'ai pas mis la main sur une criée oú les bêtes sont encore vivantes. Tout est congelé; sinon, le crabe est emballé dans du papier transparent, comme un bouquet de fleurs. Le poids atteint 4 kg sans problème. Bcp trop gros pour moi et avec qui partager? Je suis dans un hôtel où il y a pas mal de pêcheurs qui pêchent, en bateau, dans les îles Kouriles du nord, à 2 h en hélico de Petropavlovsk. Leur problème, la météo! En bateau, il faut 15h. Donc l'hôtel leur permet d'attendre de meilleures conditions. Aucun ne parle l'anglais et en plus, ils ne sont pas très nets à mon point de vue. Donc je n'achèterai pas de crabe entier et je me contenterai de la version décortiquée congelée, sous vide. 
Ce n'est pas un vif succès! Je trouve cela spongieux et les 7 articulations achetées me font 2 repas....après m'être appliquée à les relever un peu!

Décembre 20: Visitor Center. La fille est élégante, perchée sur des échasses telles qu'elle ne peut pas marcher, l'anglais hésitant, décisive dans ses informations qui se révèlent erronées. Je repars après avoir réservé 2 nuits à Esso, pour le reste, je verrai sur place. Je commence par me cogner aux informations fausses de la fille dès l'achat des billets de bus pour le lendemain. Patience. Je reserve un vol en hélicoptère pour mon retour et un après midi en traîneau avec des chiens. J'ai la sensation de me libérer d'un poids en actant ces deux activités et je vais dîner au resto. Il est dejà nuit, 17h. 
Tout va bien, des mets délicieux, mais pas de crabe avec des pinces et notre matériel et les St Jacques n'ont pas de corail. Je suis dans de la retauration haut de gamme. Ne parlons pas du vin, ils ne savent peut être pas qu'il en existe plus que deux: blanc et rouge. Nous n'avons pas la même culture, voià tout. Les hommes vont boire régulièrement au cours du repas un verre de vodka, plus grand que nos verres traditionnels à digestif et cul sec. Je ne sais pas combien, mais au moins 3 fois, peut être 5 ou 6 et les femmes vont descendre 2 fois 500cc..de biere. Ou bien, tout le monde boit de la "compote" jus de fruit homemade avec des baies ou autres fruits cuits.

Je suis prête pour ma retraite à la "campagne", au calme, demain.

Décembre 21 à 29: 9h de bus. Pas de problème; mais on ne vois rien! Il y a de la glace sur les vitres, à l'intérieur, dommage. En plus, ma place à droite dans le bus est occupée, il y a des numéros sur les billets contrairement à ce que disaient la caissière et la fille du Visitor Center...il faut que je galère pour avoir une place à droite, fond du bus..J'ai 9 h pour faire descendre le stress. 
Et je dors, pas grand chose à faire d'autre. Je suis attendue à la descente du bus par mon logeur, heureusement car l'emplacement marqué sur le plan par le Visitor Center est faux.. Je suis sa seule cliente, ma chambre est prête et chaude, et j'ai une piscine pour me détendre si je veux. Des sources chaudes, naturelles. Je vais en user tous les jours!
Des ballades tous les jours dans le Parc National, à pieds et en moto neige, un ours insomniaque, un renne égaré et quelques canards qui aiment le froid. C'est tout ce que j'ai vu, plus des chiens à grosse fourrure dans deux élevages. Une sculpteur sur bois, pierre, bois de renne, griffes d'ours, os et qui toute sa vie d'artiste à Esso a formé de jeunes sculpteurs. 
Tout était sain, la nourriture ascétique.
Le retour à Petropavlovsk m'a gratifiée d'un bon torticolis sur le côté droit et un refroidissement musculaire tout le long du même coté. Bien que bien couverte, j'étais mieux placée qu'à l'aller, milieu plus ouvert, je me suis laissée surprendre.... Le lendemain, un peu endolorie tout du long pour monter en hélico....Je n'ai rien laissé au hasard: sèche cheveux, crème d'arnica, aspirine. C'est tout ce que j'avais avec moi. Tout est rentré dans l'ordre en 4/5 jours. 
Décembre 30: Nous sommes à 2 jours du premier de l'an et je ne le sens pas trop. Les gens de l'hôtel ne sont pas particulièrement accueillants. Le 31 déc. je tente une balade en bus avec un retour prévu à pieds vers le vieux Petropavlovsk. Malheureusement, je n'ai pas vu l'ombre d'un bus et j'étais en milieu urbain, pas l'ombre de toilettes non plus....je me suis rapatriée et j'ai fait la sieste, comme les ours. Le soir, le feu d'artifice a duré environ 3 minutes...pas le temps de se refroidir! 
1er Janvier: tout le monde dort sauf de pétarades des feux d'artifices un peu partout, de particuliers; pas mal d'ambulances aussi, je ne sais pas si c'étaient des comas éthyliques ou les feux d'artifice...
Janvier 2: J'ai pu conduire l'attelage de chiens! C'était super et super gelant!!!!! Les propriétaires des chiens étaient adorables de gentillesse. Ça faisait un moment que je n'avais pas rencontré des gens comme eux; la visite a duré seulement un après midi, mais bien rempli. J'ai fini la journée au resto, avec devinez quoi? ..et du cabernet sauvignon italien!
Fin de l'épopée au Kamchatka! 
Janvier 3: retour à Vladivostok. Cette fois, les horaires me sont plus favorables, j'arrive presque avant d'être partie. Les filles de l'hôtel sont simpa
Et il fait beau. Je vais essayer de récupérer du sommeil. 
Raté! C'est la série des ronfleuses! Je change de crèmerie. 
Janvier 4 à 8: j'ai accumulé bcp de retard au Kamchatka sans internet. Je me consacre donc à la mise à jour et au bouclage des mails, photos, blog et perspectives pour la Thaïlande. Ça fait bcp et je suis confortablement installée. Mais le tout est long. Je coupe avec quelques sorties ciblées car j'ai déjà fait le tour de la ville avant de partir au Kamchatka. Le temps est au beau fixe et c'est très appréciable. J'ai quitté le gros manteau, les bottes, pantalons de laine et gros gants. Il fait -10° et toujours très sec, un peu de vent...
C'est Noël aujourd'hui ici et c'est très calme. Il n'y a pas abondance d'églises depuis la Sibérie et je n'ai pas observé beaucoup de mouvement autour de celles que j'ai vues hier ou ce jour.
La Russie, c'est fini, comme Capri. Mais sans la nostalgie. Je voulais voir comment était l'hiver en Russie. Certes je ne suis pas allée en hiver sur le cercle polaire et les très basses températures arrivent maintenant quand je pars, en Sibérie surtout. En Sibérie et au Kamchatka, les habitants ont une retraite anticipée liée forfaitairement aux conditions climatiques... La retraite est à 50 ou 55 ans. Ceci dit, je ne sais pas ce qu'ils reçoivent sachant que les salaires versés sont réputés être plus élevés que partout ailleurs et que les premiers "sans abris" que j'ai vus étaient à Yakoutsk!
Janvier 9: rumbo à Thailande!!! et des températures positives.


