mardi 22 mars 2016

Derniers jours en Thailande



7 mars:  arrivée à Krabi,  la mer Andaman. C'est une zone un peu protégée, par exemple des tsunamis. Pak Nam Krabi river se termine par un estuaire de mangroves qui arrive vers la mer d'Andaman, à l'arrière oriental de l'île de Phuket. Dans 
cette baie paisible, des îles, 150 ou plus. Je ne suis allée que sur Ko Lanta, que je n'ai pas beaucoup appréciée, c'est la + grande des 
Îles du coin, assez plate. Krabi me servait de base. Aprés 2 jours de plage, un jour de bateau, (tout compris... départ, attentes, arrivées, ruptures de charge etc et trouver un petit coin à ma convenance..), je voulais aller voir Ralay, et voir si les hévéas étaient les mêmes qu'au Brésil leur pays d'origine....
J'ai bien fait. Superbe Ralay, le coin est rempli de falaises de calcaire couvertes de forêt ou  à peu près, des belles plages, de la rando, de bons hôtels; on ne peut y aller qu'en bateau. Pas de route, donc pas de voiture. Des carts de golf mais peu. Des touristes. Que de ça. Mais finalement, les sites sont si beaux qu'il y a de quoi admirer. Bémol: le bruit des bateaux, " long -tails" superbes jonques de teck, mues par un moteur relativement modeste, mais empoisonnant. Comme ces long-tails sont le seul moyen de se mouvoir d'île en île...le relief fait que les bruits font écho sur les falaises. Probablement après 17 h plus aucun bateau ne part ou n'arrive et les décors recouvrent leur charme et leurs couleurs. 
Je suis ravie de la journée, superbes paysages et de plus je suis allée dans une plantation d' hévéas. Les arbres scarifiés et de taille bcp plus petite que ceux que j'ai vus en Amazonie . Pour ce faire j'ai loué un tuk tuk...et je suis rentrée à pieds, petit exercice bienvenu et récompensé par un bon croissant et un bon "latté" dans un Starbuck.... à Ao Nong, un peu plus loin. C'est gavé, on ne peut plus, de touristes de tous poils. Oú sont les thais? Les allemands sont  devenus aussi nombreux que les français. Et plus on va au nord, plus leur proportion augmente et ils deviennent des demi-pensionnaires en Thailande dans les îles.

13.mars: il est temps pour moi de quitter la Thailande, mon visa expire. 
Il fait trés chaud et sec. 
Partout, des plantations d'hévéa; ils sont plantés en terrasses sur les collines, à flanc de coteau, bonjour l'érosion. J'ai pris le bus vers Ranong, facile et il s'arrêtait souvent en chemin prendre des locaux. Toujours l'hévéa  et les palmiers à huile. Parfois en mélange bananier/ hévéa ou ananas/ ou bananier palmier à huile. L'huile de palme domine dans les usages domestiques. Même les MacDo l'utilisent....L´habitat s'est peu à peu fait plus modeste, des planchettes, le long des routes; étiré sans fin.
Arrivée à Ranong, je reste auprès de la gare de bus. J'y trouve un hotel et des infos pour aller dans une des îles au large, en territoire thai. Ko Chang. "Un désert".....soit disant. 
C'est le cas. Personne n'habite à l'année. Quelques paillotes avec resto adjacent. Le bateau nous dépose devant les bungalows, en même temps que la marchandise commandée depuis le continent: eau, pains de glaçe, il n'y a pas d'électricité, pas de frigo. Quelques panneaux solaires néanmoins permettent un éclairage temporaire de 18h à 22h. Le téléphone marche, ça permet aux saisonniers de faire des commandes ou aux touristes de réserver...ce que je ne fais pas. 
C'était à ma convenance sur le plan tranquillité, le seul moteur était celui des long-tails, 4 fois par jour: 2 arrivées, 2 départs. Rien à faire et il fait si chaud que je ne songe pas même à marcher à travers l'île, dans la forêt. La cuisinière est bonne, le poisson aussi. C'est mon menu les 3 soirs! 
Il y a des allemands qui passent là 6 mois par an, ils reviennent au même endroit plusieurs fois..
Ils ne sont pas sur la plage, il n'y a personne d'ailleurs sauf à 7h du matin ou 17 le soir. Tout est chaud: l'air, l'eau, rien pour rafraîchir. Finalement, heureusement que j'avais un polard car j'étais comme une chiffe molle, épuisée.
2 jours à lire, lorsque je suis rentrée sur le continent, j'ai fait finalement les différents changements bateaux, bus, taxis, bateaux et avion, tout dans la même journée! 

dimanche 6 mars 2016

Suite et fin du Nord-Est

03 mars
Quelques visites, de la marche, des massages, des achats, des envois par la poste et la journée est vite passée.

04.03 Village de tissage de la soie à Chonabot et village des cobras à Ban Khok Sa Nga. Outre super sec, vu plantations d'eucalyptus en allant Nord vers Sa-Nga.
Manioc, canne à sucre.
Les prix pratiqués sont nettement au-dessous de ceux connus jusqu'ici... 
Le déplacement dans les 2 villages pour l'activité désignée n'est pas un must, il s'en faut. En revanche, c'est la saison de la récolte de la canne à sucre, une noria de camions transporte les cannes à l'usine, c'est presque un train de camions...il y a une usine de traitement dans le coin.
Toujours du brulis pour préparer la nouvelle pousse de la canne, pour "nettoyer" les plantations d'eucalyptus. En conclusion, je leur ai trouvé une sale mine...sont ils brûlés au 1er ou 3 eme degré? 
Pour ce qui concerne le village de serpents, il s'agit, à la campagne, d'un mini zoo, peu ragoûtant, avec au plus une vingtaine de cobras, diamètre du corps: un poignet de bébé 5/6cm et long de 3/4 m, et quelques pythons, bcp plus gros: un gros biceps et 4 m env.  Jusque là rien de spécial. Il y a des combats organisés à la demande, sur un ring avec un King Cobra et un homme....Je n'ai pas aimé l'idée du tout! Je suis repartie aussitôt après avoir vu les bestioles dans leurs cages. 
Le bus qui devait me ramener à Khon Kaen ne s'est point présenté, la nuit allait commencer à tomber, j'ai fait du stop et j'ai eu bcp de chance car le conducteur devait me déposer sur la route principale pour attendre un bus longue distance et finalement un de ses copains l'a appelé pour dîner avec lui à 200m de l'hotel où je suis! 