Russie 1: 12 000 km train et bus
Russie 2: 13 500 km train et bus, avion: 7 600 km
Russie à pieds: 1 800 km (10km/ jour, inférieur à ma moyenne de décembre)

lundi 14 décembre 2015

L'extrême Est Russe

Decembre 3 :
La route est longue vers la mer, que je ne vois pas encore....De plus l'arrivée très matinale à Komsomolsk fait que je ne suis pas bien réveillée pour prendre des décisions...et j'ai choisi, pour rester à Komsomolsk, un hotel près de la gare de bus. C'est très facile grâce à un système comme Google map mais russe, de me diriger. Toutes les villes russes ne sont pas répertoriées, dommage.
Pour des raisons indépendantes de ma volonté, la météo ne joue pas pour moi. Il n'y a pas de bus pour qq jours compte tenu d'une grosse dépression cyclonique riche en neige...et je vais changer mes plans et reprendre le train. En attendant, j'arpente la ville, plate, enneigée, ventée mais dont les habitants sont plaisants, pas mal de troquets, genre salon de thé avec du sucré/ salé, des jeunes. Que font ils là? Il y a qq usines notamment de construction aéronautique, armement...et des stations de sky à proximité.
Les bätiments ont des couleurs pastel, tourettes aux angles de rue...amusant pour une création des annés 30! Parfois, les allures sont grecques...
Hormis attendre la fin de la depression, pas grand chose à faire. Je vais partir à Khabarovsk demain et voir.
Decembre 5:
Encore 10 h de train pour 400 km! Il est encore 7 h du mat. lors de l'entrée en gare. Ici, l'expression ne veut rien dire car les quais ne sont jamais couverts.
J'attends donc un peu avant de décider où je vais dormir et comment je m'y rends. Il vaut mieux appeler un taxi que prendre ceux qui attendent devant la gare.  Une jeune femme qui arrive va le faire pour moi avec mon tel., la compagnie rappelle pour indiquer le n° du véhicule et l'affaire est dans le sac à condition de trouver le taxi en question...
Ici à Khabarovsk on pourrait pour un peu imaginer que l'on est à San Francisco, plan en damier sur une topo agitée = il faut un peu de souffle! Mais ça vaut le coup. Même temps que Komsomolsk, mais la ville est bien plus grande, au bord du même fleuve avec des perspectives et un beau river side. Dommage pour le soleil..