05.03 Aller et retour à la frontière du Laos pour avoir une autorisation de séjour supplémentaire en Thailande. Journée longue et fastidieuse. J'ai trouvé une thai qui avait envie de pratiquer son anglais. Indéchiffrable et bavarde! Je me suis trouvée embarquée dans une galère, je ne savais pas où elle voulait m'amener, j'avais une seul objectif et je n'entendais pas me trouver avec les bureaux de l'immigration fermés ou à revenir en ville, à 180 km au sud, la nuit ou le lendemain! 
Je l'ai laissée en plan à ses élucubrations incompréhensibles.
J'ai eu ce qu'il me fallait en 12 h! Fatiguée. Demain repos. 
Encore une usine de tranformation de la canne à Udon Thani. Des bases militaires, hopital militaire, champs de canne à divers stades de maturation. En réalité, il s'agit de remplacer les champs arrivés au terme de production( 5 à 7 ans) il faut renouveler les pieds de canne. J'ai l'impression que les usines  tournent toute l'année, la récolte s'étale de février à septembre. Plantations d'eucalyptus, jusqu'à la frontière Laos, champs de manioc ( yuca) sur des sols assez plats.

NORD et NORD-EST de Thailande



19.02 Chiang Rai. Ann Hotel , parfait pour mes besoins. Sauf que la nuit, je ne trouvais pas le sommeil. Orientation du lit?
La ville n'est pas très étendue et tout peut être arpenté à pieds. J'ai essayé de voir les agences recommandées par LP. J'avais été bien chanceuse à Pai! Il n'en est rien ici. Les ONG, j'en ai vu 2, ne semblaient pas pressées ou intéressées de monter un petit trek. Pas de pb, je me suis familiarisée ainsi avec les distances, les directions et quelques incontournables et je vais faire mon parcours avec les transports que je trouverai. J'ai ainsi fait le tour de la ville. Il y a qq touristes, mais la population est largement locale. Une fois sorti de l'intersection des 2 rues principales, tout est local.

20.02 parc de Mae Fan Luang: à 6 km du centre ville. Je décide d'y aller à pied. Super et tranquille. Premier parc digne de ce nom que je visite en Thaïlande! Dans le parc, plusieurs bâtiments principalement en teck, récents et qui abritent des ouvrages régionaux plutôt orientés vers les temples, coffres à manuscrits, candélabres, flammes, plateaux à offrandes, supports de bouquets de fleurs. Il n'était pas permis de prendre des photos d'une part et d'autre part, j'avais rencontré un quinquagénaire charmant en entrant dans le parc, qui m'a obligeamment remis un petit document en anglais et qui m'a servi d'interprète auprès de l'hôtesse. La visite a duré pour moi un peu plus de 6 h, le quinqua retournait sur Bangkok en avion...
Je suis rentrée à pieds encore. Belle et bonne journée que j'ai terminée au marché de nuit à manger des fruits.

21.02 Chiang Rai est réputée notamment pour 2 temples, l'un blanc, l'autre, antithèse, noir. Les 2 sont récents et ce que j'en lisais ne me les rendait pas attractifs. Finalement, je me suis décidée à y aller, en transports locaux. Le temple de Thawan  Duchanee, noir, est ce qui m'a le plus intéressée. De plus, il y avait de nombreux bâtiments, aussi originaux les uns que les autres, du mobilier, de la déco, des couleurs, des sculptures sur bois remarquables. Le travail de l'artiste en tant que peintre m'a modestement séduite. Puis je me suis rendue au temple blanc, d'un autre artiste, de l'autre côté de la ville. Les deux artistes sont internationalement reconnus. Pas spécialement pour les temples. Il s'agit de Chalermchai Kositpipat. Trés endommagé par un tremblement de terre en mai 2014. Ici, les touristes se bousculaient. Des Chinois pour la plus part. Il s'agit d'un temple actif. J'étais en shorts et t-shirt sans manche, pas d'accès possible sans une "jupe" sous forme d'un large foulard. Ce fut mon prétexte pour quitter les lieux. Etonnant de voir tout à coup tant de touristes sortis de je ne sais où. Finalement, les chinois arrivent en bus,dorment dans des "motels" alentour....et la visite chronométrée terminée, partent sous d'autres cieux!
Je suis allée voir des coqs de combat, à la vente. Il y avait aussi un ring. Les bêtes étaient superbes, fines et élégantes. Je ne souhaitais pas assister à un combat!
La fin de l'après midi s'est terminée par du repos, le travail des photos et je me suis régalée en soirée avec un poisson poché dans une sauce piquante au citron. Un vivaneau, en anglais un snapper.


22.02 départ de Chiang Rai à 8 h. Le moyen de transport est un mini bus, nous sommes 2 passagères, le chauffeur m'autorise à monter devant..
La campagne est jolie, bien peignée. La route monte vers des collines, pas très hautes mais chacune plus haute que la précédente, ce qui laisse espérer des températures clémentes en soirée.
En route, des vergers de mandarines, manguiers ( le bouquet de feuilles fraîche à l'extrémité de la branche, se mange comme une friandise par certains, dont le chauffeur qui s'est arrêté pour en ramasser. J'ai goûté, ok, je n'ai pas eu envie d'en re-manger), beaucoup de légumes aussi. Recyclage des champs de pavot depuis de nombreuses années déjà.
Je me suis arrêtée à Fang, où a été ouvert le premier forage de pétrole en Thailande! 
Le lieu est tellement plaisant, je vais y dormir, et j'ai ressorti ma boîte de peinture. Je me suis promenée dans les champs, les gens sourient spontanément. Il y a longtemps que je n'avais pas vu les gens sourire.
Je suis allée à des sources thermales très sulfureuses. Bon pour la peau! Mais l'odeur n'était pas délicieuse...
Les personnes de l'hôtel  sont bien aimables, et rient de me voir chercher à me faire comprendre. Heureusement, Google translater est là si j'accède au wifi!
23.02 Thaton- Mae Salon. Je suis un peu plus dans cette zone de collines. C'est superbe. Manguiers en fleurs, mandarines, caféiers dont les fleurs sont passées, thé, lychees fleurs à venir, pruniers sauvages en fleurs,  plus légumes divers et bananes bien sûr. Le sol est de la latérite très rouge. C'est 
séduisant. En arrivant à Mae Salon, je trouve un super hotel tout de suite. Le bus me dépose devant. Aussitôt dit, aussitôt fait! Pas de scooter dispo, il est déjà onze heures! Je cherche plus loin, rien. Finalement je vais faire à pieds, traverser des villages, en boucle. 16km aujourd'hui et c'est charmant. 
La connexion internet ne marche pas, c'est dommage! J'aurai plus de travail lorsque j'aurai la connexion.