Décembre 6 : 
Toujours surprise par les températures! Il fait -12 et j'ai chaud!  Je vais à Sakhaline Island, manger du poisson frais, peut être déjà du king crabe et des coquilles St Jacques...et je suis gratifiée par un rapide rayon de soleil, ça change tout!
J'ai tout réservé et le taxi m'amène à l'hotel sitôt arrivée. Je commence la visite ce soir peut être...au resto!
Non pas de resto, mais j'ai eu le temps avant la tombée de la nuit de voir de quoi il retourne. Je suis en dehors de la ville dans laquelle il n'y a pas grand chose de vraiment intéressant. 
Un  tour du marché d'abord, qu'y a-t-il a vendre? Des king crabes et des coquilles. La taille est énOOOrme....! Une seule coquille fait un repas! Elles sont vendues sans le corail, le pied fait prés de 8 cm de diamètre!
Décembre 8:
Un tour à la "plage", Kostacov, il fait très beau, les couleurs sont magnifiques et j'ai marché par monts et par vaux un peu partout. L'eau est un peu difficile d'accès, prétendument parce que beaucoup de bases militaires...j'ai surtout vu des bâtiments de pêche quasi à l'abandon, d'autres superbes et surtout des cargos. Tout arrive du continent. Et tout part sur le continent: minerais, gaz, pétrole etc... 

Aller sur les iles Kuriles est un challenge administratif, bcp d'autorisations, et technique à cause de leur situation: loin du continent, dans région très ventée,  aéroports sommaires. Pour les bateaux c'est pareil. Il ne faut pas avoir de timing car les itinéraires changent, ne parlons pas des horaires. C'est l'une des explications du prix demandé par les agences de voyage: 20 000 à 30 000 euros pour 10 jours...une rente! Je ne pleurerai pas mais si l'aventure m'est proposée hors agence, je fonce aussitôt. Ce sont les îles qui prolongent le Kamtchatka, arc de feu du Pacifique et se prolongent par le Japon auquel elles appartenaient et qu'il a perdues lors de la 2 de world war.
Je pense qu'une bonne partie de ma curiosité sera satisfaite au Kamtchatka.
Décembre 9: 
Retour au continent, contente, fatiguée et accompagnée d'un joli rhume, le nez...homéopatie et pain toasté aillé à forte dose pour ses vertus antibiotiques.
Decembre 10 à 13:
Je me suis bien promenée à Khabarovsk, dès lors que la neige s'est arrêtée de tomber et que les engins ont déblayé des accès un peu partout. L'hôtel dans lequel je me trouve est en travaux et j'ai eu un haut le coeur en arrivant car j'ai vu un chantier et pensé que l'hotel était condamné et moi sur le carreau!
Tout s'est arrangé avec le n° de tel.! Des jeunes, m'ont accueillie ci ce n'est recueillie et adoptée. Les uns prennent soin de me faire visiter ceci ou cela, les autres vont me prendre en charge au Kamchatka pour visiter, et le dernier, Kosta, me prendra en charge à mon retour à Vladivostok le 3 janvier. 
Les fêtes sont programmées, je ne sais pas comment, mais on verra bien. Ces jeunes sont des étudiants, plus ou moins habiles en anglais, mais ils veulent faire mieux. Un régal pour moi, c'est plaisant, instructif et Kosta est un ingénieur en  bâtiment qui se spécialise dans le droit des affaires internationales, l'anglais lui est indispensable. A Khabarovsk, il ne fait que ça, il est de Vladivostok. Fin Décembre, il revient à Vladi... Ses copains de chambrée à l'hotel sont des sportifs, pareil, ils sont là pour un but bien défini et retournent au Kamtchatka le 17 dec., le même jour que moi....
Il a fait très beau, marcher avec mes bottes n'est pas top, mais je n'en ai plus pour longtemps.. Il me tarde de mettre mes pieds à l'air!

mercredi 2 décembre 2015

Yakoutia et les diamants

Novembre 20: il est 15 h lorsque j'arrive à Tynda, il fait déjà sombre. Pour la première fois je vais utiliser les services hôteliers de la gare. Et ce n'est pas mal. Pas besoin de chercher à la tombée de la nuit quand tous les chats sont gris!
Une fois débarrassée de mes bagages, il fait ici -32.., je vais chercher ce qui se passe en ville...! Pas grand monde dehors. Le temps de me dégourdir les jambes pendant 2 heures et je retourne à la gare. Elle est " comme un oiseau qui prend son vol" paraît il, est excentrée du noyau urbain. Lequel, né en 1974 n'offre pas grande attraction. 
J'ai envie de boire. J'avise un magasin comme il y en a bcp: petit, tout est sous verre, la marchande se trouve derrière la talanquère et attend la commande. Pas très facile pour choisir quelque chose qui se trouve à l'arrière!!! Je vois des bouteilles de bière et j'en demande une. Je comprends que ce n'est pas possible mais je ne sais pas pourquoi. J'insiste un peu et tout le monde m'explique que non. Avec force gestes la marchande me dit qu'en faisant le tour du magasin je vais trouver de quoi boire...  En effet, il y a un bar à bière et j'entre. Pas grand monde, 3 filles bien mises boivent de la bière et cela me donne confiance. Pas de petite bouteille, on boit au verre, et de 500ccl s'il vous plait! D'accord. Je crains l'overdose et je demande des cacahuètes ou qqchose similaire: il n'y a que de petits poissons secs, crus, ou  de la viande sèche et crue aussi, niet pour moi. Pendant ce temps, les filles rassemble les 3 mots d'anglais qu'elles connaissent et m'invitent à leur table. Elle n'en sont pas à leur premier verre, la table est un cimetière de têtes de poisson et de verres vides. Pas de problème. Elles travaillent à la gare, nous sommes à 400 m, ont entre 31 et 35 ans, ont 1 ou 2 enfants, vivent seules sans mari, aiment à se réunir plusieurs fois par semaine ici. Elle rêvent d'aller travailler à Vladivostok. Elles viennent d'une célébration quelconque et ont reçu des cadeaux qu'elles me refilent: boites de chocolats, de biscuits, de gâteaux à la crème, un peu renversée, des fruits. Il est 21h lorsque je rentre à l'hôtel où elles me raccompagnent. A l'hôtel, les "administratives" me font la fête aussi...jusqu'à 1h du mat. et je prends le train pour Neryungri à 10h. Tout va bien.
Novembre 21: en route pour Yakoutsk. Presque 6 h de train à nouveau, de jour cette fois. Taïga tout le long. Il est 16 h en arrivant à Neryungri. Je ne sais pas trop comment aller à Yakoutsk. Il y a un train, mais pour les marchandises seulement. Restent l'avion et le taxi collectif sans horaire, il part quand il est plein. 
Je commence à poser des questions et j'ai le sentiment de déranger. Une petite voix vient à mon secours sous la forme de "Yakoutsk"  répété doucement, comme en catimini dans l'enceinte de la gare. Je me dirige vers le gars qui me répète le même mot. Je cherche à voir le véhicule, de quoi il s'agit, c'est un super Toyota 4x4 avec 2 dames à l'intérieur, nous convenons du prix et pas le temps de respirer que je suis en voiture pour 10 à 12 h de route! Je suis assise à l'avant, super mais il fait nuit pour les photos. Je comprends que le chauffeur roule tout d'un trait. En fait, il est le seul conducteur, ce qui me fait un peu trembler, mais il s'arrête un peu en route pour les toilettes et se restaurer un peu. Le couple de dames, sont la mère et sa fille. Tout va bien encore. Le gars conduit vite et bien, nous ne sommes pas nombreux sur la route et il la connait bien. La route elle même a à peu près la largeur d'une voie rapide, voire autoroute, le revêtement est 50/50: super et engravé seulement. Moyenne sur le parcours 70km/h.
Novembre 21:
Nous arrivons à Yakoutsk à 3 h du mat. , l'hotel que j'ai réservé n'existe pas....Le chauffeur de taxi passe  des coups de téléphone et me conduit à un hotel, le moins cher de la ville à 50€ la nuit, et je lui suis très reconnaissante de ne pas m'avoir laissée sur le carreau! C'est un chinois qui dit quelques mots d'anglais.
Les adresses ici sont un peu difficiles à comprendre et la recherche, comme au Japon, se termine la plus part du temps par un appel tél. à la personne de l'adresse...
Je suis à Yakoutsk, je me couche et ne demande pas mon reste, la nuit sera courte.