24.02 je suis à Mae Sai, à la frontière birmane. Non pour la traverser mais parce que il y a un site à voir....à proximité et c'est le lieu où je trouve le moyen de transport.
La ville, comme ses soeurs frontalières est assez moche pour ne pas dire autre chose. Tout est à vendre, que du chinois ou du chinois. La bouffe aussi! Je suis donc au régime riz et légumes sautés!
Les infos pour aller au Doi Tung ne sont pas super! Je verrai demain. En attendant, une averse glacée s'abat sur Mae Sai. Bien sûr, je n'ai pas prévu ça.... je m'abrite en étudiant les saphirs et les rubis étoilés birmans! Ou plutôt sud - africains... 

Le lendemain, objectif le Doi Tung. Sommet à 1500 m d'altitude avec le palais de la Princesse,  mère de l'actuel roi. Elle a eu un parcours hors du commun et lorsque ce fils est devenu roi, elle n'est pas venue habiter en Thailande aussitôt. Lorsque elle est arrivée elle a beaucoup travaillé pour venir en aide aux + défavorisés dans des secteurs très isolés de Thailande, notamment dans le Nord. Il reste des fondations actives, des ateliers de tissage, des installations culturelles qui drainent des touristes et qui financent de nouveaux projets.
Aussitôt sortie de l'hotel oú je créche, je suis prise en charge par un gars qui me demande mon projet du jour et ma destination finale du jour. 5 mn après, j'avais ma solution sur mesure: en scooter avec un chauffeur, arrêts que je souhaitais et rendue à ma destination finale! Moyennant un prix tout à fait comparable à ce que j'avais vus. Mais surtout, flexible et rendue en fin de journée. Un seul bémol: le temps , couvert et menaçant. Avec un ploncho à 3 sous, on peut tout espérer. Le gars est un birman, il vend ses services en Birmanie ou en Thailande, comme guide. 
Tout a été super, froid certes, mais il conduisait tranquille et sûr, et il attendait que j'aie fini mes visites, venait quand c'était ouvert gratis. Il me propose un deal en Birmanie. Je ne suis pas sûre d'accepter: acheter une moto, neuve,à revendre à la fin. Il conduit, entretient si besoin, allons de village en village, pendant la durée que je veux.
A réfléchir.

26.02 je suis à Chiang Saen, frontière avec le Laos. La ville est comme endormie, ça me plait bien. La guesthouse est correcte, je vais rester 2 nuits, le temps d'aller à Sop Ruak, le Triangle d'Or, frontière commune entre Laos, Thailande et Birmanie. Lieu de toutes les compromissions du temps de l'opium. Il y a 2 musées qui lui sont consacrés, intéressants. Le temps est parfaitement maussade et très frais. Je ne suis pas très équipée pour ça...je rentre donc à pieds pour me réchauffer, et ça marche...il n'a pas plu!
Je vais dîner avec un américain qui vit en Thailande depuis une 20taine d'années. Que fait il ici? Dans tous les cas, ça me donne l'occasion de poser des questions sur la Thailande qu'il connait mieux que moi. Il boit beaucoup de bière et trouve que marcher seule, comme je fais n'est pas prudent du tout! Je ne sais toujours pas pourquoi. Il prétend que les gens qui travaillent aux champs, une fois leur journée terminée, boivent comme des trous et deviennent agressifs. Mais je ne marche pas la nuit...
Néanmoins, ici comme ailleurs, avec ou sans sourire, dans le plus petit des étals, dès qu'il y a des touristes en vue, et c'est le cas dans le "Triangle d'Or" monté en épingle pour les touristes, les prix sont multipliés par 4 au moins. Exemple: un oeuf au plat et deux cuillères de riz, portion usuelle pour mon petit dej. ici en Thailande, prix normal 10 baht; prix touriste 50 baht (1€= au mieux 38 baht) ce n'est pas bien sûr le montant qui fait la différence, c'est la façon, la mentalité....

27.02 je rentre à Chiang Rai et je dois faire les plans pour la suite. J'ai mangé une pizza, sans saveur mais alléchante. Je suis tombée dedans comme dans de la glue!

28.02 Nan-Phrae. 240 km, 6 h de conduite! et 2 de plus pour 140 km jusqu'à Phrae. Je suis rendue à Phrae et j'ai besoin exercice!

29.02 relaxed Phrae: Petite ville sans tambour ni trompettes, fortifiée ou qui fut fortifiée et entourée de douves, comme souvent ici en Thailande. J'ai pu faire qq achats, modestes, envoyer par la poste, faire une lessive, de la couture, des visites. Joli programme, à pieds, la ville n'est pas trop grande, il s'en faut. Malheureusement, les maisons bourgeoises en teck sont en mauvais état, les pièces "authentiques" sont assez misérables, et parfois les maisons historiques sont à l'abandon....ils ont du mal pour le peuple; pour le patrimoine historique, ç'est encore plus dur...! mais la vénération de la personne royale ne subit aucun relâchement.
J'y ai rencontré une hotesse acceuillante, Paola, dans une maison bois dégentée et impossible á photographier tant la végétation était imbriquée à la maison!
La ville se parcourait à pieds, de petite dimension et hors horde de touristes.

1er mars
J'ai quitté la ville pour visiter le nord du plateau Est de Thaïlande, plutôt chaud, sec.
Plateau à bosses, progression lente mais jolies routes et paysages forestiers
Maïs, canne, teck, banane, palmiers de coco. Petits jardins de cultures vivrières aussi.
Quel délice une fois arrivée à Khon Kaen. Pourquoi? Une sensation de retrouver une vie normale. Le touriste n'est plus LA cible, les gens sont normaux, sourient plutôt que de faire le museau; il y a des homeless, noirs comme des charbonniers, la vie n'est pas simple au quotidien pour la plupart des gens. Toutes les maisons qui ont une façade sur rue se transforment en restaurant de rue le soir, sur des km. Chacun sa recette, ses clients. Je n'arrive pas à dépasser les odeurs ou les frigos. Je ne peux pas manger ce qui est à l'étal. Je me rabats sur les 7/11. J'achète du pré-emballé, et je m'en contente, plus des fruits car j'ai un frigo et je peux conserver un peu, ils font office de petit dej., car même les oeufs je m'en suis lassée.

2. 03: je ne fais rien, je cherche des repaires pour la suite: quelle frontière, comment y arriver etc.
Finalement les avions vont me permettre un mouvement rapide sur une zone déjà parcourue et sans trop de fatigue.

jeudi 18 février 2016

Prendre soin de soi


Nous sommes le 18 février, près d'un mois depuis mon dernier masque de beauté. J'avais déjà remarqué que les asiatiques prennent grand soin de leur peau, de leur visage. Pour ce faire, elles utilisent, notamment des masques, sur un support de tissu non tissé. Le masque peut être au collagène, nettoyant, raffermissant, hydratant et j'en passe.
Sachiko était arrivée du Japon avec une 20taine de masques. Bien sûr, je les ai essayés et décidé de les utiliser au lieu de transporter un tube de crème ou 2...car on les trouve partout en Thailande.
Ce soir, en revenant de Sukhothai, j'avais de l'avance dans mon planning et compte tenu de mes projets à court terme, j'ai décidé de me faire un soin!
Masque d'argile blanche. J'ai utilisé le sachet entier. Ce n'était pas sur un tissu non tissé. Il fallait étaler le produit largement. C'est ce que je me suis appliquée à faire.
Lorsque c'est sec, 15 mn ou plus après application, il faut faire un "stripping", un pelage d'une seule pièce en commençant par le bas du visage.
Quelle aventure! Je n'ai plus ni duvet ni sourcils...
Quant au teint, il s'est éclairci. Très efficace: les impuretés sont arrachées, les rides atténuées, plus besoin d'épiler. 
J'avais pris soin d'éviter les yeux mais je m'étais bien approchée des paupières pour profiter à fond du traitement! C'est parfaitement réussi. 
Je suis en Thailande pour au moins 3 semaines de plus, n'hésitez pas à passer commande: les sachets sont légers, extra plats, ils recommande t un soin par semaine, il me semble que un par mois est suffisant ( il faut attendre que les soies et sourcils repoussent). 
Votre feedback serait très apprécié! N'hésitez pas.
A bientôt, sur un autre chemin.

lundi 15 février 2016

De Bangkok à Chiang Mai et Bon Dieu



22.01: Nous devons, Sachico et moi suivre des cours de massage! J'arrive la premiere à Bangkok. Je me dirige d'abord vers l'école. Le logement peut être trouvé sur place donc, pas de tracas en perspective.
Sauf que la foule, le bruit, la chaleur font la différence! L'école est au bord du fleuve, près du temple What Pho, le plus ancien de la ville. Tout le monde connait. Facile. Trouver l'école fut une autre paire de manche car, dans la zone, tout est école de massage, de boxe, de cuisine, de tout ce que l'on peut imaginer...une horreur à nouveau.
Avant le désespoir, je pense au GPS! Et au téléphone. Je ne suis pas loin mais dans un dédale de ruelles qui aboutissent au fleuve. Lorsque je trouve, je prends en grippe tout, tout de suite. Tout est business, les sourires, les regards tout! Je demande à voir les logements disponibles: chambres sans fenêtres, avec ventilo., 3 ét., chères, juste propres, et 3 lits...L'école a plusieurs immeubles ainsi, entièrement loués aux touristes qui suivent les cours de l'école. Vaste usine. Je ne le sens pas bien. 
Je pars en quête de quelque chose pour crécher avec Sachiko. Je trouve bien sûr et avant de m'engager j'attends le point de vue de Sachiko. Le prix est très élevé selon les standards thai, mais ce ne sont que 50 € par personne dans une chambre double.
Il est tard lorsque Sachiko arrive, elle est fatiguée et nous restons à cet hotel avec plaisir, un bon petit dej. le lendemain prés de la rivière. Nous n'avons pas le même rythme Sachiko et moi. Nous allons à l'école voir, puis elle décide de recevoir un massage avec les soignants de l'école. Le RV ne sera que le soir, en attendant, nous allons visiter le temple de Wat Pho, dégoulinant de dorures et peintures diverses. C'est un ensemble énorme et il y a aussi des massages dans l'enceinte. Très rapidement, Sachiko demande un massage des pieds, une heure pendant laquelle je fais ma visite et prépare le plan 2 et plan 3. 
La sortie du massage n'est pas satisfaisante: ce n'est pas top bien que le massage soit dispensé par les pros de l'école...mauvais points.
Nous prenons le moyen de transport classique pour la zone hyper touristique: le tuk-tuk, nous faisons un tour de tuk-tuk et nous terminons le tour au musée de Tim Thompson, superbe demeure faite de ré-assemblages d'anciennes maisons traditionnelles en teck et décorée avec goût de pièces d'art du Sud- Est asiatique. Un régal. Nous avons déjeuné sur place aussi pour le plaisir. 
Nous avons utilisé le métro aérien de Bangkok pour étre à l'heure au massage, que nous prenions toutes les 2. Déterminant: pas bons, pas d'école à Bangkok!
Et nous revoilà à faire des plans et des simulations sachant que Sachiko a 14 jours devant elle!
24.01 Comme elle veut voir Phuket et moi aussi, ce mirage, nous décidons que nous y consacrons trois jours, la gérante de l'hotel a été super, elle nous a rendu notre paiement de la semaine de cours, elle nous a arrangé à la dernière minute un vol pour Phuket, appelé un taxi et nous a mises dans le taxi pour l'aéroport. Le tout en 1/2 heure! Génial. Nous avons enchainé et sommes arrivées à Phuket en début d'après midi, dans une chambre, vers 17 h. ! Les embouteillages sont monstrueux. Les infrastructures discontinues. Un casse tête thai. Je leur laisse, sauf que toute initiative de sortie est reliée au temps de déplacement. A part ça, c'est un tourisme de masse, la plage de Pa Thong est relativement petite. Je n'aurais jamais imaginé que cet espace a été détruit par un tsunami il y a 10 ans.
La vie continue, la fête aussi. Il n'y a pas un mur de béton genre Benidorm, loin de là, mais tout y est laid, grouillant de touristes, à 15km de la ville de Phuket. Il faut plus d´1.30 pour atteindre la plage...
Il y a vraisemblablement de petits coins idylliques, mais que de servitudes pour y atteindre et encore faut il les connaître..! Le seul interêt que j'aie trouvé a été la découverte de maisons " coloniales" dont l'architecture est mâtinée de Portuguais . Les anciennes maisons marchandes se transforment, dans le village de Phuket, en guesthouses pour le bonheur des touristes comme moi. Lorsque les guesthouses conservent quelque caractère ça va...mais souvent l'immeuble est entièrement refait, éclairé pourvu de toutes les aménités. Et là, ça manque de charme. Nous sommes allées dîner dans une superbe maison coloniale, dans un parc, "Eléphant Bleu", nous étions très contentes.
Sachiko ne souhaitait pas faire du bateau pour aller sur une petite ile tranquille. J'y suis allée seule, le port de départ était charmant, mais la mer était trop violente pour la traversée: tous les bateaux étaient sur la "plage" mais j'ai eu quelques jolies photos. Je suis rentrée tranquillement, une bonne partis du chemin, à pieds... Nous avons quitté sans regret.