Nov. 22, dimanche: premières impressions:
Comme si je revenais en Mongolie: les gens sont aussi sympa qu'à Oulan Bator. Langage du visage, très similaire. Aussi gracieux! Tous ont les yeux bridés, dur à lire. On voit surtout des femmes. Grands manteaux de vison, renard et autres. Des chapeaux et bottes en fourrure aussi. Peau de renne pour les bottes, semelle de feutre, surmontées de broderies. Presque toutes les femmes ont ça aux pieds. Ma découverte commence, lentement pour ne pas glisser, mais ça ne glisse pas trop car l'air est très sec et la neige reste poudreuse au sol. Les chaussées sont à peu près dégagées.
Pas très sympa la ville. Pas grand chose non plus. Sauf beaucoup de buildings très récents, design, sur pilotis à cause du permafrost. Le centre ancien est ridiculement petit. Les bâtiments d'origine, en bois ont succombé aux incendies ou s'engloutissent dans le sol. Dans la "banlieue", des maisons bois que j'aperçois en bus de ville, un tour de ville tous azimuts.
Je cherche une connexion internet. L'hotel est en panne. Premier tip est un tuyau percé. Second tip: un café, marche mais comme mes clignotants. 
J'y passe 3 h pour transférer seulement 30 photos. Mais j'y ai un repas complet et bon. J'y ai le temps d'apprécier les consommateurs du dimanche et de voir défiler les manteaux de fourrure. 
L'air est extrêmement sec, ça me fatigue bcp les yeux en dépit de force gouttes et aussi, il y a bcp d'électricité statique. Tout ce que je touche m'envoie une décharge....Je suis ennuyée pour internet, mais je vais rester au même hotel, bien placé, commode en tout et avec un bon petit dej. et ce sera tout pour aujourd'hui, la nuit a été très courte.
Les musées réputés ouverts ne le sont pas. Je marche dans la ville, le soleil se lève à 9h et se couche vers 16h. La fenêtre est courte! Les couleurs sont un peu glauques et ouatées. Les ciel devient rouge, rose très tôt l'après midi et c'est superbe et court. Je fais un peu les magasins.
Ils ont un musée Trésors de Yakoutia: on fait le tour en 40 mn, sans explication mais bien gardés. Pas de photo, juste plaisir des yeux et tant par les sculptures sur os ou bois de renne ou dents de mammouth ou diamants, c'est superbe! Comme à Moscou, c'est un peu rapide et sec. Deux ou 3 musées ainsi et la journée est finie. Compte tenu des conditions climatiques locales, les journées de travail sont plus courtes pour certains et les salaires plus élevés....oú est l'erreur? Tout le monde ne mange pas dans le même plat ici non plus! 
J'ai pas mal marché à Yakoutsk, il fait soleil, c'est très agréable, tout semble féérique: la glace sur les arbres ressemble à autant de diamants, tout est recouvert de neige, la lumière est très belle l'après midi au soleil couchant. J'ai été bien paresseuse avec mes photos car pour cela il faut se déganter, attraper le tél., le réchauffer, etc...bref se geler.... 
Les jours suivants se déroulent un peu pareil, internet revient à l'hotel et je cherche à aller voir une mine à ciel ouvert, à Mirny, à 850 km. Cela me met en contact avec une agence de voyage qui saute sur l'occasion pour me faire des propositions mirobolantes et top end en prix. Sauf que les prix me sont annoncés à 23h45 la veille d'embarquer dans l'avion. J'ai tout fait par internet, suis allée chercher mes billets d'avion et à 23h50, je répondais que je ferais mes affaires seule, sans ses bons et chers offices. En tout et pour tout, il m'offrait les services d'un chauffeur pour me prendre à l'aéroport à 18h, aller voir 2 musées en arrivant ( ils sont bien sûr fermés à tte heure là), me ramener à l'hotel. Le lendemain, m'amener à la mine à 9 h( il fait encore nuit) celle ci est dans la ville même et à un parc de loisirs et me ramener à l'aéroport à 11h30 avec les services d'un interprète pendant toute la durée de mon séjour. En tout et pour tout 5 h. De temps. Le tout pour la modeste somme de 450 euros. Sachant que l'interprète avait 23 ans et n'était pas de la ville et recevait en salaire moins de 30 euros et le chauffeur était une agence de voyage locale recevant 60 euros pour sa prestation! Pour la difference, c'est l'agence de Yakoutsk qui l'empochait.
Ces 2 personnes m'attendaient à l'aéroport. J'ai tout décliné, payé la course du taxi ( 1,30 euro) et l'interprète s'est proposée comme amie, heureuse pratiquer l'anglais si je voulais bien... Chose que j'ai appréciée hautement. Voilà un peu les Yakoutes....beaucoup la Mongolie.
Nous avons passé une bonne soirée, sommes allées dîner ensemble avec Natalia, ses infos sur les sites à voir étaient les textes que j'avais visités sur internet....,elle m'a aidée à trouver un hotel bon marché et le lendemain, je suis allée avec elle voir ses professeurs à la fac qui étaient friands de pouvoir parler anglais ou français avec moi. Ils m'ont gardée une heure, étaient ravis. Natalia aussi et je l'ai payée ce qu'elle aurait reçu de l'agence de Yakoutsk.

Retour à Yakoutsk, à nouveau 14h30 de mini bus, encore la chance d'être à l'avant. Le chauffeur, à nouveau, à conduit seul, de jour cette fois et nous étions 10 dans le minibus. C'était sympa. Aucun chauffeur ne ferait ça chez nous...invraisemblable et pas le moindre signe de  lassitude à l'égard des passagers...et de leurs fantaisies! Car le chauffeur fait aussi office de débardeur des bagages, il vient chercher le client devant la porte ( trouve le lieu parfois, sinon, c'est du téléphone-guidage) et attend qu'il soit prêt, éventuellement revient en arrière si le client a oublié qqchose! On rêve!
Il m'a laissée à 2h du matin à la gare de Neryungri où j'ai passé la nuit. L'"administradora" a eu la gentillesse de me dire que le train pour Tynda était à 8h20 et qu'elle me réveillerait à 6h30. En fait, elle m'a vendu 4 h de chambre et prévient que le temps est écoulé...amusant et pour moi, utile. 

Novembre 29:
Au réveil, l'administratora me dit d'aller chercher mon billet. Ce que je fais in petto, sauf que l'ATM est en panne, que la gare ne prend que du cash, que je dois affréter un taxi pour aller en ville etc...de quoi me mettre mal avant le lever du soleil. Karacho, comme ils disent, "bien ou ok", me voilà en taxi, prix convenu, le premier ATM est en panne...on en fait 3..la tension monte et mon coeur aussi..c'est idiot, mais je marche comme ça. Peur, stress et angor. Ouf, j'y arrive et je suis toujours dans les temps avec un taxi qui ne rend pas la monnaie sur une grosse coupure. Tant pis, j'ai du cash. En fait le pauvre bougre a besoin de faire de la monnaie aussi, et pendant que je me débats avec ma gracieuse, il arrive avec la monnaie...
Ce n'est pas tout, je dois aller faire un minimum de toilette, m'habiller, rassembler mes affaires et me présenter au train dans les temps. 
Ce démarrage aura été dur. Et l'arrivée à Tynda facile. Je vais rester à la gare encore, le train vers Komsomolsk part les jours impairs, c'est tout de suite ou dans 2 jours. Ce sera dans 2 jours. Je vais dormir dans un lit pour le moment.
Novembre 30 et decembre 1r:
Trouver qq'1 pour se faire comprendre est dur. Je pensais aller dans un village Evenki à proximité. Pas d'horaire affiché, personne pour me renseigner. Il fait beau. Je laisse tomber. Je tente un musée:fermé, on est lundi. Je termine, après une bonne promenade, à la bibli pour internet. J'y passe la fin de l'après midi, le flux est très lent: il m'a fallu 3 h pour transférer les photos de la caméra à l'Ipad! Le temps de trier les photos, faire les albums, j'en ai assez! Je vais faire un autre tour en "ville", de nuit.... Demain, j'irai au musée du BAM et j'aurai une interprète, prof d'anglais en retraite qui arrondit ses fins de mois limitées, ce sera une bonne et utile idée. Un autre tour à la bibli, maintenant que je sais comment y aller, pour finir les photos, sans légende, de Yakoutsk. 
Un petit marché pour 36 h de train et je suis prête.


ière fois je vais utiliser les services hôteliers de la gare. Et ce n'est pas mal. Pas besoin de chercher à la tombée de la nuit quand tous les chats sont gris!
Une fois débarrassée de mes bagages, il fait ici -32.., je vais chercher ce qui se passe en ville...! Pas grand monde dehors. Le temps de me dégourdir les jambes pendant 2 heures et je retourne à la gare. Elle est " comme un oiseau qui prend son vol" paraît il, est excentrée du noyau urbain. Lequel, né en 1974 n'offre pas grande attraction. 
J'ai envie de boire. J'avise un magasin comme il y en a bcp: petit, tout est sous verre, la marchande se trouve derrière la talanquère, et attend la commande. Pas très facile pour choisir quelque chose qui se trouve à l'arrière!!! Je vois des bouteilles de bière et j'en demande une. Je comprends que ce n'est pas possible mais je ne sais pas pourquoi. J'insiste un peu et tout le monde m'explique que non. Avec force gestes la marchande me dit qu'en faisant le tour du magasin je vais trouver de quoi boire...  En effet, il y a un bar à bière et j'entre. Pas grand monde, 3 filles bien mises boivent de la bière et cela me donne confiance. Pas de petite bouteille, on boit au verre, et de 500ccl s'il vous plait! D'accord. Je crains l'overdose et je demande des cacahuètes ou qqchose similaire: il n'y a que de petits poissons secs, crus, ou  de la viande sèche et crue aussi, niet pour moi. Pendant ce temps, les filles rassemble les 3 mots d'anglais qu'elles connaissent et m'invitent à leur table. Elle n'en sont pas à leur premier verre, la table est un cimetière de têtes de poisson et de verres vides. Pas de problème. Elles travaillent à la gare, nous sommes à 400 m, ont entre 31 et 35 ans, ont 1 ou 2 enfants, vivent seules sans mari, aiment à se réunir plusieurs fois par semaine ici. Elle rêvent d'aller travailler à Vladivostok. Elles viennent d'une célébration quelconque et ont reçu des cadeaux qu'elles me refilent: boites de chocolats, de biscuits, de gâteaux à la crème, un peu renversée, des fruits. Il est 21h lorsque je rentre à l'hôtel où elles me raccompagnent. A l'hôtel, les "administratives" me font la fête aussi...jusqu'à 1h du mat. et je prends le train pour Neryungri à 10h. Tout va bien.
Novembre 21: en route pour Yakoutsk. Presque 6 h de train à nouveau, de jour cette fois. Taïga tout le long. Il est 16 h en arrivant à Neryungri. Je ne sais pas trop comment aller à Yakoutsk. Il y a un train, mais pour les marchandises seulement. Restent l'avion et le taxi collectif sans horaire, il part quand il est plein. 
Je commence à poser des questions et j'ai le sentiment de déranger. Une petite voix vient à mon secours sous la forme de "Yakoutsk"  répété doucement, comme en catimini dans l'enceinte de la gare. Je me dirige vers le gars qui me répète le même mot. Je cherche à voir le véhicule, de quoi il s'agit, c'est un super Toyota 4x4 avec 2 dames à l'intérieur, nous convenons du prix et pas le temps de respirer que je suis en voiture pour 10 à 12 h de route! Je suis assise à l'avant, super mais il fait nuit pour les photos. Je comprends que le chauffeur roule tout d'un trait. En fait, il est le seul conducteur, ce qui me fait un peu trembler, mais il s'arrête un peu en route pour les toilettes et se restaurer un peu. Le couple de dames, sont la mère et sa fille. Tout va bien encore. Le gars conduit vite et bien, nous ne sommes pas nombreux sur la route et il la connait bien. La route elle même a à peu près la largeur d'une voie rapide, voire autoroute, le revêtement est 50/50: super et engravé seulement. Moyenne sur le parcours 70km/h.
Novembre 21:
Nous arrivons à Yakoutsk à 3 h du mat. , l'hotel que j'ai réservé n'existe pas....Le chauffeur de taxi passe  des coups de téléphone et me conduit à un hotel, le moins cher de la ville à 50€ la nuit, et je lui suis très reconnaissante de ne pas m'avoir laissée sur le carreau! C'est un chinois qui dit quelques mots d'anglais.
Les adresses ici sont un peu difficiles à comprendre et la recherche, comme au Japon, se termine la plus part du temps par un appel tél. à la personne de l'adresse...
Je suis à Yakoutsk, je me couche et ne demande pas mon reste, la nuit sera courte.