28.01/07.02 Chiang Mai : aussitôt arrivées, nous crêchons dans une superbe guesthouse en plein centre de Chiang Mai. Maison traditionnelle en teck. Superbe et beaucoup de charme. Je retrouve là un couple déjà rencontré à Phanom Rung.  Nous y restons une nuit, le temps de nous retourner et dînons dans un super resto végétarien. 
Nous nous mettons en quête de l'école et nous allons nous installer assez près de celle ci, dans un hotel de chinois. C'est neuf, pas tout à fait huilé pour le fonctionnement mais nous avons une terrasse au 5 eme étage pour boire une bière de temps en temps et la chambre est très spacieuse.
Le lendemain, mes chaussures sont volées, sur le pas de porte. Personne ne surveille...chez les chinois. Je dois aussi aller en cours, et avec quoi aux pieds? Sachiko a décidé de ne plus aller au cours du week end mais de se faire masser....dans un institut qui fonctionne avec des prisonnières en ré-insertion. Les massages y sont paraît il super. Elle y est restée 3 h la veille et à nouveau 2 ou 3 h le lendemain! Finalement, cette première partie est zappée!
Je lui raconte mes mésaventures, mais elle plane, les massages des méninges peut être.
Pendant que je suis en cours, elle se repose pour le lundi. Le lundi arrive, je suis déjà sur les rotules et j'ai finalement trouvé une paire de sandales bonnes pour la marche! Tout ça me stresse car Sachiko ne se préoccupe de pas grand chose, ou bien change de piste au dernier moment. De plus elle n'a aucun sens de l'orientation et se perd, alors elle appelle et reste plantée à un endroit reconnaissable pour que je vienne la chercher...Parfois c'est drôle, pas toujours! Je suis donc toujours sur le qui vive. Elle a des cours en japonais, nous n'avons pas toujours les mêmes horaires. Se retrouver relève parfois du grand mystère. Nous y sommes arrivées et avons pratiqué tous les restos végétariens du centre-ville. Les cours n'ont pas été une partie de plaisir:essayer de comprendre l'anglais/thai, le vocabulaire, les postures du masseur, celles du patient. Nous étions un groupe de 12, une heure de démonstration le matin, une autre l'aprés midi et application avec bien sûr toutes les fautes possibles, corrections, encadrement des élèves de niveau 5
Pour nous reprendre et recommencer. Beaucoup plus difficile que je ne pensais, surtout à cause de la langue d'une part et cette concentration était intense. Au total, beaucoup de stress et de fatigue. Je ne me fais pas d'illusions sur mes capacités, mais si je peux faire quelques massages des mains ou des pieds....C'est si agréable que les gens en redemandent! Et mon objectif serait atteint, pour le fun, dans des randos etc...
Lorsque Sachiko est repartie, j'ai terminé les cours un jour et demi aprés son départ, passé le contrôle et pendant 2 jours pas grand chose au programme! Je suis arrivée à me détendre et à vider mon corps, pas une mince affaire après ces tensions!
Finalement pourquoi étais-je tendue? Des contretemps, des virevoltes, tout indéfini, pas de paramètres pour choisir une école etc ,plus les facteurs locaux de chaleur, de foule, de culture, de nourriture. Je ne suis pas encore zen...!