Nov. 22, dimanche: premières impressions:
Comme si je revenais en Mongolie: les gens sont aussi sympa qu'à Oulan Bator. Langage du visage, très similaire. Aussi gracieux! Tous ont les yeux bridés, dur à lire. On voit surtout des femmes. Grands manteaux de vison, renard et autres. Des chapeaux et bottes en fourrure aussi. Peau de renne pour les bottes, semelle de feutre, surmontées de broderies. Presque toutes les femmes ont ça aux pieds. Ma découverte commence, lentement pour ne pas glisser, mais ça ne glisse pas trop car l'air est très sec et la neige reste poudreuse au sol. Les chaussées sont à peu près dégagées.
Pas très sympa la ville. Pas grand chose non plus. Sauf beaucoup de buildings très récents, design, sur pilotis à cause du permafrost. Le centre ancien est ridiculement petit. Les bâtiments d'origine, en bois ont succombé aux incendies ou s'engloutissent dans le sol. Dans la "banlieue", des maisons bois que j'aperçois en bus de ville, un tour de ville tous azimuts.
Je cherche une connexion internet. L'hotel est en panne. Premier tip est un tuyau percé. Second tip: un café, marche mais comme mes clignotants. 
J'y passe 3 h pour transférer seulement 30 photos. Mais j'y ai un repas complet et bon. J'y ai le temps d'apprécier les consommateurs du dimanche et de voir défiler les manteaux de fourrure. 
L'air est extrêmement sec, ça me fatigue bcp les yeux en dépit de force gouttes et aussi, il y a bcp d'électricité statique. Tout ce que je touche m'envoie une décharge....Je suis ennuyée pour internet, mais je vais rester au même hotel, bien placé, commode en tout et avec un bon petit dej. et ce sera tout pour aujourd'hui, la nuit a été très courte.
Les musées réputés ouverts ne le sont pas. Je marche dans la ville, le soleil se lève à 9h et se couche vers 16h. La fenêtre est courte! Les couleurs sont un peu glauques et ouatées. Les ciel devient rouge, rose très tôt l'après midi et c'est superbe et court. Je fais un peu les magasins.
Ils ont un musée Trésors de Yakoutia: on fait le tour en 40 mn, sans explication mais bien gardés. Pas de photo, juste plaisir des yeux et tant par les sculptures sur os ou bois de renne ou dents de mammouth ou diamants, c'est superbe! Comme à Moscou, c'est un peu rapide et sec. Deux ou 3 musées ainsi et la journée est finie. Compte tenu des conditions climatiques locales, les journées de travail sont plus courtes pour certains et les salaires plus élevés....oú est l'erreur? Tout le monde ne mange pas dans le même plat ici non plus! 
J'ai pas mal marché à Yakoutsk, il fait soleil, c'est très agréable, tout semble féérique: la glace sur les arbres ressemble à autant de diamants, tout est recouvert de neige, la lumière est très belle l'après midi au soleil couchant. J'ai été bien paresseuse avec mes photos car pour cela il faut se déganter, attraper le tél., le réchauffer, etc...bref se geler.... 
Les jours suivants se déroulent un peu pareil, internet revient à l'hotel et je cherche à aller voir une mine à ciel ouvert, à Mirny, à 850 km. Cela me met en contact avec une agence de voyage qui saute sur l'occasion pour me faire des propositions mirobolantes et top end en prix. Sauf que les prix me sont annoncés à 23h45 la veille d'embarquer dans l'avion. J'ai tout fait par internet, suis allée chercher mes billets d'avion et à 23h50, je répondais que je ferais mes affaires seule, sans ses bons et chers offices. En tout et pour tout, il m'offrait les services d'un chauffeur pour me prendre à l'aéroport à 18h, aller voir 2 musées en arrivant ( ils sont bien sûr fermés à tte heure là), me ramener à l'hotel. Le lendemain, m'amener à la mine à 9 h( il fait encore nuit) celle ci est dans la ville même et à un parc de loisirs et me ramener à l'aéroport à 11h30 avec les services d'un interprète pendant toute la durée de mon séjour. En tout et pour tout 5 h. De temps. Le tout pour la modeste somme de 450 euros. Sachant que l'interprète avait 23 ans et n'était pas de la ville et recevait en salaire moins de 30 euros et le chauffeur était une agence de voyage locale recevant 60 euros pour sa prestation! Pour la difference, c'est l'agence de Yakoutsk qui l'empochait.
Ces 2 personnes m'attendaient à l'aéroport. J'ai tout décliné, payé la course du taxi ( 1,30 euro) et l'interprète s'est proposée comme amie, heureuse pratiquer l'anglais si je voulais bien... Chose que j'ai appréciée hautement. Voilà un peu les Yakoutes....beaucoup la Mongolie.
Nous avons passé une bonne soirée, sommes allées dîner ensemble avec Natalia, ses infos sur les sites à voir étaient les textes que j'avais visités sur internet....,elle m'a aidée à trouver un hotel bon marché et le lendemain, je suis allée avec elle voir ses professeurs à la fac qui étaient friands de pouvoir parler anglais ou français avec moi. Ils m'ont gardée une heure, étaient ravis. Natalia aussi et je l'ai payée ce qu'elle aurait reçu de l'agence de Yakoutsk.