08.02 2016 Mae Hong son à Pai :1 Trek dans la montagne, dans la région de Lisu , avec divers hameaux. Le tout très sympa., bon petit groupe cosmopolite de canadiens, américain, suisse, espagnol, français.
Nous étions 9 pendant 3 jours, par monts et par vaux thai proche de la frontière birmane. Superbe expérience tant humaine que de paysages. Après la rando, nous sommes restés ensemble un jour de plus en scooter! Extra! Avons dîné, bu, ri, ensemble avec plaisir et délectation! Le temps du départ a sonné et chacun est parti sur son chemin avec la bénédiction des autres....
12.02: Chemin de croix à Mao Hong son avec Luis, Colombia après être allés au village des longs cous....en réalité, je me demande encore comment nous avons fait pour nous trouver ainsi coincées. Arrivées en bus à Mae Hong, à la gare routière, nous nous apercevons que nous sommes hors du noyau urbain...rien de réservé et modestement chargées, nous ne sommes pas en difficulté et pourtant nous acceptons qu'une paire de garçons 35/40 ans, parlant espagnol, nous amène à une guesthouse. Ce sont 2 prêtres, catholiques, colombiens. Ils exercent là. L'un s'en va à Bangkok ce jour, l'autre est là depuis 9 ans...il connait tout le monde, il n'est pas volubile et il sourit bcp. Il nous dirige vers une des ses paroissiennes, sans obligation de rester. Mais nous restons. Il nous dit qu'il est occupé jusqu'à 16h mais ensuite a du temps jusqu'à 18h pour nous amener voir un village avec des femmes qui ont des cous de girafe, et d'autres de longues oreilles. Pourquoi pas. Nous avons 5 h devant nous et plusieurs options. Nous prenons nos jambes et commençons à faire un tour de la ville...puis nous escaladons les promontoires avec point de vue et nous rentrons enchantées à la guesthouse. Nous pouvons louer des scooters aussi pour aller dans les villages si le curé n'est pas dispo. Ce n'est pas le cas, le voilà qui arrive, nous lui proposons une bière et nous dit qu'il ne peut pas la boire au motif que c'est vendredi de Carème, il fait le jêune et ne boit pas d'alcool pour ce faire. Ok. Nous voilà parties toutes les 2 avec Luis, nous visitons, il nous explique, nous montre la petite chapelle du village, ses projets ici et ailleurs et de fil en aiguille nous embarque dans l'église, les péchés, Isabelle n'est pas plus sanctifiée que moi, plutôt deux mécréantes....nous nous taisons, et écoutons l'invitation au chemin de croix etc et nous y voilà. Il nous ramène dans sa voiture à la ville, nous montre l'église, les extension, les petites soeurs de la charité, leurs oeuvres et les prières et nous sommes dans la galère pendant une heure et demie de plus dans une église perdue au fond de la ruralité thailandaise, avec une petite trentaine d'autres pèlerins....je n'ai pas fait de signe de croix à la fin, ça ne signifie rien pour moi, il l'a vu et m'entreprend, un quart d'heure de plus et il est 8 h lorsque nous nous mettons à table... En rigolant de notre aventure...Luis ne s'est certainement pas rendu compte que nous avons été polies à son égard, et que son discours sonnait plus que creux pour nous.

Le lendemain, balade en scooter à nouveau dans la campagne, les rizières, avec Isabelle. Super, belle communion avec les paysages. Nous avons rendu les scooters et regagné la gare de bus pour nos prochaines destinations respectives.
Me voilà à Mae Sarient, il fait bon. Nous sommes près de la frontière birmane, il y a des camps de réfugiés birmans disséminés. Au moins 5 dans le coin. Le curé de la paroisse catholique est entouré de qq 4 religieuses qui travaillent en civil avec des ONG dans les camps de réfugiés.
La ville est bien tranquille, c'est bien agréable. Demain retour à Chiang Mai où je récupère ma valise pour aller dans le nord vers le Laos, sans franchir la frontière.

samedi 13 février 2016

Immersion en Thailande

9.01 Bangkok
Quel challenge! L'arrivée à Bangkok dans une température étouffante, aéroport anonyme, grouillant. Il est près de 21h. J'ai réservé une chambre à l'hotel et demandé un pick up. Mauvaise idée en ce sens que le pick up ne prend pas que moi...j'arrive à l'hotel 2 heures après alors que je suis à 5 minute de là.
L'hotel est parfaitement médiocre, j'ai un vol à 8h30 le lendemain matin pour Kho Phangan où se trouve Gérard et sa femme, de Sarlat. 
C'est vraiment un quadruple bain: de chaleur, de foule, de bruit, d'odeur! Ouf! Et je ne suis pas aux premières loges, Gerard et sa femme font un peu écran! Le premier jour est passé à rien, écouter, regarder, dormir, être mangée par les moustiques. Ensuite, tous les jours à la plage, en marchant, en scooter..c'est très trafiqué, bcp de français partout, toute la journée! 
Gerard et Pierrette me font découvrir les coins préférés, nous fêtons nos anniversaires respectifs avec le crabe russe et le vin russe aussi, de Crimée et Géorgie! Excellent bien que la chaleur rende le breuvage lourd à boire. Néanmoins , je préfère ça à leur mélange alcoolisé et sucré.
Au bout de quelques jours, bien que j'aie pas mal marché, l'île me semble connue, j'ai besoin de bouger. 
16.01 retour sur le continent en bateau et avion, j'arrive tôt à Bangkok et je prends le train pour Ayutthaya. Tout est regroupé au même endroit: je suis descendue d'avion et j'ai pris le train à 200 m! 
Découverte de ce nouveau moyen de transport, fenêtres largement ouvertes, lent et agrémenté de vendeurs divers qui proposent des aliments frais, joliment présentés, du chaud, du froid, des boissons etc...des serviettes de toilette, tout est possible. Il fait tellement chaud dans ces plaines centrales! 4 h de train.
Stop à Ayutthaya. Je m'attendais à une petite ville de campagne. Il n'en est rien. Ce fut une capitale au 12 ° s jusqu'au 16/17°s. ,elle est enchâssée dans un réseau de canaux où se trouve la vieille ville et c'est immense. Plein de touristes. Je suis dans une guesthouse au milieu d'un parc, ça me donne un  peu d'air chaque fois que j'y reviens, sinon j'étouffe au milieu de tout ce monde.  
Finalement je loue une  byciclette, c'est plus commode pensais-je. Vu le trafic, un leurre car c'est dangereux. Hors les ruines, elles mêmes disséminées dans un lacis de canaux très étendu ou les temples dorés que j'ai visités en barque, je suis suis en manque de campagne. Le vélo est un bon moyen une fois passé le rush urbain. J'avais avisé un ancien village où vivaient les ambassadeurs portuguais... comme destination. Je pensais y trouver quelque élément intéressant. Après un long pédalage sous un soleil brutal, je me suis retrouvée devant ....une petite église et un cimetière dont les tombes étaient ouvertes à la contemplation, le tout en bordure d'un bras de rivière, sans pont, car le matin je me trouvais exactement à 200 m de là, de l'autre coté de la rivière. Un petit circuit de qq 30 km à vélo avec 2 des 4 ponts de ville à franchir dans une ruche de motos, vélos et voitures intriqués....Pas forcément le bon choix! Je me suis récompensée avec une bonne bière fraiche après une douche à l'hotel. Je pense que je l'avais bien méritée. 
Bien sûr, les temples n'ont plus de secret pour moi, mais pour le cas où il y en aurait, je décide de poursuivre vers l'Est de Thailande. Direction du Cambodge. Je suis toujours en une sensation de vivre sur plusieurs étages. J'ai du mal à être présente où je suis.
19.01 train pour Buriram direction Est.
La région Est de Thailande est sèche une seule récolte annuelle de riz. Les gens sont pauvres.
On est dans la sphère d'influence du Cambodge dit on. Les temples sont à l'état de ruines. 
Je rencontre une française dans le train et nous faisons un bout de route ensemble à Phanom Rung. Location d'un taxi, visites, hotel. Nous passons de bons moments dans la forêt où se trouvent les temples et nous reprenons nos chemins. Je vais sur le prochain temple, Phimai. 
J'y vais avec le même taxi finalement, le même jour que les 2 précédents temples car ils sont de dimensions très modestes.
La ville de Phimai est toute petite, le temple en plein milieu. Je finis par recevoir un bol d'air au travers de ces visites même si je ne me sens pas très concernée par cette architecture. Il y a dans ces temples de briquettes, pas mal d'éléments d'astrologie dans leur orientation, dans l'alignement des entrées etc, mais tant les matériaux, que le travail de sculpture ne me séduisent. Cependant je me relaxe un peu à Phimai avant de partir à Bangkok pour retrouver Sachiko
22.02 Bangkok: chaleur, foule, embouteillages....

vendredi 8 janvier 2016

Kamchatka

Kamchatka  Décembre 17: jour de départ et d'insertion. Frustrations tout au long:... une heure pour se rendre à l'aéroport situé à 51 km, décollage à 10h45, donc lever à 6h30! Le vol a eu 1 h de retard et le Kamchatka a 2 heures de plus que Vladivostok...jl est 17h30 et il fait  nuit lorsque nous attérissons. Il neige beaucoup. Je pensait arriver vers 14h....Au lieu d'aller à l'hotel en bus, je décide d'y aller en taxi à cause de la neige, de la nuit. Mais il n'y a pas de taxi, il n'y a pas non plus de hall d'arrivée à l'aéroport avec un stand de taxis...ici,on atterrit. 
Le bus est le seul recours mais il y a deux ruptures de charge...Un gars qui m'avait aperçue à l'aéroport me guide pour les 2 changements de bus et nous finissons dans un taxi pour la dernière partie du trajet. En fait la vIlle-capitale-rue s'étire dans un corridor de qq 30 km et plus pour aller à l'aéroport. Les transports opèrent comme des relais, 2 h de route. 
Il est presque 20 h à l'hôtel quand j'arrive, il n'y a rien dans le coin pour acheter qqchose à manger. Je suis dans un dortoir avec 2 grosses, très grosses femmes jeunes dont je ne sais si elles travaillent la nuit ou le jour et qui me réveillent 3 fois dans la nuit et qui ronflent comme des soudards entre temps.
Ce matin, mon casier de rangement est fermé à clef alors que je l'avais laissé ouvert. Je n'ai pas la clé. Les filles ronflent et je dois aller au Visitor Center chercher des infos, un hébergement plus central et des contacts pour m'organiser. 
Il est presque onze heures, après avoir à mon tour réveillé les ronfleuses, voir si elles n'ont pas ma clé par hasard, quand les filles de l'accueil finissent par ouvrir mon casier, la clef est à l'intérieur ! Cherchez l'erreur! Soulagée qq peu...car j'ai peu de choses dans mon sac mais j'en ai besoin....
Partie au Visitor Center avec une fille de l'accueil, elle m'indique où descendre mais pas où continuer...encore une heure pour trouver où. Il est 13 h au VC, la porte est fermée, la voisine me dit qu'elle est partie déjeuner....ok moi aussi. Je reviens 3/4 h après, même situation! Finalement les bureaux sont fermés ce jour là depuis 11 h, heure à laquelle nous avons appelé pour savoir si c'était ouvert et ils ne ré-ouvriront que lundi. Je crois que j'ai perdu mon calme. Je me suis sentie perdue, comme à Kobé au Japon, j'aurais pleuré si j'avais eu des larmes mais j'étais au fond du bocal, sans eau!...comme une malle sans poignée.
Direction retour à l'hotel. 2 h à nouveau....et je m'arrete en route pour qq emplettes. Il fait pratiquement nuit lorsque j'arrive. Bilan: 2 jours à attendre. Pendant ce temps je vais faire connaissance de la ville qui n'a rien de très attractif: embouteillages dans ce long goulot étranglé, bcp de bus, mais pas très aisé de savoir où ils vont. Mon GPS semble capricieux hors du "centre ville" etc... Apprendre à gérer les frustrations. Joli programme. 
La nuit porte conseil et apaise les esprits, vrai sauf ronfleuses, désagréables de surcroît.
Je me suis réconciliée avec moi en marchant un peu à l'écart, toute la journée du lendemain. Il fait très beau et très sec, 65% d'humidité dans l'air. Les yeux souffrent pas mal même avec des gouttes et les lunettes de soleil.!Ca me permet de découvrir la ville. Elle aurait pu être propice à quelque chose de beau, mais on est en Russie et les communistes sont allés jusque là... 
Il faut du souffle et de la persévérance. J'ai trouvé du king crabe mais sous cellophane,  je n'ai pas mis la main sur une criée oú les bêtes sont encore vivantes. Tout est congelé; sinon, le crabe est emballé dans du papier transparent, comme un bouquet de fleurs. Le poids atteint 4 kg sans problème. Bcp trop gros pour moi et avec qui partager? Je suis dans un hôtel où il y a pas mal de pêcheurs qui pêchent, en bateau, dans les îles Kouriles du nord, à 2 h en hélico de Petropavlovsk. Leur problème, la météo! En bateau, il faut 15h. Donc l'hôtel leur permet d'attendre de meilleures conditions. Aucun ne parle l'anglais et en plus, ils ne sont pas très nets à mon point de vue. Donc je n'achèterai pas de crabe entier et je me contenterai de la version décortiquée congelée, sous vide. 
Ce n'est pas un vif succès! Je trouve cela spongieux et les 7 articulations achetées me font 2 repas....après m'être appliquée à les relever un peu!