Retour à Yakoutsk, à nouveau 14h30 de mini bus, encore la chance d'être à l'avant. Le chauffeur, à nouveau, à conduit seul, de jour cette fois et nous étions 10 dans le minibus. C'était sympa. Aucun chauffeur ne ferait ça chez nous...invraisemblable et pas le moindre signe de  lassitude à l'égard des passagers...et de leurs fantaisies! Car le chauffeur fait aussi office de débardeur des bagages, il vient chercher le client devant la porte ( trouve le lieu parfois, sinon, c'est du téléphone-guidage) et attend qu'il soit prêt, éventuellement revient en arrière si le client a oublié qqchose! On rêve!
Il m'a laissée à 2h du matin à la gare de Neryungri où j'ai passé la nuit. L'"administradora" a eu la gentillesse de me dire que le train pour Tynda était à 8h20 et qu'elle me réveillerait à 6h30. En fait, elle m'a vendu 4 h de chambre et prévient que le temps est écoulé...amusant et pour moi, utile. 

Novembre 29:
Au réveil, l'administratora me dit d'aller chercher mon billet. Ce que je fais in petto, sauf que l'ATM est en panne, que la gare ne prend que du cash, que je dois affréter un taxi pour aller en ville etc...de quoi me mettre mal avant le lever du soleil. Karacho, comme ils disent, "bien ou ok", me voilà en taxi, prix convenu, le premier ATM est en panne...on en fait 3..la tension monte et mon coeur aussi..c'est idiot, mais je marche comme ça. Peur, stress et angor. Ouf, j'y arrive et je suis toujours dans les temps avec un taxi qui ne rend pas la monnaie sur une grosse coupure. Tant pis, j'ai du cash. En fait le pauvre bougre a besoin de faire de la monnaie aussi, et pendant que je me débats avec ma gracieuse, il arrive avec la monnaie...
Ce n'est pas tout, je dois aller faire un minimum de toilette, m'habiller, rassembler mes affaires et me présenter au train dans les temps. 
Ce démarrage aura été dur. Et l'arrivée à Tynda facile. Je vais rester à la gare encore, le train vers Komsomolsk part les jours impairs, c'est tout de suite ou dans 2 jours. Ce sera dans 2 jours. Je vais dormir dans un lit pour le moment.
Novembre 30 et decembre 1r:
Trouver qq'1 pour se faire comprendre est dur. Je pensais aller dans un village Evenki à proximité. Pas d'horaire affiché, personne pour me renseigner. Il fait beau. Je laisse tomber. Je tente un musée:fermé, on est lundi. Je termine, après une bonne promenade, à la bibli pour internet. J'y passe la fin de l'après midi, le flux est très lent: il m'a fallu 3 h pour transférer les photos de la caméra à l'Ipad! Le temps de trier les photos, faire les albums, j'en ai assez! Je vais faire un autre tour en "ville", de nuit.... Demain, j'irai au musée du BAM et j'aurai une interprète, prof d'anglais en retraite qui arrondit ses fins de mois limitées, ce sera une bonne et utile idée. Un autre tour à la bibli, maintenant que je sais comment y aller, pour finir les photos, sans légende, de Yakoutsk. 
Un petit marché pour 36 h de train et je suis prête.