Décembre 20: Visitor Center. La fille est élégante, perchée sur des échasses telles qu'elle ne peut pas marcher, l'anglais hésitant, décisive dans ses informations qui se révèlent erronées. Je repars après avoir réservé 2 nuits à Esso, pour le reste, je verrai sur place. Je commence par me cogner aux informations fausses de la fille dès l'achat des billets de bus pour le lendemain. Patience. Je reserve un vol en hélicoptère pour mon retour et un après midi en traîneau avec des chiens. J'ai la sensation de me libérer d'un poids en actant ces deux activités et je vais dîner au resto. Il est dejà nuit, 17h. 
Tout va bien, des mets délicieux, mais pas de crabe avec des pinces et notre matériel et les St Jacques n'ont pas de corail. Je suis dans de la retauration haut de gamme. Ne parlons pas du vin, ils ne savent peut être pas qu'il en existe plus que deux: blanc et rouge. Nous n'avons pas la même culture, voià tout. Les hommes vont boire régulièrement au cours du repas un verre de vodka, plus grand que nos verres traditionnels à digestif et cul sec. Je ne sais pas combien, mais au moins 3 fois, peut être 5 ou 6 et les femmes vont descendre 2 fois 500cc..de biere. Ou bien, tout le monde boit de la "compote" jus de fruit homemade avec des baies ou autres fruits cuits.

Je suis prête pour ma retraite à la "campagne", au calme, demain.

Décembre 21 à 29: 9h de bus. Pas de problème; mais on ne vois rien! Il y a de la glace sur les vitres, à l'intérieur, dommage. En plus, ma place à droite dans le bus est occupée, il y a des numéros sur les billets contrairement à ce que disaient la caissière et la fille du Visitor Center...il faut que je galère pour avoir une place à droite, fond du bus..J'ai 9 h pour faire descendre le stress. 
Et je dors, pas grand chose à faire d'autre. Je suis attendue à la descente du bus par mon logeur, heureusement car l'emplacement marqué sur le plan par le Visitor Center est faux.. Je suis sa seule cliente, ma chambre est prête et chaude, et j'ai une piscine pour me détendre si je veux. Des sources chaudes, naturelles. Je vais en user tous les jours!
Des ballades tous les jours dans le Parc National, à pieds et en moto neige, un ours insomniaque, un renne égaré et quelques canards qui aiment le froid. C'est tout ce que j'ai vu, plus des chiens à grosse fourrure dans deux élevages. Une sculpteur sur bois, pierre, bois de renne, griffes d'ours, os et qui toute sa vie d'artiste à Esso a formé de jeunes sculpteurs. 
Tout était sain, la nourriture ascétique.
Le retour à Petropavlovsk m'a gratifiée d'un bon torticolis sur le côté droit et un refroidissement musculaire tout le long du même coté. Bien que bien couverte, j'étais mieux placée qu'à l'aller, milieu plus ouvert, je me suis laissée surprendre.... Le lendemain, un peu endolorie tout du long pour monter en hélico....Je n'ai rien laissé au hasard: sèche cheveux, crème d'arnica, aspirine. C'est tout ce que j'avais avec moi. Tout est rentré dans l'ordre en 4/5 jours. 
Décembre 30: Nous sommes à 2 jours du premier de l'an et je ne le sens pas trop. Les gens de l'hôtel ne sont pas particulièrement accueillants. Le 31 déc. je tente une balade en bus avec un retour prévu à pieds vers le vieux Petropavlovsk. Malheureusement, je n'ai pas vu l'ombre d'un bus et j'étais en milieu urbain, pas l'ombre de toilettes non plus....je me suis rapatriée et j'ai fait la sieste, comme les ours. Le soir, le feu d'artifice a duré environ 3 minutes...pas le temps de se refroidir! 
1er Janvier: tout le monde dort sauf de pétarades des feux d'artifices un peu partout, de particuliers; pas mal d'ambulances aussi, je ne sais pas si c'étaient des comas éthyliques ou les feux d'artifice...
Janvier 2: J'ai pu conduire l'attelage de chiens! C'était super et super gelant!!!!! Les propriétaires des chiens étaient adorables de gentillesse. Ça faisait un moment que je n'avais pas rencontré des gens comme eux; la visite a duré seulement un après midi, mais bien rempli. J'ai fini la journée au resto, avec devinez quoi? ..et du cabernet sauvignon italien!
Fin de l'épopée au Kamchatka! 
Janvier 3: retour à Vladivostok. Cette fois, les horaires me sont plus favorables, j'arrive presque avant d'être partie. Les filles de l'hôtel sont simpa
Et il fait beau. Je vais essayer de récupérer du sommeil. 
Raté! C'est la série des ronfleuses! Je change de crèmerie. 
Janvier 4 à 8: j'ai accumulé bcp de retard au Kamchatka sans internet. Je me consacre donc à la mise à jour et au bouclage des mails, photos, blog et perspectives pour la Thaïlande. Ça fait bcp et je suis confortablement installée. Mais le tout est long. Je coupe avec quelques sorties ciblées car j'ai déjà fait le tour de la ville avant de partir au Kamchatka. Le temps est au beau fixe et c'est très appréciable. J'ai quitté le gros manteau, les bottes, pantalons de laine et gros gants. Il fait -10° et toujours très sec, un peu de vent...
C'est Noël aujourd'hui ici et c'est très calme. Il n'y a pas abondance d'églises depuis la Sibérie et je n'ai pas observé beaucoup de mouvement autour de celles que j'ai vues hier ou ce jour.
La Russie, c'est fini, comme Capri. Mais sans la nostalgie. Je voulais voir comment était l'hiver en Russie. Certes je ne suis pas allée en hiver sur le cercle polaire et les très basses températures arrivent maintenant quand je pars, en Sibérie surtout. En Sibérie et au Kamchatka, les habitants ont une retraite anticipée liée forfaitairement aux conditions climatiques... La retraite est à 50 ou 55 ans. Ceci dit, je ne sais pas ce qu'ils reçoivent sachant que les salaires versés sont réputés être plus élevés que partout ailleurs et que les premiers "sans abris" que j'ai vus étaient à Yakoutsk!
Janvier 9: rumbo à Thailande!!! et des températures positives.


Russie 1: 12 000 km train et bus
Russie 2: 13 500 km train et bus, avion: 7 600 km
Russie à pieds: 1 800 km (10km/ jour, inférieur à ma moyenne de décembre)